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Full text of "Galerie de feu S.E. le Cardinal Fesch, quatrième et derniere partie"

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LIBRARY OF THE 

ohn G. Johnson Collection 

CITY OF PIULADELPIHA 



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DE 

FEU S- E- LE CARDINAL FESCII 

CATALOGUE 

DES TABLEAUX 

DES ÉCOLES 
ITALIENNES ET ESPAGNOLE 

par GEORGE, peintre, 
Commissaire-Expert du Musée royal du Louvre. 






QUATRIÈME PARTIE. 



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<^ <K+*?^ . 






L. SOULLIÉ 

CATJU.OGnFS de VENTES 

LIVRES 
sur les Beaux-Arts 

£6, Bue de Lille, 2b 
PARIS 



GALERIE 



D E 



FEU S. E. LE CARDINAL FESCII 



A 



GALERIE 



D E 



wïïw s» m* mm mm 

ANCIEN ARCHEVÊQUE DE LYON, 
PRIMAT DES GAULES, ETC., ETC., 



CATALOGUE 

DES TABL EAUX 

DBS ÉCOLES 
ITALIENNES ET ESPAGNOLE 

par GEORGE, peintre, 

Commissaire-Expert du Musée royal du Louvre. 



QUATRIÈME ET DERNIERE PARTIE, 









La vente de cette riche et précieuse collection commencera 
les 17 et 18 Mars 1845; elle sera suspendue pendant les Céré- 
monies de la Semaine Sainte, pour ne reprendre que le lundi 24, 
et continuer ensuite, sans désemparer, pendant le mois d'Avril, 
et enfin, jusqu' à l'écoulement complet de tous les tableaux 
qui la composent. 

<Ale/ b& t&vcc CLU) z,aXa,iô S\icci f ciaCiuiwx,, ^K*1t 

A ROME 



EXPOSITION PUBLIQUE 

PALAIS FALCON1ERI, VIA GIUL1A 1. 

^m> l. < ULLIÉ 



1843. 



CATA 
26, Bue t 



TES 



rtfl 



CONDITIONS DE LA VENTE 

Les Adjudicataires Paieront, en sus des enchères 5 p °| ( 
applicables aux frais. 



OBSERVATIONS. 

Les astérisques, placés après les numéros, désignent 
les tableaux qui ont été apportés de France par le Car- 
dinal, et qui sont affranchis de tous droits de sortie. 

Les numéros d'ordre du présent Catalogue se retrou- 
vent sur les tableaux, imprimés sur papier blanc. 

Les numéros qui suivent ceux-ci répondent aux numé- 
ros du catalogue de 1841; ils sont indiqués ici, aGn que 
chacun puisse constater l'identité des tableaux mention- 
nés dans les deux catalogues; comme aussi pour facili- 
ter les recherches aux personnes qui auraient pris des no- 
tes sur l'ancien: ces numéros imprimés sur papier bleu ont 
été conservés avec soin sur les tableaux. 

Les tableaux ont été mesurés au pied de roi, ainsi qu'on 
l'avait fait dans l'ancien catalogue; cette mesure étant 
plus généralement connue. 



ABREVIATIONS. 





B. 




Bois. 




T. 




Toile. 




C. 




Cuivre. 




A. 




Ardoise. 




H. 




Hauteur. 




L. 




Largeur. 




F. 


R. 


forme ronde, 




F. 


0. 


forme ovale. 


ier 


— P. 




Pied. 


2e 


— P. 




Pouce. 




L. 




ligne. 



AVANT-PROPOS. 

Prévenu déjà par l'avis imprimé en tête du 
Catalogue des écoles Hollandaise , Flamande 
et Française, le public n'a maintenant qu'à je- 
ter un coup-d'oeil sur le nouveau travail que 
nous lui présentons, pour juger si nous avons 
consciencieusement mis à profit le peu de temps 
qui restait à notre disposition. Ce rapide exa- 
men fait, nous espérons qu'à ses yeux, de la 
grandeur même de notre tâche, ressortira avec 
évidence l'impossibilité de mieux faire en aussi 
peu de temps un Catalogue comme celui de 
nos écoles Italiennes, auquel, pour le parfaire, 
il n'eut pas fallu consacrer moins d'une année 
entière : et pourtant nous avons la conscience 
de n'avoir négligé aucun point capital, IN os 
principaux tableaux, dans tous les cas, n'eussent 
pu, ni recevoir plus de développemens , ni 
être traités avec plus de soins. Obligé à de 
nombreuses omissions, nous les avons fait por- 
ter d'abord et autant que possible sur les cho- 
ses d'un intérêt secondaire: ainsi point d'ordre 
alphabétique pour les noms des auteurs; au- 
cune classification de leurs oeuvres par école, 
ou par époque ; point de catégories pour les 
maîtres ; pas même une table qui eût pu, jus- 
qu'à un certain point, rétablir un peu d'ordre 
dans cette confusion. En revanche , tout le 



temps qu'a demanda l'impression a été scrupu- 
leusement employé à revoir notre manuscrit , 
à y jeter de nouvelles lumières et surtout à 
entrer, quant nux ouvrages de choix, dans des 
détails plus précis. C'était là l'important et 
nous nous y sommes attaché de préférence. 

On comprendra facilement encore qu'à la 
faveur d'une telle précipitation quelques er- 
reurs ont pu se glisser dans les attributions; déjà 
nous en avons reconnu plusieurs qu'il nous a 
été impossible de réparer. Et comment en eut-il 
été autrement ? dans un travail de cette natu- 
re, on ne s'éclaire que lentement et à force de 
recherchas; c'est par des rapprochemens et des 
comparaisons que l'on arrive à la vérité. Ne 
pouvant la poursuivre, qnand elle ne s'est pas 
offerte d'elle-même, nous avons exprimé notre 
pensée par un doute, et mis les mots attribué 
à, ou école de, à la place d'une désignation plus 
positive. 

Que ressort-il de tout ceci ? le déplaisir , 
pour nous, de n'avoir pu donner une complète 
illustration à nos écoles Italiennes, et le regret 
naturel que le Catalogue ne soit point parvenu 
aux amateurs étrangers . . . mais c'est là tout, 
car nous avons la conscience d'avoir largement 
rempli notre devoir à l'égard de nos commet- 
tans. 



• 00 :• 



DES TABLEAUX 

DE LA GALERIE 

DE FEU SON EMINENCE 

LE CARDINAL FESCH. 



QUATRIEME PARTIE. 



ECOLES ITALIENNES ET ESPAGNOLE. 

RAPHAËL ( Raffaello Sanzio ). 
479 — 700. Le Christ en Croix. * 

Sur un rocher brunâtre, derrière lequel d'autres rochers 
moins sombres détachent leurs masses arrondies, s'élève le 
signe de la rédemption des hommes. Au delà du Calvaire, 
dans le fond d'une vallée baignée par un beau lac et pro- 
tégée à droite et à gauche par de hautes montagnes dont 
les bases verdoyantes vont se perdre dans les eaux, la ville 
de Jérusalem semble se reposer des commotions et des agi- 
tations dont elle vient d'être le théâtre. Une douce clarté 
se répand encore sur toute la nature.; le soleil et la lune ap- 
paraissent à la fois, et la croix à laquelle le Christ est at- 
taché tranche seule sur la pureté du ciel. Deux anges, sou- 
tenus dans 1' air par de faibles nuages qu 1 ils touchent à 
peine de la pointe du pied, se tiennent, attristés et les ailes 

1 






étendues, do chaque côté du Christ, et recueillent dans des 
vases d'or !<■ preciem tang qui rouir Au côté et des mains 
du rédempteur des hommes. Tous deux sont légèrement 

vêtus, l'un d'une robe Verte, Vautre d'une robe jaune. 
rees à la taille par de grands rubans noirs dont les extré- 
mités voltigent autour d'eux. Aucune crispation de nerfs , 
aucune contraction de muscles, n'annoncent dans le Christ 
une mort violente; il paraît an contraire sommeiller douce- 
ment sur l'instrument de son supplice; sa belle tête cou- 
ronnée d'épines, en s'affaissant sur sa poitrine, est demeu- 
rée légèrement inclinée sur l'épaule droite: tous les traits 
de son visage ont conservé leur aimable régularité. L'amour 
ayant été le seul mobile de ce grand sacrifice, le peintre 
u a pas voulu, h côté de la reconnaissance qu'il doit inspi- 
rer, laisser de place à la pitié. Quatre personnages se trou- 
vent sur le calvaire: les deux plus rapprochés de la croix 
sont Marie-Madelaine et Jérôme. Tous deux à genoux, ils 
ont les yeux élevés vers le Christ, et l'expression de leur 
visage annonce moins de désespoir que d'amour, moins de 
douleur que d'admiration. Une chevelure blonde, réunie par 
un ruban derrière sa tete d'où elle se répand avec grâce sur 
ses épaules, désigne assez celle qui, après avoir parfumé les 
pieds du Sauveur, les essuyait avec ses cheveux; une tunique 
verte et un manteau jaune à reflets ponceaux forment tout 
le vêtement de Madelaine. Saint Jérôme, la tete chauve et 
le visage orné d'une longue barbe blanche, n'a d'autre vê- 
tement qu'une robe grise ouverte sur la poitrine et serrée 
à la taille par une ceinture rouge; il tient une pierre dans 
sa main droite. Derrière ces deux personnages, Marie mère 
de Jésus et Jean le disciple bien aimé se tiennent, les mains 
jointes, absorbés dans la profonde méditation du mystère 
dont ils connaissent la cause. Une tunique rouge et un man- 
teau bleu enveloppent lu Vierge de la tete aux pieds. I ne 
tunique verte et un manteau rou^e forment le vêtement 



— 3 — 
de saint Jean dont les cheveux châtains flottent sur ses 
épaules. 

Quand il est question d'aborder le prince de la peinture 
et d'analyser un de ses ouvrages, on ne saurait, générale» 
ment parlant, se tenir dans une trop grande circonspection, 
de peur que , malgré la recherche et le choix de ses ex- 
pressions, on n'atteigne pas encore à la hauteur d'un talent 
si sublime. Mais c'est surtout à nous aujourd'hui que cette 
réserve est spécialement imposée, nous qui, force d'écrire 
à la hâte, n'avons ni le temps de mûrir notre jugement, 
ni celui d'émettre une opinion qui demanderait le moin- 
dre développement. Réduit à nous résumer sur toute cho- 
se, nous avons dû, même à l'égard de ce tableau, nous con- 
tenter d'être exact dans la description que nous en avons 
faite: heureux si nous avons réussi ! Notre tache se bornait 
donc à prouver seulement son authenticité, chose facile, puis- 
que les preuves abondent de tous côtés. En effet, nous avons 
pour autorités les hommes les plus recommandables parmi 
ceux qui ont écrit sur l'art : de ce nombre nous citerons d'a- 
bord Yasari, écrivain d'ailleurs fort véridique et d' autant 
plus compétent ici, qu'il est plus rapproché du grand siè- 
cle de la peinture, et que, par conséquent, il n'a pu parler 
qu'avec une parfaite connaissance de cause des ouvrages des 
grands maîtres de cette époque. Voici comme cet auteur 
s'exprime au sujet de notre tableau dans sa vie de Raphaël 
qu'il publia environ trente ans après la mort de ce grand 
peintre: « Raffaello se nandb con alcuni amici suoi a 
» CittA di Castello dove fece . . . in s. Domenico una 
» tavola d'un Crocifcsso 7 la quale se non vi fosse il suo 
» nome scritto , nessuno la crederebbe opéra di Raf- 
» faello, ma sibbene di Pietro. » Sans rechercher tous les 
écrivains qui, après celui que nous venons d'entendre, ont 
parlé de notre tableau, recueillons ce qu'en rapporte à son 
tour ]\l. QuatrPmère de Quincy dans son Histoire complè* 



ir de la vie et des ouvrages de Raphaël, publiée de no- 
tre temps. Au sortir de Y écolo du Pêrugiu , dit M. de 
Quincy , Raphaël se hasarda , dans quelques-uns de ses 
ouvrages, à voler de ses propres aîles; les tableaux qui fu- 
rent le fruit de cette première tentative, bien qu'empreints 
encore du goût de 1 école qu'il venait de quitter, en dif- 
fèrent Dépendants ce sont ceux qu'il lit à Città di Qtstrlln. 
au nombre desquels se trouvent celui de .S. Nicolada 7<- 
lentino a^li eremitani, et un Christ en Croix pour l'égli- 
se de S. Dominique. Après avoir donné la description de 
ce dernier tableau, et fait remarquer qu'il .se trouve dans 
la galerie du cardinal Fescb , le même auteur continue : 
« toutes les figures qui le composent , pourraient passer 
» pour être des meilleure s du l'érugin; mais il faut en ex- 
r cepter la Vierge dont la beauté ne fut surpasser que par 
y> Raphaël lui-même dans ses derniers ouvrages. » 

Nous nous empresserons maintenant de faire cette réfle- 
xion: si Raphaël, d'élève qu'il était sous le Pérugin, sortit 
tout à coup de son école le plus grand peintre de son siècle, 
les tableaux de sa première manière doivent être par con- 
séquent en petit nombre, fort rares, et partant d'un im- 
mense intérêt pour l'art; car s'il est important de consta- 
ter par quelles sortes d'essais ce grand peintre préluda à 
ses œuvres immortelles, il ne l'est pas moins de pouvoir 
suivre dans leur marche rapide les progrès de son talent 
sublime. Sous ce double rapport notre tableau doit exciter 
l'envie des musées publics, et nous ne saurions trop expri- 
mer le désir de voir les gouvernemens saisir avec empres- 
sement l'occasion unique qui se présente de faire une si 
heureuse acquisition. ( Signé en lettres argentées. ) 
b. h. 8 p. 7 p. - l. 5 p. 1 p. 

480 — 735. Le Passage de. la mer jouge. 
Sous la conduite de Moïse, les Israélites, chargés des va- 



vas dérobés aux égyptiens , ont traverse' la mer rouge et 
déjà gravissent par un chemin sinueux les hautes monta- 
gnes qui s' élèvent à gauche de la mer. Pharaon qui , à 
la tête de son armée, s 1 est engagé sur leurs traces, tou- 
che au moment de les atteindre; mais Moïse , fort de sa 
mission divine, étend sur Tonde sa verge miraculeuse , et 
aussitôt les flots obéissans reprennent leur cours. Les Égyp- 
tiens submergés vont périr; déjà la plupart des soldats ont 
disparu; les autres, ainsi que le roi qui monte un cheval 
blanc, se débattent vainement en levant vers le ciel des 
mains suppliantes ... les horreurs du désespoir et de la mort 
sont empreintes sur tous les visages. 

Voici, relativement à ce tableau , ce qu 1 on lit dans le 
catalogue de 1841 : « on attribue ce tableau à l'école Flo- 
» rentine, car il porte les caractères de la renaissance de 
» l'art, qui a eu lieu dans cette école. Toutefois, on croit 
» pouvoir lire le nom de Raphaël écrit en abrégé sur le 
» bras droit d' un soldat dont la moitié du corps plonge 
» dans les eaux; en effet, on trouve dans cet ouvrage quel- 
» ques - unes des qualités qui rappellent ce maître si re- 
» nommé, même dans les productions de sa première jeu- 
» nesse. » Ces dernières lignes ne seraient que l'écho de 
l'opinion assez généralement reçue sur ce tableau; car de- 
puis deux ans que nous habitons la galerie, il n'est pas de 
visiteur qui ne se soit enquis avec empressement du Passa- 
ge de la mer rouge par Raphaël. Nous n'avons pas cru de- 
voir taire cette circonstance qui milite si fortement en fa- 
veur d'un sentiment que pourtant nous ne partageons pas, 
puisque nous croyons reconnaître les traces d' un ouvrage 
antérieur au grand peintre; mais nous ne devons pas seu- 
lement compte au public de notre propre jugement, nous 
lui devons encore tous les renseigucinens qui peuvent ou 
l'intéresser, on contribuer à l'éclairer. 

b. h. 2 p. 6 p. - l. 7 p. 3 p. 



18 1 -- 612. Sainte Famille. 

Sous une draperie garnie d'une bordure d'or en arabes- 
que, la sainte \ ierge, tout auprès d'une table de marbre, 
regarde, avee un indicible sentiment de tendresse^ son di- 

\in fds qui est debout devant elle ; reniant, penche eu 

avant, est accoudé sur le bras droit de sa mère, dont la 
main repose sur une pierre carrée qui porte pour inscription 
ces mots : post LXX hebdomadas occidetur Christus . . . 
(Daniel). . .Tandis que les regards du fils cherchent à lire 
dans ceux de la mère les douloureuses pensées qui affluent 
dans son cœur, celle-ci achève, en quelque sorte, la terri- 
ble prophétie en avançant timidement sur la table sa main 
gauche qui contient parmi des Heurs les fatals instrument 
de la passion. Saint Joseph, debout derrière son épouse , 
tient un livre Terme: l'expression de ses traits annonce qu'il 
comprend toute l'éloquence de cette scène muette. 

On ne saurait s'empêcher, au sentimenL exquis qui perce 
dans ce petit tableau, d'y reconnaître les premiers germes 
d'un grand talent; et, selon nous, il rappellerait mieux que 
le précédent tableau la jeunesse de Raphaël. L' examen y 
révèle des études sévères d'après l'antique et d'après Man- 
tegna qui, le premier, en avait compris les beautés et les 
avait transportées dans ses ouvrages. 

b. h. p. 1 1 p. 2 1. - l. p. 9 p. 4 1. 

RODER1GO ( Luigi, ou Rocriguez de Messine). 



JO 



482 — frife Sainte Famille. * 

La Vierge , assise au pied d' un rocher sur lequel elle 
s'appuie de la main gauche, entoure de la droite l'enfant 
J«sus qui joue avec la banderole détachée de la croix que 



tient le petit saint Jean-Baptiste : eelui-ci indique le divin 
Rédempteur. 

Très agréable composition dans le style de Raphaël. 
t. h . 3 p. 7 p. 3 1. l. 2 p. 1 p. 4 1. 

SAGGHI ( André ). 

483 — 424. Por irait d'homme* * 

Son visage est sévère; ses cheveux: châtains retombent 
en boucles sur ses e'paules recouvertes d'un large rabat blanc 
qui se détache sur un vêtement noir. 

Figure vraie et d'un grand relief. 

t. h. 1 p. 7 p. - l. 1 p. 2 p. 3 1. 

RICCI (Marco). 
484 — 818. Paysage. * 

Une colonne debout sur son piédestal, des chaumières, 
d'anciennes fabriques, des arbres, des buissons, des plan- 
tes, des rocs, une chute d'eau, des prairies et des monta- 
gnes, forment un ensemble des plus pittoresques par la di- 
versité des détails , qu'animent encore nombre de figures 
parmi lesquelles on distingue deux chartreux. 

Peint avec une hardiesse de brosse qui se sent de l'éxe- 
cution de Salvator. 

t. h. 3 p. p. - l. 2 p. 4 p. G 1. 

PANNINI (le Chevalier Giovanni Paolo ). 

485 — 1243. Ruines de V ancienne Rome.* 

Des ruines de monumens diflérens de genre et d'archi- 



<# 






— S — 
lecture relèvent parmi d'antres débris de colonnes tron- 
quées, de chapiteaux , <1 entablemens rompus, qui gisent 
confusément a terre autour de leurs hases. A droite , les 
colonnes d'un temple grée, supportant eneore un reste d'en- 
tablement, sont assises sur d'énormes masses de construc- 
tions en marine «ju i formaient L'enceinte du monument* Un 
magnifique bas-relief, détaché de la place qu'il occupait , 
est tenu s'arrêter entre les colonnes du temple. Le milieu de 
la composition est occupe par un portique orne de sculp- 
t-ires et de bas-reliefs: son couronnement, à demi-rompu, a 
été envahi par une grande quantité de plantes parasites. 
Plus à gauche, un vase de marbre blanc, également orné 
d'un bas-relief, s'élève presque intact sur son piédestal. Le 
peintre a peuplé ces ruines de treize jolies figures, dont les 
poses et les gestes expressifs rappellent sans doute quelque 
intéressant épisode de l'histoire ancienne. 

t. h. 2 p. 3 p. 6. 1. - l. 3 p. p. 4 1. 



486— 1242. Autres i 



unies 



de Rome 



Parmi une multitude de débris d'architecture qui gisent 
à terre au pied de plusieurs monumens en ruine, il est fa- 
cile de reconnaître les restes du temple de Castor et Pol- 
lux, ceux du temple de Vesta et la pyramide de Caïus Sextus. 
Un vase antique sculpté, debout sur son piédestal, ajoute 
au bel aspect de ces ruines que la nature a pris soin d'or- 
ner d'arbustes et de touffes de verdure. Comme dans le pré- 
cédent tableau, les figures semblent, par leur disposition, re- 
présenter un sujet également emprunté à l'histoire ancienne. 
t. ii. 2 p. 3 p. 6 1. — l. 3 p. p. 4 1. 



On ne saurait créer deux tableau,! de ce genre avec plus 
de goût, ni leur donner un arrangement plus pittoresque; 
les monumens sont d'un choix admirable , et le peintre a 



_ 9 — 
rendu surtout avec une rare vérité de teinte le vernis que 
le temps a déposé sur le marbre et la pierre. Ajoutons que 
la perspective est bien observée, et que les figures, quoi- 
qu'un peu grandes, s'adaptent parfaitement au genre de la 
composition. 

BOLOGNESE ( Gio. Francesco Grimaldi, dit le ). 

487 — 1154. Paysage historique. * 

C'est avec des études prises dans Rome même et dans 
ses environs, que le peintre a composé ce paysage. 

Dans le fond on aperçoit les montagnes qui environnent 
la campagne de Rome. Sur un arrière plan et un peu à 
gauche, la Trinité des monts s'élève sur une colline et do- 
mine une partie de la ville dont on reconnaît quelques-uns 
des monumeus. Une fontaine donnant de belles eaux et 
une balustrade en pierre forment une espèce de barrière 
à cette partie du paysage, et la séparent du premier plan 
qui est occupé à droite par 1' entrée d' un bois planté de 
grands arbres, à gauche par quelques arbres séculaires dont 
la cime se perd hors de la composition. La terrasse d' a- 
vant-scène est entièrement semée de fragmens d'architecture 
et de sculpture, parmi lesquels on distingue particulièrement 
des statues tronquées et des bas-reliefs renversés. 

Pour répandre de l'intérêt sur sa composition, le peintre 
y a représenté un baptême tel qu'il avait lieu dans les pre- 
miers temps de l'église. Debout sur un débris d'architectu- 
re, saint Pierre verse de l'eau sur la tête de plusieurs caté- 
chumènes prosternés à ses pieds. Pour caractériser plus 
particulièrement cette scène, l'artiste a placé derrière le saint 
apôtre une statue, revêtue de tous les insignes de la papauté, 
et indiquant le nouveau sacerdoce substitué à l'ancien, que 
figure un vieux prêtre des faux-dieux , assis a côte d'un 



— 10 — 
a«tel renverse. Un augure, qui passe eo <o urant devant lui, 
étend ses bras dans un mouvement d'horreur et d'épouvante. 
Ce paysage est grandement composé; les arbres, d'une bel- 
le forme et bien feuilles; L'exécution^ des plus énergiques; 
les figures, traitées avec beaucoup d'intelligence pu- rapport 
au sujet : tout ici fait reconnaître un peintre habile, 
r. h. 4 p. 7 p. -l. 6 p. 10 p. 3 1. 

TKEV1SAM ( Francesco ). 



48S — 1153. jjgonie de Jc.sus. 



Le corps affaissé sur ses genoux, la tête renversée sur le 
bras droit posé sur une roche, la bouche cutr'ouverte, les 
yeux à demi-fermés et le visage couvert d' une pâleur de 
mort, Notre Seigneur est soutenu par un ange, tandis qu'un 
autre messager céleste, qui apparaît au sein dune nuée lu- 
mineuse, lui présente le calice de sa passion. Sur le haut 
de la roche, au pied de laquelle Pierre, Jacques et Jean sont 
plongés dans un profond sommeil , deux petits anges age- 
nouillés s'entretiennent avec douleur des souffrances de leur 
divin maître. D'un autre côté, les gardes conduits par Ju- 
das pénètrent dans le jardin à la lueur de leurs torches. 

Le groupe principal reçoit seul une vive lumière; les au- 
tres sont entièrement sacrifiés : il en résulte un contraste 
d'autant plus frappant, que la couleur est d'un ton géné- 
ralement vigoureux; le pinceau est moelleux et les têtes ne 
manquent pas d'expression. Trévi.sani semble avoir ici voulu 
se rapprocher de la manière de Qarl~MaraUe. 
t. h. 3 p. I p. - l. 4 p. 2 p. 9 1. 



4- 



— 11 — 

GIOVANNI (91 san Giovanni). 

489 — 1177. Saint Pierre et le Centurion. * 

Sous un vaste vestibule, saint Pierre, le front ceint d'une 
auréole et le visage brûlant des ardeurs de la foi, lève, au 
sujet de l'usage des viandes impures, les scrupules du cen- 
turion Corneille, que suivent des guerriers armés de piques. 
L'Esprit-Saint sous la forme d'une colombe plane au-dessus 
d'eux. 

t. h. 4 p. 9 p. 9 1. - l. 4 p. 2 p. 

490 — 1179. Saint Pierre maudissant Simon le magicien.''' 

Sur les degrés d'un vaste édifice, saint Pierre et probable- 
ment saint Jean imposent les mains à une multitude de fidè- 
les prosternés devant eux; un malheureux étendu aux pieds 
du grand apôtre, implore sa pitié : le Saint-Esprit plane sur 
leurs têtes sous la forme d'une colombe. Saint Pierre regarde 
avec une sainte indignation un magicien, Simon, qui, la bour- 
se d'une main, ose proposer au fidèle serviteur de Dieu de 
lui vendre les dons qui éclatent si puissamment en lui. 
t. h. 4 p. 9 p. 7 1. - l. 4 p. 2 p. 

Ces deux compositions se recommandent par un bon ton 
de coloris. 

CARRACHE {attribué à Ludovico Carracci). 

491 — 1050. ha Vierge, l'Enfant et plusieurs 
saints personnages. * 

La Vierge Marie, assise au pied d'un rocher fort élevé, et 
derrière laquelle se tient un ange les ailes déployées, pré- 






a <• 



— 12 — 
•ente 1 enfant Jésus à déni franciscains: l'un d'etn es! ■ ge- 
DOOX ; T autre debout tient une croix dam ses mains* \ 

côte de la \ ierge, et un peu sur la gauche, est une femme 
de l'ordre de sainte Claire. 

Cette scène présente beaucoup d'intérêt et d'animation ; 
l.i pantomime de chaque personnage est bien rendue : sur le 
visage de l'enfant, se mêlent à une douce mélancolie les tris- 
tes pressentiment de sa destinée, pressentimens qui semblent 
ôtre partagés par les personnes qui l'entourent. Ajoutons 
qu'on ne saurait apporter plus d'intelligence dans la con- 
duite de l'effet 

T. H. I p. 1 1 p. - L. 1 p. 6 p. 1 1. 

SCHID02Œ (imitation de Bautoloumeo .)• 

492— 1082. Sainte Famille. * 

Sur une terrasse, et presque adossée au premier pilastre 
qui décore le péristyle d'un monument, la Vierge Marie est 

assise tenant d'une main son enfant nu sur ses genoux, et 
de l'autre prenant dans son berceau quelques langes pour 
1' envelopper. Saint Jean , debout devant lui , présente au 
divin enfant des fruits que celui-ci accepte avec plaisir, et 
dont il remplit ses mains. Derrière Marie, saint Joseph, en- 
veloppe dans un ample vêtement, tient dans ses mains un 
livre qui paraît absorber toute son attention. - Très agréa- 
ble imitation du temps. 

t. h. 1 p. 9 p. 3 1. - l. 1 p. 5 p. 

POCCETTI ( JÎEUNAUmNO ). 

493 — 1266. Le Serpent d airain. * 
Au milieu du camp disrail', dressé parmi i\es rochers 






— 15 — 
m un terrain montagneux et boisé , Moïse , accompagne 
d'Aaron et de Josué, indique de sa verge et de sa main tran- 
che étendue le serpent d'airain suspendu à la croix. Tout 
le peuple, hommes, femmes, cnfans, se sont prosternes autour 
de ce signe de salut, vers lequel la plupart tendent leurs 
mains suppliantes. 

Cette brillante composition, offrant des groupes pleins d'ac- 
tion et palpitans d' intérêt , rappelle les grandes concep- 
tions de 1' école florentine. La figure de Moïse se fait re- 
marquer par le noble caractère qui éclate en elle* 
t. h. 3 p. p. 6 1. - l. 4 p. 3 p. 2. I. 

AGAB1TO VITTO [si§nè de 1732). 

494 — 1227, adoration des Bergers. * 

Assise à la base d'une colonne, la Sainte Vierge soulève le 
coin des langes qui enveloppent Jésus couché sur la crèehe, 
pour le montrer aux bergers qui viennent de déposer leurs 
présens à ses pieds. Au-dessus de la sainte famille apparaît 
l'Eternel entouré d'une gloire où se jouent des milliers 
d' anges et de séraphins. 

Ouvrage traité avec un grand luxe de composition. 
t. h. 4 p. 3 p. - l. 3 p. o. p. 7. 1. 

GUERCHIN (Gio: Francesco Barbieri, dit le). 

495 — 2725. Saùit Jérôme en prière. 

Dans un site de l'aspect le plus sauvage, borné par une 
haute montagne dont les flancs sont en partie couverts 
d'arbres, et qui élève dans les airs sa tête chenue, saint Jé- 
rôme est agenouillé au pied d' un arbre séculaire, ses yeux 
sont levés vers le ciel, ses bras sont croisés sur sa poitri- 



?f 



1* 



__ 14 _ 
ne: son attitude tour entière exprime le recueillement, la 

ferveur et lVvtasr. 

Le Lumière vive que le peintre ■ répandue sur le second 

plan et sur la figure de saint Jérôme , en opposition avec 
des ombres rigoureuses, produit un effet surprenant. Néan- 
moins, rien n' est noir dans les ombres ; la eouleur par- 
tout brillante et animée montre dans cette petite compo- 
sition un des plus grands coloristes de Y école italienne 
La touche large et moelleuse , la fierté de 1' exécution , 
indiquent encore un des plus grands peintres d'histoire de 
l'école Bolonaise. 

t. n. 1 p. 8 p. 2 1. - l. 2 p. 1 p. 

CARAVAGE (Michel-Ahgiolo, dit le). 

490 — 1231. Sainte Irène pansant les plaies 
de Saint Sébastien, * 

Saint Sebastien , que ses bourreaux avaient laissé pour 
mort, est étendu sur une table de pierre recouverte d'une 
draperie jaunâtre. Sainte Irène, accompagnée dune fidèle 
servante, lui prodigue des secours; et, tandis qu'elle fait 
retirer les flèches de son corps , elle s' apprête à panser 
ses plaies. 

Morceau d'un grand effet. 

t. h. 3 p. 10 p. 3 1. - l. "> p. 1 p. 8 1. 

CARAVAGE [école rie). 

497 _ 1 (5;. Portrait d'Homme. * 

C'est celui d'un militaire représenté à mi-corps, et te- 
nant de sa main gauche la poignée de son épée; le fronce- 
ment de ses sourcils, la contraction de ses yeux et de ses 
lèvres, indiquent une colère dédaigneuse. 

t. n. 2 p. 1 p. 2 1. - l. 1 p. 10 p. 6 1. 



— .316 — 
4fi£ — . 1 149. &rôzl Pierre. * 

Saint Pierre, une elef dans sa main droite, le front chau- 
ve, la barbe et les cheveux blancs, est enveloppe dans les 
plis d'un ample manteau; ses yeux sont levés au ciel. 
h. 2 p. 4 p. - l. 1 p. 9. p. 



T. 



499 __ 1150. Saint André. * 

Le front chauve et ride, il porte une longue barbe blan- 
che qui flotte sur sa poitrine, et de ses deux mains il sou- 
tient une croix en chevalet. À cet instrument de son sup- 
plice, on reconnaît le frère de Pierre, le plus ancien disci- 
ple de Jésus. 

t. n. 2 p. 4 p. - l. 1 p. 8 p. 

500 — 1147. Saint Jacques le Majeur. * 

Une épaisse chevelure couvre la tête du saint et lui des- 
cend en boucles sur les épaules; il tient un bourdon dans sa 
main droite, et porte un habit de pèlerin sur la robe rouge 
dont il est revêtu. 

t. n. 2 p. 3 p. 10 1. - l. 1 p. 9 p. 2 1. 

501 — 1144. Saint Mathieu. * 

Le saint évangéliste dans les mains duquel se voient un 

livre et une plume, est vêtu d'un manteau vert; la couleur de 

ses cheveux indique son grand âge; aux rides de son front, 

à son regard pensif, on voit qu'il est profondément occupé. 

t. h. 2 p. 3 p. 7 1. - l. 1 p. 8 p. 6 1. 

502 — 1146. Saint Jacques le Mineur. * 
Encore jeune, à en juger par la couleur et l'épaisseur de 



/«p 



— 16 — 
sa chevelure, il porte un manteau d'écarlate dont M main 
droite saisit un des côtes; sa main gauche levée s'appuie sur 
le haut d'une massue. 

t. h. 2 p. 3 p. 10 1. - l. 1 p. 9 p. 

503 — 1142. Saint Simon. * 

Saint Simon vêtu d'un large manteau , la barbe et les 
cheveux blancs, lève l'index de la main gauche, et tient de 
la main droite la scie, instrument de son supplice. 
:. n. 2 p. 3 p. 10 1. - l. 1 p. 9 p. 8 1. 



T. 



504— 1141. Saint Mathias. * 

Un manteau de couleur écarlate est jeté sur lYpaulo du 
saint, et couvre un habit de couleur verte. Les doigts de 
sa main gauche sont glisses entre les feuillets d'un livre 
ouvert, dont l'extrémité s'appuie sur sa main droite fermée; 
il tient de celle-ci le manche d'une hache. 

t. h. 2 p. 3 p. 8 1. - l. 1 p. 8 p. 6 1. 

505 — - 1140. Saint Paul. * 

Enveloppe d'un long manteau, il porte sous son bras droit 
un livre fermé. Sa main gauche étreint avec force la poi- 
gnée d'une épée renversée sur laquelle il s'appuie: à l'ardeur 
de son regard, on reconnaît le grand apôtre des Gentils. 
t. h. 2 p. 4 p. 3 1. - l. 1 p. 10 p. 

506 — 1151. Saint Jean. * 

Le disciple bien aimé est drapé dans un manteau ecar- 
late; il tient dans sa main gauche un calice qui! bénit, et 
de la coupe duquel s'élance un dragon. 

i. ii. 2 p. 3 p. 10 1. - l. 1 p. 8 p. 10 1. 






507 — 1145. Saint Philippe, * 

Une croix d'une main et l'évangile de l'autre, il semble 
réfléchir sur ces attributs de la prédication. 

t. h. 2 p. 3 p. 10 1. - l. 1 p. 9 p. 4 1. 

508 — 1148. Saint Barthèlemi. * 

Couvert d' un manteau bleu, doublé de rouge, qui se 
drape sur un vêtement vert, le saint apôtre est armé d'une 
pique qu'il tient de la main droite; il porte dans sa main 
gauche le livre des Evangiles. 

t. h. 2 p. 4 p. - l. 1 p. 9 p. 

509 — « 1143. Saint Thomas. * 

Attentif à la lecture du livre qu'il tient ouvert devant 

lui, saint Thomas porte en outre une équerre dans sa main 

gauche. Son vêtement se compose d'une tunique rouge k 

larges manches, et d'un manteau jaunâtre attaché sur l'épaule. 

t. h. 2 p. 3 p. 9 1. - l. 1 p. 9 p. 3 1. 

Ces douze tableaux ne sont pas tous dus au même pin- 
ceau; quelques-uns sont dignes du maître, et ont tous les 
caractères de l'originalité. 

5 10 — 1068. Midas au bain. 

Figure académique. 

Ce monarque, que l'orgueil accompagne jusque dans le 
bain, a le front ceint d'une couronne; mais elle dissimule 
mal ses oreilles d'âne. 

t. h. 4 p. 1 p. 6 1. - l. 3 p. 6 p. 8 L 

2 



— - 1S — 
511 _ 10(,7. L Amour. 

\ssis sur mi siège que recouvre une étoffe rouge , un 
jeune homme nu, et qu*è ses ailes, son arc et ses Bêches, 
on reconnaît pour l'Amont, foule sons son pied gauche des 
armes, une palette et un livre qu'entoure une couronne de 
laurier. A côté de lui sont étendus pelr-mélo une cou- 
ronne, un sceptre, un violon et un cahier (le musique. 
t. h. 4 p. 2 p. - l. 3 p. p. 1 I. 

LUINI ( Bf.rnaudino Dr, LmifO . 

512 — 1063. La Vierge, V Enfant Jésus ci Saint Jean. * 

La sainte Vierge, agenouillée sur un gazon vert et fleuri, 
tient devant elle son divin enfant. Nu et à demi-couché 
sur une 4 double draperie jaune et bleue , Jésus caresse et 
saisit par l'oreille le charmant agneau que saint Jean lui 
amène et etreint encore entre ses bras. Le jeune précur- 
seur témoigne, par sa douce expression, du bonheur qu'il 
éprouve de l'accueil gracieux que le maître du inonde fa il 
a son agneau. La Vierge, vetuc d'une robe rouge dont les 
manches relevées laissent apercevoir celles plus longues de 
la robe verte qu'elle porte en dessous, abaisse ses regards 
pleins de sollicitude et d' amour sur ce groupe charmant. 
De l'une de ses mains, passée sous le bras droit deson fils, 
elle soutient sa petite poitrine avec une délicatesse extrême, 
tandis que de l'autre main elle retient le pied gauche de 
1' enfant. Un voile transparent entoure la tête de Marie 
sans en cacher le plus bel ornement, sa chevelure blonde, 
dont les mèches bouclées descendent sur son cou que re- 
couvre une gaze riche et légère. Derrière une forteresse as- 
sise sur un roc escarpe, au pied duquel coule une rivière, 
de hautes montagnes ferment l'horizon. 



— 19 — 
Il serait difficile de rencontrer nu tableau mieux (ait pour 
plaire que celui-ci, car il en est peu qui reunissent autant 
de charmes. Que de beautés dans la Vierge, et comme ces 
deux jolies petites créatures sont pleines des grâces ingé- 
nues de l'enfance ! C'est encore par l'harmonie de sa cou- 
leur, par la suavité d'un pinceau à la fois précieux et flat- 
teur, que ce tableau nous séduit. On ne saurait, d'ailleurs, 
trouver une autre production qui remplaçât plus avantageu- 
sement un Léonard de Vinci. 

b. h. 4 p. 6 p. - l. 3 p. 6 p. 

TURCHI (Alessakdbo dit i/orbetto). 

513 — 862. Cérès. * 

La Déesse assise, le sein nu et la tête couronnée de tours 
crénelées , porte un ample manteau rouge , à fleurs , qui 
se roule autour de ses jambes, sur une tunique blanche 
d' étoffe fine , que retient une ceinture de diamants. Des 
bracelets de pierreries ornent ses bras. Elle a près d'elle 
une gerbe d' épis , des raisins et une pèche. Un amour , 
monté sur une pierre, tient embrassé le cou de Gérés; son 
petit front touche celui de la Déesse qui le regarde avec 
intérêt et affection. 

Cette figure joint à un beau dessin le charme de la 
couleur de l'école vénitienne. 

t. ii. 3 p. 1 p. - l. 2 p. 6 p. 

LÏPPI (F. Filipfo). 

514 — 1C74. La Vierge et L' Enfant. 

L'enfant Jésus, tenant un chardonneret dans sa main 
gauche et levant la droite pour bénir, est assis sur les bras 






'<? 



' */ 



— 20 — 
de sa mère que l'on voit debout devant un trône richement 
décoré. Deux anges assis au pied du trône font de la 
musique; deux autres, dent l'un est accompagne du petit 
saint Jean, sonl debout et en adoration, sur les premiers 
degrés; deux antres encore, placés en haut sur nue corni- 
che, répandent dos fleurs. 

Une couleur douce et brillante, une exécution très 
guée, un profond sentiment de piété répandu sur toutes 
les figures, recommandent cette agréable petite composition. 

s. h. 1 p. 5 p. o 1. - l. 1 p. o p. : i. 

ARPINO (GlUSEPPE CeSARI d' ) 

515 — 723. Jvsus au jardin des Oliviers. * 

Sur le haut d'un rocher, Notre Seigneur, derrière le- 
quel s- élève un beau taillis , prie un genou en terre. Sa 
main droite est étendue , et de sa gauche il retient son 
manteau qui glisse de son épaule. La figure du Sauveur 
est pale et défaite. Un ange lui apparaît, debout sur les 
images, et portant une croix sur ses épaules. Au pied du 
rocher dorment les trois disciples Pierre, Jacques et Jean. 
A droite Ton entrevoit les gardes qui s'avancent à la lueur 
des torches dont ils se sont munis. 

C'est un ouvrage d'un très bel effet, et l'un des plus 
soignes du maître. 

t. h. 1 p. 8 p. 5 1. - l. 2 p. 3 p. 10 1. 

SALA1NO {attribué à Andréa). 

516 — 648. Ecce Homo. * 
Demi-figure. 

Notre Seigneur Jésus-Christ a la tete couronnée d'épi- 
nes; un lambeau d'écarlate jeté sur ses épaules l'enveloppe 






— 21 — 
à demi; nu sceptre de roseau orne ses mains divines; son 
visage est pale, ses yeux: sont abattus, et son front sacré 
ruisselle de sang. A cote de lui, un homme, la tête couverte 
d'un chapeau, parle au Sauveur; sa physionomie et le ges- 
te de sa main annoncent l'ironie. 

La figure du Christ est vraiment belle de souffrance, de 
douceur et de résignation. 

b. h. 2 p. p. 2 1. - l. I p. 7 p 



i>. 



MO LA ( Pisr-Fràwcesco i. 

5 1 7 — 525. Moïse frappant le rocher, * 

Moïse, a la tête des juifs qui lui demandaient de l'eau 
à grands cris , s'est approche de la roche , la verge à la 
main; il vient d'en frapper deux fois la pierre, et aussitôt, 
à la grande joie du peuple mutin, une eau pure et abon- 
dante s'en est échappée. Déjà les uns s'empressent de boire; 
les autres lèvent les bras en signe d'admiration ; d'autres 
encore, agenouillés, croisent les mains devant llgpmme de 
Dieu : tous témoignent de Y effet que produit sur eux la 
vue de ce prodige étonnant. 

t. h. 2 p. 1 p. - l. 3 p. S p. 

5 1 8 — 524. Le Triomphe de Jephtè. * 

\ aiuqueur des Ammonites, Jephté est ramené en triom- 
phe par ses compagnons d'armes. Son char vient de fran- 
chir la porte d'une des villes de Judée; dans ce moment 
un chœur de jeunes filles s'avance au devant de lui, en clan- 
saut et jouant du tambour de basque. Jephté regarde: a la 
vue de sa fille qui devance ses compagnes, le héros est frap- 
pé de terreur, car il se rappelle un vœu imprudent; il dé- 



33 



— 22 — 
chire ses habits en levant au ciel un regard plein de dé- 
sespoirs 

i. ii. 2 p. 1 p, - l. 3 p. 8. p. 

Par la déposition des groupes, le caractère des Ggures, 
et L'ensemble de la composition, on voit que l'artisti 
peignant ces deux tableaux, s'était inspiré des ouvrages do 
Dominiquin; ils sont exécutes avec une grande fermeté de 
pinceau. 

PROCACC1M ( Giuuo Cesare ). 

519 — 54 1. Incrédulité de Saint Thomas. * 

La poitrine découverte, Notre Seigneur apparaît à saint 
Thomas, qui enfonce son doigt dans la plaie de sou côté. 
Les traits de l'apôtre incrédule expriment un doute m* ;lé 
de stupeur ; ceux de notre Seigneur sont pleins de dou- 
ceur et de pitié. 

( forme octogone ) b. h. 2 p. 1 p. - l. 1 p. S p. 

520 — 540. Saint Antoine de Padouc. * 

Le saint homme, vêtu d'un habit religieux, a sur ses genoux 
fant Jésus qu'il soutient d'une main, tandis (pie dans l'an- 
tre il porte une branche de lys fleuris; il regarde le di- 
vin enfaut avec un mélange de respect et d'amour. 
( forme octogone ) b. n. 2 p. 1 p. 1 1. - l. 1 p. 8 p. 

Ou ne saurait méconnaître dans ces deux ouvrages nue 
Cûuleur et un pinceau Lout-a-i'ait Corrè^exjuo.; ils sont d Hue 
grande puissance d'effet* 



— 23 — 
MICHEL-ANGE j d\*près ). 

521 — 1 4 2 . U Enlèvement de Ganimède, * 

Jupiter, sous la forme d'un aigle, enlève Ganimède dans 
les airs pour le substituer a Hébé en qualité d'échanson. 
t. ii. 4 p. 2 p. 10 1. - l. 6 p. p. 10 1. 

GIORDANO (Luca). 

522 — 743. Jésus au milieu des docteurs, * 

Assis entre les colonnes du temple, sur un siège élevé, 
Jésus, âgé de douze ans, parle aux docteurs assemblés autour 
de lui : tous le regardent avec étonnement , admirent sa 
sagesse précoce, et se montrent les uns aux autres le texte 
des livres saints d'accord avec les paroles de cet enfant. 
Sur la gauche se voient saint Joseph et Marie qui viennent 
d'arriver : leurs bras élevés, leurs regards tournés l'un vers 
l'autre, indiquent toute leur joie de l'avoir retrouvé. 

Petite production d'une couleur vigoureuse, d'un grand 
effet et d'une grande hardiesse d'exécution. 

t. h. 2 p. 9 p. 9 1. - l. 1 p. 7 p. 

MOPvAZZONE (Pier-Francesco Mazzucchelli, dit le). 

523 — 1354, La Vierge et V enfant Jésus. * 

Assise et vue à mi-jambes, Marie est enveloppée d'un 
ample manteau bleu doublé de soie jaune; elle tient sur ses 
genoux l'enfant Jésus dont la main gauche repose sur un 
globe. Le jeu de sa main droite, d'accord avec celui de Sa 
physionomie, semblerait indiquer qu'il parle. Le visage de 
Marie porte une expression indélinissable de douceur , de 
calme et de diguité. 



4c 



— 24 — 
Ce tableau prouve qœ les peintres de cette époque 
eoinpren;iient parfaitement les grandi effets de clair-obscur. 
b. u. J p. 2 p. (> 1. - l. 2 p. 4 p. 6 1. 

GUÂSPRE (Gaspabo Dugbit, dit u). 

524 — 1722. SiU d'Italie. * 

A gauche, une haute montagne, couronnée par un groupe 
d>> fabriques disposées avec élégance, et à droite, un large 
bloc de rochers nus , servent d' intermédiaires entre les 
terrasses du premier plan et une campagne bornée a l'ho- 
ri/on par une chaîne de montagnes azurées. Le flanc de la 
montagne est garni d'un massif d'arbres, qui s'étend jusqu'au 
bord d'un lac qu'alimentent les eaux d'une cascade jaillissant 
entre des rochers. Le bord du lac, le plus rapproché, est 
meuble de quartiers de roches qui en dessinent agréable- 
ment les contours. Un large chemin, que monte une femme 
eu portant gracieusement une corbeille de fleurs sur la tête, 
sort de l'avant-seène et se divise bientôt pour, d'un côte', 
gravir la montagne et de l'autre, tourner sa base a travers 
un taillis. Des deux côtes du chemin s'élancent de grands 
arbres, dont les cimes vertes et touffues vont trancher sur 
un ciel chargé d'épais nuages. Quatre personnages, formant 
deux groupes, se montrent encore au bord du lac. 

Dû à la plus belle manière du Guaspre, ce paysage est 
tout à la fois remarquable par le sentiment poétique qui 
a présidé au choix du site, par l'heureux agencement des 
différents plans et le grand goût des fabriques. Ou ne 
saurait trop admirer, non plus, combien l'aspect aride des 
montagnes du fond , et la nudité de la grande roche , 
contribuent a faire ressortir la couleur vigoureuse des bois 
et la verdure qui tapisse les premiers plans. L'ensemble de 
cette composition si riante d'aspect, si délicieusement di- 



— 25 — 
versifiée, est le plus heureux type de h belle et majestueuse 
nature d'Italie. L'effut et le coloris ont quelque chose de 
sévère qui rehausse encore le grand caractère de ce paysage, 
et ajoute à sa vérité. La touche en est vive, ferme et varice; 
la figure du premier plan frappe par la noblesse de son 
attitude; enfin le génie du Guaspre ressort ici dans tout 
son éclat. 

t. h. 2 p. 4 p, - i. j p. ï p. 

525 — 1881. Conversion de saint Paul. * 

Dans un site agreste et sauvage, au milieu d'une gurge 
profonde, resserrée entre de sombres rochers, un torrent 
impétueux et un monticule planté d'arbres d'une hauteur 
prodigieuse, Paul, se rendant à Damas, est assailli par une 
effroyable tempête. Autour de lui, la nature, déjà si sévère, 
acquiert un aspect encore plus redoutable; la nuée chassée 
par un vent impétueux se rompt au-dessus de sa tête; sous 
l'effort de la tourmente, les arbres sont violemment agités; 
les eaux, comme brisées dans leur chute, ne tombent plus 
que par jets et avec effort du lieu d'où, elles s'écoulaient 
en cascades. C'est là que la foudre qui éclate tout à coup 
dans le ciel vient, en décrivant un immense sillon, frapper 
le tronc d'un chêne à côté du coupable. La commotion l'a 
renversé, lui et son cheval; ou le voit étendu sur la terre, 
et jetant vers le ciel uu regard plein d'effroi; p es de lui 
des patres sont terrifiés : 1' un est renversé et lève , en 
tombant, ses bras et ses regards vers le ciel; une femme 
s'affaisse sur le col de sa monture effrayée, pour éviter la 
foudre qui passe au-dessus d'elle; des troupeaux de vaches et 
de brebis se confondent en fuyant, ou s'arrêtent épouvantés. 
Le cheval blanc de saint Paul est demeuré sans mouvement, 
la tête allongée sur la terre; d'épais nuages obscurcissent 
l'atmosphère; l'horizon seul, encore, est coloré d'une vive 






— 2G — 
lumière dont s'éclaire une partie du paysage, qui change 
incontinent d'aspect en s'éloignant du gouffre* Alors com- 
mencent des coteaux verdoyants, semés de quelques belles 
fabriques que baigne une rivière 1 , au delà de laquelle une 
chaîne de montagnes termine le point de vue. 

Cet admirable paysage esl en, mu depuis long temps a 
Rome sous le nom de 1 Orage du Guaspre. I." peintre semble 
avoir voulu \ défier Salvator, tant par l'énergie et la prestesse 
de ta brosse, que par l'aspect grandiose et imposant du 
et par l'effet général qui n'imprime pas moins de terreur 
que de pitié. C est un morceau plein d' un magnifique 
enthousiasme. 

t. u. G p. 3 p. I. - l. 4 p. 3 p. 1. 

520 — 1876* /'({) sage. * 



ief 



Au milieu d'une composion des plus pittoresques par la 
disposition de ses plans, un lac baigne une partie de ro- 
chers k pic semés d'arbustes, et sur lesquels on découvre 
une fabrique flanquée de tourelles. Le site est , de tous 
côtés , entrecoupé de taillis ; plusieurs lignes de monta- 
gnes se succèdent à l'arrièrc-plan , et laissent apercevoir 
\u\g petite portion de la mer dans un horizon lointain. 
Quelques figures, placées sur la terrasse de l'a va ut-scène, 
donnent du mouvement à cette agréable composition. 
t. h. 1 p. G p. - l. 2 p. o. p. 

527 — 1877. Paysage. * 
Pendant du précèdent* 

Abritée au pied d'une vaste chaîne de montagnes, une 
tour, assise sur des rochers, s'élèNe au milieu d'anciennes 
murailles presque attenantes a une habitation; ces rorliers 
sont baignés par un» lac bordé d'un côté par un bois* taillis. 



— 27 — 
Trois personnages et un pécheur se reposent sur le premier 
plan tapissé d'une riche végétation. 

t. n. 1 p. 6 p. - l. 2 p. o. p. 

Nous ne retrouvons pas tout-à-fait dans ces deux ta- 
bleaux la même facture que dans les précédées, toutefois 
ce sont encore des ouvrages d'une grande harmonie de 
couleur , et qui de tout temps ont passé dans la galerie 
pour être du Guaspre. 

GUASPRE {Ecole du). 

528 — 819. Vue de Tivoli. * 

30 

On aperçoit une partie de la ville, le temple de la Si- 
bylle , et une cascade qui s'échappe du flanc des rochers 
tapissés d'une brillante verdure. 

t. h. 3 p. - l. 2 p. 2 p. 9 1. 

529 — 816. Autre vue de Tivoli. * 

C'est à peu-près le même point de vue ; seulement, au 
lieu d'être placé en face du temple de la Sibylle, le peintre 
le voyait de côté. 

t. h. 3 p. 1 p. - l. 2 p. 4 p. 3 1. 

530 — 815. Grande Cascade de Tivoli. * 

Cette belle cascade commence sa chute au-dessous de la 
\ ille que l'on aperçoit dans sa partie la plus développée, se 
précipite le long du rocher, s'y brise en flocons d'écume, 
et se répand ensuite à travers un lit profond semé de 
rocailles. 

t. h. 3 p. - l. 2 p. 2 p. H) 1. 



» 6 




— 28 — 

Cet trois tableau*, exécutés clans lYcole du maître, s'en 
rapprochent beaucoup dans quelques parties. 

531 — 1882. Fin tragique de Liehas. 

La mer baigne un promontoire adossé à de hautes 
Montagnes, et vient battre de ses flots un amas de ro- 
chers seines d'arbres verts et de plantes maritimes. Sur 
l'extrémité d'un de ces rochers, Hercule furieux précipite 
dans la mer le malheureux Liehas. 

t. n. 6 p. 6 p. - l. 3 p. 11 p. 

532 — 1884. Paysage. 
Pendant du précédent. 

Au pied d'une haute montagne aride, placée à l'hori- 
zon, se déroule un vaste terrain semé de petits bois, meublé 
dune fabrique et traversé par un chemin tortueux, au bord 
duquel s'élèvent de grands arbres sur le premier plan. 
t. h. 6 p. 6 p. - l. 3 p. 1 1 p. 

La forme et la dimension de ces deux dernières com- 
positions indiquent qu'elles ont dû servir à décorer quelque 
ancien château. 

BASSAN ( Bassano Jacopo da Pome dit le J. 

533 — 1137. Les Noces de Cana. * 

Sur la terrasse dune maison de belle apparence, est dres- 
sée une table recouverte d'une nappe blanche et assez fru- 
galement servie: de jeunes époux, Jésus, sa mère et quel- 
ques autres personnages y sont assis. Le peintre a choisi 
le moment où, le maître-d'hôtel apprenant des valeil que 



— 29 — 
îc vin vient à manquer, Jésus, sur l'invitation de sa mère, 
béait l'eau qui se trouve dans des vases places devant lui. 
Un coloris brillant et vrai, le jeu parfait des lumières, 
une touche large et énergique, suffisent assurément pour re- 
commander cette composition où Ton compte vingt figures. 
t. h. 4 p. 6 p. - l. 6 p. 9 p. 

GARLEVARIS ( Lucas ). 

534 — 1245. Feu cV artifice à Venise. * 



La place Saint-Marc , si belle par la de'coration de ses 
superbes monumens , est encombrée d'une foule immense 
qui arrive de toutes parts pour jouir du spectacle d'un ma- 
gnifique feu d'artifice. A la lumière des bombes qui écla- 
tent, des fusées qui sillonnent les airs, des feux de toute 
espèce et des illuminations, on y découvre de brillants of- 
ficiers, de grands personnages richement vêtus , des vieil- 
lards, des femmes, des enfants, tous composant un ensem- 
ble où se confondent tous les rangs de la société. 

L'effet de ce feu d'artifice, en opposition avec de som- 
bres nuages, à travers lesquels se montre la lune dans son 
croissant, est dans son genre d'une grande ve'rité. 
t. h. 3 p. 10 p. 10 1. - l. 5 p. 6 p. 

SALVATOR ROSA ( Ecole de }. 

535 — 1155. Paysage. * 

Au milieu d'un paysage entrecoupé de coteaux, de bois 
taillis, et d'une fabrique construite sur une arche, deux ar- 
bres séculaires élèvent leur vigoureux branchage en dehors 
de la composition. Sur une route qui part du premier plan, 






j 






— 30 — 
deu hommes, dont i d est monte sur m int, se sont ar- 
rêtes pour causer avec un pâtre appuyé sur un bâton. 
t. n. 3 p. p. - l. 4 p. 7 p. 6, 1. 

BRANDI ( GlACINTHO ). 

536* — 1181. L Adoration du Veau d'or, * 

Au pied d'une roche escarpée et dont les anfractuosités 
sont remplies, ça et là, de quelque* bouqneU d'arbres, les 
eufaus d'Israël entourent le veau d'or élevé sur on piédes- 
tal: tous, prêtres, hommes, femmes ci enfans, se lurent k 

la joie la plus immodérée- Dans le lointain on aperçoit Moïse 
et Josué qui descendent du mont Sinaï. 

Gracieuse composition d'un coloris clair et brillant. 
t. h. 5 p. p. 3 1. - l. 4 p. 1 p. 

FALCONE (Amello). 

537 « — G25. Combat de Cavalerie, * 

Dans une plaine que borne une haute montagne, deux 
corps de cavalerie sont aux prises et se livrent un violent 
combat. De tontes parts des cavaliers sont lancés au galop; 
ils s'attaquent et se pressent avec le plus grand acharne- 
ment; déjà même le sol est jonché de cadavres d'hommes 
et de chevaux. 

t. h. 1 p. 7 p. 2 1. - l. 2 p. p. 3 1. 

538 — 626. Le pendant. * 

Une nombreuse armée entoure les murs d'une ville dont 
elle forme le siège , qu'elle pousse avec ardeur. Mais les 
assiégés ont fait une vigoureuse sortie , et la fureur avec 



— 31 — 
laquelle ils se battent indique que la résistance n'est pas 
moins vive que l'attaque. 

t. h. 1 p. 7 p. 4 1. - l. 2 p. p. 3 1. 

Ces deux compositions, remplies de mouvement, et d'un 
bon ton de couleur, sont traitées avec une grande légèreté 
de touche qui ne manque cependant pas d'énergie. 

FALGONE ( école ri'ÂNiFLLo ). 

539 — 1138. Siège d une place forte,* 

Une nombreuse armée presse avec la plus grande vigueur 
le siège d'une forteresse importante. Les troupes chargées 
de sa défense ont fait une sortie : il s'en est suivi une mê- 
lée dont le résultat paraît être à l'avantage des assiégeants 
qui, à la suite des ennemis dc'faits, pénètrent dans la place. 
t. h. 3 p. 10 p. - l. 4. p. 3 p. 3 1. 

ZUCCARO ( Federigo ). 

540 — 425. La Mort de la Sainte Vierge, * 

À demi-couchc'e sur son lit, les bras croise's sur sa poi- 
trine, et les yeux leve's vers le ciel , la sainte Vierge est 
entoure'e d'apôtres. Les uns prient dans des livres; ceux-ci 
causent ensemble, peut-être de ses vertus, peut-être aussi 
de la grande perte qu' ils vont faire ; plusieurs regardent 
le ciel où apparaissent des anges, dont un porte une pal- 
me à la main et une couronne qu'il suspend sur la tête 
de Marie. 

Esquisse peinte en grisaille, très bien composée et d'un 
bon effet. 

t. h. 2 p. p. - l. 1 p. 6 p. 









'! 









4/ 



— 32 — 
PADOUAN (Almbavsio Vabotaii, dit le). 

5 1 I — 1233. Pan poursuivant Syrinx** 

Dans T intérieur d' une épaisse forêt et dans un lieu 
marécageux (ouvert de roseaux, Pan poursuit Syrinx qu'il 
est sur Je point d'atteindre. La belle nymphe fuit avec 
vitesse du côte de Ladon, qui, appuyé sur sou orne, étend 

ses bras pour la recevoir. Deux amours sont soutenus dans 
les airs : Y un cherche à décocher sur le ditui une flèche 
que l'autre retient; plus loin, un satyre apparaît dans un 
«pais taillis; il regarde avec une grande attention. 

Cette composition rappelle tout-à-fait par sou coloris 
L'école du Titien. 

t. n. 2 p. 3 p. 8 1. - l. 3 p. 4 p. 

FRA BARTOLOMEO (école de). 

542 — 1073. La Vierge et V Enfant. 

Debout et vue à mi jambes, la Vierge mère tient l'en- 
fant Jésus entre ses bras sacres; elle regarde ce précieux 
dépôt avec un intérêt plein d'amour, Ton dirait même avec 
une certaine inquiétude. Le divin enfant a dans sa main gau- 
che un bouquet de petites poires; de la droite il porte a sa 
bouehe un autre bouquet de fruits. Ces deux: figures se 
détachent sur un paysage semé de broussailles et de quel- 
ques arbres entre lesquels se voit saint Jean. 

n. h. 2 p. 1 p. 2 1. - l. 1 p. 8 p. 6 1. 

CARRACHE (attribue à Vun des). 

543 — 1 171. Portrait, d'un Guerrier. 9 

est armé de toutes pièces , a Y exception de la tête 



— - 33 — . 
que recouvre seulement une toque de velours noir. Debout 
et à mi-jambes, il a la main droite appuyée sur un bâton 
de commandement, et la gauche, sur son casque posé sur 
une table à côté de lui: la bonté, le calme et une douce 
fierté sont empreints sur ses traits. 

Ce portrait ayant été, dans le catalogue italien, présenté 
comme un admirable ouvrage du Carrache, nous devons lui 
conserver une aussi brillante dénomination; nous en ferons 
autant à l'égard de tous les tableaux qui auront été indi- 
qués comme étant de grands maîtres , toutes les fois que 
nous n'aurons pas à opposer une autre dénomination plus 
exacte. 

r. h. 3 p. 6 p. 4 1. - l. 2 p. 10 p. 3 1. 

CRESPI (Daniele). 

544 — 1172. L Incrédulité de saint TJwmas. * ^ jOt 



Notre Seigneur apparaît à saint Thomas pour convaincre 
ce disciple qui doutait de la réalité de sa résurrection; il 
lui montre les stigmates de ses mains et la plaie de son 
côté , dans laquelle Y apôtre incrédule enfonce son doigt ; 
trois autres disciples présens à cette scène , la regardent 
avec des sentimens divers de pitié et d'horreur, 
i. h. 2 p. 4 p. 2 1. - l. 3 p. 4 p. 6 L 

TEMPESTA (Mulier, le chev. Pieiro, surnommé le). 

545 — 1267. Paysage. * 

Au milieu de hautes montagnes masquées en partie 
par des arbres toufFus et agités par le vent, une rivière, 
tombant en cascade, eoule dans un lit profond, dont les 
bords soiit semés d'énormes quartiers de roche. Sur un 

3 












— 34 — 
bout de terrain, au premier plan, un pâtre garde un taureau 
et une vache; tout près de lui deux hommes sont occupes 
à retirer de l'eau deux fagots de ramée. Sur l'arrière plan, 
une montagne, du flanc de laquelle coule un filet d'eau , 
est couronnée par un fort qui se détache en clair sur une 
montagne plus élevée, dont la cime se teint des couleurs 
azurées du ciel. 

t. h. 2 p. 9 p. 8 1. - l. 3 p. 9 p. 10 L 

54G — 1234. Une Tempête. * 

Le site présente d' un côté le bel aspect d' une ville 
baignée sur le devant par les eaux d'un lac. Elle se montre 
en amphithéâtre à la base de hautes montagnes; de l'autre 
côté, sur des collines rocailleuses d'où jaillit une cascade, 
s'élèvent de grands arbres qui laissent a droite une petite 
échappée de vue sur un étroit horizon. 

Le ciel est couvert de sombres nuages, le vent souille 
avec violence , les éclairs brillent , la foudre éclate. Les 
arbres agités avec force ploient en tous sens; l'un d'eux 
atteint par la foudre se brise avec fracas. Les voyageurs 
fuient avec rapidité; l'un, de toute la vitesse de son cheval 
lancé au galop; les autres, en accélérant leur marche du 
mieux qu' ils peuvent. Ceux-ci chassent devant eux leurs 
troupeaux effrayés; ceux-là poussent à la roue un chariot 
embarrassé, tandis qu'en avant un guide excite les chevaux 
et les aide en les tirant par la bride. Une barque montée 
par plusieurs personnes s'efforce d'atteindre la rive. Quel- 
ques-uns attardés, deux pèlerins, une femme et deux autres 
hommes , sont venus chercher un abri sous les branches 
touffues d' un arbre élevé que 1' orage tourmente d' une 
manière horrible: aussi les pèlerins prient, la femme lève 
les mains au ciel , un quatrième est renversé le visage 
le dernier veut s'enfuir. 
h. 2 p. 1 p. 2 1. - L. 3 p. 1 p. 



> Q 



— 35 — 
547 — 1244. Retour de Jacob au pays de Chanaan. * 

Jacob, sous la conduite d'un ange, dirige ses femmes, 
ses enfans et ses nombreux troupeaux sur une route qui 
suit Ja lisière d'un grand bois, dans un pays couvert de 
montagnes. 

t. H. 3 p. p. 6 1. - l. 4 p. 1 p. 

548 — 1250. Un Clair de lune. * 

Entre de grands arbres qui en tapissent les bords, une 
rivière, au milieu de laquelle surgit un petit îlot, coule en 
reflétant les rayons de la lune dont la brillante clarté 
colore les contours de nombreux nuages répandus dans le 
ciel. En deçà du courant, sur un terrain couvert de ver- 
dure, deux pâtres gardent un troupeau de chèvres et de 
brebis; de l'autre côté est une habitation devant laquelle 
des femmes sont occupées à laver. 

t. h. 1 p. 11 p. - l. 2 p. 11 p. 

549 — 1251. Un Soleil couchant. * 

pendant du précédent. 

Un bouquet de quatre grands arbres, entre lesquels 
vont passer deux pâtres conduisant quelques bestiaux, est 
heureusement disposé au milieu de la composition: par la 
teinte vigoureuse de son épais feuillage, il contraste admi- 
rablement avec toutes les autres parties du paysage dont 
la tendre verdure se colore des derniers rayons du soleil 
couchant ; il sert encore à éloigner les derniers plans , 
meublés, d'un côté, d'une tour attenant à quelques fabri- 
ques entourées de beaux taillis , de l'autre , d'une chaîne 
de montagnes qui se détachent à "l'horizon sous la couleur 
chaude du ciel. Un pécheur, assis à côté d'une gracieuse 



— 36 — 
jeune fille , jottc sa ligne dans un étang où s 1 ébattent 
quelques canards. 

Ce tableau, ainsi que les pivccdcns, prouve que les 
ouvrages de ce maître peuvent figurer avec bonneur dans 
toutes les collections. 

i. ii. 1 p. 1 1 p. - l. 2 p. 1 1 p. 

550 — 437. Paysage pastoral. * 

Assis sur des quartiers de roebcs , un berger et une 
jeune fille gardent un troupeau de brebis qui paissent à 
l'ombre d'un buisson , et viennent se désaltérer dans un 
ruisseau dont les eaux baignent le premier plan. 

La scène se passe sous un ciel sombre et couvert de 
nuages que pénètrent les derniers rayons d' un soleil 
couebant. 

t. h. 1 p. 10 p. 4. 1. - l. 2 p. 3 p. 6 1. 

551 — 438. Le pétulant . * 

Debout et appuyé' sur un bâton, un vieux patre, auprès 

duquel un jeune garçon est endormi, veille à la garde de 

quelques brebis, d'une cbèvre et d'une vacbe, qui paissent 

dans une verte prairie que borne une ebaîne de montagnes. 

t. h. 1 p. 9 p. 10 1. - l. 2 p. 3 p. 5 1. 

Peints à l'imitation des ouvrages de Castiglione. 

TEMPESTA (école de). 

552 — 1247. Paysage. * 

Une route sablonneuse gravit, en louvoyant, une roche 
c'ievee dont le sommet est couronne par une touffe d'ar- 



— 37 — 
bres: leurs branches semblent se confondre avec celles 
d'autres arbres qui croissent sur une colline plus reculée. 
Une rivière, au second plan, arrose une campagne boisée 
et baigne le pied d'une ville qui se détache sur un fond 
montagneux. 

t. h. 3 p. 2 p. 4 1. - l. 4 p. 3 p. 



TEMPESTI (Antonio tbmpestjno de Florence). 
553 — 1238.. Une Victoire de V Amour. * 

Sur le bord d'une large rivière encaissée entre des 
coteaux couverts d'arbres , nombre de personnes se sont 
séparées en deux bandes pour laisser un champ libre à une 
lutte qui a lieu entre l'Amour et le dieu Pan. Celui-ci est 
terrasse' par l'enfant à qui d'ailleurs tout obéit. A cette 
vue, tous sont transportes et font éclater la plus vive allé- 
gresse: une personne s'avance en portant une palme à la 
main, et de jeunes enfans tiennent des couronnes de laurier; 
la renommée , traversant les airs , sonne de la trompette 
pour annoncer cet éclatant triomphe. 

Il y a de 1' imagination dans cette composition , et le 
dessin ne manque pas d'une certaine e'nergie. La couleur 
est d'une fraîcheur qui le dispute à l'école Vénitienne. 
t. h. 2 p. 4 p. - l. 3 p. 2 p. 6 1. 

ALBANE (Fbancesco Albani). 

554 — 539. Le Repos de la sainte Famille. * 

A l'ombre de palmiers, de chênes et de buissons qui 
masquent en partie une montagne rocheuse, saint Joseph 
et la sainte Vierge se reposent assis sur une petite émi- 
nence tapissée de gazon. L' enfant Jésus est endormi sur 

( 






u 



— 3S — 
les genoux de sa mère qui le soutient de la main droite 
et reçoit sur son cou le poids de sa jolie tête blonde. 
Derrière lui, den\ anges à genoux, soutenant dans leurs 
mains une amphore de cristal* attendent en paix son réveil 
pour lui offrir leurs hommages. Au-dessus des saints voya- 
geurs voltigent deux petits esprits célestes : l'un saisit les 
rameaux d'un haut palmier; l'autre porte sur sa tête une 
corbeille de joncs. Non loin de ceux-ci, deux autres anges 
traversent l'air, apportant à leur tour une corbeille de fleurs. 
L'humble descendant de David, un livre ouvert sous les 
veux, se tient accoude sur une table rustique; il est vêtu 
d'une robe lilas que recouvre un long manteau jaune; sa 
tête, qui repose sur sa main gauche, est remarquablement 
belle, et l'attitude qu'il lui imprime pour regarder la Vierge 
en révèle davantage le majestueux caractère. La chaste Marie 
a les yeux attaches sur son époux à qui elle semble parler. 
Le monticule est séparé d' un amas de roches vives dis- 
posées en talus, et du flanc desquelles s'élèvent quelques 
grands arbres, par une sorte de ravin où. coule un ruisseau 
vers lequel un ange vêtu de blanc a conduit 1' âne de la 
sainte famille pour le désaltérer. Dans réloigncment, la vue 
se porte sur une belle et verdoyante campagne qui va finir 
aux confins de L'horizon. Sous les pieds de saint Joseph gît 
à terre sa besace de voyage ; son long bâton est appuyé 
contre la table. 

r. u. 2 p. 5 p. 6 1. - l. 3 p. op. 6 1. 

555 ___ 534. Les Trois Marie. * 

L'aube du jour éclaire l'arrivée des saintes femmes à 
la grotte où, la veille, le Sauveur a été déposé. Grand est 
1' étonnement de Celles-ci, quand, s' approchant du saint 
sépulcre , elles aperçoivent assis sur la pierre un ange 
velu de blane , qui , en montrant le tombeau vide, leur 



— 39 — 
dit: « que cherchez-vous ici?» A la vue de l'ange, Ma- 
delaine s 1 est précipitée un genou en terre , et , déposant 
devant elle son vase de parfums, lève les bras, saisie du 
plus grand étonncment. Marie mère de Jacques, demeurée 
debout, n'est pas moins surprise de cette céleste apparition: 
son premier mouvement a été de rapprocher de son sein 
le vase d'aromates qu'elle soutient de ses deux mains; ses 
regards sont pleins d'une avide curiosité. L'autre Marie, 
aussi debout et derrière Madelaine, avance sa tête pour 
mieux recueillir les paroles de l' envoyé céleste : sa main 
gauche s'est portée sur son ca?ur que les premiers mots 
de l'ange ont soulagé du poids qui l'oppressait. La faible 
lueur du jour naissant ne suffit pas pour éclairer cette scène: 
une lumière merveilleuse émane du divin messager, se re- 
flète doucement sur le tombeau et éclaire les trois saintes 
femmes; mais c'est principalement sur la Madelaine qu'elle 
se répand avec plus d' éclat ; elle permet d' admirer son 
charmant visage, sa belle tête si bien ornée de cheveux blonds, 
et la touchante expression de ses traits, que relèvent encore la 
couleur incarnat de sa tunique ainsi que les reflets dorés 
du long manteau qui flotte autour d'elle. Ses compagnes 
ne sont pas d'une beauté moins touchante. Sous le manteau 
bleu qui entoure la tete de la mère de Salomé et se drape 
sur sa tunique, on ne perd rien de la délicatesse de ses 
traits, de ses gestes, de son attitude. La troisième Marie, 
enveloppée d'un long manteau bleu qui couvre pareillement 
sa tête, est placée un peu plus en arrière, de façon à laisser 
toute sa figure dans une demi-teinte ménagée ; cependant 
son charmant profil ressort bien sur la douce clarté de l'aube 
qui commence à poindre, et blanchit déjà, avec le ciel, le 
sommet des montagnes qu'on découvre à l'horizon. Quelques 
arbres corrigent la nudité du site; les rochers de la grotte 
aont parés de légers arbrisseaux. 

t. h. 2 p. 5 p. h - l. 3 p. p. 6 1. 






Ai 



— 40 _ 

Le nom charmant de l'Albanc porte en soi quelque 
chose de si doux, qu'il semble déjà faire pressentir le peintre 
des grâces et des amours. En effet, parmi les heureuses qua- 
lités qui distinguent ce grand artiste, on place en première 
ligue l'admirable talent avec lequel il savait empreindre de 
grâce et de beauté la physionomie de ses personnages, qui 
tous d'ailleurs exhalent un parfum de bonheur qu'on pour- 
rait appeler céleste. 

Sous ce rapport, nos deux compositions peuvent servir 
d'exemple, car tout y est noble et gracieux, mais de cette 
noblesse sans raideur, de cette grâce saus apprêt, qui puisent 
dans une grande simplicité tous leurs avantages. La touche 
et le coloris annoncent encore ici l'œuvre choisie de L'Abatte; 
Tune est large, franche et fondue, l'autre, pleine de fraî- 
cheur, brille aussi du plus beau ton argentin. 

COKKEGE (d'après Antonio Allégri, dit le). 

556 — 1096. Ecce Homo. 

Le front couronné d'épines, les bras serrés par d'indi- 
gnes liens, le Sauveur est vu à mi-corps, n'ayant pour tout 
vêtement qu'une draperie blanche qui entoure ses reins, et 
un manteau éearlate jeté sur ses épaules. Un soldat se voit 
à sa gauche, et à sa droite, Pilate qui le montre sans doute 
a la multitude. La mère de Jésus est tombée évanouie dans 
les bras d'une sainte femme. 

b. h. 3 p. 5 p. 6 1. - l. 2 p. 6 p. 9 1. 

TASSI (Agostino). 

557 — 1815. Paysage.* 

Entre des coteaux boisés et des plus heureusement ac- 
cidentés , coulent les eaux paisibles d' une rivière qui se 



— 41 — 

détourne derrière mi rocher parsème de quelques arbustes. 
Sur la terrasse du premier plan, garnie de roseaux et de 
plantes aquatiques, un chasseur, agenouillé au pied d'un 
bouquet de grands arbres touffus, ajuste une grue qui tra- 
verse la rivière. 

Ce petit paysage était considéré par le Cardinal comme 
étant des premiers temps de Claude Lorrain} en le don- 
nant à Tassi nous croyons lui avoir rendu sa véritable 
attribution: si notre jugement est vrai, on conviendra que 
ce peiutre était digne de servir de guide au grand pay- 



sagiste. 



c. h. 1 p. 4 p. 5 1. - l. 1 p. 5 p. 5 I. 
TASSI (École d'Agostino). 
558 ~ 962. Paysage. 

Au bord d' une rivière encaissée eutre des coteaux en- 
tièrement couverts d'arbres touffus, plusieurs chasseurs 
épient du gibier; l'un d'eux, le genou en terre, tire dans 
la direction du fleuve. 

t. h. 2 p. 3 p. 10 1. - l. 3 p. 1 p. 2 1. 

CORTONE (école de Piètre de). 

559 — - 970. Bacchanale. ? , 

Deux faunes et six bacchantes se livrent à la joie au 
pied de la statue du dieu Terme; l'une de celles-ci verse 
du vin dans une tasse que lui présente le plus jeune des 
deux faunes, assis sur une pierre, et auquel un petit compa- 
gnon de Bacchus tend les bras, tandis qu'une autre bacchante 
suspend sur sa tète une guirlande de pampre. 
T. H. 3 p. p. 3 1. - L. 4 p. 1 p. 

4 



— 42 — 

CASTIGLIONE (giovanni benedetto). 
560 — 1156. Pansage pastoral *. 

Une jeune femme, montée sur un cheval blanc et suivie 
d'un homme et d' un jeune garçon, porte une poule dans 
ses bras; elle parle a une petite bergère qui lui indique 
quelque chose dans réloignement. Celle-ci, accompagnée 
d'un enfant nu, s'est arrêtée pour faire désaltérer son trou- 
peau dans le courant d'un ruisseau. 

L'arrangement de cette composition est tout-k-fait 
pittoresque, et la figure de l'enfant, d'un coloris digne de 
l'école vénitienne. 

t. h. 3 p. 6 p. 8 1. - l. 4 p. 7 p. 3 1. 

561 — 1139. rendant du précédent*. 

Un pâtre , que suivent des brebis et des chèvres , 
s'arrête pour considérer, en passant, un moissonneur endor- 
mi, sur les genoux duquel repose la tête d'une jeune femme 
également plonge'e dans le sommeil. Deux autres personnages 
marchent à la suite du troupeau. 

t. H. 3 p. 7 p. - l. 4 p. 7 p. 4 I. 

562 — 1 180. V Entrée dans V arche*. 

Sous un ciel sombre et couvert de nuages, des animaux 
de toute espèce attendent pêle-mêle à la porte de l'arche. 
Tous sont là, les animaux les plus féroces à côté de paisibles 
oiseaux; tous oublient leurs instincts divers, enchaînés par 
celui du danger prochain qui menace le monde. Derrière 
eux s'avance un homme, un bâton à la main. Auprès de l'im- 
mense édifice, Noé, tenant une chèvre par les cornes, semble 



y 






— 43 — 
compter les animaux reunis sous ses yeux; une femme, por- 
tant un vase sur sa tête, précède le patriarche. 

T. H. 4 p. 7 p. 6 I. - l. 6 p. 10 p. 3 I. 

CASTIGLIONE (école de). 

563 — 1152. Scène d'animaux*. 

Un nombre considérable d'animaux, volatiles et qua- 
drupèdes, sont différemment disposés autour d'une 'corbeille 
et d'un vase, pleins de fruits, placés sur une pierre. Dans ces 
groupes on remarque surtout un singe, deux chevreaux, un 
chien et un âne. 

t. h. 4 p. 1 p. - l. 5 p. 5 p. 



564 — 1 159. Oiseaux de basse-cour *. 

Un coq, à côté duquel une poule est couchée, regarde 
d'un œil furieux un canard qui nage pompeusement dans 
une mare d'eau et qu'il veut empêcher d'aborder. 
T. H. 3 p. p. - l. 2 p. 2 p. 6 1. 

565 — 1 1 58. Pendant du précédent*. 

Un canard mort et un lièvre qui est attaché par une 
patte au tronc d'un arbre se voient à côté d'un piège non loin 
duquel un coq chante de toutes ses forces. 

T. H. 3 p. p. - L. 2 p. 2 p. 6. I. 

566. — 1 160. Volatiles *. 

Un coq se tient perché sur un chapiteau de colonne 
brisée, devant lequel se voit un pigeon couché à côté 
d'oiseaux de diverses espèces pris aux gluaux. 
T. H. 2 p. 8 p. 8 1. - l. 1 p. 1 1 p. 



^<r 



— 41 — 
567 — 1 1 G I . Le pendant *. 

I n coq et une poule t'avancent à ente de deux 
oies plumées et de plusieurs petits oiseaux étendus auprès 
d un baquet. 

T. u. 2 p. 2 p. 6 |. - L. 1 p. 10 p. 6 I. 

MARCIIIS (ALEXIS de). 

568 — 953. Paysage. 

Des patres avec leurs bestiaux gravissent deux sentiers 
différons sur un coteau meublé de quelques masures, et au- 
delà duquel on aperçoit les eaux d'un lac qui baigne les 
derniers plans. 

Etude traitée avec intelligence* 

t. n. 1 p. p. 11 1. - l. 1 p. 4 p. 9 1. 

569 — 957. Paysage. 

Plusieurs personnages, dont l'un est à cheval, cheminent 
sur une route qui longe plusieurs petits coteaux verdoyants, 
du sein desquels s'élèvent deux beaux bouquets d'arbres. 
T. il. p« 9 p, 6 I. - L. 1 p. 1 p. 1 1 1. 

570 — 954. Pendant du précédent. 

De grands arbres s'élèvent à droite et a gauche de la 
composition, que traverse une jolie rivière au-delà de laquelle 
on aperçoit une fabrique adossée à une tour qui se détache 
sur un fond montagneux. 

T, H. p. 9 p. 6 1. - L. 1 p. 1 p. 10 1. 



— 45 — 

3ÏIEL {école de jeàn). 

571 — 981. La Mora. 
Sur la place d'un village deux hommes jouent à la mora; 
à côté d'eux est un jeune garçon que la partie paraît in- 
téresser. 

t. n. 1 p. p. 3 1. - L. 1 p. 4 p. 2 I. 

472 — 2823. Scène villageoise. 

Devant la porte d'un cabaret, deux hommes, dont l'un 
tient une fiasque à la main , dansent au son d'une flûte et 
d'une guitare. 

T. il. 1 p. 10 p. 9 1. - L. 2 p. 3 p. 4 1. 

573 — 940. Autre Scène villageoise. 

En dehors d'une auberge de campagne, une quantité de 
paysans italiens et autres personnages, dont la plupart s'oc- 
cupent à boire, prêtent néanmoins leur attention à un jeune 
garçon qui danse le saltarello au son de la cornemuse. 
T. H. 2 p. 3 p. 3 1. - L. 3 p. p. 3 1. 

574 — 924. Une Sérénade. 

Deux guitaristes et une femme tenant un tambour de 
basque, guides par un jeune seigneur vêtu d'un manteau 
rouge, donnent une aubade sous la fenêtre d'une maison, 
dont la jalousie se soulève à leur approche. Cette scène 
est éclaire'e à la lumière d'une lanterne que tient un valet. 
T. H. 2 p. p. 8 1. - L. 1 p. 6 p. 3 p. 

CERQUOZZI {école de michel-àngiOLO). 

575 — 376. Le Jeu de boule. 

Des villageois jouent à la bouTe au pied d'une vieille 
ruine: une jeune et jolie villageoise, à qui l'un d'eux vient 



V\' 



■r 



— 46 — 
déverser un verre Je vin qu'elle tient à la main, a néanmoins 
l'air de faire quelques façons pour l'accepter. 

T. h. 1 p. 8 p. - L. 2 p. 3 p. 6 I. 

576 — 1012. Réunion joyeuse. 
Dans le jardin d'une villa, que l'on aperçoit à travers 
une ouverture pratiquée dans une vieille muraille, une tren- 
taine de personnes des deux sexes se livrent à divers unuie- 
mens: les uns jouent aux cartes; d'autres à colin-maillard; 
ici on fait de la musique; là un jeune artiste prend le cro- 
quis d'après une tète antique, que son camarade tient sur le 
bord d'un ancien sarcophage. 

T. il. 3 p. 1p. - l. 4 p. 1 p. r 2 1. 
577 — 378. Le Pâturage. 

Une fermière italienne vient donner des ordres, à une 
villageoise qui tient une quenouille, à un pâtre qui mange 
du lait, et à un autre qui est debout: tous trois sont préposés 
à la garde d'un nombreux troupeau. 

T. h. 1 p. 6 p. 3 1. - L. 2 p. p. 3 1. 

578 — 1016. La Vendange. 

Une foule de paysans des deux sexes sont rassemblés 
auprès d'un pressoir où chacun apporte les produits de la 
vigne. 

T. il. 1 p. 6 p. 9 1. - L. 2 p. 1 p. 

579 — 979. Le Concert. 

Une femme et trois autres personnages, l'un jouant du 
violon, un autre de la flûte, et la femme du tambour de 
basque, forment un concert au pied d'un arbre. 
T. il. 1 p. 1 p. 6 1. - L. p. 9 p. 3 1. 



— 47 — 

GIMIGNANI (giacinto). 

580 — 495. Adoration des Mages *. 

Assise au pied du péristyle d'un ancien édifice et tout 
auprès de saint Joseph debout à ses côtés, Marie tient sur 
ses genoux l'enfant Jésus qui se retourne vers deux des rois 
Mages prosternés devant lui. Le roi maure est debout , ayant 
un vase d'or à la main. Derrière eux se trouvent les gens de 
leur suite, dont deux sont à cheval. Trois anges, portés sur des 
nuages un peu au-dessous de l'étoile qui a guidé les Mages, 
viennent, eux aussi, adorer le tout-puissant. 

T. H. 2 p. p. 10 1. - L. 1 p. 5 p. 6 I. 

PERUGIN {école de pïetro). 

583 — 1388. Prédication de Saint Jean- Baptiste *. 

Sur un tertre élevé, le précurseur prêche la pénitence 
devant un certain nombre de personnes de toutes conditions, 
divisées en plusieurs groupes, et qui l'écoutentavec attention. 
B. H. 1 p. 7 p. 9 1. - l. 1 p. 2 p. 9 1. 

SWANEVELT (école de). 

582 — 958. Paysage. 

Deux hommes cheminent sur le bord d'un fleuve, dont 
l'autre rive est occupée par une colline au bas de laquelle se 
trouve une porte flanquée d'un bastion. 

T. H. 1 p. p. 6 I. - L. 1 p. 4 p. 4 I. 






— 45 — 

BRONZLNO [gemrt d'anoiolo)! 

5S3 — 911. Portrait de fem 

Elle est vin , porte une parure de perles et une 

collerette ■ La Médicis. 

B. h. 1 p. Op. 3I.-L. Op. 9 p. 2 I. 

LàNFRANC (giovanni lanfiwnco). 

5S4 — 417. La Deruirre Crue \ 

Assis à table avec ses douze disciples, à l'issue de la 
cime, notre Seigneur institue le sacrement de l'Eucharistie. 
11 est vêtu d'une robe violette et d'un manteau bleu de ciel 
drape sur l'un de ses bras. De sa main gauche, posée sur 
la table, il tient le pain qu' il bénit de la main droite. Ses 
regards sont baisses ei expriment un sentiment d'abnégation 
et de sacrifice, qui pénètre tous les apôtres d'admiration 
et de respect. A la droite du Sauveur, saint Jean, enveloppé 
dans un large manteau rouge, s'incline, les bras croisés sur 
sa poitrine; il semble, plus que tout autre, touche dé 1 im- 
mensité du sacrifice. Saint Pierre, qui se trouve presque a 
l'extrémité de la table et de l'autre côté de Jésus, avance la 
main droite pour recevoir sa part du pain sacré. Chacun des 
apôtres, enfin, par divers gestes ou par leurs attitudes, mon- 
tre toute l' impression que produit sur eux cette scène 
sublime. Un seul, à l'écart et dans l'ombre, semble crain- 
dre d'y participer. 

T. il. 7 p. p. - l. 13 p. p. 

585 — 4 18. La Multiplication des pains *. 

Le miracle vient de s'opérer. Les apôtres passent de 

rang en rang parmi la multitude du peuple (lui a .suivi le 



— 40 — 

Sauveur sur la montagne, et s'empressent de lui distribuer lé 
pain miraculeux:. \]n homme en porte sur ses épaules nue 
corbeille pleine, un autre dépose la sienne à terre. Debout 
au milieu de la foule, le Christ se montre avec tout l'imposant 
caractère, qui appartient à la suprême puissance unie a la 
douceur qui unît de la compassion et de l'amour. Sa tête, 
tournée vers un des apôtres qui l' interroge , le geste 
de sa main gauche, témoignent de toute la sollicitude 
que lui inspirent les besoins du peuple qu' il vient de nour- 
rir. Aussi, presque tous expriment par leurs gestes la 
grandeur de leur étonnement ; presque tons attachent 
sur lui des regards où se peignent l'admiration et la 
reconnaissance. 

T. H. 7 p. p. - L. 13 p. p. 

586 — 1284. Elie dans le désert \ 

Dans un site tout-a-fait aride , assis sous un grand 
rocher qui forme une espèce de voûte au-dessus de sa 
tète, le prophète Elie étend la main gauche vers le ciel pour 
demander à Dieu sa nourriture. Aussitôt, un corbeau, fidèle 
messager de la providence, arrive chargé d'un pain qu'il 
tient dans son bec. Le prophète a la barbe blanche; les traits 
de son visage brûlent de tous les feux de l'enthousiasme 
sacré; il n'a pour tout vêtement qu'une draperie jetée sur 
ses genoux. 

T. îî. 7 p. Op. - L. 6 p. 6 p. 

587 — 1273. Elie visité par un ange *. 

Elie, fuyant la colère d'Achab, s'était retiré dans le 
désert, lorsqu'un ange apparaît et lui transmet les ordres 
du Seigneur. Le prophète est à. demi-couché sur la terre, 
diins uu s;te aride et qui offre à peine quelques traces 



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4o 






— 50 — 
de végétation. Un manteau est jeté sur ses épaules par 
dessus l'habit brunâtre dont il est revêtu. A la voix de l'ange, 
Elie s'est retourne et écoute d'un air rempli d'étonnement 
les paroles que lui adresse le céleste messager, dont la main 
gauche étendue lui désigne les nouveaux lieux où il doit 
porter ses pas. 

T. H. 7 p. p. - l. 7 p. 6 p. 

588 — 1281. Elie demande du pain à la veuve de Sarephta *. 

Elie se rendant à Sarephta, où il se retirait par Tordre du 
Seigneur pendantles jours de famine qui devaient désoler le 
royaume d'Israël, y rencontre une pauvre veuve qui ramas- 
sait du bois sec afin de préparer un peu de nourriture pour elle 
et son fils. L'homme de Dieu s'adresse à elle et lui commande 
d'aller lui chercher du pain. Accroupie sur la terre , la 
pauvre veuve, déjà chargée d'un peu de bois, se retourne avec 
etonnement vers le prophète. Elle est accompagnée de son 
enfant qui tient une cognée à la main et semble également 
préoccupé des paroles d'Elie. 

T. H. 7 p. p. - L. 6 p. 5 p. 

589 — 1268. Elie recevant le pain de la veuve de Sarephta \ 

/y Dans un site sauvage et au pied d'un énorme rocher 

dont les flancs brunâtres sont semés de quelque végétation, le 
prophète Elie, assis sur la terre nue, tourne la tète à la voix 
de la pauvre femme à qui il avait demandé du pain, et qui lui 
apporte le seul morceau qu'elle eût conservé pour elle et son 
fils. L'homme de Dieu, le corps à demi - nu, a les reins enve- 
loppés d'un manteau rougeatre reployé sur ses genoux. Sa fi- 
gure est grave, et il porte sur son front l'empreinte d'une pro- 
fonde tristesse. La veuve de Sarephta est vêtue d'un grossier 



manteau qui recouvre sa tête. Elle tient de la main gauche 
une corbeille que lui aide à porter son jeune enfant qui mar- 
che à côte d'elle. 

T. h. 7 p. p. - L. 7 p. 4 p. 

La réunion de ces six compositions donne d'un seul coup 
la mesure du talent prodigieux de Fauteur de la belle coupole 
de S. André délia Valle. 

Dans les deux premiers tableaux, c'est surtout la fécondité 
de son imagination, la puissance de son ge'nie,la savante prati- 
que de son art, qui éclatent: il s'agit de grands épisodes histori- 
ques. Une multitude de personnages prennent part à l'action 
et l'on y admire autant l'heureuse disposition des groupes que 
la hardiesse des poses, que la force pénétrante des expres- 
sions. Tout y est plein de mouvement et d'éloquence; on devi- 
ne la pensée des personnages à leurs regards et à leurs gestes, 
et il n'est pas un d'entr'eux qui ne concoure activement à 
l'effet général. 

Les quatre autres tableaux, moins riches en figures, rachè- 
tent largement ce désavantage, par le grand caractère que le 
peintre a donné à son sujet, par la fierté et l'enthousiasme avec 
lesquels il l'a traité. Chacun d'eux est un drame complet, auquel 
il ne manque rien de ce qui peut fortement émouvoir et 
impressionner. En somme, sous le rapport du dessin, du gran- 
diose des formes, de l'excellent goût des draperies, comme de 
la belle entente de l'effet, aucun de ces six tableaux ne le cède 
à l'autre, et l'on ne sait lequel prouve davantage le mérite du 
peintre. 

LANFRANC {attribué à). 

590 — 810. Tête de vieillard \ 

Vu à mi-corps, il a la main droite appuyée sur un ba 
ton. Sa longue barbe blanche flotte sur sa poitrine; ses traits 



// 



— - 52 — 
bien accuses témoignent d'une que l'4ge n't pas enco- 

re abattue* 

Celte tête n offre pas la même hardi técutîon que 

les tableaux précédents ; elle est au contraire d'un faire ' 
caressé) néanmoins elle a toujours passé pour ctrcdcLaniraiic. 
T. il. 1p. 11 p. 9 l. -l. p. 1 p. 5 p. 9 1. 

LAUÏU FiLirro). 
591 — 600. Lapidation de Saint Etienne *, 

Les juifs, assemblés autour du saint, ramassent des pierres 
qu'ils lui lancent avec rage. Leurs traits contractes, leurs mus- 
cles violemment tendus, expriment la fureur parvenue au 
plus haut degré qu'il lui soit donné d'atteindre. Saint Etienne 
est k genoux:, vêtu de ses babits de diacre- ses int fixes 

au ciel où vient de lui apparaître Jésus assis sur les nues à la 
droite de son père. Un ange, détaché de la foui' prits 

célestes qui accompagnent l'éternel et son fils, plane un peu 
au-dessus de la tête du saint martyr; d'une main, il tient une 
couronne, et de l'autre lui montre les cieux qui l'attendent* 

La scène se passe non loin d'une ville dont on aperçoit 
quelques élégans édifices, sur un terrain meublé à droite et à 
gauclie de beaux bouquets d*arbres. Le dessin est parfaitement 
senti, les draperies, d'un bon style- la couleur; suave et bril- 
lante; et à toutes ces qualités , qui indiqueraient un peintre 
d'bistoirc, se joint une exécution soignée, a laquelle il ne 
manque rien pour plaire. 

t. n. 1 p. o p. 4 1. - L. 1 p. 3 p. 7 1. 

POLIDORE (Stefano Je Venise). 

592 — 144G. Une Sainte famille et Sainte Catherine \ 

Assise devant un édifice de construction gothique, ! 
M rie tient sur ses genoux l'enfant Jésus qui joue avec le cor-; 



— 53 — 
don attache à la clef que saint Pierre a dans sa main droite} 
un genou en terre , l'apôtre s'appuie de la main gauche sur 
un livre. A droite de Marie, sainte Catherine pose une de ses 
mains sur la roue, et de l'autre tient une palme. 
Ouvrage qui rappelle l'école du vieux Palme. 
b. h. 2 p. 6 p, - l. 3 p. 4 p. 

PALME LE VIEUX {école de Jacopo Palma). 
593 — 680. La Vierge, V enfant Jésus et "plusieurs saints*. 

La Vierge Marie, assise et vue à mi- jambes, tient sur ses 
genoux l'enfant Jésus attaché à son chaste sein; elle est en- 
tourée de trois saints personnages et du petit saint Jean. 

Deux petits anges sont en l'air et soutiennent une cou- 
ronne au-dessus de la tetc de Marie. 

B. H. 1 p. 6 p. 6 I. - l. 2 p. o p. 6 I. 

PALME LE JEUNE (Jacopo). 

594 — 1417. Saint Jérôme dans le désert. 

Au pied d'une roche escarpée, saint Jérôme, assis sur la 
terre auprès d'un sablier et d'une t<?te de mort, s'appuie de la 
main gauche sur un livre ouvert à ses côtés, et tient de l'autre 
une longue croix de bois sur laquelle ses yeux sont fixés avec 
un air de profonde méditation. 

B. H. 1 p. 8 p. 6 1. - L. 1 p. 3 p. 2 1. 

DOMINIQUJN (école du). 

595 — 632. Sainte Cécile*. 

Assise devant un orgue sur la table duquel est posé un 
cahier de musique, la jeune muse chrétienne joue du violon, 
tandis qu'un ange, debout derrière elle, l'accompagne de la 



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— 54 — 
flûte. Ou lit dans les yeux de la Sainte tout le feu de l'en- 
thousiasme qui remplit son âme. 

T. h. 3 p. 2 p. - L. 2. p. 6 p. 

VÉRONÈSE(Carletto). 

596 — 432. Portrait de femme *. 

Elle est vue en buste, et porte un riche costume à la vé- 
nitienne, ainsi qu'un collier et des boucles d'oreilles en per- 
les fines. Ses cheveux, d'un blond dore, relevés en boucles 
sur son front, ajoutent encore à la blancheur de son teint. 

Ce portrait est d'une grande venté de ton. 

T. H. 1 p. 1 1 p. 6 1. - L. 1 p. 5 p. 

BOSELLI (Felice de Plaisance). 

597 — 836. Sujet de nature morte *. 

Un coq et quelques pigeons sont suspendus aux cro- 
chets d'un garde-manger, au-dessus d'une corbeille remplie de 
pommes. 

t. H. 2 p. 9 p. - l. 1 p. 5 p. 

598 — 837. Le pendant *. 

Deux dindons plumés et attachés par les pattes, ainsi qu'un 
canard suspendu parle bec, se voient dans un garde-manger 
au-dessus d'une planche sur laquelle on a placé un foie et 
un cœur de veau. 

T. H. 2 p. 9 p. - L. 1 p. 5 p. 

Par le soin de l'exécution, le peintre semble avoir voulu 
se rapprocher de la manière des Flamands. 



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— 55 — 

GUERCHIN (école du). 

599 — _ 1533. Angélique et Médor. 

La jeune bergère, tout en entourant son amant de son 
bras gauche, lui fait remarquer d'une main son nom qu'elle 
a gravé sur la roche au-dessus d'une fontaine. L'heureux 
berger s'empresse à son tour de graver le nom de son amante, 
dont on aperçoit déjà les deux premiers caractères. 
T. H. p. 7 p. I. - l. p. 10 p. 6 I. 

BOLOGNÈSE (Gio. Frais cesco Grimaldi, dit le). 
600 — 428. Paysage*. 

Au pied d'une éminence rocheuse où s'élèvent de grands 
arbres, une villageoise est assise sur un tapis de verdure émaillé 
de fleurs; elle s'adresse à deux hommes arrêtés au bord d'un 
ruisseau qu'alimente une cascade provenant d'un lac qui bai- 
gne le second plan. Au-delà du lac, des massifs d'arbres se dé- 
tachent sur une ligne de montagnes azurées qui bornent 
l'horizon. 

Ce petit paysage est assurément bien traité et d'un grand 
goût de composition. 

t. H. 1 p. p. 2 I. - l. 1 p. 4 p. 3 I. 

VENUSTI {genre de Marcello). 

601 — 1051. Portrait de femme. 

Vue à mi-jambes et debout sous une draperie verte, elle 
se présente, la main gauche appuyée sur une petite table; 
de la droite elle joue avec le cordon qui lui sert de ceinture. 
b. il. 1 p. p. 8 I. - L. p. 8 p. 4 I. 






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-~ 5S — 

CLAUDE LORRAIN (écol$d$). 

602 — 960. Paysage. 

Une rivière coule dans un lit semé derocaillesà travers 
une plaine aride; elle passe sous an pont de forme pittoresque 
au-delà duquel elle forme cascade, et baigne ! L'une 

hante montagne entièrement couverte d'arbres touuus* Sur le 
premier plan, une femme montée sur u\i mulet s'avance arec 
un piéton; un homme garde deuv chèvres qui broutent non 
loin de lui. 

Ce paysage, largement traite, montre que son auteur a 
étudié tout à la fois les ouvrages du Claude et ceux de Both 
d'Italie. 

c. il. 3 p. 10 p. - l. 5 p. 3 p. 4 I. 

CARRACIIE (attribue à Annibal Carracci). 

603 — 799. Je ht s- Christ portant sa croix *; 

Déjà affaibli par la longue série de ses souffrances , 
notre divin Sauveur vient de succomber sous le fardeau 
qui l'accable. Sa main gauche, qui cherche péniblement à 
s'appuyer sur une grosse pierre, indique, autant que ses traits 
abattus, le profond accablement de son âme. En ce moment, sa 
mère s'approche pour le consoler: le visage de celle-ci exprime, 
avec la douleur la plus profonde, le sentiment d'une résigna- 
tion sublime à la volonté de Dieu. 

La gravure que F. Poilly à donnée d'après celte compo- 
sition ne laissait aucun doute au Cardinal qu'elle ne fut 
réellement d'Annibal Carrache. L'expression forte et péné- 
trante des figures, le grand effet du tableau, devaient naturel- 
lement contribuer à entretenir cette pensée. Toutefois il se 
pourrait que ee ne fût qu'une belle répétition faite dans l'école. 
i\ ;i. 4 p. 3 p. - l. 3 p. 2 p. 



— 57 — 
ALBANE (Fràncesco Alba.ni). 

604 — 535. Baptême de Jésus *. 

Notre Seigneur vient d'entrer dans le Jourdain , dont le 
lit coule au pied de hautes montagnes rocheuses, pour rece- 
voir le baptême de saint Jean qui, place à sa gauche, verse 
sur son front doucement incliné l'eau régénératrice. L'atti- 
tude du Messie est celle de l'humilité la plus profonde; il 
est à demi-nu et ses bras sont pieusement croisés sur sa poi- 
trine. Mais, tandis qu'il s'efforce ainsi de cacher sa divinité, 
tout le ciel semble s'être ému à la fois pour la proclamer. 
Quatre anges sont déjà, accourus et s'empressent de remplir 
diverses fonctions qui se rattachent à la cérémonie de son 
baptême: l'un déploie le linge blanc qui doit essuyer son 
front ; l'autre, à genoux, balance dans ses mains l'encensoir; 
un troisième soulève respectueusement le pan de son man- 
teau; enfin l'autre, déboutaient d'une main le saint chrême 
placé dans un navicule d'argent. Immédiatement au-dessus 
de la tête de Jésus et descendu jusqu'à la hauteur du 
sommet des montagnes, le Saint-Esprit plane sous la for- 
me d'une colombe; autour de lui une chaîne de petits sé- 
raphins voltigent gracieusement. Assis au plus haut du ciel, 
1 Eternel contemple son fils bien aimé; toute sa puissance 
se révèle dans son attitude, et l'on dirait que des torrens de 
grâces s'échappent de son sein pour inonder ce fils dans 
lequel il met toutes ses complaisances; à sa droite et à sa 
gauche, d'autres séraphins l'adorent en exprimant dans leurs 
gestes le respect et l'amour dont ils sont pénétrés. A gauche 
de saint Jean Baptiste, une femme accroupie sur les bords du 
fleuve y puise dans une coupe l'eau qui doit servir à baptiser 
un charmant enfant que sa mère, assise à quelques pas, tient 
et presse dans ses bras. L'expression douce et touchante de 

5 



— 58 — 
cette mère, l'empressement que l'autre femme met à puiser 
son eau, rendent bien la nature des sentimens dont cha- 
cune d'elles est pénétrée: ces sentimens sont ceux d'une 
pieté fervente, que partagent également douze autres person- 
nes qui se tiennent plus en arrière, et qu'une même pen- 
sée a rassemblés sur les pas du précurseur. Le sévère aspect 
des montagnes, à peine adouci par la riante verdure de quel- 
ques arbres ou arbustes, donne aux divers personnages qui 
occupent la scène un caractère de gravité qui ajoute encore 
à la solennité de l'action qui se passe. 

Cette belle composition, riche de quarante-trois figures, a 
etc conçue en peintre d'histoire et fait le plus grand honneur 
à son auteur. On voit que l'Albane s'était pénétré de son 
sujet et que son pinceau, qui semblait exclusivement réservé 
aux grâces et aux amours, savait encore traiter les sujets gra- 
ves et religieux. Peut-on, en effet, trouver plus de beautés 
de ce genre dans les figures qu'il nous a tracées de l'Eternel 
et du Christ? Ne reconnaît-on pas dans la première le type 
le plus parfait de la puissance illimitée? Quelle majesté dans 
la pose, et que Dieu est bien là tout entier! Et ce Christ, 
comme son attitude est celle de la soumission et de l'abais- 
sement ! . . . ne le prendrait-on pas pour la personnification 
même de l'humilité?... que de grâces dans les Anges, et que 
de tact dans la manière dont ils sont répartis!... et cette mère 
comme sa figure est belle, comme son attitude est distinguée! 
Elle fait penser aux graves beautés du Dominiquin. Aussi se 
demande-t-on avec étonnement, où donc le pinceau si doux 
et si gracieux de l'Albane avait su puiser tant de fierté et 
d'énergie?... Si nous abordons maintenant les détails, nous 
ne serons pas saisis d'une moins vive admiration. Nous nous 
plairons à retrouver l'Albane lui-même dans toute la puis- 
sance du coloris, dans l'élégante disposition des ajustemens 
cl des draperies, dans la correction du dessin, la vérité du 



7/ 



*c 



— 59 — 

nu et la délicatesse de la carnation ; nous verrons avec quel 
art le peintre a su faire des sacrifices du plus heureux à 
propos, afin que les parties saillantes de sa composition res- 
sortissent avec éclat et produisissent le plus merveilleux effet. 
t. h. 4 p. 1 p. - L. 5 p. 6 p. 6 1. 

GUIDE (Guido Reni, dit le). 
605 — 2030. Tête d'un saint évêque. 

Revêtu d'une chape et tenant sa crosse dans la main droite, 
un saint e'vêque lit attentivement dans un livre ouvert de- 
vant lui} sa tête vénérable, ornée d'une longue barhe et de 
cheveux blancs, est couverte d'une calotte. 

Forme ronde. — - b. h. 1 p. 8 p. 2 1. - L. 1 p. 7 p. 6 1. 

* 606— 2031. Tête d'un Saint. 

Le front ridé et les yeux abaissés par de pieuses réflexions, 
les mains croisées sur sa poitrine , le saint paraît méditer 
profondément sur les fins de l'homme à la vue d'une tête de 
mort déposée devant lui. 

Forme ronde, b. h. 1 p. 8 p. 7 1. - L. 1 p. 7 p. 10 1. 

607 — 2032. Saint Antoine abbé. 

La tête chauve et le visage orné d'une longue barbe blan- 
che qui flotte sur sa poitrine , le saint abbé, appuyé sur un 
bâton qu' il tient dans sa main gauche, regarde devant lui 
avec des yeux pleins d'une douce attention. 

Forme ronde. B. h. 1 p. 8 p. 6 1. - L. 1 p. 7 p. 7 1. 

Chacun conviendra que ce sont là trois morceaux d une 
belle facture. 

PKIMATIGE (attribué à Francesco Pbimaticcio). 

608 — 698. Sainte Famille \ 

Vêtue d'une robe rose à manches vertes et que recouvre 
en partie un manteau bleu , la Vierge Marie soutient con- 



J3 







— 60 — 
tre son sein le petit Jésus assis sur des coussins. Saint Jean, 
tenant une croix dans sa main gauche levée , regarde avec 
amour le saint enfant qui, le bras étendu vers lui, regarde 
aussi comme s'il voulait parler. A droite et à gauche de Ma- 
rie, sainte Elisabeth et saint Joseph, les yeux pieusement 
fixés sur le divin enfant, recueillent d'un air pénétré de 
respect tous les détails de cette scène muette. 

Bien que, par la composition et le ton de la couleur, on 
reconnaisse que l'auteur de ce tableau a voulu traiter son 
ouvrage à la manière d'André del Sarte, nous croyons cepen- 
dant y retrouver Tex-écution du Primatice. 

b. b. 3 p. 7 p. - L. 2 p. 10 p. 6 1. 

TITIEN (Ecole de tiziano vecellio). 

609 — 1 102. Saint Jérôme *. 

La tète appuyée sur ses bras croisés sur un de ses genoux, 
saint Jérôme, une croix dans sa main droite, est plongé dans 
une profonde méditation. Autour de ses reins est roulé un 
manteau de pourpre dans l'un des plis duquel est placée une 
tête de mort. 

Figure d'une belle couleur, et d'une anatomie très savam- 
ment étudiée. 

t. h. 2 p. 7 p. - L. 2 p. p. 2 1. 

610 — 604. Repos de la Sainte Famille *. 

Dans un vaste paysage entrecoupé de montagnes semées 
cà et là d'arbres et de fabriques, coule une large rivière, au 
bord de laquelle la sainte Vierge et saint Joseph assis s'occu- 
pent à emuiaillotter l'enfant Jésus. 

t. n. 2 p. 10 p. 10 1.- , i p. 2 p. 6 1. 



— 01 — 

PALME le vieux (École de Jacopo). 

611 — 442. La Vierge, V enfant Jésus et saint Jean. * 

Assise et vue à mi-jambes, la Vierge Marie tient sur ses 
genoux l'enfant Jésus, qui se penche en avant pour saisir 
une poire posée sur une corbeille de fleurs que lui présen- 
te le petit saint Jean. 

b. h. 1 p. 9 p. - l. 2 p. 1 p. 6 1. 

PONTORME [attribué à Jacopo Carrucci, dit le). 

612—760. Un ange déployant le linge 
de sainte Véronique, * 

Debout et vu à mi-jambes, un ange tient dans ses mains 
les deux bouts du linge sur lequel est imprimée la face 
de Notre Seigneur. Les traits de l'esprit céleste paraissent 
empreints dune profonde douleur. 

Morceau d'un beau caractère. 

t. h. 3 p. 4 p. 9 1. - l. 2 p. 5 p. 

DOMÏNIQUÏN (École du). 

613 — 787. Sainte Cécile. * 

Assise devant un orgue sur le clavier duquel elle pro- 
mène légèrement ses doigts, la jeune vierge semble s'inspi- 
rer des sons harmonieux qu'elle tire de l'instrument. Deux 
anges, debout à son côté, goûtent un charme indicible à l'en- 
tendre. 
Composition pleine d'une douce amabilité. 

t. ji. 2 p. 8 p. 4 1. - l. 2 p. Op. 10 1. 






' 



— 62 — 

ALBERTLM-LLI (Maiuotio). 

61 4 — 726. La Fiergc, l'enfant Jésus, le petit 
saint Jean et sainte Elisabeth. 

Assise au pied d'un arbre touffu, la Vierge Marie sou- 
tient sur OU de ses genoux, qu'elle abaisse vers la terre, 
l'enfant Jésus dont son bras gauche enlace le petit corps. 
De la main droite elle rapproche la tete du fils d'Elisabeth 
de celle du (ils de Dieu qui se penche vers lui pour l'em- 
brasser. Le jeune précurseur, agenouille devant son cousin, 
tient une couronne de fleurs et semble devancer ses cares- 
ses.Sainte Elisabeth, s'appuyant de la main gauche sur l'épaule 
de sa jeune parente, tient légèrement de la main droite 
l'extrémité de la croix de son fils. Les regards des deux 
mères suivent, avec autant d'intérêt que d'amour, les témoi- 
gnages de tendresse que se prodiguent les deux enians. 

Lorsqu'à l'examen d'un ouvrage on reconnaît que son 
auteur a étudié Raphaël pour le dessin et Fra Bartholo- 
meo pour la couleur, il faut assurément s'attendre à trouver 
une composition digne de louanges sous plus d'un rapport. 
Effectivement l'on rencontre dans ce tableau une douceur 
séduisante dans les physionomies , et une couleur d' un 
charme inexprimable. 

b. h. 4 p. 6 p. - l. 3 p. 7 p. 8 1. 

CORRÈGE (d'après le). 

615 — 846. La Ficrge au lapin. * 

La Vierge Marie, assise à terre, tient sur un de ses genoux 
sou divin fds. De la main droite elle soutient le pied de ren- 
iant, et de la gauche embrasse son petit corps: tous deux 



— 63 — 
semblent profondément endormis. La tête de la mère s'est, en 
«'inclinant sur son sein, rapprochée de celle de Jésus. Un ange 
voltige au-dessus de ce groupe sacré. 
Petite copie fort exacte de l'original du Corrège. 
t. h. 1 p. 5 p. 9 1. - l. 1 p. 2 p. 

DOLC1 (d'après Carlo). 

616 — 790. Une Mère de douleur. * 

Entièrement enveloppée dans les plis d'un ample manteau 
bleu, la sainte Vierge, les mains jointes, la tête inclinée et le 
visage pâle, est en proie à la plus profonde douleur qui ja- 
mais ait brisé un cœur de mère. 

Très bonne copie faite dans l'école. 

t. h. 2 p. 9 p. 2 1. - l. 2 p. 2 p. 3 L 

ANDRÉ DEL SARTO (école de). 

617—1128. Sainte Famille. 

Vue à mi-jambes, la Vierge Marie tient sur ses genoux l'en- 
fant Jésus attaché à son sein et abaisse ses regards sur ce cher 
objet de sa tendresse. A sa droite et derrière le fils de Dieu, 
saint Jean presse sur sa poitrine la croix qu' il tient de ses 
deux mains. 

Forme ovale, b. h. 2 p. 2 p. 3 1. - l. 1 p. 9 p. 

NAPOLITAIN (Philippe d'Angeli, dit le). 

618— 3324. Combat de Cavalerie *. 

Un combat furieux s'est engagé de chaque, côté d'un im- 
mense rocher, entre deux corps de cavalerie : la mêlée est 



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if 



— 64 — 
générale. La fureur avec laquelle les combattans se char- 
gent, se repoussent, s'attaquent, se défendent; leurs cris de 
rage et de désespoir; les couvulsions des blessés; rien n'y 
manque: tout y est retracé avec une énergie qui prouve que 
l'artiste s'était \ivement pénétré de la nature de son sujet. 
t. h. 3 p. 1 p. 2 1. - l. 4 p. 2 p. 

619 — 3323. Pendant du précédent*. 

Sur un terrain semé de roches, au pied d'une tour dont le 
sommet seul se révèle à travers des torrents de fumée, deux 
corps de cavalerie se battent avec acharnement. Le choc est si 
v iolent, que les combattants se confondent, que les étendards 
des deux partis s'entre-croisent, et que les chevaux, engagés 
au fort de la mêlée poitrail contre poitrail, ont peine à se 
mouvoir. L'action s'étend jusque sur les bords d'une rivière 
dans laquelle les fuyards se précipitent. 

t. ii. 3 p. 1 p. 2 1. - l. 4 p. 2 p. 

CARAVAGE (Michel-Angiolo Amerigm, dit h). 
620 — 1531. Elie nourri par un ange \ 

Ce prophète, s'étant endormi dans le désert, est éveillé par 

un ange qui lui apporte un pain et de l'eau dans un vase. 

L'homme de Dieu , la tête légèrement renversée en arrière , 

est appuyé sur sa main droite; sa barbe et ses cheveux blancs 

ajoutent encore à la grave expression de ses traits fortement 

accusés. 

t. h. 3 p. 1 p. 6 1. - l. 2 p. 6 p. 6. 1. 

RAPHAËL (d'après). 
621 — 1060. La Transfiguration. 

Ancienne copie. 

j. h. 1 p. 5 p. 8 1. - L. 1 p. p. 3 1. 



— 65 — 

SEBASTIEN DEL PIOMBO (d'après). 
622 — 577. Notre Dame de pitié. 

La mère du Sauveur, les yeux et les mains levés vers le 
ciel , supporte contre elle le corps de son ûls dont les bras 
sont posés sur ses genoux. 

b. h. 3 p. 1 1 p. - l. 2 p. 6 p. 5 1. 

G1MIGNAN1 (Giacinto). 

623 — 503. Enée reçoit Cordre de quitter Carthage *. 

Au moment où Ene'e , entouré de plusieurs officiers de 
la cour de Didon , visite les travaux d'embellissement qui 
se font à Carthage , Mercure , messager de l'Olympe , vient 
de la part du maître des Dieux lui ordonner de partir. La 
surprise du héros se peint sur sa figure et se communique à 
ceux qui l'accompagnent. 

(Signé Hyacinthus Giminianus, anno 1643). 
t. h. 4 p. 1 p. - l 6 p. 9 p. 

624 — 520. Funérailles d'Ânchise *. 

Tandis qu' Enée et ses compagnons, la hache à la main, 
s'occupaient à couper le bois destiné au bûcher d'Anchise, 
le héros troyen est abordé par une envoyée de sa mère, qui 
lui intime les volontés de la Déesse. En même temps, l'oiseau 
de Vénus, qui apparaît dans les airs, semble confirmer les 
paroles de la messagère. 

t. h. 4 p. 1 p. - l. 6 p. 9 p. 

L'éclat avec lequel ces deux sujets sont traités en fait 
deux beaux tableaux de décoration. 



ço 



— 66 — 

BASSAH [i l'imitation de). 
625 — 1454. Adoration des bergers. 

La Vierge, agenouillée devant la crèche où repose l'enfant 
Jésus, soulève de ses deux mains le lange qui le couvrait, pour 
le montrer aux regards empressés des bergers, 
c. h. p. 10 p. - l. 1 p. 1 p. 

TINTORET (à V imitation du) 

626 — 668. Sainte Famille \ 

Assise au pied d'un vieil édifice, la Vierge Marie tient sur 
ses genoux Fenfant Jésus ; saint Joseph les regarde, la tète 
appuyée sur Tune de ses mains. 

b. h. 1 p. p. 7 1. - l. p. 9 p. 4 1. 

GUERCHIN (Gio. Francesco Barbieri, dit le). 

627 — 775. Saint Jean dans le désert *. 

Le corps penché le long d'un rocher que recouvre son 
manteau, le saint précurseur, agenouillé et tenant sa croix 
dans la main droite, s'appuie du coude sur le sommet de ce 
rocher, des flancs duquel s'échappe une eau vive qu'il re- 
cueille dans une écuelle. Une peau d'agneau entoure ses 
reins; sa tête pleine d'une douce expression est embellie par 
une chevelure brune qui flotte en arrière; son regard médi- 
tatif trahit chez lui un grand caractère. 

Cette figure, du plus beau relief et du plus grand effet, 
passe généralement pour être de la première manière du 
Guerchin, alors qu'il peignait dans le goût du Caravage; 



— 67 — 
elle a, il est vrai, tant de rapports avec les productions de ce 
maître, que plus, d'une personne la lui attribue. 
t. h. 4 p. 2 p. 6 1. - l. 2 p. 11 p. 6 I. 

CREARA ( Sakto ). 
628 •— 785. Enée emportant son père Anchise, * 

Chargé de son précieux fardeau, suivi de Creuse et d'Asca- 
gne son fils, le héros troyen, averti par les Dieux que toute 
résistance est désormais inutile, cherche à soustraire sa fa- 
mille aux dangers qui la menacent. 

Ardoise. — h. 1 p. 4 p. 6 1. — l. 1 p, 1 p. 2 1. 

SIRANI (attribué à Elisabetia). 

629 — 1 103. Portrait en buste de cette artiste. 

Elle porte une parure de perles, et une robe dont le cor- 
sage décolleté est orné de filets d'or; ses cheveux blonds sont 
relevés en nattes derrière sa tête. 

t. h. 1 p. 9 p. — l. 1 p. 2 p. 8 1. 

MOLA (Pier Francesco). 
630 — 598. Prédication de saint Jean- Baptiste *. 



Assis sur un quartier de rocher, à l'entrée d'une foret, 
saint Jean-Baptiste, ayant sa croix à la main, prêche au peuple 
qui l'entoure: la plus profonde attention se manifeste sur 
tous les visages. 

Une couleur et un effet frappants de vérité, une compo- 
sition simple et pleine de noblesse, une grande hardiesse de 
pinceau, avaient fait attribuer ce tableau à Salvator Rosa, aux 
ouvrages duquel il le dispute en mérite. 

t. h. 1 p. 4 p. - l. 1 p. p. 4 I. 



/7 



•> 






V 



— f>s — 

SCIH AVOINE .atinbuc a Andréa) 

G31 — 1439. Naissance de In Vierge* 

Sainte Anne repose sur on lit à baldaquin qu'entourent 
plusieurs femmes, tandis que sous ses yeux d'autres femmes 
donnent les premiers soins à l'enfant qui vient de naître. 
b. h. 1 p. 5 p. 4 1. -l. p. 11 p. 10 1. 

MANFREDI (BautoLommeo). 

f>32 — 730. Saint Jean -Baptiste enfant'*'. 

Vu à mi-corps, le jeune précurseur tient dans ses deux 
mains une croix: de roseau qui semble, au doux sourire qu'il 
lui adresse, n'être encore pour lui qu'un sujet d'amusement. 
La peau de brebis, qui tombe de ses épaules jusqu'il sa cein- 
ture, laisse à nu sa poitrine. De beanx cheveux blonds ornent 
sa tête et donnent un agrément de plus à sa physionomie 
vraiment spirituelle. 

La grâce enfantine, la naïveté du jeune age, brillent ici 
dans tout leur éclat. L'animation de cette petite figure, la 
vérité de la carnation, le soyeux de la chevelure, ne permet- 
tent pas de douter que l'auteur, en la peignant, n'ait eu sous 
les yeux le plus charmant modèle. 

t. h. 1 p. 5 p. 9 1. - l. 1 p. 2 p. 5 1. 

LÉONARD HE V1.XC1 {Style de). 

033 — f>90. Sommeil de Venfant Jcsus *. 

Sons une tenture verte, attaeehée aux branches d'un vieil 
arbre, auxquelles une jeune vigne se marie agréablement, la 



— 69 — 
Vierge, assise au-delà d'une table de pierre, tient sur ies ge- 
noux son divin fils endormi. L'enfant a la tête penchée sur 
son petit bras posé sur le sein que ses lèvres viennent de 
quitter } son autre main s'est glissée sous le corsage de sa 
mère, qui d'une main soutient le corps de son fils, et de l'au- 
tre, un de ses pieds. Dans le lointain on aperçoit une ville 
construite à la base d'un rocher $ quelques maisons en cou- 
ronnent le sommet. 

b. n. 1 p. 10 p. 10 1. - L. 1 p. 4 p. 8 1. 

MATUR1NO. 

634 — 3079. Découverte des livres Sibyllins *. 

En présence de deux vieillards qui semblent députés pour 
surveiller les fouilles, un grand nombre d'ouvriers procèdent 
à l'ouverture de deux tombeaux, de l'un desquels on a déjà 
retiré plusieurs livres sibyllins que les vieillards reçoivent 
avec empressement. Plusieurs hommes, armés de leviers, 
s efforcent de soulever le couvercle du second tombeau , au- 
tour duquel gisent a terre des débris de sculpture. Le fond 
offre la vue d'un palais; plus en avant se trouvent quelques 
rochers couronnés d'arbres. 

Composition traitée à 1 instar de Raphaël, mais exécutée 
d'une manière large et expéditive. 

t. h. 3 p. 1 p. - l. 4 p. 2 p. 6 1. 

PROCACCINl {à Vimitation de). 

635 — 433. Sommeil de V enfant Jésus *. 

Ent ouré de saint Joseph, de sainte Anne et du petit sain t Jean, 
l'enfant Jésus repose endormi sur les genoux de sa mère qui, 



/€ . 



— 70 — 

parmi geste de sa main droite, semble avertir qu'on doit se 
garder do troubler son sommeil. 

t. h. 1 p. 4 p. 10 1. - l. 1 p. 1 p. 2 1. 

MANTEGNA (imitation d'Andréa). 

636 — 1357. Saint Jérôme*. 

Assis parmi des roches , à l'entrée d'une grotte , le saint 
vieillard, un crucifix dans la main gauche, contemple une tête 
de mort, posée devant lui sur un massif de pierres qu' om- 
bragent les rameaux d'un chêne. 

b. il. 2 p. 2 p. 2 1. - l. 1 p. 8 p. 

MESSINE (attribué à Salvo dit Antonio, de). 

* { 637— 597. la Vierge en prière *. 

Entièrement couverte de son manteau , la Vierge, vue à 
mi-corps et les bras croisés sur sa poitrine , est en oraison 
devant une table sur laquelle sont deux livres, l'un ouvert et 
l'autre fermé. Il règne dans son attitude, dans son regard 
qu'elle tient baissé, dans la douce tranquillité de ses traits , 
un profond sentiment d'amour divin. Les mains sont d'une 
beauté délicate; la couleur est flatteuse, et l'exécution, des 
plus soignées. 

b. h. 1 p. 3 p. - l. 1 p. p. 

CARRACHE (école des). 

638 — 576. Le Christ descendu de la croix *. 

Déposé sur un suaire étendu sur la terre au pied de la 
croix, le corps du Sauveur est soutenu par un archange qui, 
placé derrière lui, le relève de ses deux mains et préside aux 



— 71 — 

soins que lui rendent trois petits anges. Derrière ce groupe et 

debout au pied de la croix, la Vierge, les mains jointes, suit 

du regard le geste de saint Jean qui lui montre le ciel. 

Esquisse habilement traitée et d'un bel effet. 

t. n. 1 p. 6 p. - l, 1 p. 2 p. 

ALBANE (Francesco Albani). 

Six compostions représentant des jeux d'enfants. * ( 



■$f 



639 — 3319. Le Colin-Maillard *. 

"S 

Sous une treille que forment les rameaux d'une vigne, 
des petits amours jouent à Colin-Maillard. Il n' est sorte de 
niches que ces espiègles ne fassent à celui que le sort, ou 
la maladresse, a désigné pour remplir ce rôle. L'un, debout 
derrière lui et un pied en l'air, lève la main avec une inten- 
tion rien moins qu'équivoque. Deux autres , amenant un 
bouc, avancent ses pattes de devant vers le petit aveugle, 
dont les mains étendues vont saisir 1' animal. Le reste des 
enfants se tient un peu à l'écart dans des attitudes dif- 
férentes; ceux-ci regardent} ceux-là rient d'avance de la mé- 
saventure qui va frapper leur petit compagnon. 
t. n. 2 p. 10 p. 3 1. - l. 2 p. 9 p. 



S 



640 — 3320. Les Forgerons *. 

Les cruels enfants de Dioné forgent maintenant des armes : 
les uns chauffent le fer au feu d'un fourneau; d'autres le 
frappent sur une enclume; plusieurs vérifient le travail ; l'un 
d'eux s'occupe déjà à tendre un arc. Derrière ces nouveaux 
disciples de Vulcain s'élève une belle fontaine surmontée 
d'un satyre qui jette de l'eau par sa conque. 
t. m. 2 p. 10 p. 3 I. - l. 2 p. 9 p. 



/ 



— 72 — 

641 — 3321. Les Lutteurs \ 

La scène change d'aspect : nos petits espiègles se livrent 
à leurs ébats sur un terrain aride que sillonnent les eaux 
d'une rivière et que bornent des arbres, des temples et un pont 
flanque' d'une tour énorme. Les uns luttent, les autres na- 
gent; ceux-ci sont coucbe's à terre dans diverses attitudes, 
ceux-là tirent au blanc: le but est une large planche de forme 
ovale fixe'e au milieu d'un arbre qui s'élève sur la droite. 
t. h. 2 p. 10 p. 3 1. - L. 2 p. 9 p. 

642 — 3322. La Petite guerre \ 

Deux amours, perches sur les branches d'un pommier au 
tronc duquel grimpe un troisième, en cueillent les fruits 
qu'ils lancent ii leurs petits compagnons e'pars dans la plaine. 
Ceux-ci les ramassent, ripostent et s'en servent comme d'au- 
tant de projectiles qu'ils se jettent les uns aux autres. Le 
the'âtre de cette scène pre'senle des ruines, un obélisque, une 
grande ligne d'aqueducs et des montagnes à l'horizon. 
t. h. 2 p. 10 p. 3 1. - l. 2 p. 9 p. 

643 — 801. Jeux divers*. 

Dans une enceiute que ferme une balustrade de pierre, 
nos joyeux petits enfants se livrent à toutes sortes d'amuse- 
mens. Ici, ils jouent au cheval-fondu; là, se tenant à bras 
le corps, de façon que les pieds de l'un correspondent à la 
tête de l'autre, ils se renversent sur le dos de ceux qui sont 
placés à quatre pattes et se relèvent tour à tour. Deux 
d'entr'eux portent un troisième en triomphe sur leurs bras. 
Le plus grand nombre, se tenant par la main, dansent une 
ronde aux *ons que tirent de leurs instrumens des petits 
musiciens assis sur la balustrade. 

t. h. 1 p. p. 6 1. - l. 4 p. 2 p. 3 1. 



— 73 — 

644 — 782. Le pendant \ 

Les jeux continuent: trois petits acteurs déclament une 
scène de tragédie; des cavaliers, à cheval sur des bâtons et 
la lance au poing, visent un but ; deux enfin font mouvoir 
une balançoire sur laquelle un de leurs compagnons est assis. 
Ces scènes enfantines se passent, comme les précédentes, dans 
un lieu clos d'une balustrade en pierre. 

t. h. 1 p. p. 6 1. - l. 4 p. 2 p. 3 1. 

Ces six tableaux, peints en camaïeu jaune sur fond bleu, 
décoraient, nous a-t-on assuré, le grand salon de la villa 
Madame qui appartenait alors aux Médicis. Que pourrait-on 
ajouter à une telle recommandation? ... 



645 — 547. Avec le temps V amour s'envole*. 

Assise sur un coussin rose à l'ombre d'un jeune bois, une 
femme nue regarde avec douleur le Temps qui, sous la figure 
d'une vieillard armé d'une fa ulx, emporte l'amour dans ses 
bras. Couchés parmi des roseaux non loin de l'infortunée, 
deux petits génies, dans l'effroi que leur cause l'éloignement 
de l'amour, laissent épancher l'eau de leurs urnes. 

Forme ronde. — Cuivre, diamètre 1 p. 6 p. 



& 



646 — 556. Pan et Syrinx*. 
Pendant du précédent. 



La nymphe, pour se soustraire aux poursuites de Pan, se 
précipite dans le fleuve Ladon, au bord duquel l'audacieux 
satyre se trouve tout-à-coup arrêté par des roseaux, Un petit 
amour, placé derrière le Dieu, s'efforce de le retenir en le ti- 

6 




A 



— 74 — 
rantpar son écharpe.Un autre amour fend l'air, ao tlambeto 

«H la main. Endormie sur son unie reversée qu'elle entoure du 
bras droit, une naïade repose a l'ombre de grands arbres* 
Forme ronde. — Cuivre. « — Diamètre 1 p. G p. 
Ce qui (latte particulièrement le regard dans ces deux 
compositions, c'est la fraîcheur et le brillant du coloris, la 
légèreté et la délicatesse de l'exécution* 

D03MIKIQUIN {é l'imitation du). 

647 — 427. Paysage *■ 

Sur le bord d'un chemin qui tourne au pied d'une colline 
chargée d'arbres et de rochers, le peintre a représenté la 

sainte Famille, derrière laquelle se tient un paysan qui garde 
une vacbe. 

t. h. 1 p. 1 p. 6 1. - l. 1 p. 6 p. 4 1. 

PADOUAN (Alessandro Varotari, dit le Padovanino). 

643 — 1259. Renauld et Ârmide \ 

Assise à l'ombre d'un palmier et à peine voilée d'une lé- 
gère draperie, Armide, les cheveux épars sur les épaules, est 
frappée de douleur à l'aspect du casque qu'un amour vient 
tout-à-coup offrir aux regards de Renauld. Le héros en effet, 
dont le courage amorti par les charmes de l'enchanteresse 
se réveille à la vue de son casque et au son d'un tambour 
qu'un amour fait résonner en le frappant avec une liée lie, 
laisse pressentir l'intention de briser les liens bonteux qui 
le retiennent 

Le charme et le brillant du coloris, la gracieuseté des po- 
ses, la vérité des chairs, l'agréable disposition des accessoires, 



— 75 — 
placent l'auteur de ce tableau parmi ceux des peintres qui ont 
étudié avec le plus de fruit et de succès les beaux ouvrages 
du Titien. 

t. h. 5 p. 9 p. - l. 3 p. 6 p. 

CIGNANI (Carlo). 
649 — 805. Le Sommeil de l'Amour *. 

Coucbé sur un lit recouvert d'une draperie bleue, l'Amour 
dort à côté de son arc détendu; sa tête repose sur un coussin 
rouge, et son bras droit reployé est appuyé sur son carquois. 

Il y a dans cette figure toute la souplesse et l'abandon qui 
accompagnent le sommeil. 

T. h. 2 p. p. - l. 3 p. 2 p. 

SALVATOR ROSA (attribué à). 
650 — 2475. Charité Romaine *. 



Debout devant son père, à qui elle présente sjDn sein décou- 
vert afin qu'il y puise avec sa nourriture la prolongation 
de ses jours, la jeune romaine, par cette action d'héroïque 
dévouement, excite, avec l'admiration, la reconnaisance du 
vieillard qui se précipite à ses genoux. 

Ce morceau, peint avec une franchise et une énergie 
telles, qu'on a cru y reconnaître le talent de Salvator, est 
encore recommandable par l'intérêt qu'inspire la figure de 
la jeune femme. 

t. h. 6 p. 5 p. - l. 5 p. o p. 



-70 



il 






-. 76 — 

CAURAGHE (d'après ànmcai). 

651 ■ — 761. Jésus-Christ porté au tombeau *. 

Joseph d'Arimathie et Nicodême s'acheminent vers le 
tombeau, portant à l*aide d'un linceul le corps sacre- du 
Sauveur. Madelaine, lea mains jointes, marche à cote d'eux 
en contemplant avec douleur les restes inanimés du Christ. 
Derrière ce groupe, la \ ierge est tombée évanouie entre les 
Lias de deux femmes. Un homme, charge d'un panier et 
d'un marteau, descend les degrés de la grotte, par une ou- 
verture de laquelle on aperçoit la campagne. 

L'entrée d'une collection ne saurait être refusée à des 
copies traitées comme celle-ci. 

t. h. 3 p. o p. - l. 2 p. 4 p. 

PARMESAN (Style de frawcesco mazzuola, dit lb) 
652 — 610. La Vierge et V enfant*. 

L'enfant Jésus à genoux sur sa mère appuie ses deux 
bras sur son sein maternel. Celle-ci, qui le soutient du bras 
gauche, tient de ses deux mains la bandelette avec laquelle 
elle va l'envelopper. 

Eclairé par une lumière que le peintre a eu soin de dé- 
guiser pour en rendre l'effet plus harmonieux, ce tableau 
plaît encore par la grâce répandue dans la pose et dans la 
physionomie de l'enfant Jé^us. 

t. h. o p. 9 p. 6 1. - l. o p. 7 p. 5 1. 



PAUL VERONESE (d'après paolo caliari). 
654 — 507. Le Christ à Emmails*. 

Notre Seigneur, assis à une table couverte d'une nappe 
blanche, tient dans sa main gauche un pain qu'il bénit de la 
main droite en levant ses regards vers le ciel. Aux deux 
bouts de la table sont assis les deux disciples avec lesquels 
il vient d'arriver à Emmaiïs: ceux-ci ont encore à la main 
leur bâton de voyage ; le geste de surprise, qui leur échappe 
instantane'ment en reconnaissant leur maître à la fraction 
du pain, groupe aussitôt autour d'eux une foule dont les 
regards se portent avec une avide curiosité vers les trois 
voyageurs. De eharmans groupes dYnfans diversifient agréa- 



— 77 — 
BRONZÏNO (angiolo). 

653 — 1623. Passage de la mer rouge *. 

La multitude des enfans d'Israël vient de passer la mer 
rouge dont les flots, en reprenant leur cours naturel, en- 
gloutissent l'armée de Pharaon: on l'aperçoit lui-même, 
au milieu des eaux, luttant inutilement contre la mort. Une 
partie des Hébreux, parmi lesquels on distingue Moïse et 
Aaron, se reposent déjà, tandis que l'autre partie, à peine 
sortie des eaux, arrive à leur suite. 

On serait entraîné trop loin si l'on devait décrire les 
jolis groupes et les eharmans épisodes que présente cette 
composition. Nous sommes obligé de nous contenter de 
renvoyer à l'ancienne gravure qu'en a faite H. Cock qui en 
a donné une fidèle reproduction. 

b. h. 1 p. 9 p. -l. 2 p. o p. 4 1. 



V4 



41 



— 7S — 
blemejlt cette composition, et contrastent avec le sérieux qui 
ressort naturellement de cette scène- 
Cette copie ■ été faite avec assez d'exactitude, pour 
donner une idée des beautés de l' original. 

t. h. 7 p. 6 p. - l. 14 p. 4 p. 

DOLCI (d'après casxo). 

655 — 780. La Mère de douleur *. 

Vue en buste, la sainte Vierge, enveloppée d'un long 
manteau bleu qui couvre sa tetc, abaisse vers la terre des 
regards pleins de larmes. 

Cuivre. Forme ovale. — u. o p. 9 p. - l. o p. 7 p. 

656 — 779. TêU de Christ*. 
Pendant du précèdent. 

Notre Seigneur est représenté en buste, le front cou- 
ronné d'épines et le visage inondé de sang; il porte sur son 
épaule gauebe l'instrument de son supplice. 

c. r. o. a. o p. 9 p. - l. o p. 7 p. 

657 — 795. La Vierge en prière *. 

Les mains jointes et les regards doucement abaissés, la 
Vierge est représentée à mi-corps; un Léger voile blanc 
passe sur sa tête ornée de beaux cheveux blonds séparés rai 

le front. 

c. f. o. ii. o p. 6 p. 2 1. - l. o. p. 4 p. 10 1. 

653 — 794. Le Sauveur \ 

Vu un peu plus qu'à mi-corps, notre Seigneur est assis 

tenant sur ses çeuoux un srlobe surmonte d'une croix. Le 



- 79 - 
geste de sa main droite, le jeu de sa physionomie, indiquent 
qu'il bénit. 

c. f. o. h. o p. 6 p. 2 1. - l. o p. 4 p. 10 1. 

. GUIDO RENI {d'après). 

659 — 568. Le Sommeil de f Amour. 

Etendu sur une draperie rouge, la tête appuyée sur son 
bras gauche qui repose sur un coussin vert, l'Amour dort 
d'un profond sommeil à côté de son arc et de son carquois. 
t. h. 2 p. o p. - l. 3 p. o p. 

FIESOLE (Fra Giovanni Francesco, dit le Beato Angelico de). 
660 — 565. Le Jugement dernier. 

Le fils de l'Eternel, couvert d'une tunique bleu-clair bor- 
dée aux manches et autour du cou d'une dentelle d'or et sur 
laquelle se drape un manteau de même couleur aussi riche- 
ment orné, apparaît assis sur un trône de nuages, soutenu 
par des chérubins: d'autres nuages, également portés par 
des chérubins, lui servent de marchepied. La tête du Sau- 
veur, encadrée dans de longs cheveux blonds qui flottent sur 
ses épaules, est entourée d'une auréole d'or sur le fond de 
laquelle se dessine en rouge le signe du salut; sa main droite 
est levée et sa gauche, abaissée: l'une semble prononcer un 
jugement, l'autre, en confirmer l'arrêt. Une chaîne de brû- 
lans séraphins, aux aîïes d'or, environnent le fils de Dieu 
d'un cercle de feu, symbole de l'amour divin, et d'un cercle 
d'or, emblème de la royauté. Une ellipse d'azur, parsemée 
d'esprits célestes, enferme le souverain juge dans une espèce 
de sanctuaire rayonnant de toutes parts de la gloire qui émane 
de la divinité. 

De chaque côté du trône, ceints de la couronne de gloire 
et velus de robes aux plus riches couleurs, sont symétrique- 



— 80 — 
nient rangés un grand nombre de Saints et d'Apôtres parmi 
lesquels, au premier rang à droite, on distingue la sainte 
Vierge dont l'attitude suppliante semble faire un appel à la 
miséricorde de son fils; ensuite saint Pierre, saint Joseph, 
saint Paul, saint Etienne, saint Dominique, etc.; à gauche, 
sain! Jean le précurseur, sai il 1 Le, sain! Luc, 

saint Benoit, Moïse, saint François d\ t une multi- 

tude d'autres saints et d'au ■' ploien dans le même 

ordre ju pie sur la partie su du volet gauche* Au- 

dessous du juge suprême, UD ange, revêtu d'une tunique 
Lieue enrichie d'or, se tient debout sur un nuage, soutenant 
entre ses mains la croix du Rédempteur. A sa droite et à sa 
gauche, deux groupes d'anges, également revêtus de tuniques 
de diverses couleurs rehaussées d'or, se trouvent aussi sur 
des nuages: deux d'entr'eux ont encore entre les mains de 
longues trompettes, qui viennent de rC\ ciller les générations 
endormies. 

Le vif éclat qui jaillit du trône et fie la face du souverain 
juge a inondé de flots de lumière toute cette partie de la 
scène, et noyé dans un océan de gloire les saints de l'an- 
cienne et de la nouvelle loi, mêlés à la hiérarchie céleste: 
tous expriment leur joie et leur reconnaissance, en adorant 
le Dieu qui les enivre de tant de délices. 

Mais, au-dessous de cette région de honneur, avec quel art 
le tahleau change tout-à-coup d'aspect. Une longue suite 
de -tombeaux entr'ouverts partagent la composition; ils ont 
rendu à la voix de l'archange les dépouilles de tous les siè- 
cles. Une multitude innombrable de personnes de tous rangs, 
après avoir repris leur forme première, ont entendu de la 
bouche du fils de l'homme l'arrêt irrévocable qui les absout 
ou les condamne. Le contraste est frappant: d'un coté, la 
plus pure félicité, la joie et ses délices; de l'autre, la dou- 
leur, le remords, le désespoir et toutes ses horreurs. A droite, 



— 81 — 
les élus accueillis par leurs anges revoient avec ravissement 
le jour éternel qui se lève pour eux; à gauche, parmi les 
démons qui les saisissent avec une cruelle avidité, les damnés, 
maudissant le jour qui leur est rendu, sont entraînes vers 
les demeures infernales. Ici, les saintes amitiés ne se retrou- 
vent que pour se féliciter et se bénir: sainte Scliolastique 
revoit Benoît son frère bien- aimé; leurs mains entrelacées et 
leurs doux regards expriment leur bonlieur de se retrouver; 
des anges gardiens, accourant au-devant des âmes qui leur 
étaient confiées, les pressent dans leurs bras et les embras- 
sent avec ardeur. Là, on ne se reconnaît que pour se maudire: 
des êtres, que des affections impures, que des liens illicites 
avaient unis sur la terre, ne se rapprochent que pour se mor- 
dre et pour se dévorer; des damnés de tous les rangs, que le 
grand peintre chrétien n'a pas craint de signaler sous quel- 
que enveloppe qu'ils fussent cachés, sous la pourpre comme 
sous la bure, sont entraînés par les démons dans les sombres 
demeures du crime. D'une part, le bonheur pur et sans mé- 
lange, des figures douces et angéliques, au sourire aimable 
et gracieux; de l'autre, le malheur et la rage, des visages dé- 
composés, d'horribles contorsions. 

Pour rendre encore le contraste plus frappant et plus 
énergique, le peintre n'a rien négligé: les dénions, sous les 
formes les plus hideuses, font souffrir à leurs victimes les 
plus épouvantables tourments ; les anges, au contraire, sous 
les formes les plus aimables, conduisent avec douceur les 
bienheureux à travers une prairie émaillée de fleurs ; ils se 
tiennent par la main et foulent, en dansant, l'herbe fleurie 
qu ils ne quittent que pour monter sur des nuages qui les 
transportent au ciel: cette scène charmante se passe sur le 
volet de droite. Le bas du volet de gauche offre une conti- 
nuation du supplice des damnés: là, autour du grand Lucifer 
dont chacune dès trois gueules dévore un pécheur, se retra- 



— 82 — 
cent aux regarda effrayés lea sept cerclei décrits par le Dante, 
où chaque péché* capital subît La peine opposée a sou prin- 
cipal penchant, et accomplit ainsi sur Lui-même sou propre 
châtiment. 

Pour vaincre les difficultés d'un pareil sujet, ils ne suffisait 
de posséder les qualités d'un grand peintre, il fallait 
encore être doué d'une imagination pure et d'une; foi ardente. 
Sans cela, comment Fiesole nous aurait-il représenté le ciel 
et l'enfer sous des formes aussi mystiques? Sans cela, com- 
ment se rendre compte du sentiment extraordinaire que fait 
éprouver l'expression angélique de ses figures . . . Son ciel 
est tout ce que l'effort de l'imagination la plus riante peut 
enfanter j c'est comme une pensée d'extase ou de ravisse- 
ment. Son enfer, tout ce qui peut assaillir l'âme coupable, 
dans un songe douloureux; c'est comme un remords.... 
Dans ses élus, quelle joie calme! et quel est ce bonheur qui ne 
s'exprime que par des élans d'amour et par des prières? Dans 
les saints qui entourent le Christ, même calme, même 
bonheur contemplatif: presque tous ont leurs regards élevés 
vers celui qui est la source de l'éternelle félicité, et, comme 
des miroirs, leurs visages radieux en reflètent l'expression 
beureuse: tout en eux est repos, joie, paix, et enivrement de 

l'amour divin L'attitude du souverain juge est d'une 

étonnante majesté; son bras droit, encore levé parla justice, 
semble repousser, mais sans colère, la miséricorde qui vou- 
drait toujours parler à son cœur en faveur des coupables; 
sa main gauche, abaissée et étendue vers eux, confirme la 
sentence prononcée, et ce geste est éternel; sa pbysionomie 
exprime aussi un mélange de justice et de sévérité que l'a- 
mour essaie en vain de tempérer encore . . . Parmi les ré- 
prouvés, ce qui émeut davantage, c'est la conscience qu'ils ont 
de leur éternité malheureuse. On comprend facilement que 
ceux-là, à qui les démons font endurer des tourments cor- 



— 83 — 
porels,sont les moins à plaindre; et l'on devine, à l'expression 
des regrets et des remords tardifs de quelques-uns, que 
les plus malheureux sont ceux, en effet, qui sont abandon- 
nés à l'action seule de la pensée, tout le bonheur qu'ils ont 
perdu, tous les maux qui les attendent: tout cela est admi- 
rablement écrit sur leurs visages. - — Le mouvement de cette 
scène est immense : il l'est moiii6 sous le rapport des gestes et 
des attitudes que sous celui des expressions } car, c'est du 
cœur, chose incompréhensible, que le peintre fait sortir tous 
ses tourments et toutes ses joies. 

Maintenant, que dirons-nous des moyens mis en usage pour 
retracer avec autant de force que de vérité une scène aussi 
solennelle? . . qu'ils n'ont rien de commun avec ceux d'aucun 
autre peintre} que, subjugué par sa pensée et sous l'empire 
absolu de l'inspiration qui l'avait emporté au-delà de toute 
imitation, le pieux artiste a dû se créer aussi des ressources 
étrangères et, pour ainsi dire, inusitées. Son dessin est tout à 
lui} sa couleur a quelque chose de virginal qui semble fait tout 
exprès pour rendre les beautés célestes ; et, si l'on examine 
l'arrangement des draperies, on remarquera qu'il les a dispo- 
sées en longs plis qui, déguisant à dessein les pieds de ses 
personnages, leur donnent un je ne sais quoi d'aérien et de 
surnaturel; on remarquera enfln que chacune des trois cent 
cinquante figures qui entrent dans cette composition le 
dispute à la miniature la plus exquise. 

b. h. 3 p. 3 p. 5 1. — l. 3 p. 1 p. 6 1. y compris les volets» 

LAURI (Filippo). 

661 — 1206. Martyre de saint Laurent *. 

Malgré les tourmens qu'il endure sur le brasier ardent qui 
brûle sous lui, saint Laurent n'est occupé que de la palme et 
de la couronne que lui apporte un ange} il ne voit que le 



// 



— 84 — 
ciel entr* ouvert que ce messager céleste lui montre. Aussi les 
quatre bourre -«ux qui président à son supplice redoublent- 
ils de rage pour fiirc taire cette héroïque résignation : l'un 
d'eux, armé d'une fourche, le fixe sur le gril; L'autre souffle 
le feu, deux autres enfin apportent du bois et du charbon. 
Divers personnages, entr'aulres un cavalier romain, assistent 
à cette scène qui se passe icut près d'un temple. 

Dans la pose des personnages et dans l'arrangement des 
draperies, on voit que le peintre s'est surtout attaché à faire 
ressortir le nu. 

t. h. 1 p. 6 p. - l. 1 p. 1 p. 

PESARESE (Simone Cantarim de Pesaro). 
662 — 762. Adoration des Bergers *. 



Conduits par deux anges qui planent au faîte de l'e'table, 
les Bergers, arrivés auprès de la crèche, restent émerveillés 
de la délicieuse beauté de l'enfant que sa mère vient de pren- 
dre dans ses bras pour le leur montrer. C'est k la lueur d'une 
torebe, qu'une jeune fille approche de Jésus en se prosternant 
devant lui, qu'éclatent les sentimens divers dont chacun est 
pénétré, et qui se manifestent sur tous les visages à la fois 
par la plus riante expression. 

Ici, le charme d'un pinceau flou et moelleux s'approprie, 
on ne peut plus heureusement, à la grâce et à la douceur des 
expressions; la suavité de la couleur s'embellit encore delà 
lumière qui renvoie sur tous les personnages des reflets do- 
rés, à l'action desquels le jeu des physionomies se développe 
avec plus de vivacité, tout en conservant la plus belle har- 
monie. 

t. h. 2 p. 9 p. 11 1. - l. 2 p. 3 p. 



— 85 — 

GIMIGNANI (Gucinto). 

663 — 443. Saint Bernard et le duc d'Aquitaine *. 

Terrasse par les paroles foudroyantes que lui adresse saint 
Bernard, le duc d'Aquitaine gît renverse au pied de l'autel 
où il était venu recevoir la sainte communion. Le saint, re- 
vêtu d'habits sacerdotaux, tient de la main gauche l'hostie 
au-dessus de la patène; sa main droite, leve'e vers le ciel, 
indique la vengeance céleste dont il menace le coupable.... 
en même temps, une vision terrible se manifeste: un ange 
arme d'une epe'e apparaît aux yeux du prince dont l'étatjd'an- 
goisse jette l'effroi parmi la multitude assemble'e. 

Cette esquisse termine'e, qui semble être la première pen- 
se'e d'une plus vaste composition, est peinte avec un grand 
sentiment et pleine de mouvement dramatique. 
T. n. 1 p. 6 p. 4 1. - l. 1 p. 1 p. 2 1. 

ALIENSE (Antowio Vassilacchi, dit h 9 ). 

664 — 701. Saint Joachim et sainte Anne \ 

Les augustes aïeux de Je'sus-Christ sont devant leur habi- 
tation où ils s'adressent des marques d'affection: on dirait 
d'un retour après une longue se'paration. Sainte Anne est 
vêtue d'une robe bleue } sa tête est enveloppée d'un voile 
blanc. Saint Joachim porte une robe brune et, sur les épaules, 
un camail rouge avec capuce; une longue barbe blanche flotte 
sur sa poitrine; derrière lui accourt le chien de la maison 
que suit un troupeau de brebis. 

t. h. 3 p. 3 p. - l. 4 p. S p. 




— 86 — 
66 5 — 663. Purification de sainte Anne*. 

Saint Joachim, suivi de sainte Anne, vient offrir on agneau 
au grand prêtre des Juifs. Assis à une table sur laquelle Joa- 
cliim dépose son humble offrande, le pontife, la mitre en 
tête, adresse au couple pieux quelques paroles que les deux 
époux recueillent avec une sainte avidité. Plusieurs autres 
personnages sont présents à cette scène: les uns, venus à la 
suite des deux saints, les autres comme assistants du pontife. 
t. n. 3 p. 4 p. - l. 4 p. 6 p. 

Morceaux d'une couleur chaude et vigoureuse, dignes de 
l'école vénitienne. 

CASTELLO (Valerio). 

666 — 3029. Le Christ pleuré par la Vierge et par des anges*. 

Marie soutient sur ses genoux le corps inanimé de son 
fds, déposé sur d ;s linges qui, sans doute, serviront à l'en- 
sevelir $ les bras étendus, elle regarde ces tristes et sacrés 
restes avec une pieuse résignation. A côté d'un ange qui es- 
suie ses yeux baignés de pleurs, un autre ange agenouillé 
soulève doucement avec une draperie jaunâtre le bras droit 
du Sauveur, et attache sur lui des regards pleins de tristesse 
et d'amour. Deux petits chérubins prosternés considèrent 
avec douleur la couronne d'épines que Pan d'eux tient à la 
main; un cinquième, placé de Pautre côté et assis, la tête 
appuyée sur son coude, paraît se livrer a une pénible mé- 
ditation. 

Cette composition est richement pensée, d'un effet bien 
entendu, et traitée en maître. 

t. ». 3 p. 9 p. - l. 5 p. 4 p. 






— 87 — 
GAUKACHE (ait) ibuè a Ludovico Carracci). 
667 — 3004. Le Christ au tombeau adoré par des anges *. 

Le Corps inanime de notre Seigneur est étendu sur un 
suaire blanc; sa tête, placée comme sur une espèce d'oreiller, 
retombe sur son épaule droite; ses membres, reployés sur 
eux-mêmes comme dans l'état ordinaire du sommeil, sem- 
blent avoir conservé toute la souplesse de la vie: la pâleur 
seule trabit la présence de la mort. Deux anges sont age- 
nouillés devant les saintes dépouilles du fils de Dieu : l'un 
d'eux imprime ses lèvres sur sa main froide et glacée; l'autre 
le contemple dans une attitude pleine de douleur. Des ché- 
rubins planent en l'air. 

Morceau d'un caractère sévère, et qui dénote une grande 
étude de l'art. 

t. h. 3 p. 9 p. - l. 5 p. 4 p. 



BIBERA (Joseph, dit l'Espagnolet). 
658 — 759. Un Lévite; figure à mi-corps *. 

Ce prêtre de l'ancienne loi est vêtu d'une robe grisâtre 
que recouvre un vêtement d'un jaune foncé. 11 porte sur la 
tête une mitre de même couleur et, à la main, un encensoir 
d'argent. 

A la touche autant qu'à la couleur, on ne saurait mécon- 
naître Ribera, bien qu'ici, comme dans beaucoup d'autres 
de ses productions, il se soit singulièrement rapproche du 
Caravage. 

t. h. 3 p. 3 p. — l. 2 p. 6 p. 



//, 



— 88 — 

CAL ABRESE (Mattia ton, iii li). 

669 — 2525. Martyre de saint Darthékmi. 

L'apôtre, ('tendu sans vêtement sur une énorme pierre, 
est attaché par les mains et par l'un des pieds à doux arbres 
places de chaque côte. Deux bourreaux sont à exécuter le 
jsear de la foi: l'un d'eux, une poire de lunettes 
sur le l •■'•/, penche sur le corps du saint dont il déchire la 
poitrine d'une main, lui fait de l'autre une entaille nu-dessus 
de 1 épaule; le second, un couteau à la bouche, a déjà creusé 
la jambe du martyr et en écarte les chairs à deux mains avec 
une horrible violence. Au calme féroce avec lequel ils exé- 
cutent leur œuvre maudite, on dirait de deux démons achar- 
nés sur leur proie. La tête du Saint est renversée 1 en arrière; 
ses muscles ressortent avec force, tant à cause des cordes qui 
les serrent étroitement, que par l'ciTet des douleurs qu'il 
endure. 

Cette scène est rendue avec une vérité d'action, une force 
d'expression et une énergie de touche qui caractérisent bien 
le Calabrese. 

t. h. 4 p. o p. - l. 4 p. 9 p. 

VELASQLEZ (école de don Diego Rodrïguez de Silva). 

670 — 502. Portrait en pied d'un général. 
Figure de grandeur naturelle, 

La tSte nue et entièrement cuirassé, il est debout auprès 
de son cheval qu'un écuyer tient par la bride, tandis qu'un 
jeune gar/on lui attache les éperons. Dans sa main droite, 
appuyée sur sa cuisse, il tient son bâton de commandement; 
sa main gauche repose sur un piédestal. Des moustaches et 



— 89 — 
une touffe de barbe au menton, ajoutent a l'énergie de ses 
traits et à la fierté de son regard. 

Ce portrait, plein de vie et de mouvement, est posé avec 
la noble assurance qui convenait au caractère du personnage 
dont il retrace les traits. 

t. h. 7 p. 1 p. - l. 5 p. 6 p. 6 1. 

GUERCHIN (école du). 

671 — 725. Saint Sébastien *. 
Demi-figure de grandeur naturelle» 

Le saint est attaché, les mains liées derrière le dos, au 
tronc d'un gros arbre. Son buste est nu ; un linge enveloppe 
ses reins et le haut de ses jambes. Deux flèches lui traversent 
le corps : l'une le côté gauche, l'autre le sein droit ; de cha- 
cune des plaies le sang coule avec abondance. Sa belle figure 
exprime la souffrance, l'amour et la résignation; ses lèvres 
purpurines sont entr'ouvertes, et ses yeux, où brillent deux 
grosses larmes, sont levés au ciel. 

Quand un tableau est exécuté avec autant d'habileté, il 
passe le plus souvent pour être du chef d'école. 
t. «. 2 p. 10 p. 3 1. - l. 2 p. 3 p. 4 1. 

GENNARI (Benedetto Junior). 

672 — 563. La fille d'Hérodiade \ 
Figure à mi-corps. 

Vêtue d'une robe bleu-clair décolletée, à manches bouf- 
fantes, et fermée sur le devant par des agrafes montées en 
perles fines, d'un corsage de dessous, bordé d'un large ruban, 
de velours rouge, rehaussé de pierres précieuses, la tête coif- 

7 



s* 



oK 



— 90 — 

fée d'une espèce de turban également orné de pierreries et 
qui ne couvre qu'à demi ses longs cheveux châtains boucles, 
la fille d'IIérodiado tient dans ses mains un plat d'argent sur 
lequel est déposée la tête encore sanglante de saint Jean 
Baptiste. Sur les traits du précurseur que la violence de la 
mort n'a pu altérer, éclate tout le calme de sa belle âme; 
Ton dirait d'un profond sommeil. La figure de Salomé respire 
une cruauté froide et réfléchie. 

On trouve dans l'arrangement de cette figure tout le goût 
de celles du Guerchin. 

t. n. 3 p. 2 p. 6 1. - l. 2 p. 8 p. 8 1. 

673 — 514. Saint François d'Assise en prière*. 

A genoux à l'entrée de sa grotte, au-delà de laquelle on 
découvre un pays d'un aspect sauvage, le saint pénitent, qui 
lisait dans un livre ouvert devant lui sur un quartier de 
roche, s'est tout-à-coup retourné vers un crucifix attaché à 
la branche d'un vieux tronc d'arbre. Ses mains, empreintes 
des précieux stygmates de Jésus-Christ, s'élèvent dans un 
nouvel élan d'amour divin dont son âme est pénétrée. — Il 
est vêtu d'une robe de bure grise, serrée à la taille par 
une ceinture de corde. 

t. h. 6 p. 9 p. - l. 5 p. 2 p. 

674 — 51 5. Saint Jérôme dans le désert *. 

A l'entrée de la grotte de Bethléem, dans un site aride et 
montagneux, le grand docteur, un genou posé sur la froide 
pierre, est accoudé sur un quartier de roche où sont déposés 
plusieurs livres, dans l'un desquels il écrit. Son corps à 
demi-nu n'est couvert que d'un manteau rouge, roulé autour 
de ses reins et qui passe aussi sur son bras gauche. Sa figure 
vénérable est embellie par une épaisse barbe blanche qui 



— 91 — 
ajoute à la noble expression de ses traits. Le savant anacho- 
rète est tourne de côte,- sa main droite étendue et tenant 
la plume, ses regards, pleins de feu, indiquent qu'il a été 
surpris dans son travail par une pensée soudaine dont il de- 
mande l'inspiration au ciel. 

t. ii. 6 p. 9 p. - l. 5 p. 2 p. 
Ces deux figures sont pleines de vie et de vérité; le co- 
loris en est simple, mais la manière dont elles sont ëclaire'es, 
produit un grand effet; un pinceau un peu plus ferme, et 
elles ne le céderaient en rien aux plus beaux ouvrages du 
Guerchin. 

GUIDE (Guido Reni, dit le). 

675 — 614. La Vierge à V aiguille *. 

La jeune Marie est assise sous une tenture bleue légère- 
ment frangée d'or. Vêtue d'une robe rouge sans manches 
par dessus un vêtement rose, coiffée de ses cheveux blonds 
dont les mèches soyeuses tombent sur ses épaules qu'elles 
voilent chastement, le front ceint d'un bandeau d'or, elle 
coud dans un linge blanc placé sur un petit coussin que 
supportent ses genoux; sa corbeille à ouvrage est déposée à 
ses pieds. Trois anges, dont deux sont placés de chaque côté 
d'elle, admirent dans cette modeste occupation la jeune fian- 
cée de l'Esprit saint. 

c. h. o p. 10 p. 7 1. - l. o. p. 8 p. 

GUIDE (d'après le). 

676 — 566. Sainte Catherine vierge et martyre. 

La main gauche sur son cœur et une palme dans l'autre, 
la jeune vierge martyre, auprès de laquelle se voit l'instru- 



e 



— 92 — 
mont de son supplice à demi-caché sous les plis de som 
manteau, lève ses regards vers le ciel où apparaît un ange 
qui lui apporte une couronne de fleurs. 

t. h. 4 p. 3 p. - l. 3 p. 9 p. 

SALVATOR (Rosa). 



fc 



677 — 572. L'Ange et Tobiê • 

Le jeune Tobie et son céleste conducteur sont tous deux 
arrêtes sur le bord d'un rivage: le premier, un pied dans 
l'eau et un genou appuyé sur une pierre, attire à lui, sur un 
signe de son compagnon, un énorme poisson, dont il a saisi 
la tête dans ses deux mains. Vêtu d'une simple tunique blan- 
che, les aîles déployées, l'ange est assis sur un petit rocher 
au pied d'un grand arbre : le corps penché en avant et ap- 
puyé sur l'une de ses mains, il étend l'autre vers le jeune 
Tobie qui semble l'interroger du regard sur l'emploi qu'il 
doit faire de sa capture. 

Salvator ne dément point ici la fougue habituelle de son 
exécution. Le paysage qui sert de fond présente cet aspect 
sauvage qu'il afFectait de rechercher dans ses ouvrages: 
t. h. 2 p. 1 p. - l. 1 p. 7 p. 







SALVATOR ROSA (école de). 

678 — 1478. Jonai vomi par la baleine *. 

Une mer violemment agitée bat avec fureur contre les 
flancs d'un énorme rocher couvert à mi-côte d'une espèce 
de fort, et dont la cime escarpée se perd dans les nues. Sur 
ses bords, le prophète, étendu et encore étourdi, fixe avec ef- 
froi le monstre qui le recela pendant trois jours dins ses 






— - 93 — . 
flancs et qui, après l'avoir, selon Tordre de Dieu, rejeté sur 
la rive, s'éloigne en élevant au-dessus des flots sa tête mons- 
trueuse. 

t. n. 3 p. o p. 6 1. - l. 4 p. 1 p. 3 L 

679 — 1477. Saint Pierre marchant sur les eaux *. 

Le ciel est couvert de nuages, les vents sont déchaînés, 
la mer, secouée jusqu'au fond de ses abîmes, élève ses vagues 
comme des montagnes } elle s'élance, en écumant, contre les 
flancs d'un rocher escarpé. Une barque, abandonnée au mou- 
vement tumultueux des flots, a peine à résister à leur fureur... 
Un homme, Pierre, a quitté la barque et s'est avancé réso- 
lument sur les eaux, qui bientôt cèdent sous ses pas au 
manque de foi du disciple; saisi de terreur, il étend les bras 
vers son maître, qui s'empresse de le rassurer. 
t. h. 3 p. o p. 4 1. - l. 4 p. 1 p. 9 1. 

Ce deux compositions sont d'une exécution hardie, et l'on 
j reconnaît un artiste pénétré du style de Salvator. 

CANALETTO (attribué à Antonio Canal, dit). 

680 — 512. Vue de l'église et de Visle saint Georges *. 

Un canal coule sur le premier plan: la surface de ses 
eaux est sillonnée par une multitude de barques et de gon- 
doles, montées par des passagers et des rameurs; quel- 
ques-unes abordent le quai, au pied d'un escalier qui monte 
à l'église saint Georges. Cet édifice, dont la coupole s'élève 
majestueusement dans l'air, tient le milieu de la ligne des 
maisons qui bordent le quai, où l'on aperçoit quelques pro- 
meneurs. 

t. h. 1 p. 1 1 p. - l. 3 p. o p. 



/ 



— 94 — 

081 — 510. Vue du pont de Rtalto *. 

Au-delà du grand canal, dont les eaux baignent tonte 
Pâ! rat-scène, deux édifices ornent la façade du quai, à l'ex- 
trémité duquel s'appuie un des bouts du pont Rialto jeté sur 
le tournant du canal, qui s'enfonce dans une autre direction. 
De l'autre côte du pont, s'élèvent d'autres édifices qui sui- 
vent le canal dans son nouveau cours. Quelques barques et 
gondole! se montrent sur la surface de l'eau. 

T. U. 1 p. 1 1 p. - L. 3 p. p. 

682 — 51 1. Vue du grand canal de Venise*. 



7oi 



Le canal s'enfonce en ligne droite entre deux quais bordés 
de maisons et d'édifices publics, parmi lesquels on remarque 
a gauche l'église de saint Jean-Baptiste et à droite une autre 
église qui se distingue principalement par la belle archi- 
tecture de son portail. Comme dans les deux précédents ta- 
bleaux, nombre de personnages parcourent les quais \ des 
bateaux et des gondoles traversent ou longent le canal. 
t. h. 1 p. 1 1 p. - l. 3 p. o p. 



683 — 513. Vue de la place saint Marc 



Vers le milieu du quai, qui s'étend au-delà du canal, dont 
la surface est chargée de barques et de gondoles remplies de 
passagers, la place saint Marc frappe gracieusement les regards 
et s'annonce par les colonnes de saint Georges et du Lion qui 
décorent la piazzetta. D'un côté, on reconnaît le palais Reale 
et le palais des Procuratohc derrière lequel s'élève majestueu- 
sement le campanile; de l'autre, l'imposant palais des Doges 
réuni aux Plombs par le pont des Soupirs. Dans le fond de 



— 95 — 
la place, on aperçoit la tour de l'horloge et, un peu plus en 
avant, la magnifique église de saint Marc. 

t. h. 1 p. 1 1 p. - l. 3 p. o p. 
La belle entente de la perspective et l'intelligence avec 
laquelle ces tableaux sont exécutés, nous semblent faire re- 
connaître Ganaletto; toutefois, nous devons le dire, la crasse 
épaisse qui les couvre en déguise un peu l'exécution et en 
voile la beauté du coloris. L'exactitude de ces quatre vues 
est telle, qu'on se croit sans peine, en les regardant, trans- 
porté dans cette Venise, à qui la splendeur de ses édifices à 
mérité le nom de superbe. 

TliNTORET (Jacopo Robusti, dit le). 

684 — 603. Le Jugement dernier*. 

Dans le haut de la composition, le fils de l'homme, assis' 
sur l'arc-en-ciel au milieu d'une gloire éclatante, apparaît 
pour juger les vivans et les morts. Déjà la séparation a été faite 
des bons d'avec les méchants: à la droite du Juge suprême, 
des milliers d'élus, rendus à la lumière et déjà inondés 
des rayons de la gloire qui les attend, sont conduits vers 
l'éternel séjour par la foi et la justice, dont l'une tient un 
calice à la main, et l'autre, une balance. A gauche, au con- 
traire, les maudits éprouvent déjà par anticipation les tour- 
mens de l'enfer auquel ils sont condamnés : tout l'effroi de 
leur sort se lit sur leurs visages. Parmi eux, des femmes nues, 
dont la coiffure atteste la folle vanité, sont précipitées dans 
le gouffre: l'une d'elles y est violemment entraînée par les 
épaules; une autre, par d'indignes caresses, s'efforce encore- 
une dernière fois, mais vainement, de séduire un vieillard 
qui détourne la tête dans un mouvement de repentir. 









— 96 — - 
L'effet prodigieux qui ressort de cette belle composition 
me tient pas seulement à la vi\;i(ité de la Lumière, à la belle 
entente des oppositions, mais encore à l'admirable mouve- 
ment <jui l'anime. L'expression des figures esi pénétrante, et, 
dan* les diverses attitudes qu'il leur a données^ le peintre 
s'est pluà accumuler les raccourcis comme pour faire preuve 
de sa grande connaissance du dessin; il nese montre ici pas 
moiiiN grand coloriste: aussi, frappé dus éminentes qualités 
de ce tableau, on se rappelle la devise qu'il avait eboisie 
lui-même: Le dessin de Michel- Ange et le coloris du Titien. 
t. h. 5 p. o p. - l. 8 p. 6 p. 

685 — 505. Notre Seigneur arrête la peste *. 

Des malades atteints de la peste sont assis presque nus 
sur la terre, et disputent un reste de vie au terrible fléau. 
Saisis de douleur et d'effroi à la pense'e de leur destruction 
prochaine et de l'inutilité des efforts humains, ils élèvent 
vers le ciel, pour implorer sa clémence, un regard où se peint 
toute leur douleur. Touchée de leurs maux, la mère des hom- 
mes, Marie intercède pour eux auprès de son divin fils; 
saint Roch joint ses prières à celles de la reine du ciel: cé- 
dant à leurs instances, le Sauveur descend sur les nuées et, 
les deux mains étendues, ordonne au fléau de disparaître. 

Sans être enlevée avec la fougue du précédent tableau, 
cette composition offre encore de grandes beautés. 
t. ii. 6 p. 6 p. - l. 4 p. 3 p. 

BAROCHE ( Federico Barrocci ou Fiori). 

686 — 492. Le Christ en croix *. 

Au pied de la croix et appuyée d'une main sur la roche, 
Marie contemple avec douleur le corps livide de son divin 



— 97 — 
fils. Saint Jean se tient derrière elle, regardant d'un air abattu 
les restes de son maître bien aimé. De l'autre côté, Made- 
laine, les mains jointes et la tête écbevelée, contemple avec 
douleur Jésus dont la mort n'impressionne pas moins forte- 
ment une autre femme placée auprès d'elle. Des anges, au 
sein d'une nuée lumineuse, environnent en pleurant leur 
maître et leur Dieu. 

Des teintes claires et d'une grande suavité répandent 
quelque chose de doux et d'aimable sur cette composition, à 
laquelle son exécution délicate ajoute un mérite de plus, 
c. h. 2 p. 5 p. 5 1. - l. 1 p. 7 p. 3 1. 

MANTEGNA (Andréa). 

687 — > 1372. Jésus au jardin des Olives*. / X 

Sur le plateau d'une montagne formée de quartiers de 
roches superposées par couches les unes sur les autres et 
semées d'une végétation maigre et languissante, Jésus, à ge- 
noux et en prière, attend avec résignation l'heure fixée de 
toute éternité pour la consommation de son sacrifice. Ses 
mains sont jointes et ses regards, élevés vers le ciel, s'arrêtent 
sur une troupe d'anges qui, légèrement portés sur des nua- 
ges, lui présentent les principaux instrumens de son supplice. 

Au premier plan de la composition, les trois apôtres, choisis 
du Sauveur pour être les témoins de son agonie, Pierre, Jac- 
ques et Jean, accablés de fatigue, viennent de céder au som- 
meil, et se sont couchés sur un chemin qui tourne le pied 
de la montagne pour gagner Jérusalem en côtoyant les si- 
nuosités d'un large torrent. La ville est assise sur le flanc 
d'immenses rochers, dont les cimes, terminées en aiguilles, 
s'élèvent fort au-dessus de ses plus hauts monuments et la 
dominent entièrement. 



— 98 — 

Conduits par Judas, (fui les devance de quelques pas et de 
la main droite leur indique déjà la victime, nue troupe de 
sold ttt, ;uni< ; s de lances et de bâtons, aV ancent vers le pied 
de la montagne, au-delà du torrent. CctL troupe est si nom- 
breuse, qu'elle occupe tout le chemin jusqu'aux murs de 
Jérusalem, le long desquels elle se confond avec nnn graaido 
multitude de peuple, qui paraît attendre l'issue de l'attentat 
du disciple perfide. 

A la pureté du dessin autant qu'à l'élégance des formes, 
on ne saurait d'abord méconnaître ici un peintre exerce à 
l'étude de l'antique. Mantegna, en effet, est le premier qui 
ait été puiser avec autant de profusion à cette grande école, 
pour nous en transmettre ensuite toutes les beautés. Aussi, 
tout nous frappe ici à la fois, et l'art qui a présidé à l'ar- 
rangement des draperies, et la majestueuse expression des 
têtes, dont chacune pourrait servir de modèle, et la noblesse 
des poses, et la disposition gracieuse des groupes... Ces anges 
frémissent réellement et n'osent aborder la victime qu'ils 
ont mission d'exhorter à la mort, tant cette victime sainte 
est faite pour inspirer la pitié! et ce peuple, comme il se 
meut, comme aussi les apôtres dorment! que de vérité dans 
leurs attitudes!... tout concourt à jeter de l'intérêt sur cette 
composition qui dénote chez son auteur une grande éléva- 
tion de pensée. Faisons remarquer encore la finesse et la dé- 
licatesse du pinceau, le précieux d'une exécution qui ne fai- 
blit dans aucun des moindres détails; et, au risque de nous 
répéter, disons que les expressions sont de la plus grande 
justesse, qu'aucun peintre de cette époque n'a certainement 
fait preuve d'une plus grande pureté de style, et que l'on ne 
saurait trop admirer ces ingénieux ajustemens des draperies, 
qui ne laissent rien perdre de la pureté des formes, mais 



— 99 — 
en revoient au contraire la grâce et la beauté, que la simpli- 
cité des costumes fait mieux ressortir encore. 
b. h. 2 p. o p. - l. 2 p. 7 p. 

MANTEGNA (attribué à Andréa). 

68S — 11 OS. Jean Pic de la Mirandoîe \ 

L'illustre savant est vêtu d'une robe couleur pourpre, or- 
née au collet d'un petit filet d'or et plîssée sur le devant de 
la poitrine. Ce vêtement, fendu aux manches, laisse voir un 
second vêtement de dessous en drap d'or. Un bonnet, de 
même couleur que la robe, couvre sa tête, qu'embellissent de 
beaux cheveux cendrés qui tombent droit sur le front et en 
boucles épaisses sur les oreilles. 

On trouve aussi dans cet ouvrage quelque chose de la 
manière de Botticelli dont certaines productions sont par- 
fois confondues avec celles de Mantegna. C'est un beau por- 
trait du temps et d'une frappante vérité; le grand intérêt, 
qui s'y rattache encore sous le rapport historique, suffirait 
seul pour donner du prix à sa possession. 

B. h. 1 p. 6 p. 3 1. - l. 1 p. 3 p. 3 1. 

FRANCIA (Giacomo). 

689 — 1 108 bis. Sainte Catherine *. 
Figure à mi- corps. 

Les cheveux libres et tombant en larges mèches sur ses 
épaules, les mains jointes, la tête ceinte d'une couronne 
autour de laquelle brille une auréole, la jeune vierge, dont 
le visage respire la jeunesse, l'amour et la foi, est debout 
auprès de 1 horrible instrument de son supplice. Elle est vêtue 




fa 






— 100 — 
d'une légère étoffe de gaze, qui ne sert qu'à voilev ses chastes 
attraits} un manteau rouge, qui enveloppe la partie infé- 
rieure de son corps, se roule autour de son bras gauche. 

Cette helle figure se détache sur un fond de paysage: la 
douceur du pinceau et la suavité de la couleur ajoutent un 
charme inexprimable à l'expression ange'lique de ses traits. 
b. n. 1 p. 9 p. 8 1. - l. 1 p. 4 p. 7 1. 

GUERCHIN (école du). 
690 — 435. Didon \ 



Le sein nu et les cheveux épars, Tin fortunée princesse lève 
au ciel des yeux où se peint toute la douleur de son triste 
abandon. 

t. h. 1 p. 8 p. - l. 1 p. 6 p. 6 1. 

GUIDE {école du). 

691 — 1173. Saint François d'Assis* \ 

Dans une de ses visions si fréquentes pendant sa vie, saint 
François aperçoit un ange qui descend à lui pour charmer 
sa solitude des accords du violon qu il tient dans ses mains. 
A côté du saint religieux se trouvent un crucifix, un livre, 
une tête de mort et une bougie éteinte. — Figure très 
expressive. 

t. m. 3 p. 6 p. - l. 2 p. 9 p. 



— 101 — 

ALLORI (style d'Albssandro). 

692 — 627. Charité de saint Thomas de Villanova *. 

Revêtu de ses habits pontiGcaux, la mitre en tête et sa 
croix dans la main gauche, le saint évcque, debout sur le 
seuil de son église, fait l'aumône à des pauvres qui se pres- 
sent autour de lui. La Vierge, tenant son fils dans ses bras, 
et quatre saints places à ses côtes, contemplent, du haut du 
ciel, cette scène de libéralité chrétienne. 

b. h. 1 p. 8 p. - l. 1 p. 2 p. 

PARMESAN (style du). 
693 — 654. V Adoration des bergers *. 



L'enfant Jésus, tout rayonnant de gloire et déposé nu sur 
un lange qui recouvre la paille de sa crèche, s'offre ainsi a 
l'adoration des bergers et des bergères qui se pressent et se 
prosternent autour de lui. La Vierge, à genoux au pied de 
la crèche, contemple avec ravissement le fruit béni de ses 
entrailles. D'autres personnages, dont quelques-uns portent 
des présents, s'avancent de divers côtés. Cette scène se passe 
à la lueur des torches, sous l'immense vestibule d'un ancien 
monument. 

b. h. 2 p. 7 p. - l. 2 p. o p. 

694 - 655. La Charité *. 

Elle est représentée sous les traits d'une femme debout, 
vue par derrière et entourée d'enfans. Elle en presse trois 



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— 102 — 
contre son cœur* plusieurs sont à ses pieds en diverses atti- 
tudes* trois autres enfin s'emparent de quelques fruits dé- 
poses sur une table. 

b. h. 2 p. 7 p. 7 1. - l. 1 p. 1 1 p. 

GIORGION {style de Giorgio Barbarelli dit le). 
695 — 500. Jésus conduit au Calcaire \ 

Notre Seigneur marche au supplice entre quatre bour- 
reaux qui le conduisent à l'aide d'une corde nouée autour 
de son cou. Ses épaules sont chargées du poids de la croix, 
sa tête est ceinte d'une couronne d'épines dont les pointes 
longues et aiguës pénètrent son front et en font ruisseler le 
sang. 

Par la belle harmonie de sa couleur et la finesse de son 
exécution, ce morceau est un de ceux qui jouent le maître 
de près. 

t. h. 2 p. 2. p. 4 1. - l. 3 p. 4 p. 8 1. 

696 — 575. Jésus remettant les clefs à saint Pierre *. 

Le Christ, assis et la main gauche appuyée sur un globe, 
présente de l'autre les clefs à saint Pierre qui les reçoit à 
deux mains. La Foi, l'Amour et la Pénitence, représentés par 
trois figures allégoriques, assistent à cette scène. — Ancienne 
copie. 

t. h. 2 p. 7 p. 4 1. - l. 4 p. 8 p. 



> 



— 103 — 

CARRACHE (Aiwibale Carracci). 

697 — 713. Le Christ mort*. 

Devant des rochers semés d'arbustes, le Christ mort a été 
de'posé sur un linceul blanc étendu sur la terre. A côté de 
lui, la Y ierge est renverse'e sans mouvement, la figure collée 
à la sienne et son bras droit entourant sa tète divine. Saint 
Jean s'est précipité vers elle, les yeux remplis de larmes, et 
cherche, en soulevant son bras gauche, à l'arracher à cette 
douloureuse étreinte. Madelaine, aussi présente, mais placée 
un peu plus en arrière, ne peut retenir ni ses cris ni ses 
larmes à la vue d'une scène aussi déchirante: les bras éten- 
dus, les cheveux épars, elle est prête à s'élancer aussi sur le 
corps de son divin maître. Le pathétique de cette scène s'ac- 
croît encore de la présence de deux petits anges qui, tous deux 
appuyés sur un bloc de pierre, regardent, avec un indicible 
sentiment de douleur, les clous et la couronne d'épines qui 
s'offrent à terre devant eux. Au ciel, une ligne d'anges, tris- 
tement accoudés sur des nuages, assistent à leur tour à ce 
spectacle fait pour affliger le ciel même. 

A la vue de ce tableau, une foule de sentimens affluent 
dans l'âme, et tout le dramatique du grand événement qu'il 
représente, se retrace vivement dans la mémoire. Le peintre 
ne s'est pas lassé d'émotions: le Christ, la Vierge, les Saintes 
femmes et jusques aux petits anges, tout pleure ou fait pleu- 
rer.... jamais la douleur et la pitié n'ont eu d'interprète plus 
sûr ni plus fidèle. En un mot, nous ne pensons pas qu'on 
puisse rendre cette scène d'une manière plus propre à im- 
pressionner; nous nous étonnons même qu'un artiste, habitué 



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— 104 — 
à traiter de grandes choses, ait trouve moyen d'encadrer 
un pareil sujet dans un aussi petit espace, sans manquer 
MU soins et a la perfection que cette tache réclamait On 
y retrouve en effet tout le grand caractère de destin du 
m .litre, ses formes grandioses, la \i\acite d'exécution qui 
lui était propre, la même fermeté de touche que dans ses 
grands ouvrages et, pour complément à tant de belles qua- 
lités, on coloris brillant qui semble emprunté à l'école vé- 
nitienne. 

Forme cintrée. — t. a. 1 p. 2 p. - l. o p. 10 p. 3 1. 

(SAKKACHE (école des). 

698 — 863. Mndc.hiine pénitente*. 
Figure à mi -corps. 

Le corps entouré d'une large draperie rouge, Madelaine, 
dont les cheveux épars voilent les épaules et la poitrine nue, 
la main gauche placée sur les feuillets d'un livre ouvert 
et la droite levée, tourne vers le ciel des regards pleins 
d'amour. 

Cette production rappelle certains ouvrages que le Guide 
a traités dans la manière du Caravage. 

t. h. 3 p. o p. 8 1. - l. 3 p. 3 p. 4 1. 

ANDRÉ DEL SARTE (école de). 
699 — 1 348. Sainte Famille \ 

La Vierge assise devant saint Joseph soutient l'enfant Jésus 
sur ses genoux, tandis que le petit saint Jean caresse l'une 



— 105 — 

des mains de son cousin, qu'il a saisie dans la sienne. 

b. h. 3 p. o p. - l. 2 p. 4 p. 6 1. 

SALV1ATI (Francesco Rossi de). 

700 — 571. Jésus bénissant Us enfants ?. 

Notre Seigneur, assis dans une des galeries du temple, 
est entoure de jeunes mères qui s'empressent de pre'senter 
leurs enfants à sa bénédiction. Sa main gauche est de'jà im- 
posée sur la tête de l'un d'eux, dévotement agenouille' devant 
lui; son autre main accompagne d'un geste les paroles qu'il 
semble prononcer. Plus en arrière, l'apôtre saint Pierre 
s'efforce de vaincre la timidité d'une jeune femme qui, son 
enfant dans les bras, paraît hésiter à s'approcher pour ré- 
clamer la même faveur. 

Voici encore une composition traitée avec un goût qui 
répond à l'amabilité du sujet. Que de naturel et de grâce 
dans ces charmantes mères et dans leurs beaux petits en- 
fants! que de naïveté dans toutes les expressions, et que la 
touche moelleuse et facile, que le beau fini du pinceau, four- 
nissent bien leur part du charme que le peintre a répandu 
sur son ouvrage ! 

e. g. 2 p. 10 p. 6 1. - l. 3 p. 10 p. 6 1. 

BONIFAZIO (manière de). 

701 — 533. La Vierge, V enfant, saint Roch et saint Sébastien*. 

Sur un siège à coussin, élevé en forme de trône, la Vierge 
Marie est assise entre saint Roch et saint Sébastien, l'un et 
l'autre debout 5 elle tient sur ses genoux l'enfant Jésus qui 
bénit le saint pèlerin. Celui-ci semble sous l'empire d'une 

8 



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? 






— 106 — 
vive allégresse qui se manifeste dans tous ses traits; saint 
Sebastien a le corps traversé d'une flèche et les mains liées 
derrière le dos; on lit sur sa Ggure tout le bonheur dont son 
aine est pénétrée. Une longue robe rouge et un manteau noir 
servent de vêtement à la mère de Dieu, dont les pieds nus re- 
posent sur une large pierre ; ses cheveux sont nattés en forme 
de couronne et entremêlés de plusieurs rangs de perles. 

Le regard est surtout flatté par le doux éclat de la cou- 
leur et par l'agrément du pinceau. 

T. h. 2 p. 7 p. 1 1 1. - l. 3 p. 4 p. 3 1. 

GAROFOLO (école de Bnrvttrtrro). 

702 — 1 1 65. La Vierge, l'enfant, saint François et saint Georges, 

Assise sur un tronc, décoré d'un riche baldaquin h dra- 
peries, la Vierge tient de ses deux mains son divin fils sur 
ses genoux. L'enfant a tourné la tête et attache ses regards 
sur saint François d'Assise qui est debout à gauche du trône, 
de l'autre coté duquel on voit saint Georges une lance à la 
main. 

b. h. 1 p. 3 p. 6 1. - l. 1 p. o p. 3 1. 

CORTONE (style de Piètre de). 

703 — 827. Judith tranchant la tète à Ilolophernc *. 

Judith, profitant de l'ivresse d'Holopherne qui est étendu 
sur son lit, le saisit à la gorge et, la main droite armée d'un 
glaive, lui tranche hardiment la tête; sa fidèle suivante 
seconde ses efforts en comprimant des deux mains le corps 
du général assyrien. 

t. u. p. 3 p. - l. 7 p. 10 p. 6 1. 



— 107 — 

MUTIAN (GlROLAMO Muzuno). 

704 — 521. La Visitation * 

Les deux cousines se saluent sous le pe'ristyle de la de- 
meure de sainte Elisabeth, leurs regards se rencontrent, leurs 
mains se serrent avec la plus grande affection. La Vierge est 
suivie de deux femmes dont l' une porte sur sa tête une 
corbeille qui contient des pigeons. Une autre femme, les 
mains jointes, et derrière laquelle paraît Zacbarie sur le 
seuil de sa porte, accompagne sainte Elisabeth et semble 
vivement attendrie de cette touchante entrevue. La Vierge 
est nu-pieds, la tête couverte d'un voile blanc; sainte Eli- 
sabeth, coiffée de même, porte une robe verte qu'enveloppe 
presque entièrement son ample manteau jaune. 

Le coloris chaud et brillant de ce tableau rappelle les 
études que ce peintre fit à Venise; le dessin, la compo- 
sition et même le caractère des têtes, tiennent au style de 
Michel-Ange, dont le pinceau suave et léger de Mutian avait 
adouci la maie e'nergie. 

t. h. 7 p. 1 p. - l. 4 p. 9 p. 

EAPHAEL (d'après). 

705 — 684. Sainte Famille *. 

L'enfant Jésus, assis sur les genoux de sa mère qui a les 
mains jointes, se penche en avant pour bénir le jeune pré- 
curseur agenouillé à ses pieds et tenant sa croix de roseau à 
la main. Le bras de l'enfant-Dieu est soutenu par sainte 
Elisabeth qui est assise à côté de la Vierge. Dans le fontJ.j 
saint Joseph s'avance enveloppé dans son manteau. — - An- 
cienne copie, d'après la sainte famille du Musée de Naples. 
b. u. 4 p. 2 p. - l. 3 p. 5 p. 6 1. 



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— IOS — 

GENT1LESCHI (Francesco). 
706 — 825. Saint Sébastien secouru par suinte Irvne*. 

Le saint martyr gît étendu sur une draperie rouge déposée 
à terre; son corps est entièrement nu à l'exception de ses 
reins qu'entoure un linge blanc. Agenouillée auprès de lui, 
sainte Irène retire une flèche qui traverse sa jambe gauche j 
une main sur la plaie, elle eu presse doucement les chairs, 
et de l'autre extrait avec précaution l'arme meurtrière. Une 
femme, qui suit d'un œil inquiet les mains de la pieuse 
chrétienne, tient des linges pour en entourer les membres 
an martyr dont le bras droit est encore percé d'une flèche. 

Tout ce qui pouvait contribuer a adoucir la sévérité d'un 
pareil sujet, l'artiste l'a mis en œuvre. Une douceur exquise 
dans le pinceau, une exécution soiguée, viennent s'unir ici 
à l'éclat de la couleur, à l'agréable arrangement des drape- 
ries. Les poses sont pleines de vérité, les raccourcis,, bien 
sentis, et le dessin, correct et coulant. 

t. n. 5 p. 3 p. - l. 6 p. 9 p. 

DOSSO DOSSI {attribué à). 
707 — 613. La sainte Famille et un Cardinal \ 

Assise entre saint Joseph et un saint Cardinal, la Vierge 
tient, sur ses genoux l'enfant Jésus entièrement nuj de la 
main droite elle soulève un des bouts de sa ceinture, dans 
lequel le pied de l'enfant s'est embarrassé, et se prête ainsi 
avec grâce au plaisir que lui-même prend à s'en dégager. 
Marie porte uu vêtement disposé avec beaucoup de goût: sa 
belle tète est enveloppée d'un voile blanc bordé d'or, qui 
croise sur son corsage et retombe derrière ses épaules; par- 
dessus sa robe rouge, dont les manches sont garnies aux 



à° 



— 109 — 
poignets d'une broderie d'or, se drape un manteau vert , 
double' d'une étoffe jaune fonce, qui se déploie sur ses ge- 
noux avec une grande élégance. 

A côté de la naïveté du style, de la simplicité des expres- 
sions, il faut encore noter dans cet ouvrage le beau caractère 
du dessin, le goût exquis des ajustemens, le soin apporté 
à l'exécution, enfin le charme qui ressort d'une couleur 
tout aimable. 

». h. 2 p. 1 p. - l. 1. p. 10 p. 

RAPHAËL ( école de ). 
708 — 757. Portrait d'homme *. 

Debout, au-delà d'une table sur laquelle il repose son 
bras droit, ce personnage, vu de trois-quarts, tient un papier 
qui semble être le sujet de ses réflexions. Sa tète est couverte 
d'un bonnet noir, et, sur sa robe de soie moirée, de même 
couleur, descend une espèce de mozette rouge entr'ouverte 
sur le devant. Un petit singe est accroupi sur la table, à 
côté de lui. — Le fond représente une chambre à colonnes 
dont la fenêtre ouvre sur la campagne. 

Ce portrait est d'une grande simplicité. 

b. h. 2 p. 8 p. - l. 2 p. 2 p. 

709 — 670. La Vierge, l'enfant et le petit saint Jean *. 

L'enfant Jésus, assis sur un pan de muraille à hauteur 
d'appui, s'élance vers la croix que le petit saint Jean lui pré- 
sente. La Vierge, debout derrière les enfants, les entoure de 
ses deux bras. Ces figures se détachent sur un joli paysage 
très riche de détails. 



S3 



44 



— 110 — 
Par le soin avec lequel il est traité, ce petit ouvrage pa- 
raît être une 'vraie miniature. 

l. h. o p. 3 p. 6 1. - l. o p. 6 p. 9 1. 

PAL MA le Jeune (Hyle dc\ 
710 — 1168. Le Christ mon*. 

La Vierge Marie soutient debout contre son sein le corps 
inanimé de son cher fils; sa main droite supporte la te le 
sacrée du Sauveur, et son bras gauche se reploie autour de 
lui. De chaque cote de la Vierge sont trois saints personna- 
ges dont on n'aperçoit que la tète. 

b. ii. o p. 9 p. 7 1. - l. o p. 7 p. 1 1 L 

ANDRÉ DEL SARTE (école de). 

711 — 624. Sainte Famille \ 

Vêtue d'une robe rose et la tète couverte d'un manteau 
bleu qui se roule autour de ses genoux, Marie, assise au pied 
d'un palmier, tient sur elle son divin fils qui saisit nue croix 
que lui présente le petit saint Jean agenouillé devant lui. A 
côté de Marie, saint Joseph, portant une robe violette et un 
manteau jaune , contemple avec ravissement cette scène 
enfantine. 

t. m 3 p. o p. 4 1. - l. 2 p. 4 p. 8 1. 

SÉBASTIEN DEL PIOMBO (d'après). 

712 — 645. ta Flagellation *. 

Notre Seigneur debout est attaché à la colonne. Quatre 
bourreaux, le bras armé de verges et de fouets, en frappent 



— 111 — 

l'innocente victime, dont la tête penchée exprime la plus 
profonde résignation. 

Ancienne copie, enpetite dimension, d'après la belle pein- 
ture de saint Pierre in Montorio. 

c. h. 2 p. 1 1 p. 5 1. - l. 2 p. 2 p. 6 1. 

SCH1DONE ou SCHEDONE (Bartolommeo). 
713—1194. Sainte Famille \ 

Assise dans une chaise à dossier, la Vierge Marie soutient, 
de ses mains entrelacées, l'enfant Jésus qui s'attache à son 
sein, tout en se retournant pour regarder le petit saint Jean. 
Saint Joseph, appuyé sur son bâton, regarde les enfants avec 
un air de grand intérêt. 

Ce qui frappe surtout ici, c'est une exécution facile et 
suave et une grande force de coloris. 

b. h. o p. 8 p. 6 1. - l. o p. 7 p. 9 1. 

PARMESAN (style de Francesco Mazzuola dit le). 
714 — 675. La Charité*. 

Elle est représentée sous les traits d'une jeune femme 
assise, le sein découvert, et entourée de trois enfants: l'un 
est debout à côté d'elle, un autre, assis sur ses genoux, 
étreint le troisième entre ses bras. 

Ce gracieux petit tableau est peint avec inGniment de 
goût. 

b. n. o p. 9 p. 7 L - l. o p. 7 p. 3 !. 







— 112 — 

LUINI [manière d'Acremo). 

715 — 742. Jésus au jardin des olives *. 

Tandis que les trois disciples, qui l'ont accompagné au 
jardin des olives, s'abandonnent au sommeil, le Sauveur, 
agenouillé sur un rocher à côté d'eux, accepte, par un geste 
de résignation sublime, le calice que lui présente un ange 
qui apparaît dans un disque lumineux. 

b. h. 3 p. 2 p. - l. 2 p. 3 p. 

SCARSELLÎNO (Ippolito dit m). 
716 — 691. Le Centurion aux pieds du Sauveur*. 

Accompagné de trois de ses disciples, le Sauveur des 
hommes a la main gauche étendue sur la tête du Centurion 
prosterné à ses pieds. La figure ardente et les gestes pleins 
de vivacité de ce dernier annoncent la foi qui brûle dans 
son cœur. Des soldats et d'autres personnages, présents à 
cette scène, paraissent saisis d'un respectueux étonnement. 

Morceau d'un excellent coloris. 

b. h. 2 p. 2 p. 4 1. - l. 1 p. 9 p. 7 1. 



PARMESAN (d'après Frajicesco Mazzuola dit le). 

717 — 606. Adoration des Bergers *. 

A l'entrée d'une habitation en ruine et devant le pié- 
destal d'une colonne, la Vierge, assise, regarde avec amour 
l'enfant Jésus qu'un berger soulève de la crèche pour l'em- 
brasser} un second agenouillé lui offre un agneau } les autres 



— 113 — 

le contemplent avec respect et admiration. Dans le fond, 
saint Joseph prend soin d'un bœuf et d'un âne. 
Cette petite composition a été gravée. 

b. h. op. 10 p. 9l.-i. 1 p. 1 p. 6 1. 

SCHIDONE (école de). 

718 — 519. Sujet inconnu *. 

La persécution a jeté dans un lieu désert une mère et 
son jeune enfant qui semblent dévoués à l'abandon et à la 
mort. Un ange, descendant du ciel, une palme dans chaque 
main , révèle aux regards de la jeune femme la récompense 
qui lui est ré servée. 

Au premier aspect on pourrait prendre ce sujet pour celui 
d'Agar dans le désert, mais l'attitude de l'enfant et l'action 
de l'ange ne permettent pas d'y reconnaître cet épisode. 
b. h. 3 p. o p. - l. 2 p. 4 p. 5 1. 

719 — 667. Sainte Famille. 

L'enfant Jésus, que sa mère soutient contre son sein, 
l'enlace de ses deux petits bras, tout en se retournant vers 
saint Joseph. 

c. u. o p. 1 1 p. 7 1. - l. o p. 9 p. 6 1. 

720 — 609. La Vierge et V Enfant *. 

La Vierge, penchée sur son fils qui est assis sur elle, le 
serre tendrement dans ses bras pour répondre au même 
mouvement de l'enfant qui s'attache à son cou avec amour. 
t. b. o p. 9 p. 8 1. - l. o p. 7. p. 6 1. 












— 1 1 4 — 

PAUL VÉRONESE (composition à V instar de). 

721 — 758. Adoration des Mages^ des Anges et des Bergers \ 

Les rois Mages , accompagnes des gens de leur suite, sont 
venus offrir leurs hommages à l'enfant nouveau-né, assis sur 
les genoux de sa mère. Déjà les. bergers se sont avances der- 
rière Marie, près de laquelle ] se voit saint Joseph; des 
anges planent en l'air, adorant, eux aussi, le fils de 
l'Eternel. 
Forme ovale. — Cuivre, n. 1 p. 7 p. 6 1. - l. 2 p. o p. 7 I. 

MURILLO (Bartolommeo Esteba>). 

722 — 553. Sainte Famille *. 

La Vierge Marie, légèrement agenouillée, soutient parles 
bras son divin fils qui, debout devant un agneau couché à 
ses pieds, caresse le doux animal. Saint Jean, incliné et un 
genou en terre, porte dans l'une de ses mains sa croix ap- 
puyée contre son épaule, et dans l'autre, une petite écuelle 
pleine de lait. Derrière la Vierge, saint Joseph regarde avec 
intérêt le jeu des deux enfants. Des anges apparaissent au 
sein d'une gloire dont les rayons descendent sur le fils 
de Dieu. 

Si cette production, étrangère aux idéales et magiques 
beautés du grand style, n'est qu'une simple et fidèle imita- 
tion de la nature, que d'autres qualités en compensation 
n'étale-t-clle pas h nos regards!.... que de simplicité dans la 
composition, de sentiment et de naïveté, dans les expressions, 
quelle grâce enchanteresse dans les figures! et comme le 
vague que l'artiste a su habilement répandre dans le fond 



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*1 



— 115 — 
de son tableau contribue bien à les faire ressortir! . . . mais, 
c'est principalement le moelleux des formes et le flou du 
pinceau qui font naître de vives impressions; c'est le déli- 
cieux ton des chairs qui surtout vous frappe agréablement. 
Où trouver en effet une couleur plus chaude et plus bril- 
lante? .... l'artiste a vraiment poussé ici Fart du coloris 
jusqu'à la magie. 

t. n. 1 p. 8 p. 4 1. — t. 1 p. 2 p. 9. 1. 

723 — 710. La Vierge et V enfant *. 

Marie tient l'enfant Jésus debout sur ses genoux et sem- 
ble l'offrir à l'admiration; la manière dont elle le présente 
est pleine de délicatesse: l'une de ses mains entoure son 
petit corps, l'autre soulève un de ses pieds. De son côté, 
l'enfant a cherché un appui en saisissant l'écharpe et la main 
de sa mère. La Vierge a la tète nue, et ses beaux cheveux 
châtains flottent derrière son cou; le bonheur qui remplit 
son âme se révèle dans tous ses traits. 

Comme la précédente, cette petite production est em- 
preinte des qualités pittoresques qui distinguent le talent 
de l'auteur; comme elle aussi, elle a l'inappréciable avan- 
tage de pouvoir, par son agréable dimension, trouver place 
dans tous les cabinets. 

t. h. o p. 1 p. 9 1. - l. o p. 8 p. 8 1. 

LUINI (attribué à Bernardino). 

724 — 692. Saint Jean- Baptiste \ 

Saint Jean se montre ici dans les deux saintes fonctions 
qui remplirent sa carrière, la prédication et le baptême : 
debout sur un tertre élevé, au milieu de verts buissons, et 
entouré d'une foule nombreuse qui, assise en cercle sur un 



Ï5 



— 116 — 
tapis de gazon, recueille avidement ses paroles, le précur- 
seur, le bras levé, leur annonce que la pénitence est proche. 
Plus en avant, on le voit debout, sur le bord d'un pr>tit 
ruisseau, qui verse à deux mains de Peau sur la tête de quel- 
ques personnes agenouillées devant lui. 

Quand une peinture est traitée avec autant de délicatesse 
que celle-ci, il suffit de la plus légère retouche pour nuire à 
son aspect et déguiser l'esprit du maître; c'est ce que nous 
voyons dans ce tableau, bien qu'il n'ait subi qu'une restau- 
ration insigniGantc. 

b. h. 1 p. 1 1 p. 3 1. - l. 1 p. 9 I. 

TINTORET (Jacopo Robusti dit le). 
725 — 537. Portrait d'homme *. 

C'est celui d'un noble vénitien, au front chauve et à la 
barbe grise, vu debout et à mi-jambes. Il porte une robe de 
soie noire, tient un mouchoir d'une main et sa toque de 
l'autre. Devant lui, sur une table couverte d'un tapis cra- 
moisi, galonné d'or, sont déposés deux volumes, l'un ouvert 
et l'autre fermé. Une draperie verte, frangée d'or, décore le 
fond de la chambre. 

Ce portrait a tout l'aspect des ouvrages du Tintoret, ce- 
pendant nous ne croyons pas y retrouver tout-à-fait sa fer- 
meté de touche et son empâtement de couleur. Il se pourrait 
que ce fut l'œuvre d'un des meilleurs artistes de son école; 
mais, comme il a toujours passé pour une des bonnes pro- 
ductions de ce maître et que réellement c'est une belle 
chose, nous lui avons conservé son attribution. 
t. n. 4 p. 6 p. 9 1. - l. 4 p. 1 p. 6 1. 



— 117-* 

TIJNTORET (d'après le). 

726 — 676. Portrait d'homme*. 

Ce personnage se pre'sente debout et à mi-jambes; il a la 
tête nue, les cheveux courts, la barbe rousse et fourchue. 
Son vêtement se compose d'un surtout de soie noire, passé 
sur un pourpoint violet. Sa main gauche s'appuie sur sa 
hanche au-dessus du pommeau de son épée;il tient un pa- 
pier dans la droite qui repose sur la base d'une colonne à 
demi-couverte d'une draperie rouge, bordée d'un large 
galon d'or. 

t. h. 4 p. 6 p. 9 1. - l. 4 p. 1 p. 6 1. 

BORDONE (Paris). 
727—574. Portrait d'homme \ 

Vêtu d'une robe fourrée, il est assis dans un fauteuil de 
bois devant une table couverte d'un tapis vert. 11 tient une 
lettre dans la main droite, et a la gauche appuyée sur un 
livre relié en parchemin et placé sur la table à côté d'autres 
livres, d'un encrier, de plumes et de divers papiers. La 
chambre est décorée d'une belle architecture et d'une dra- 
perie verte. 

Le pinceau délicat de Bordone a produit peu d'ouvrages 
aussi vigoureux que celui-ci. La simplicité et la noblesse de 
ce portrait, la beauté de sa couleur, ne seraient pas désa- 
vouées par le Titien lui même. 

t. n. 4 p. 6 p. 9 1. - l. 4 p. 1 p. 6. 1. 



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— 118 — 

728 — 594. Portrait (Tun géographe *. 

Il est assis sur une chaise garnie d'une étoffe rouge, à 
côté d'une colonne le long de laquelle se reploie une ten- 
ture de même couleur. Sa main gauche repose sur sa cuisse, 
sa droite est étendue au-dessus d'un atlas ouvert sur une 
table recouverte d'un tapis. Au geste de sa main, à l'ex- 
pression de ses traits, on voit qu'il s'explique à lui-même 
quelques difficultés géographiques. 

Ce tableau a toujours été considéré comme le pendant 
du précédent. 

t. b. 4 p. 6 p. 9 1. - l. 4 p. 1 . p. 6 1. 

SASSOFERRATO (Giovanm Battista Salvi, surnommé), 

729 — 422. La Vierge et V enfant Jésus \ 

La Vierge Marie penche, avec un sentiment indéfinissable 
de tendresse, sa tête sur celle de son fils endormi dans ses 
bras. L'heureuse mère, plongée dans une douce rêverie, ose 
à peine toucher cet être chéri, dans la crainte d'interrompre 
son sommeil. Un voile blanc, légèrement jeté sur sa che- 
velure d'un beau blond cendré, descend avec grâce sur sa 
robe rouge, sur laquelle se drape un manteau bleu, et d'où 
s'échappent des manches de dessous en toile de lin. 
t. h. 2 p. 4 p. - l. 1 p. 1 1 p. 

730 -^ — 421. Saint Joseph et Venfant Jésus *. 

Vêtu d'une robe jaune, que rerouvre u\\ manteau bleu 
jeté sur ses épaules, saint Joseph soutient sur son bras 
l'enfant Jésus, et baise l'une de ses petites mains, avec un 



— 119 — 
indicible sentiment de respect. Le fils de Dieu,, dont la robe 
rose est serrée à la taille par une ceinture, approche son 
charmant visage de la figure vénérable du vieillard et en- 
toure son cou d'un bras caressant. 

t. h. 2 p. 4 p. - l. 1 p. 1 1 p. 

On ne saurait trouver deux plus aimables productions de 
Sassoferrato. Par l'heureuse union des teintes adoucies avec 
un art parfait, ce peintre a su donner la plus belle harmonie 
à la clarté déjà si pure de son coloris: de là le charme ré- 
pandu sur ces deux ouvrages. La figure de la Vierge retrace 
la plus vive image de la sollicitude maternelle, et sa belle 
âme, si candide et si chaste, s'y reproduit tout entière} celle 
de saint Joseph n'est pas empreinte, à un moindre degré, de 
l'expression de mansuétude qui sied si bien à son ca- 
ractère. 

731 — 1110. Portrait d'un Cardinal*. 

Figure a mi* corps. 

La tête couverte d'une barrette, il porte un camail sur 
lequel se détachent un collet et sa longue barbe blanche j 
ses traits témoignent de la plus grande douceur. 
t. n. 1 p. 8 p. 9 1. - l. 1 p. 6 p. 4 1. 

732 — ■ 1236. Sommeil de V enfant Jésus *. 

Sur un lit de repos, décoré d'une tenture violette, som- 
meille l'enfant Jésus. Il est couché sur le côté droit; son 
bras gauche se replie sur sa hanche et en suit avec grâce le 
contour; de la main droite il tient encore l'extrémité d'une 
écharpe bleue, agréablement disposée autour de son corps. 
Debout et appuyé sur le bord du lit, saint Joseph regarde le 



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— 120 — 
divin enfant avec une attention pleine d'intérêt; son visage 
exprime la tendresse et le respect. 

Un pinceau gras et moelleux, une couleur suave et bril- 
lante, beaucoup de souplesse et de charme dans les attitu- 
des, recommandent cette production peinte a l'instar des 
ouvrages du Guide. 

t. ii. 3 p. o p. 6 1. - l. 4 p. 2 p. 6 1. 

DOLCÏ (Carlo). 
734 — 712. Saint Sébastien \ 

Debout et vu à mi-cuisses, le saint, nu jusqu'à la cein- 
ture, soutient de sa main gauche la large draperie qui l'en- 
toure et, de la même main, porte aussi une palme et un fais- 
ceau de flèches. Sa belle tête, qu'ombragent une quantité 
de cheveux châtains, est levée vers le ciel, dont son regard, 
d'accord avec le geste de sa main droite, semble appeler les 
célestes béatitudes. 

Outre ce Gni si précieux, ce pinceau si suave et si recher- 
ché, auxquels les productions de Carlo Dolci doivent tout 
leur prix, les amateurs admireront encore ici un brillant 
coloris, et surtout, l'expression de douceur angélique qui se 
peint sur cette charmante figure. 

t. h. 1 p. 2 p. - l. o p. 10 p. 

ROMAIN ( style de Jules). 

734 — 861. Muse de la poésie épique*. 

Elle est représentée un genou en terre et nue jusqu'à la 
ceinture; le reste de son corps est enveloppé dans une 
draperie rouge; de la main gauche elle ramène sur son sein 
une mèche de ses longs cheveux , et de la droite elle tient 
un livre de poésies. 

b. h. 2 p. 9 p. - l. 2 p. o p. 6 1. 



— 121 — 

FRA BARTOLOMMÊO ( manière de ) 

735 — 1 196. La Vierge et V enfant. 

L'enfant Jésus, emmaillotté jusqu'à la ceinture, repose 
sur le bras de la Vierge qui, assise sur l'angle d'un esca- 
beau de bois, lit dans un livre placé sur le même siège, et 
sur les feuillets duquel elle applique ses doigts. Le divin 
enfant tient dans sa main gauche une grenade entrouverte; 
sa té te, ainsi que celle de sa mère, brille d'une auréole d'or. 
Une tenture verte forme le fond du tableau. 

b. h. 1 p. 3 p. 3 1. - l. o p. 1 1 p. 2. 1. 

GUERCHIN (école du). 

736 — 620. Sainte Claire. 

La sainte Vierge, descendue du ciel et suivie de saint Jo- 
seph, a déposé dans les bras de sainte Claire l'enfant Jésus 
que celle-ci presse avec amour. Pendant cette vision, des 
anges font entendre un concert céleste. 

t. u. 1 p. 6 p. 6 1. - l. 1 p. 2 p. 8 1. 

SÉBASTIEN DEL PÏOMBO (style de). 

737 — 1121. Portrait de femme. 

Assise sur un siège en bois, une femme, vêtue de noir et 
dont la tête est entièrement enveloppée par un linge blanc 
qui s'attache sous son menton, tient d'une main un livre et 
de l'autre un mouchoir blanc; elle paraît être absorbée dans 
de graves pensées. 

t. u. 4 p. 3 p. - l. 3 p. 2 p. 









— 122 — 

BARROCHE (d'après Federigo). 

738 — 767. V Annonciation \ 

La Vierge, fléchissant les genoux, abaisse ses regards vers 
l'ange qui, prosterné devant elle, la salue et lui fait part du 
choix que Dieu a fait d'elle pour être la mère du Sauveur. 
t. n. 1 p. 4 p. - l. o p. 1 1 p. 7 1. 

ALBANE (style de Fbancesco). 

739 — 589. Adam et Eve chassés du paradis *. 

Un ange vient intimer à nos premiers parents Tordre de 
sortir du paradis terrestre , dont leur péché les exclut à 
jamais. D'une main il montre aux deux coupables effrayés 
la vengeance céleste, et de l'autre, appliquée sur l'épaule 
d'Adam, il semble presser leur fuite. — Cette composition 
est entourée d'une guirlande de fleurs. 

Cuivre, h. 1 p. 2 p. - l. 1 p. o p. 

CREARA (Santo). 

740 — 693. Neptune et Amphitrite * '. 

Neptune, debout sur son char formé d'une conque marine, 
tient d'une main son trident et de l'autre les renés à l'aide 
desquelles il dirige sur les flots ses deux fougueux coursiers; 
Amphitrite, son épouse, est assise derrière lui. Trois tritons, 
dont deux sonnent de la trompe, entourent le char, a côté 
duquel s'avance un petit génie des eaux monté sur un dau- 
phin. — Petite composition, d'un effet très vigoureux, fai- 
sant pendant au n° 628. 

Pierre, h. 1 p. 4 p. G !.- l. 1 p. 1 p. 



— 123 — 

MOL A (Pier- Francesgo). 

741 — 586. Saint Bruno dans le désert *. 

A demi-couche sur des rochers, dont les cimes s'élèvent 
à pic autour de lui et dominent de profonds abîmes où 
viennent s'engloutir les eaux d'une cascade, saint Bruno, les 
bras étendus vers un crucifix planté à côté de lui et au pied 
duquel se trouve une tête de mort, donne cours à l'effusion 
de son amour pour Dieu. 

t. n. 1 p. 2 p. 2 I. - l. o p. 1 1 p. 

CARAVAGE {style de Michel-Angiolo dit le). 

742 — 720. Saint Rock \ 

Vêtu d'un habit de pèlerin, il porte dans sa main gauche 
un long bourdon appuyé sur son épaule, et dans sa main 
droite un rouleau de papier écrit. Son visage, encadré dans 
des cheveux bruns et une barbe épaisse de môme couleur, 
est calme mais sévère. 

t. h. 2 p. 1 1 p. 8 1. - l. 2 p. 2 p. 8 1. 

743 — 623. Saint Jean- Baptiste *. 

Nu jusqu'à la ceinture, le reste du corps enveloppé par 
un linge blanc et une peau de chameau, Saint Jean est assis 
dans le désert au pied d'un immense rocher, contre lequel 
sa croix est appuyée} de sa main gauche reployé* il soutient 
sa tête, et de la droite présente une coquille à une source 
d'eau vive qui s'échappe du rocher. 

t. m. 3 p. 1 p. 6 1. - l. 2 p. 4 p. 









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— 124 — 

GUIDE (Gîjido Rem dit le). 
744 — 550. V Assomption de la Vierge*. 

Les bras étendus, les regards portés vers le ciel où l'attend 
le trône de gloire qui lui e«t préparé, la Vierge s'élève dans 
l'air, soutenue par quatre anges aux ailes déployées. Déjà 
elle a franchi les dernières régions du firmament et laissé 
sous ses pieds les nuages et l'azur du cielj déjà s'offre à ses 
yeux ravis l'éclat de l'éternel séjour où une multitude de 
chérubins, venus au devant de leur reine, se rangent des 
deux côtés pour lui livrer passage. La mère du Christ est 
suivie dans son glorieux triomphe par trois autres chérubins 
groupés au-dessous d'elle: un voile jaunâtre clair se marie 
gracieusement à sa belle chevelure; une ample draperie 
bleue, jetée sur ses épaules, laisse voir, en voltigeant de 
chaque côté, une tunique rose serrée au milieu du corps par 
une étroite ceinture. Deux des anges qui l'accompagnent 
sont nus; les deux autres sont vêtus de longues robes flot- 
tantes, dont l'une est blanche et l'autre verte. 

Si l'on est, au premier abord, subjugué par l'aspect gran- 
diose de cette composition, à mesure qu'on la considère on 
sent croître davantage encore son admiration: la disposition 
des figures, leur expression, l'effet e'tounant qu'elles pro- 
duisent, tout vient à la fois disputer vos suffrages, et, parmi 
tant de beautés, on serait presque embarrassé du choix, si 
la figure de la Vierge n'était là pour réclamer la préséance. 
Tout ce que le pinceau le mieux inspiré peut produire de 
plus merveilleux sous le rapport de la noblesse des traits, 
de la majesté du caractère, de l'élévation des sentimens, a 
été invoqué en faveur de cette étonnante figure, dont il est 
plus facile de sentir que d'exprimer les beautés. Maintenant, 



— 125 — 
ne doit-elle qu'à elle seule l'admiration qu'elle fait naître, 
et n'existe-t-il pas entre chaque partie du môme tableau un 
rapport nécessaire de perfection, qui tend à faire ressortir 
avec plus d'éclat le principal objet? Cette réflexion, nos 
charmants groupes d'anges si beaux, si gracieux, la font 
naître; celui de gauche qui soutient le manteau de la Vierge 
est parfait. Sous le rapport du faire, on trouve dans ce 
tableau un coloris brillant, soutenu par des tons vigoureux et 
de la plus douce harmonie, une touche facile, moelleuse et 
d'un bel empâtement, un dessin d'un goût très simple, mais 
correct; des lumières largement reparties, c'est-à-dire point 
de petites oppositions; les artifices de l'art s'y déguisent on 
ne peut plus habilement. Toutefois, nous l'avouerons, on y 
découvre aussi quelques parties négligées qui sentent peut- 
être la collaboration; et pourquoi en serait-il autrement? 
ne sait-on pas que les premiers artistes du monde, même 
dans leurs chefs-d'œuvre, se sont fait aider par leurs prin- 
cipaux élèves? rien donc ne serait moins étonnant que de 
rencontrer quelques traces de cette collaboration dans une 
composition que le Guide a répétée plusieurs fois , sans que 
pour cela on se crût en droit de douter de son authenticité: 
personne, assurément, ne conteste celle des Assomptions de 
Gênes et de la Galerie royale de Munich. 

Dans la collection du prince de Santa Croce, à laquelle il 
appartenait, notre tableau a fait à Rome l'admiration de tous 
les artistes du siècle dernier; et c'est sous l'empire de la 
haute réputation dont il jouissait alors, qu'il fut grave par 
Pierre Bartolozzi qui en a laissé une très belle estampe au 
burin, dans laquelle cependant la Vierge est loin d'offrir la 
noblesse et la sublimité de l'original. 

t. n. 9 p. o p. - L. 6 p. 4 p. 



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— 126 — 

745 — 2048. La Sainte Vierge, 
demi-figure de grandeur naturelle. 

La tête légèrement rejette en arrière et doucement in- 
clinée vers l'épaule droite, les mains croisées et pressées sur 
son soin, les yeux levés vers le ciel, la Vierge exhale son 
cœur dans un élan d'amour. Sa te te, qu'environne un foyer 
de lumière divine, est couverte d'un léger voile blanc, sur- 
monté d'une draperie bleue qui retombe en larges plis sur 
ses épaules et sur ses bras, ne laissant voir que le bout des 
manches et le devant du corsage de sa robe. 

Cette belle figure est de la seconde manière du Guide, 
c'est-à-dire de sa manière claire, et dans laquelle il offre a 
l'admiratiou tout ce que son pinceau a de plus délicat, tout 
ce que les tons de sa palette ont de plus fin et de plus flat- 
teur. La ravissante expression de candeur répandue sur ce 
joli visage, la pureté des sentimens qui y sont exprimés, 
embarrassent la pensée qui s'efforce de les rendre. 
t. h. 2 p. 11 p. 7 1. -l. 2 p. 3 p. 6 1. 

746 — 551. Saint Sébastien *. 
demi-figure de grandeur naturelle. 

Les reins seulement entourés d'une draperie blanche, 
les mains liées derrière le dos et attachées au tronc d'un 
gros chêne, le saint vient d'être atteint de deux flèches 
qui sont venues s'enfoncer dans ses chairs. Sa tête est levée 
vers le ciel; on lit dans ses regards toute la résignation de 
son aine, et l'offre qu'il fait à Dieu de ses souffrances. 

On reconnaît encore évidemment ici que le peintre a voulu 
lutter de succès avec le Caravage, tant par la vigueur du 



— 127 — 

coloris que par la puissance de l'effet. L'expression de cette 
figure est pleine de force et de vérité. 

t. h. 3 p. 8 p. - l. 2 p. 9 p. 

747 — 832. La Conception de la Vierge *• 

Portée sur un groupe de chérubins mêlés à des nuages 
que traverse un croissant, la Vierge, vêtue d'une robe blan- 
che et entourée d'un long manteau bleu, a les mains jointes 
sur son sein et les regards amoureusement dirigés vers le 
ciel. Deux petits anges soutiennent au-dessus d'elle une cou- 
ronne formée d'étoiles blanches, et rapprochent en même 
temps les deux extrémités d'une riche guirlande de fleurs 
qui l'entoure; d'autres esprits célestes sont ingénieusement 
disposés parmi les fleurs. — Ce sujet se détache sur un 
fond d'or. 

Ce petit tableau est si gracieux, qu'on ne répugnerait pas 
a l'attribuer au Guide, dont la beautés des anges est passée 
en proverbe. 

Cuivre, u. 1 p. 3 p. 6 1. - l. 1 p. o p. 3 1. 

GUIDE (d'après le) 

748 — 536. Madelaine pénitente. 

Assise dans sa grotte de Sainte-Baume, sa main gauche 
appuyée sur une tête de mort, son bras droit reployé et 
soutenant légèrement sa tête renversée en arrière, la sainte, 
entourée d'une large draperie rouge , et ses longs cheveux 
épars sur sa poitrine nue, porte des regards suppliants vers 
le ciel. Deux anges, qui se sont arrêtés au-dessus d'elle, sem- 
blent venus pour recueillir ses soupirs et encourager sa péni- 
tence. — Très belle copie. 

t. u. 4 p. 3 p. - l. 4 p- o p. 






4o 



— 1 28 — 

749 ~ 850. La Charité Romaine. 

La vertueuse jeune fille, entourant du hras droit le cou 
de son père, lui présente son sein afin qu'il y puise sa nour- 
riture. 

t. h. 3 p. 2 p. - l. 2 p. 3 p. 

750 — 596. Tête de Christ \ 

Notre Seigneur, qui vient d'être couronné d'épines, lève 
au ciel des regards pleins de résignation. 

b. ii. 1 p. o p. - l. o p. 8 p. 6 1. 

751 — 838. Le Couronnement d'épines • 

Le corps penché et les mains liées sur la poitrine, Jésus 
endure avec une sublime résignation les souffrances que lui 
cause la couronne d'épines qu'un de ses bourreux lui en- 
fonce sur la tête. 

Ce morceau est d'une grande finesse d'exécution. La dou- 
leur et la résignation ne sauraient être mieux rendues. 
t. h. 1 p. 6 p. - l. 2 p. o p. 

SESTO (manière de Cesare, de). 

752 — 641. La Vierge, l'enfant, le petit saint Jean 
2 /9 et deux saints personnages *. 

Vêtue d'une robe rouge garnie au corsage d'une dentelle, 
la tête couverte de son manteau reployé sur ses genoux, 
Marie soutient l'enfant Jésus assis sur un c oussin. Le fils de 
Dieu s'est penché de côté pour caresser le petit saint Jean 
qui, les mains jointes, a posé un genou en terre devant lui. 



— 129 — 
A droite et à gauche de la Vierge, se tiennent deux vieillards 
qui expriment, par leur attitude, les saints transports dont 
ils sont pénétre*. 

t. ii. 2 p. 1 1 p. 5 1. - l. 2 p. 4 p. 1 1. 

SOLARI (genre d' Andréa). 
753 — 1241. Salomé, fille d'Hérodiade \ 



Comme attérée de son forfait, la fille d'Hérodiade porte 
une main sur son sein, et de l'autre éloigne doucement la 
main du bourreau qui lui présente la tête de saint Jean- 
Baptiste. Cette princesse est vêtue d'une robe verte toute 
brodée d'or. 

b. h. 2 p. 5 p. - l. 1 p. 9 p. 

ANDRÉ DEL SARTE (style de). 
754 — 682. Portrait d'un jeune guerrier *. 

Debout et vu à mi-cuisses, un jeune militaire, de seize à 
dix-sept ans, tient de la main droite le bois de sa hallebarde 
et appuie l'autre sur sa hanche. Une chaîne d'or, passée à 
son cou, retombe sur une veste jaunâtre, a manches bouf- 
fantes, serrée par le ceinturon de son épée, et s'attachant 
par des petits cordons à sa culotte rouge. Sa tète est sim- 
plement couverte d'une toque de même couleur. 

La fraîcheur et la transparence des teintes s'unissent, dans 
ce beau portrait, à la plus grande légèreté de pinceau. 
b. h. 2 p. 1 1 p. 3 1. - l. 2 p. 3 p. 



• 



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4/ 



/ 



7 



— 130 — 

755 — 683. Portrait de femme \ 
pendant du précédent. 

Sur un siège, garni de soie verte avec des franges pareilles, 
une femme, de trente-six à quarante ans, est assise, tenant 
sous son bras droit un petit epagncul ; sa main gauche re- 
pose sur le bras du fauteuil. Elle est vêtue d'une robe écar- 
late, à manches courtes et bouffantes, sous lesquelles passent 
d'autres manches de velours vert; une chaîne d'or pend à 
son cou, sur une guimpe plisse'e qui cache son sein ; une 
toque brune, ornée de broderies d'or, se marie agréablement 
avec ses cheveux châtains qui laissent son front à découvert. 
Elle regarde devant elle avec un air de préoccupation. 

Ce portrait, ainsi que le prece'dent, rappelle encore quel- 
ques ouvrages que le Pontorme traita dans la manière d'An- 
dre del Sarte. 

b. h. 2 p. 9 p. 6 1. - l. 2 p. 2 p. 6 1. 

ROMAIN {style de Jules). 

756 — 688. Adoration des Anges et de bergers. 

Tandis que des anges et des bergers se pressent autour 
du berceau où repose l'enfant Jcsus qui tient dans ses mains 
la croix du petit saint Jean-Baptiste, la Vierge, assise à terre 
a côte de saint Joseph, regarde son divin fils avec une tendre 
affection. Cette scène se passe devant un ancien monument, 
et non loin d'un arc de triomphe que viennent de traverser 
deux pâtres traînant après eux un bœuf et un âne. 
b. ii. 3 p. 1 p. 9 1. - l. 3 p. 9 p. 3 1. 






— 131 — 

SOLAKI {(T après Andréa). 

757 — 554. La Vierge allaitant V enfant Jésus *. 

Représentée assise devant une table où elle a placé l'en- 
fant Jésus sur un coussin de velours vert, la Vierge le sou- 
tient d'une main, et de l'autre lui présente son sein modeste- 
ment découvert. Le fils de Dieu, qui a saisi machinalement 
l'un de ses pieds, regarde avec amour sa sainte mère qui lui 
répond par un sourire plein de tendresse. Marie a la tête 
enveloppée d'un voile blanc, dont les extrémités entourent 
son cou et retombent sur ses épaules. 

La môme composition, avec un fond de paysage, se trouve 
au Musée royal du Louvre, et est regardée comme un de ses 
beaux ornements. Long-temps celle-ci a passé dans la Ga- 
lerie Fescli pour en être une répétition : cette opinion est 
tout un éloge. 

B. n. 1 p. 9 p. 2 1. - l. 1 p. 2 p. 4 1. 

GUERCH1N (Gio. Francesco Iîarbiert, dit le). 

758 — 788. Le Couronnement crépines*. 
Figure à mi- corps. 

Les mains garrottées par de grosses cordes, le Christ, qu'en- 
veloppe à demi une draperie écarlate, se prête humblement 
aux efforts du bourreau qui, à. l'aide d'une autre corde et 
d'un bâton, enfonce la couronne d'épines sur sa tête sacrée, 
et procède avec la plus grande froideur à son acte barbare. 

C'est encore un morceau dans la manière du Caravage: 
les œuvres de ce maître eurent, de son temps, une si haute 



// 



— - 132 — 
réputation, que tous les artistes, même les plus habiles, vou- 
laient l'imiter. 

t. ii. 2 p. 6 p. 10 1. - l. 3 p. 6 p. 

CARRACHE (Aoibal Camacci). 

758 — 592. Saint Charles Borromée m . 



Le saint archevêque de Milan, prosterné à deux genoux 
devant l'autel où la colonne de la flagellation est exposée à 
la vénération publique, épanche son âme dans la contem- 
plation de cette précieuse relique. Par-dessous son camail, sur 
sa robe rouge de cardinal, il porte une aube en dentelle, et, 
sur sa tète humblement inclinée, une petite calotte rouge. 
Ses mains croisées sur sa poitrine et tout l'ensemble de son 
altitude expriment la plus ardente dévotion. A terre, à côté 
de lui, on remarque une discipline, symbole de l'austérité 
de sa vie. 

Nous avons conservé à ce tableau l'attribution du catalo- 
gue italien, parce qu'il porte effectivement tous les caractères 
des ouvrages d'Annîbal Garrache; toutefois, nous devons 
faire connaître l'avis de quelques connaisseurs qui l'attri- 
buent au Dominiquiu, dans la manière de son illustre maître. 
Tout éloge devient superflu, on le sent bien, à l'égard d'un 
ouvrage qui mérite d'aussi glorieuses attributions ; c'est 
pourquoi nous nous bornons à faire remarquer que cette fi- 
gure, si pleine d'onction, semble une biographie écrite où 
l'on peut lire toutes les vertus qui formaient l'heureux apa- 
nage du saint archevêque. 

t. ii. p. 4 p. - i.. 4 p. 3 p. 



— 133 — 



GAROFOLO (imitation de). 

760 — 1188. Résurrection de Lazare. 

Lazare, assis à terre, enveloppe de son linceul et soutenu 
par ceux qui Font retiré du tombeau, tourne vers Jésus, 
dont la parole puissante vient de l'arracher à la mort, des 
regards où se peint la plus profonde gratitude. Madelaine, 
pénétrée de reconnaissance, s'est précipitée aux pieds du 
Sauveur. 

b. h. 1 p, 2 p. 8 1. - l. o p. 10 p. 7 h 




PONTORME (école du). 

761 — 1127. Portrait d'homme. 

11 porte un vêtement noir sur lequel se rabat le col de sa 
chemise. Son manteau est jeté sur ses épaules, et sa main 
pose sur un écusson à fond d'or sans armoiries. 
b. h. 3 p. 8 p. - l. 2 p. 9 p. 

VÉLASQUEZ (écoh de). 



762 — 2788. Scène militaire. 

A quelque distance d'une tente, un officier supérieur, à 
cheval et le bâton de commandement à la main, adresse la 
parole au chef d'une troupe de soldats qui se tiennent au 
repos derrière lui. 

t. h. 1 p, 6 p. 7 1. -i,2p. op. 10 1. 




33 



— 134 — 

CARRACHE (style d'Annibal). 

763 — 755. Saint François * 

La tête appuyée dans sa main gauche, sa main droite 
posée sur un livre ouvert, il paraît méditer profondément 
sur le néant de la vie et les grandeurs des fins de l'homme, 
ainsi que l'indiquent la tête de mort et le cruciGx, placés à 
côté d'une lampe qui hrûle devant lui. 

Pierre h. 1 p. 1 p. 5 l. - l. o p. 10 p. 6 1. 

764 — 611. Cléopâtre*. 

Cette princesse, se mourant de la blessure que vient de 
lui faire l'aspic, est soutenue par une de ses suivantes. 
b. u. o p. 10 p. 9 1. - l. o p. 9 p. 2 1. 

765 — • 637. Le Christ mort \ 

Au pied d'un arbre, le Christ mort est assis sur un mor- 
ceau de rocher, le co rps soutenu dans cette position par un 
ange placé derrière lui. La tête du Sauveur retombe sur 
son épaule, ses jambes sont reployées sous lui; un second 
ange soulève avec précaution son bras gauche. 

L'auteur de ce tableau s'est évidemment proposé pour 
modèles, le Garrache et le Paul Véronèse. 

t. h. 1 p. 4 p. 9 1. - l. o p. 10 p. 10 L 

766—591. Te te de Christ*. 

L'épaule chargée du fardeau de sa croix qu'il embrasse 
de ses deux mains, le Christ, dont la tète est couronnée d'é- 



— 135 — 

pines, jette de côte un regard douloureux mêlé de com- 
passion. 

c. h. 1 p. 1 p. 5 1. - l. o p. 10 p. 

BRONZINO (style d'Angiolo). 

767 — 1136. Portrait d'homme *. 

Vêtu d'un surtout de soie noir, sans manches, borde de 
lisérés rouges, par dessus une robe de même étoffe, il est 
représenté debout, tenant un mouchoir blanc dans la main 
gauche, et indiquant de la droite un papier écrit, posé sur 
une table couverte d'un riche tapis. A ses côtés est un gros 
épagneul. 

b. h. 3 p. 8 p. - l. 2 p. 8 p. 3 1. 

768 — 1 122. Portrait de femme. 

Debout a côté d'un enfant qu'elle entoure de son bras 
gauche, elle tient ses gants dans la main droite. Sur sa robe 
de soie jaune damassée, à manches blanches, s'ajuste gra- 
cieusement un vêtement de velours noir; sa tête est coiffée 
d'un petit chaperon sur lequel voltige un léger voile de gaze. 
b. h. 3 p. 7 p. - l. 2 p. 10 p. 

PORDENONE (attribué à Licinio Regillo, dit le). 

769 — 784. Le Couronnement de la Vierge \ 

Plusieurs saints, au milieu desquels se trouve un évêque, 
paraissent s'occuper du mystère relatif au couronnement dp 
la Vierge que l'on aperçoit portée sur des nuages entre Diou 
le père et Dieu le fils, qui tous deux soutiennent une couronne 






-?4 



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— 136 — 
au-dessus de sa tête. Plusieurs auges s'unissent au groupe 
céleste. 

Esquisse traitée avec esprit. 

t. m. 2 p. 1 p. - l. 1 p. 3 p. 

CIGOL1 (Ludovico Cardi (le). 

770 — 559. Cosm* L élu duc de Florence à Vâge de 18 ans *. 

Sur un trône, élevé sur des gradins de marbre blanc et 
surmonte d'un baldaquin noir, le jeune prince, habillé de 
deuil, a pris place entre deux dames également en deuil, 
probablement les veuves d'Alexandre et de Jean surnommé 
l'invincible. Cosme a les mains étendues et les regards bais- 
sés vers deux seigneurs agenouillés à ses pieds, et dont l'at- 
titude, pleine de respect, annonce de leur part un acte de 
soumission et de fidélité. Tous les sénateurs attendent 
debout le moment de s'approcher à leur tour, pour prêter 
foi et hommage à leur jeune souverain. Cette cérémonie a 
lieu dans une des salles du palais ducal et emprunte à l'archi- 
tecture qui la décore quelque chose d'imposant et de so- 
lennel. 

Ce tableau paraît être la première pensée d'une grande 
composition destinée à la décoration d'un palais, si l'on en 
juge par un immense arceau, peint en grisaille, qui entoure 
le sujet et sur lequel sont représentées, de chaque côté d'un 
écusson armorié, des figures allégoriques rappelant, sous 
l'emblème de deux esclaves enchaînés, les victoires des JVIé- 
dicis. Sur l'entablement, où s'appuient les deux extrémités 
de l'arc, sont personnifiés, d'un côté l'Arno, de l'autre Ja 
ville de Florence qui, revêtue d'un manteau d'hermine, le 
lion a ses pieds et la main gauche appuyée sur la fleur de lys 



— 137 — 
rouge, élève de la main droite la couronne ducale qu'elle 
semble présenter au jeune prince. 

Déjà si intéressante par son sujet, cette brillante com- 
position ne l'est pas moins par la rareté des ouvrages de 
Cigoli : le style en est élevé, l'exécution d'une grande ma- 
nière, et le coloris, d'une beauté remarquable, est encore 
rehaussé par une telle entente du clair-obscur, que l'effet 
du tableau est des plus admirables. Les expressions sont très 
naturelles et pleines de noblesse, et, malgré sa petite dimen- 
sion, ce bel ouvrage doit être rangé parmi ceux qui ont as- 
suré à son auteur le titre de premier peintre florentin de son 
époque. 

t. h. 2 p. o p. 4 1. - l. 2 p. 6 p. 6 1. 
/ 
771—727. Madelaine \ 

Assise à côté d'un quartier de rocher contre lequel elle 
s'appuie du bras gauche, la sainte pénitente tient un cruci- 
fix de la main droite qu'elle a posée sur une tête de mort 
placée sur ses genoux. Un livre est ouvert à ses côtés, une 
draperie, qui n'entoure qu'une partie de son corps, laisse à 
nu son sein que voilent en partie les (lots de sa belle che- 
velure. L'ancienne pécheresse, à demi-ravie en extase, est 
demeurée immobile, les regards levés vers le ciel, la bouche 
entr'ouverte, le teint décoloré: tout en elle annonce, avec 
une prochaine suspension de la vie des sens, l'intime union 
de son âme avec Dieu. 

Ouvrage de la première manière du maître. 
t. u. 3 p. 6 p. 9 1. - l. 2 p. 8 p. 



10 



3 • 



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— 138 — 

C1G0LI (imitation de). 

772 — 506. Pilât e se lavant les mains *. 

Couvert d'un vêtement fourre, et la tête ceinte d'un tur- 
ban blanc, le gouverneur de la Judée se lave les mains 
dans un bassin d'or qu'un esclave agenouillé lui présente. 
Le fils de l'homme, entouré de soldats, les mains garrottées 
et à demi enveloppé dans un lambeau de pourpre, regarde 
avec douceur l'action de Pilate, qui n'est autre que le lâche 
arrêt de sa condamnation. 

t. ii. 4 p. 1 p. 6 1. - l. 4 p. 1 1 p. 3 1. 

RAPHAFX (d'après). 

773 — 685. Sainte Famille *. 

Au pied d'un pilastre, qui soutient deux arceaux à travers 
lesquels on voit se développer un vaste paysage, la Vierge 
est assise avec l'enfant Jésus. De sa maiu droite elle soulève 
un des pans de son manteau bleu, et de l'autre rapproche 
doucement le petit saint Jean-Baptiste qu'elle regarde 
avec tendresse. Celui-ci, un genou en terre, la main gau- 
che reployée sur son cœur, sa croix de roseau devant lui 
dans sa main droite, se présente devant le fils de Dieu qui 
lui donne sa bénédiction. La Vierge est vêtue d'une robe 
rouge, à corsage juste, qui s'applique sur sa chemise, front (V 
autour de la gorge, et en laisse passer les manches larges et 
flottantes Un morceau d'étoffe bleu clair, disposé en forme 
de turban sur ses cheveux coiffés en bandeau, retombe der- 
rière sa te te. 






— 139 — 

Les œuvres de Raphaël sont tellement faites pour illustrer 
les arts, que leurs copies mêmes, lorsqu'elles sont réussies 
comme celle-ci, deviennent à leur tour des ouvrages fort 
intéressants. 

b. h. 4 p. o p. - l. 3 p. 2 p. 2 1. 

LANFRANG (Giovanni Lànfranco ). 

774 — 777. Délivrance de saint Pierre *. 

Tandis que l'apôtre, enchaîné dans sa prison, dort d'un 
profond sommeil, la tête appuyée sur sa main gauche, un 
ange, lui apparaît par l'ordre du très haut: s'approchant 
doucement de lui, le messager céleste le saisit d'une main 
par son manteau, et de l'autre indique que nul obstacle ne 
s'opposera a sa sortie. 

t. h. 4 p. 3 p. - l. 3 p. 1 p. 6 1. 

775 • — 1195. Tête de saint Pierre. 

Le saint apôtre regarde le ciel avec un vif sentiment de 
componction. 

Morceau touché de main de maître. 

t. h. 1 p. 6 p. - l. 1 p. 1 p, 9 1. 

MICHEL-ANGE {imitation de). 

776 — 709. Jésus crucifié. 

La Vierge et saint Jean sont debout de chaque côté de la 
croix à laquelle est attaché le Sauveur: Marie, les mains 
étendues,regarde son Gis chéri avec une vive douleur } Jean, 



K 



/ 



7 






— 140 — 
les bras croisés sur sa poitrine, s'abandonne à toute 1 effusion 
de la sienne. 

c. n. o p. 9 p. 7 1. - l. p. 7 p. 5 1. 

777 — 763. Portrait de Michel- Ange. 

Le grand artiste, peint dans un âge déjà avancé, porte des 
cheveux bouclés et une barbe grisonnante. 

c. u. o p. 8 p. 3 1. - l. o p. 6 p. 3 L 

PONTORMÈ (style de). 

773 — 1183. Portrait de femme. 

Déjà sur le retour de l'âge, cette femme est vetuc d'une 
robe noire, dont le corsage n'encadre qu'une partie de son 
sein que voile un mouchoir de gaze: elle est coiffée d'un 
simple bonnet qui n'entoure que le haut de sa chevelure j 
de la main gauche elle tient un livre placé sur une table 
couverte d'un riche tapis, 

Ardoise. h> 2 p. 9 p. 6 1. - l. 2 p. 2 p. 

CARPI (GlROLAM(>\ 

779 — 639. La Visitation *. 

Sainte Elisabeth, qui est accourue avec empressement à 
la rencontre de sa jeune parente, la reçoit à quelques pas 
de sa demeure, et lui prodigue les témoignages d'une vive 
tendresse, auxquels Marie répond par une effusion de cœur 
égale à la sienne. Derrière l'épouse de Zacharie, quatre fem- 
mes paraissent s'entretenir de cette touchante entrevue. La 



— 141 — 
jeune Vierge d'Israël est accompagnée de saint Joseph, qui, 
enveloppe dans un manteau et les mains appuyées sur un 
bâton, regarde avec admiration ces deux femmes si privi- 
légiées, sur lesquelles ont aussi les yeux fixes quatre esprits 
célestes, descendus au sein d'une nuée. 

Agréable composition qui se fait remarquer par une touche 
grasse et facile, une exécution très rendue et un très beau 
ton de couleur. 

Forme ceintree. - b. h. i p. 9 p. 3 1. - l. 1 p. 3 p. 

BRONZINO (attribué à Angiolo). 

780 — 1 120. Portrait d'homme. 
Figure a mi- jambes. 



La tète nue et le visage garni d'une barbe épaisse, ce per- 
sonnage est debout à côte d'une table, sur laquelle est un 
livre ouvert qu'il tient de la main droite ; sa main gauche 
repose sur un superbe lévrier. 11 est vêtu d'un pourpoint 
noir broche', que recouvre un manteau garni d'une riche 
fourrure; une fraise orne'e de dentelle achève de compléter 
ce bel accoutrement. 

b. ii. 4 p. 1 p. 6 1. - l. 3 p. 1 p. 

781 — 1118. Portrait d'un jeune homme. 
Figure à mi-jambes. 

Il est debout, la tête nue, la main gauche appuye'e sur la 
hanche et tenant un livre de la main droite qui repose sur 
une table, couverte d'un tapis rouge. Son vêtement se com- 
pose d'un pourpoint noir de soie brochée, à manches vio- 
lettes et surmonté d'une riche collerette de dentelle. 

Figure d'une grande vérité'. 

b. h. 3 p. 3 p. 9 1. - l. 2 p. 6 p. 



n 



J33 



— 142 — 

BENEDETTE b* ÇummM (école de). 

782 — 2847. Lauan cherchant ses idoles. 

Le fils deBathuel, ayant atteint Jacob qui s'en retournait 
au pays de Chanaan avec ses femmes, ses enfans, ses esclaves 
et ses troupeaux, fait fouiller ses bagages pour y retrouver 
les idoles qui lui avaient été dérobées* 

t. h. 2 p. 4 p. 2 1. - l. 3 p. o p. 10 1. 

GAETANO (imitation de Scipione). 

783 — 764. Pie V. 

Le saint pontife, à barbe blanche, est agenouillé sur un 
prie-dieu recouvert d'une tenture rouge } ses mains sont 
jointes et ses regards levés au ciel. 

c. n. o p. 8 p. 9 1. - l. o p. 6 p. 9 1. 

SALAINO (Andréa). 

784 — 646. Sainte Famille \ 

L'enfant Jésus, assis sur une draperie, tient, sous son bras, 
un coq dont les pattes sont liées par un ruban. Agenouillée 
auprès de son fils , la Vierge, en l'indiquant du doigt , 
appelle l'attention de sainte Anne sur cette action. Celle-ci, 
assise à côté de l'enfant qu'elle embrasse de sa main droite, 
témoigne, par son geste et l'expression de sa figure, qu'elle 
ne pénètre pas le mystère. Saint Joseph, debout, les bras 
croisés sur la poitrine et accoudé sur un piédestal, ne voyant 
qu'un jeu dans la conduite de l'enfant, sourit de l'inquiète 
préoccupation des deux femmes. Le costume de la Vierge, 



— 143 — 
disposé avec beaucoup d'élégance, brille d'une rare magni- 
ficence. Sa robe rose est bordée d'un galon d'or au corsage 
et aux manches, et autour d'elle se drape un riche manteau 
de velours bleu broché d'or à larges dessins. Ses beaux che- 
veux blonds, relevés en nattes sur sa tête, y sont fixés par 
un ruban bleu orné d'un diamant; ses pieds sont chaussés 
de sandales. Une plus grande simplicité distingue la mise 
de sainte Anne ; le large manteau, qui couvre aussi sa tête, 
vient se rattacher sur le devant de sa poitrine. 

Cette composition se ressent du style des ouvrages de 
Léonard. On y reconnaît, à côté d'un dessin gracieux, un 
beau coloris et un effet de clair-obscur ménagé avec beau- 
coup d'art. 

t. ii. 4 p. 1 p. - l. 3 p. 4 p. 

TITIEN (Tiziabo Vecellio). 

785 — 595. Portrait d'homme *. 
Figure à mi-jambes. 

Ce personnage est affublé d'un long vêtement de soie noir, 
bordé d'une fourrure et serré a la taille par une ceinture; 
une toque de même couleur couvre sa tête, et une barbe 
épaisse entoure son visage. 11 est debout à côté d'une table 
couverte d'un tapis vert et sur laquelle se voit un livre 
entrouvert; il tient ses gants de la main 'gauche et a le pouce 
de la droite passé à sa ceinture. 

Nous nous rangeons parfaitement de l'avis de MM. les 
rédacteurs du premier catalogue, qui pensent qu'il suffit de 
citer un ouvrage du Titien, sans qu'il soit besoin d'en ana- 
lyser les beautés. En effet, le nom de ce grand artiste est 
à Jui seul tout un éWe. 

a 

t. h. 3 p. 6 p. - l. 2 p. 7 p. 




J 



y 






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— 144 — 

TITIEN ((TaprèêTutàw* Vecellio). 
786 —849. Danaé \ 

Couchée sur un lit de repos et entièrement nue, la char- 
mante Danaé tressaille d'une douce émotion, que trahissent 
le feu de ses regards et l'incarnat de ses joues, à l'arrivée 
de la pluie d'or. L'amour, debout aux pieds de la belle, 
frémit lui-même à l'aspect de la foudre qui lui annonce la 
présence du maître des Dieux:. 

Copie exécutée avec une grande exactitude et un soin 
parfait. 

t. h. 2 p. 3 p. - l. 3 p. 1 p. 

787 — 848. Nymphe endormie*. 

Sur un lit de repos, une jeune nymphe, nue et gracieu- 
sement endormie, est surprise par deux satyres cachés der- 
rière une large tenture, disposée sur des branchages comme 
pour protéger son sommeil. Un de ses bras est reployé au- 
dessus de sa tète ; l'autre tombe abandonné le long de sa 
couche. 

t. n. 2 p. 1 p. 9 1. - l. 3 p. o p. 

ROMANELLI (style de). 
788 — 1219. Sainte Famille. 

Sainte Elisabeth présente à l'enfant Jésus une branche 
de roses, distraite de la corbeille pleine de fleurs que saint 
Jean apporte à son cousin. Le fils de Dieu est sur les genoux 
de sa mère qui le soutient amoureusement de ses deux mains. 
Saint Joseph se voit debout derrière la Vierge. 
c. u. 1 p. 2 p. 9 1. - l. 1 p. o p. 



— 145 — 

CORRËGE (école du). 

789 — 674. Nymphe poursuivie par an Satyre*. 

Un satyre, qui poursuivait une jeune nymphe, vient de 
tomber à la renverse au pied d'un arbre. Un obstacle sur- 
naturel semble le retenir à terre, car le geste de ses bras 
indique toute la douleur qu'il ressent de ne pouvoir se re- 
lever. La nymphe, qui n'a pour tout vêtement qu'une simple 
ccharpe bleue voltigeant autour de son corps, profite de cette 
circonstance pour fuir de plus belle. 

D'une suavité de couleur tout-à-fait Corrègesque. 
b. h. o p. 9 p. 2 1. - l. o p. 1 1 p. 5 1. 

PARMESAN (Francesco Mazzuola, dit le). 

790 — 613. Sainte Catherine *. 

Deux petits anges, au pied d'un palmier, sont occupes à 
en détacher des rameaux, dont l'un tient déjà une provision 
entre ses bras. Sainte Catherine, assise au pied de l'arbre 
qui porte le précieux emblème des récompenses célestes, a 
saisi, avec un saint empressement, une de ses branches; en 
même temps son regard s'est arrêté sur le cruel instrument 
qui repose à ses pieds, et c'est sans effroi qu'elle envisnge 
le prix auquel Dieu a mis la palme dont elle s'est emparé^. 

Tout est si gracieux dans ce petit tableau, qu'il semblerait 
que le Parmesan s'y fut proposé d'égaler le Corrège. 
b. u. o p. 9 p. 9 1, - l. o p. 7 p. 6 1. 












\ 



— 116 — 
ItlRRRA (GiusErpB dit l'Espagrolet)* 

791 — 581. Portrait d'un vieux savant*» 

Dans an accoutrement grossier et usé, le vieil écrivain 
dent ;i deux mains un in-folio ouvert, qu'il semble offrir 
au y regards, avec un sentiment d'amour-propre satisfait, 
comme le fruit de ses veilles et de ses lon^s travaux. L'étude 
a gravé sur son front octogénaire l'habitude de la méditation, 
et l'âge n'a pas éteint le jeu de sa physionomie dans laquelle 
on retrouve quelque chose d'actif et de viril. Sa longue barbe 
et ses cheveux blancs ajoutent à l'expression naturellement 
douce de sa figure vénérable. 

t. ». 3 p. 8 p. 6 l. - l. 2 p. 1 1 p. 

792 — 580. Le pendant \ 

Emportant sous son bras un ancien manuscrit couvert en 
parchemin, qu'il tient de ses deux mains et qu'il presse avec 
amour, le vieux savant trahit son goût dominant pour l'étude. 
Les traits de sa physionomie, profonds et anguleux, accusent 
en effet chez lui une rare aptitude au travail du cabinet. 
Malgré les dégradations de l'âge, l'esprit pétille encore sur 
son visage plein de finesse et d'intelligence. Ses cheveux ras, 
sa barbe courte et grisonnante, vont merveilleusement à l'air 
de sa figure. Contre l'habitude des gens de sa profession, il 
est enveloppé dans un manteau brun richement étoffé. 



t. h. 3 p. 8 p. 6 1. — 



11 



L'aspect de ces deux portraits vous frappe d'une juste 
admiration: on y rencontre, à côté d'un pinceau plein d'é- 
nergie, un coloris hardi et vigoureux qui, à son tour, n'est 
égalé que par le rare savoir dont le peintre fait preuve dan» 



— 147 — 
son dessin. L'effet n'est pas moins remarquable: la lumiè- 
re, en jaillissant par masse, produit de nombreux contrastes 
qui jettent, pour ainsi dire, la vie à profusion sur ces figures, 
dont l'expression est d'une puissance incroyable: on croit 
saisir la pense'e dans le jeu de leur physionomie. 

MARATTE (Carlo Maratta). 
793 — 715. Abdication de V Antipape Victor VI*. 

Prosterne' à deux genoux au pied du trône où siège In- 
nocent II en habits pontificaux et la tiare en tête, Victor, ac- 
compagne de saint Bernard et d'un clerc agenouillé qui 
porte sur ses mains une tiare et deux clefs, Victor, le visage 
plein de componction, montre au successeur de saint Pierre 
les insignes de la fausse puissance dont on l'avait revêtu, et 
de'clare illégitime l'investiture qui lui en a été faite. Inno- 
cent, touché de cet acte de soumission, étend la main et ab- 
sout. Six autres personnes assistent à cette scène solennelle. 

Cette petite production n'est qu'une esquisse ; mais cette 
esquisse est si bien rendue, qu'il est peu d'ouvrages de 
Cari Maratte qui produisent plus d'effet. Elle est en outre 
touchée avec une énergie dont cet artiste a donné rarement 
d'aussi belles preuves. 

f. c. Toile maroufflée. h. 1 p. 9 p. - l. 1 p. 2 p. 8 1. 

GAROFOLO (style de Benvenuto). 

794 — 802. La Nativité de Jésus *. 

Au pied d'un énorme rocher, qui masque une partie d'un 
point de vue fort agréable, la Vierge Marie, saint Joseph et 
deux bergers, prosternés autour du berceau dans lequel re- 



•/ 







— 148 — 
pose surdos drapa ornés de frangea d'or l'enfant qui vient 
de naître, renient au fils do Dieu les hommages qui lui sont 

diîs. Deux: autres bergers, debout derrière Marie, s'entre- 
tiennent de ee nier\ eilleux événement. L'Eternel apparaît 
dans la nue, précédé par quatre anges couronnés de Heurs; 
deui portent des tablettes sur lesquelles se lisent ces mots: 
Gloria in txcêUu /M>, et . . . 

Tableau traite dans le goût de la première manière de 
Garofolo. 

b. n. 2 p. 5 p. 2 1. - l. 2 p. o p. 

ANDRÉ DEL SARTE (Andréa Van>ucchi). 

79 j — 1401. bis. U homme entre le vice et la vertu» 



Au milieu d'un paysage où le peintre a cherché à retra- 
cer les deux routes qui conduisent au bien et au mal, la 
première traversant un terrain inculte, et hérissé de rochers 
arides, la seconde^ au contraire, semée de fleurs et de ver- 
dure, un jeune jfcmme, nu, debout et les bras croisés, est 
appuyé sur un Joug bâton entre deux femmes: l'une grave 
et sans beaut^ l'autre jeune et jolie; chacune d'elles s'ef- 
force de l'a/Urer de son côté. Après avoir aperçu la route 
de la vertu que parcourront des personnages dont le sé- 
rieux et la gravité ont peu d'attraits pour lui, il tourne ses 
regards vers la séduisante tentatrice qui suit la route du 
plaisir, que hantent à Fenvi de joyeux compagnons. 

Ce morceau, qui n'a pas été terminé, n'est encore, en grande 
partie, qu'à l'état d'ébauche; les soûles figures du fond sont 
un peu plus avancées. Quelque regrettable qu'il soit qu'une 
œuvre d'un grand peintre n'ait pas reru sa dernière main, 
nous ne pensons pas ((-pendant que l'art fasse en cela une 



— 149 — 
perte réelle; en ce sens qu'une telle ébauche, en même temps 
qu'elle permet de péne'trer plus intimement le mode d'exé- 
eution du maître, révèle aussi plus clairement sa manière 
d'opérer. 

b. n. 3 p. 2 p. 2 1.- l. 6 p. 7 p. 6 1. 

796 — 702. Sainte Famille \ 

La Vierge, assise au pied d'un roclier aride, soutient de 
la main gauche son fils qui, nu et debout, s'exhausse sur la 
pointe des pieds, comme pour atteindre à son cou qu'il em- 
brasse déjà de son bras gauche. A genoux devant la mère 
de Dieu, saint Jean, dont une légère peau de mouton en- 
toure les reins , saisit avec un tendre empressement le bras 
qu'elle lui présente, en même temps qu'elle abaisse vers lui 
son doux regard avec l'expression d'une affection toute pleine 
de bonté. Dans la physionomie des deux enfants brille cette 
finesse enjouée propre à leur âge; un sentiment de joie et 
de bonheur ani me tous leurs traits. Derrière saint Jean, deux 
autres enfants, pressés l'un co ntre l'autre, se tiennent debout, 
heureux de se trouver en présence de la Sainte Famille. 

Ce tableau ne passa it pas seulement dans la Galerie du 
Cardinal pour un ouvrage d'André del Sarte, on se plaisait 
encore à le considérer comm e l'une des plus belles pro- 
ductions de ce grand maître. Pour accepter une telle opi- 
nion, il ne faudrait rien moins, pour nous, que reconnaître 
évidemment dans ce tableau toutes les brillantes qualités 
qui annoncent les chefs-d'œuvre de notre artiste ; il faudrait 
que, frappé par tous les signes caractéristiques dont est em- 
preinte chacune des parties de son talent, il ne nous fut 
plus possible de conserver le moindre doute; autrement, 
appelé à nous prononcer, nous ne saurions mettre trop de 







— 1 50 — 
reserve dans l'énoncé de notre jugement Ici, à côté de tout 
le grandiose qui brille dans les productions du maître, à 
côté du grand caractère de son dessin, de l'élégance de ses 
ajustement, à côté, dirons-nous encore, de ce coloris si Irais 
et si transparent, qu'il semble n'être composé qu'avec des 
glacis et qu'il n'appartenait qu'à lui de produire, nous trou- 
vons cependant un peu moins d'assurance dans la touclie, 
quelque cliose de plus lisse, de moins large dans l'exécu- 
tion, que dans les ouvrages qui distinguent son talent si fa- 
cile. Doit -on en conclure avec quelques personnes que ce 
tableau n'est qu'une magnifique production d'école? nous ne 
déciderons pas, et nous laisserons le public en juger lui— 
me me. 

b. h. 3 p. 6 p. 10 1. - l. 2 p. 8 p. 8 1. 



13UGIARDINI {attribué «Giuliano). 
797 — 1054. La Vierge et l'enfant Jésus endormi*. 

Au milieu d'un bosquet de roses, la Vierge est assise avec 
son fils endormi sur ses genoux. D'une main elle soutient 
le corps de l'enfant qui s'abandonne sur son sein, et de 
l'autre elle touche délicatement sa petite poitrine. Un man- 
teau, bordé d'un filet d'or, enveloppe la tête de Marie, de 
manière à ne laisser voir qu'une petite partie de sa chevelure 
dans laquelle brille un diamant. 

Ce tableau rappelle l'école de Léonard; nous devons dire 
cependant que quelques personnes l'attribuent à Albertinelli. 
t. h. 1 p. 11 p. 3 1. - l. 1 p. 5 p. 4 1. 



— 151 — 

MAZZOLINI (Lodovico). 

798 — 696. Jésus-Christ instruisant la multitude *. 

Assis dans une barque, notre Seigneur instruit une foule 
de personnes, de tout âge et de tout rang, réunies sur le rivage 
du lac de Ge'tie'sareth. Placé au bout de la barque, saint 
Pierre, sa rame immobile entre les mains, écoute, lui aussi, 
avec une profonde attention. Derrière le fils de Zébédée, 
André et Jacques, les pieds dans l'eau, retirent à grand' peine 
leurs filets, qu'à leur pesanteur on juge pleins de poissons. 
A gauche et au bout du lac s'élève la ville de Capharnaum ; 
à droite, s'avance jusque dans les eaux un bois touffu, du 
sein duquel sortent quantité de personnes qui viennent sans 
cesse grossir la foule. 

Lorsque l'auteur peignit ce tableau, qui d'ailleurs est exé- 
cuté avec un très grand soin, il n'avait pas encore atteint à 
ce fini si extraordinaire auquel il parvint dans la suite; mais 
il sut donner tant de vie à sa composition, tant de variété 
et de naturel aux caractères de ses têtes, qu'on ne trouve 
point cette petite production indigne de son pinceau. 
t. h. 1 p. 3 p. 10 1. - l. 1 p. 10 p. 4 1. 

JULES ROMAIN (Giuuo Pifh, dit). 

779 — 798. Neptune et Amphitrite*. 



Assis sur un rocher, au milieu des vapeurs nuageuses qui 
s'élèvent du sein de la mer, Neptune se repose auprès d'Am- 
philrite, son épouse; tous deux, entièrement nus et placés 
côte à côte, tournent l'un vers l'autre des regards empreints 
du plus tendre attachement. Amphilrite, vue de face, 



j; 



/-? 



soulève de sa rrniu gauche la drtperie rouge qui la cou- 
\rait* sa tête une n'emprunte d'ornement qu'à sa belle 
chevelure blonde, nattée et relevée en bandeau sur son 
front pur et plein de grâce. Neptune, vu par derrière, 
tient sa main gauche élevée et appuyée sur le trident, dont 
il vient de frapper le rocher d'où s'est élancé le cheval qui 
paraît devant lui. Aux pieds et entre les deux divinités, 
l'amour s'est assis, les jambes croisées et la main gauche 
abandonnée sur son genou, attitude qui, autant que l'ex- 
pression de sa figure, dénote un repos plein de malice; son 
arc, inoffensif pour les deux époux, demeure détendu dans 
sa main droite. 

Lorsque la collection du Cardinal faisait l'un des beaux 
ornemens de Paris, ce tableau était réputé pour être la 
fresque la plus rare et la mieux conservée que la France 
possédât; et, en cela, rien d'étonnant, puisqu'il est exé- 
cuté sur plâtre, et qu'on y retrouve toute la fraîcheur 
dé coloris de ce genre de peinture. Toutefois, nous devons 
le dire, nous ne reconnaissons pas ici le mode d'exécution 
qui appartient à la fresque } cette production, à nos yeux, 
a toute l'apparence d'une peinture à l'huile, telle qu'on sait 
que Sébastien dcl Piombo en produisit. Quoi qu'il en soit, le 
grand caractère de dessin qui $*y manifeste suffit pour faire 
reconnaître l'œuvre du meilleur disciple de Raphaël. 
Peint sur plâtre, n. 5 p. o p. 3 1. - l. 2 p. 1 1 p. 3 1. 

800 — 1059. Sainte Famille *. 

Au pied d'un pan de mur qui semble appartenir aux restes 
d'un somptueux édifice, la sainte Vierge est assise tout à 
coté de sainte Elisabeth. L'enfant Jésus, placé sur les genoux 
de M mère, bénit le petit saint Jean qui s'est agenouille 
devaiit lui, sa croix de roseau dans une main et l'autre re- 



— 153 — 
ployée amoureusement sur son cœur. Sainte Elisabeth sou- 
tient doucement le bras que lève le divin enfant pour bénir 
son fils, et suit ce mouvement avec un regard plein d'une 
tendre sollicitude. Marie a les mains jointes et rapprochées 
de son sein* ses yeux se portent sur le petit saint Jean, qui 
la regarde aussi et trouve dans les sentimens de tendresse 
qu'ils expriment comme une seconde bénédiction. La tête 
de la mère de Dieu, légèrement inclinée, est couverte d'une 
étoffe de gaze qui, s'entremêlant avec un élégant abandon aux 
tresses de ses cheveux blonds, descend ensuite sur ses épau- 
les pour venir gracieusement entourer le corsage de sa robe. 
Sainte Elisabeth, vêtue d'une robe verdatre à larges manches, 
a la tête enveloppée d'une étoffe brune qui se drape égale- 
ment sur son cou. A l'entrée de l'édifice apparaît saint Joseph 
qui, enveloppé d'un long manteau et une torche à la main, 
semble s'arrêter pour contempler cette scène délicieuse. 

La même composition, peinte par Raphaël, se trouve au 
Musée de Naples, mais avec de légers changemens; ce qui a 
fait supposer à quelques personnes qui connaissaient l'une et 
l'autre que celle-ci était une répétition du maître. Nous 
avons entendu des artistes du plus grand mérite, nouvelle- 
ment arrivés de Naples et encore sous l'empire de l'admira- 
tion que leur avait inspirée le premier tableau, prodiguer à 
celui-ci les plus grands éloges, et déclarer qu'il laissait peu à 
désirer. Voici maintenant comment en parlent les rédacteurs 
du catalogue italien : « On croit que ce petit tableau, bien 
» qu'il rappelle la composition et le dessin de Raphaël, a été 
» exécuté par un de ses élèves} néanmoins, dans quelques- 
» unes de ses parties, on reconnaît le pinceau de ce maître 
>» célèbre. » 

Des opinions, si clairement énoncées sur une pareille com- 
position, tiennent lieu de tous les éloges qu'on pourrait ac- 

11 



ff 



— 154 — 
corder à cette peinture; îàous-mème, nous ne croyons p.is 
diminuer son mérite en l'attribuant à Jules Romain, celui de 
tous les élèves de Raphaël qui approcha le plus du génie du 
grand maître, qui l'aida le plus efûcacement dans ses glorieux 
travaux, et qui, cette fois, devait d'autant mieux saisir sa 
manière, qu'il reproduisait effectivement une de ses œuvres. 
b. u. 1p. 11 p. 8 1. - l. 1 p. 6 p. 2 1. 

JULES ROMAIN (attribué à). 
801 — 699. La Vierge, V enfant et sainte Anne*, 

Assis sur les genoux de sa mère et le pied gauche pose sur 
une table de pierre, l'enfant Jésus saisit un bouquet de fleurs 
qu'elle tient dans l'une de ses mains, et se retourne vivement 
vers elle, comme pour lui demander son approbation. Marie 
a la tète légèrement inclinée sur celle de son fils, mais elle ne 
répond point à ses instances; sa pensée semble préoccupée 
ailleurs, peut-être de la lecture du livre qu'elle tient entr'ou- 
vert de la main gauche. Elle est vôtue d'une robe rose, gar- 
nie d'une légère gaze au corsage; sur ses cheveux, que main- 
tient un ruban bleu, flotte un voile pareillement de gaze. 
Sainte Anne, la tête enveloppée d'un manteau jaune, se tient 
derrière sa sainte fille dans une attitude de pieux recueille- 
ment. 

Ce tableau a certainement tout l'aspect de l'ouvrage d'un 
grand maître; la figure de la Vierge est d'une beauté remar- 
quable. 

b. h. 3 p. 3 p. 4 1. - l. 2 p. 6 p. 4 1. 



— 155 — 

TESTA (Pietro). 

802 — 523. Massacre des Innocens. 

Assaillies de toutes parts par les exécuteurs du sanglant 
édit d'Hérode, de malheureuses mères, éperdues, fuient de 
tous côtes, emportant leurs pauvres petits enfants qu'elles 
s'efforcent vainement de soustraire à la mort. Quelques-unes, 
saisies par les bourreaux, poussent des cris de'chirants: leur 
angoisse contraste avec la froide cruauté des barbares. 

Compose' à l'instar des ouvrages du Dominiquin. 
t. h. 5 p. 10 p. - l. 8 p. 3 p. 




GUERCHIN (Gro. Francesco Barbieri, dit le). 



$03 — 569. Agar dans le désert *. 

Au milieu d'un de'sert, Agar, à côte de laquelle se trouve 
renverse le vase qui ne contient plus une seule goutte d'eau, 
est assise sur un bloc de pierre, à quelques pas de son enfant 
qui se meurt, presse par la soif. La malheureuse mère, le 
bras gauche accoude sur l'un de ses genoux et tenant à la 
main le mouchoir dans lequel elle ensevelissait sa douleur, 
est arrachée à son désespoir par un ange qui apparaît sui- 
des nuages et lui indique une source d'eau vive. Les longs 
cheveux de la jeune femme sont couverts d'un turban; une 
chemise blanche froncée, qui couvre son sein, disparaît sous 
une petite tunique rouge serrée à la taille par un ruban 
bleu et sous laquelle se développe à larges plis une robe d'un 
jaune orangé. 

Le Guerchin, dans ce tableau, a laissé de côté les grands 
contrastes qu'on remarque dans la plupart de ses ouvrages; 



*J3 



/3 



— 156 — 

ici, ses ombres et ses lumières, ménagées par des teintes 
douces et harmonieuses à la manière du Guide, sont si Lion 
combinées,Jque sa figure principale n'a pas moins de relief 
que dans ses autres productions , et que son effet général 
produit tout autant d'illusion. 

t. h. 5 p. 1 1 p. - l. 6 p. 10 p. 3. 1. 

804 — 1066. Deux figures de grandeur naturelle. 
Vues à mi-jambes. 

Un jeune chevalier, à l'air fier et décidé, le bras gauche 
reployé sur sa hanche et faisant un signe expressif de la main 
droite, semble adresser des reproches à une femme qui, à en 
juger par l'expression de sa figure et par le geste de ses deux 
mains qu'elle élève en même temps, paraît saisie de surprise 
et d'indignation. Les costumes de ces deux personnages sont 
aussi riches qu'élégants. — Très belle copie. 

t. n. 3 p. 8 p. 4 1. - l. 4 p. 1 1 p. 6 1. 

CARRACHE (école des). 

805 — 747. Saint François en extase *. 

Le S''"ar>hi^'ie pénitent, prosterné à deux genoux, est 
plonr u:; une profonde extase qui semble avoir détruit 
en lui toute . ie des sens. Un ange, debout à ses côtés et les 
yeux abaissés sur son visage, cherche à pénétrer les secrets 
qui se passent en lui. 

t. h. 4 p. 1 p. - l. 2 p. 1 1 p. 



— 157 



806 — 659. Naissance de la Vierge m . 

Une femme, tenant dans ses bras la petite Marie qui vient 
de naître, est assise entre deux de ses compagnes, agenouillées 
à ses côtés, et s'entretient avec Tune d'elles tandis que l'autre 
baise la main de la future épouse de l'esprit saint. Deux au- 
tres femmes, debout derrière celles-ci, parlent, sans doute 
aussi, de l'heureux événement de cette naissance, car l'une 
indique du doigt la douce créature. Sainte Anne, à demi- 
soulevée sur son lit, reçoit les félicitations de ses parents. 
Entouré d'esprits célestes, l'Eternel apparaît dans la nue et 
bénit celle qui est destinée à devenir la mère de son fils. 

Cette copie est faite pour donner l'idée la plus complet» 
de l'une des plus belles productions d'Annibal Garraclie. 
t. h. 8 p. 3 p. - l. 4 p. 9 p. 




807 — 664. Saint François *. 

Repétition du n° 763. 

Ardoise, h. o p. 1 1 p. 7 1. - l. o p. 9 p. 5 1. 



SOLAR10 {style <f Andréa). 

808 — 652. Résurrection de Notre Seigneur *. 

La main droite levée et la gauche armée d'une croix autour 
de laquelle flotte l'étendard de la foi, le Christ, drapé dans 
son linceul, est debout sur son tombeau dont les alentours 
sont décorés d'un riche tapis de verdure émail! é de fleurs. 
De chaque côté du tombeau, deux gardes, seulement vus à 
mi-corps, sont frappés d'étonnement : l'un contemple le 
Christ dont la splendeur l'ébloui t. 

b. ■. 2 p. 1 1 p. 6 1. - l. 2 p. 1 p. 









/*" 



/: 



/ 



— 158 — 

COSTA (Andk.eO- 
809 — 745. Assomption de la Vierge *. 

Pendant que Marie, qui vient de quitter son tombeau OÙ 
A\r n'a laissé que des fleurs pour marque de son passade, 
S élève vers le ciel OÙ la portent des Anges au sein d'une 
nuée lumineuse entourée de mille esprits célestes, les Apô- 
tres, groupés autour du tombeau, sont tous émus de cette 
miraculeuse résurrection: les uns suivent la Vierge des yeux 
et se l'indiquent du geste ; d'autres se prosternent frappés 
d'admiration^ un autre penché sur la pierre du sépulcre en 
regarde l'intérieur comme pour s'assurer qu'il est bien vuide; 
deux derniers enfin , le livre des saintes écritures à la 
main, consultent les prophéties qui annonçaient ce glorieux 
triomphe. 

Ce tableau, bien composé et dans lequel toutes les figures 
ont de l'action et du mouvement, est d'un faire large, facile 
et très-caressé. 

t. h. 2 p. 6 p. 3 1. - l. 2 p. o p. 2 1. 

CORREGE (école <f Aivtonio Allegui dit le). 
810 — 642. Le Christ soutenu dans les airs par des ange**. 

Quatre anges transportent dans les airs les restes mortels 
de l'homme Dieu : l'un soutient les pieds où se voient toutes 
sanglantes encore 1rs plaies que leur firent les clous dont ils 
furent transpercés; deux autres, ayant passé leurs bras sous 
ceux du Sauveur, supportent vigoureusement le corps de 
leur divin maître, dont la te te sacrée retombe sur la poitrine 



— 159 — 

de l'un d'eux; le quatrième, placé derrière lui, aide à ses 
compagnons dans leur saint devoir, avec des efforts égaux 
et un amour qui ne le cède en rien au leur. 

Si l'on est d'abord frappé de la manière heureuse dont ce 
groupe est enlacé, on ne l'est pas moins encore de l'art avec 
lequel le peintre a su associer la souplesse et le laisser-aller 
de ses figures à l'activité de vie qui les anime. L'expression 
de compassion touchante, répandue dans les anges, se lie 
sur leurs physionomies à la grâce et à la naïveté; et c'est 
sans un grand faste de couleur, que le peintre a obtenu ici le 
plus brillant effet de clair-obscur. 

t. h. 5 p. 4 p. - l. 3 p. 9 p. 

81 1 — 496. Sainte Famille \ 

La Vierge assise tient sur elle son divin fils qui l'entoure 
de ses bras; ses regards cherchent ceux de saint Joseph qui, 
également assis devant elle, parait émerveillé de l'empresse- 
ment que les Anges mettent à rendre hommage à Tenfant- 
Dieu. 

t. n. 1 p. 10 p. 6 1. - l. 1 p. 5 p. 6 1. 

POKDENONE (Giovanni Antonio Licinio Regillo, dit le). 

812 — 630. La Vierge, V enfant Jésus 
et quatre docteurs de V église *. 

Sous un portique ouvert soutenu par des colonnes d'ordre 
dorique, s'élève un troue placé sur des gradins tendus d'une 
nappe de toile d'argent. Des chapiteaux de chaque colonne 
partent des guirlandes de fleurs, dont les extrémités vont se 
rattacher aux chapiteaux des colonnes opposées. A la plus 



— 160 — 
avancée de ces guirlandes est suspendu un tapis blanc en 
soie moirée, qui tombe sur h; liant du siège et lui sert de 
dossier. Assise sur ce tro:ie, Marie étreint dans ses bras, aïee 
une expression d'amour indicible, son bien aimé fils, et sou- 
lève Tune de ses jambes comme pour le rapproeber d'elle. 
Debout ii sa droite, le pied gauebe posé sur un coussin, l'en- 
fant Jésus enlace de ses petits bras le cou de sa sainte mère, 
avec une grâce sans pareille; leurs figures se rapproebent 
dans un mouvement de tendresse réciproque. Le fds de Dieu, 
n'a pour tout vêtement qu'une espèce de tunique, serrée par 
une ceinture blancbe autour de son corps. Le costume de 
Marie est d'une grande élégance : par dessus un jupon de 
soie bleu, elle porte une robe jaune, de soie ebamarrée et à 
manebes étroites, sur le corsage de laquelle se croise une 
éebarpe bleue qui va se nouer par derrière les épaules, où 
retombe également un voile de gaze posé sur ses cbeveux 
disposés en bandeau. 

Au bas du trône où siège la reine des anges, se trouvent 
quatre Pères de l'église; les deux saints évoques, Ambroise 
et Augustin, le pape Grégoire et Jérôme docteur. Les deux- 
premiers sont debout de ebaque côté des gradins, la tète cou- 
verte d'une mitre blancbe que rebâtissent des diamans et 
des broderies d'or; une ebape de velours rouge, garnie de 
bordures à riebes dessins, est jetée sur leurs épaules $ flans 
leurs mains gantées, qu'ornent de magnifiques diamans, ils 
tiennent leurs crosses et des livres fermés par des agrafes 
d'or; saint Ambroise a de plus une discipline, instrument 
de sa pénitence; il tourne vers Marie des regards inspirés; 
ceux d'Augustin sont baissés par l'effet de ses profondes mé- 
ditations. Plus en avant, Grégoire, la tiare en tete et rc\étu 
d'une chape de velours rouge toute brodée d'or, tient à deux 
mains un livre ouvert dont saint Jérôme, en grand costume 
de cardinal, lui explique un passage qu'il indique du doigt. 



— 161 — 
L'attitude de ces quatre pères de l'église, travaillant à consta- 
ter la maternité divine de la chaste Marie, est pleine d'une 
sainte gravité bien en rapport avec la haute importance du 
sujet qui les occupe. 

11 y a plus d'un siècle déjà que Gregorio Roisecco, dans 
sa description de Rome moderne, nous parle de ce tableau 
qui alors était placé dans l'église de Saint-Charles au Cours. 
Plus tard nous le trouvons de nouveau indiqué dans le Guide 
de Titi, éditions de 1763 et 1774; enfin^en 1793, il en est 
encore fait mention dans l'ouvrage de Rossi. Il est à remar- 
quer que ces trois écrivains, tout en l'attribuant au Porde- 
none, le présentent comme un si bel ouvrage, qu'ils semblent 
hésiter s'ils ne le donneront pas au Titien. D'après cela, bien 
que plusieurs personnes croient y reconnaître une des plus 
belles œuvres de Moretto de Brescia, nous n'aurons garde 
cependant de lui enlever son ancienne et toute aussi glorieuse 
attribution ; nous craindrions de diminuer tant soit peu l'in- 
térêt qui s'attache toujours à un ouvrage dont l'origine histo- 
rique est connue; nous tremblerions surtout d'éveiller, par 
là, le plus léger doute sur l'identité de notre tableau avec 
celui qui, de date immémoriale, a fait l'un des plus beaux: 
ornemens de la magnifique église Saint-Charles. Mais une 
opinion que nous adopterons volontiers, et sur laquelle tout 
le monde est d'accord, c'est qu'il existe peu de tableaux où 
la beauté du coloris frappe davantage que dans celui-ci. Ce 
coloris est si clair, si vif et pourtant si vigoureux; les tein- 
tes, habilement opposées les unes aux autres, produisent de 
si heureux contrastes, elles sont ménagées avec tant d'à- 
propos pour amener une belle harmonie, qu'il semblerait 
que le peintre ait cherché à réunir toutes les ressources de 
son talent pour lutter d'égal à égal avec le Titien et Paul 
Véronèse. Tout, dans ce tableau, est peint avec amour, tout 
y est de la plus grande vérité et d'un relief à faire illusion. 







— 162 — 
Quelle justesse dans les expressions ! ne distingue-t-on pas, 
à travers l'attention et le pieux recueillement dont la phy- 
sionomie de Grégoire est empreinte, toutes les hautes qua- 
lités qui distinguaient ce grand pape? dans celle de Tardent 
Jérôme, ne" retrouve-t-on pas les traces d'un génie studieux, 
toute l'ardeur de la foi qui brûle dans son cœur et le ten- 
dre respect qu'il porte au vicaire de Jésus-Christ? sa belle 
tô te rappelle certainement l'énergie et la chaleur du coloris 
de Giorgion. De leur côté, saint Ambroise et saint Augustin ne 
sont pas moins grandement tracés. En un mot, chacun d'eux 
porte sur son front la marque distinctive de ses facultés di- 
verses, de sorte qu'il est facile d'y reconnaître la nuance pro- 
pre à leur génie: Ambroise contemple, Augustin médite, Jérô- 
me commente, et Grégoire, comme le centre où tout aboutit, 
recueille les saintes émanations de leurs pensées. Le slyle de 
l'architecture, la magnificence des costumes et des ornemens, 
tout ici est d'un faste que rehausse encore l'éclat du coloris 
qui, nous l'avons déjà dit, est si parfait, qu'on ne doit pas 
craindre de placer cet ouvrage au nombre des chefs-d'œuvre 
de l'école vénitienne. 

t. h. 8 p. 6 p. - l. 5 p. 6 p. 

PERÏNO DEL VAGA (Bonaccop.si). 

813 — 656. La Vierge et plusieurs saints adorant l'enfant Jésus \ 

L'enfant Jésus, nu et couché à terre sur des langes, la 
té*te soutenue par un coussin bleu, reçoit les adorations de 
sa sainte mère, de sainte Catherine et de saint Jean, age- 
nouillés autour de lui. Aux pieds de son cher enfant et les 
mains croisées sur son sein, la Vierge Marie a les yeux fixés 
sur lui avec un inexprimable sentiment où se confondent 
l'amour et le respect; ses beaux cheveux blonds sont relevés 



— 163 — 

et maintenus par un diadème. Les regards de Jésus sont 
tournes vers saint Jean qu'il désigne de la main gauche. 
Celui-ci, une longue croix entre les mains et vêtu d'une robe 
blanche borde'e de poils et d'un manteau lilas qui, passant 
par dessus l'e'paule gauche, laisse à nu la partie supérieure 
de son corps, répond à cette auguste prévenance en croisant 
ses bras sur sa poitrine, comme pour en faire exhaler l'amour 
et la reconnaissance. Sainte Catherine, le front ceint d'une 
couronne, a les regards abaissés vers le fils de Dieu; sa main 
gauche étendue, la palme de son martyre qu'elle tient dans 
sa droite, tout en elle atteste et son amour et son admiration. 
Derrière ceux-ci, se tiennent debout quatre autres person- 
nages: saint Sébastien dont le corps, nu et percé de flèches, 
n'est que faiblement couvert par une ceinture rouge et une 
draperie de même couleur} saint Jacques-le-Majeur en 
costume de pèlerin, son chapeau avec sa besace sur le dos 
et son bourdon à la main } enfin, saint Joseph faisant signe 
à l'apôtre saint Mathias de s'approcher de celui qui est né 
pour le salut des hommes. Au-dessus de cette scène, riche par 
le nombre des figures, imposante par leurs attitudes, agréa- 
ble par leurs expressions, apparaît Dieu le père sur des nuées 
que soutiennent une multitude d'anges: il semble lui-même 
se complaire dans l'amour qu'il porte à son fils. A gauche 
de la composition, deux grandes maisons et quelques ruines 
forment un agréable repoussoir aux parties éloignées du 
paysage. 

Ce n'est pas seulement par l'invention et la disposition 
des figures, que ce rare et précieux tableau rappelle, dans 
son auteur, l'un des plus célèbres collaborateurs de Raphaël; 
mais on le reconnaît encore au grand goût du dessin, à la 
pureté des contours, au ton de la couleur; on le retrouve 
dans le maniement du pinceau, dans le style des draperies et 
la belle entente de l'effet; oui, c'est dans cette réunion de 



/ 



6 / 



— 164 — 
brillantes qualités, que se montre effectivement le fruit des 
solides études que Bonaccorsi avait faites à l'école du grand 
maître. Et il faut bien croire qu'il avait jeté lui-même un 
regard satisfait sur son ouvrage, puisqu'il Ta revêtu en toutes 
lettres de sa signature; on y lit: DIDXXXIIU Perino Bo- 
naccorsi Florcntinus facclat. 

Avec un témoignage aussi positif de son autbentieité, le 
tableau de l'un des plus illustres successeurs de Raphaël, 
doit nécessairement devenir la propriété d'un Musée. Et, 
sous peine d'en regretter long-temps la perte, une galerie, 
dépourvue des tableaux de ce maître, ne peut pas laisser 
échapper l'occasion que nous lui offrons aujourd'hui. 

Peint sur bois, ce tableau a été transporté sur toile avec 
le succès le plus complet. 

t. h. 8 p. 4 p. - l. 6 p. 9 p. 

ORTOLANO (Giovanni Battista, ditL 9 ). 
814 — 697. La Vierge et saint Joseph adorant V enfant Jésus *. 

En dehors d'une construction en briques qui marque l'en- 
trée de l'étable, au fond de laquelle on aperçoit un bœuf, 
l'enfant Jésus est couché nu dans une corbeille pleine de 
paille, déposée a terre et recouverte d'un linge blanc. 
Saint Joseph et Marie se tiennent, tous deux, agenouillés et 
adorent en silence le fils de Dieu : le premier tient un 
bâton passé entre ses bras croisés sur la poitrine; la Vierge 
joint les mains, et ses regards, comme ceux de son époux, sont 
abaissés vers l'enfant. 

Cette simple et naïve composition tient de bien près aux 
ouvrages de Garofolo. 

b. h. 1 p. 10 p. - l. 1 p. 6 p. 



— 165 — 

MEMMI (imitation de Simone). 

815 — 1303. Portrait de Pétrarque*. 

Le grand poëte porte une couronne de laurier par dessus 
la pièce d'étoffe rouge qui couvre sa tête et entoure son vi- 
sage ; une sorte de surplis, à petit collet rabattu et borde' de 
martre, forme son vêtement. 

f. o. b. h, o p. 7 p. 8 1. - i. o p. 6 p. 5 1. 

RIBERA (école de). 

81 6 — 1174. Saint Jérôme dans le désert . 

Placé devant une tête de mort et une croix de bois, l'écri- 
vain sacré tient sa plume suspendue sur un livre ouvert dans 
lequel il s'apprête à consigner le fruit de ses graves médi- 
tations. 

t. h. 3 p. 7 p. 4 1. - l. 2 p. 9 p. 8 1. 

PONTORMO (attribué à Jacopo Carucci, dit le). 
817 — 1124. Portrait d'homme. 

La tête nue et tournée de trois-quarts, le cou orné d'une 
fraise en dentelle, ce jeune homme, vu debout et à mi-corps, 
est vêtu d'un pourpoint jaunâtre sous un large manteau de 
velours noir doublé de soie; il saisit de la main droite la 
poignée de son épée. 

». n. 2 p. 9 p. 4 1. — l. 2 p. 3 p. 



$, 



— 166 — 



\ AV\l (Fb^ceso). 



'-? 



8 1 S — 671. Apparition de la Vierge à saint François d'Assise*. 

Assise sur les nuages qui l'ont apportée vers la trrre, la 
sainte Vierge tient encore le lange blanc sur lequel reposait 
son divin fils, qu'elle vient d'abandonner aux caresses de 
saint François d'Assise; ses regards, pleins d'une expres- 
sion indéfinissable de bonheur, accompagnent tous les mou- 
vemens du solitaire. Celui-ci, agenouillé aux pieds de la reine 
des anges, élève dans ses bras l'enfant Jésus et, rappro- 
ebant sa tête de la sienne, semble abîme dans les douceurs 
de cette divine union. Assis au milieu d'un buisson fleuri, un 
vieux compagnon du saint , accoudé sur un morceau de 
roc couvert de gazon et le front soutenu dans sa main, con- 
sidère une tête de mort qu'il retient sur ses genoux. Cette 
céleste apparition se manifeste au sein d'un paysage qu'em- 
bellit la verdure de quelques arbres et arbustes. La lumière, 
répandue autour de la Vierge, éclaire toute cette scène et 
rejaillit plus particulièrement sur l'enfant Jésus. 

Vanni s'est assurément inspiré des ouvrages du Baroche, 
qu'il nous rappelle par le goût de sa composition, la dispo- 
sition de ses figures et l'arrangement de ses draperies. Il a 
encore emprunté de lui la grâce et le moelleux du pinceau, 
mais le sien est plus empâté. Quant a sa couleur, quoiqu'elle 
se rapproche aussi de celle de ce maître, on la trouve cepen- 
dant ici plus chaude et plus vigoureuse. Somme toute, la 
place de ce tableau, dont l'effet est on ne peut plus brillant, 
est indiquée dans un Mutée. 

t. 8 p. o p. - l. 5 p. 7 p. 



— 167 — 

GUERGH1N (attribué au). 

819 — 429. Saint Mathieu *. 

Le saint évangéliste est arrête au milieu des airs sur des 
nuages; ses regards, diriges vers le ciel, semblent y chercher 
les divines inspirations qu'il s'apprête a consigner sur le pa- 
pier qui se déroule dans sa main gauche. Un ange, aux aîles 
déployées et tenant une ecritoire à la main, accompagne l'a- 
pôtre dans son ascension. 

Esquisse traitée avec une grande habileté'. 

t. h. 1 p. 8 p. 9 1. - l. 1 p. 5 p. 3 1. 

PERUZZI (attribué à Baldassabe ). 
820 — 807. V Adoration des mages et des bergers *. 

Sur deux plans différents de la même composition, le 
peintre a représenté les deux circonstances de l'adoration des 
bergers et des mages. La première scène se passe devant une 
ruine en briques qui sert d'étable,* la seconde a lieu au pied 
d'un rocher, derrière lequel se déroulent des coteaux ver- 
doyants, dominés à leur tour par de hautes montagnes. 

Il est à regretter que ce tableau, qui a été transporté sur 
toile, ait quelque peu souffert pendant l'opération, 
n. 2. p. o p. - l. 1 p. 8 p. 6. 1. 






^ 



7* 



— 168 — 

COSTA ( ). 

821 — 1 105. La Vierge, V enfant, saint Jérôme et saint Jean, 



Debout de chaque côte de la Vierge qui tient sur ses ge- 
noux l'enfant Jésus à demi-cnvcloppe dans un lange, saint 
Jérôme et saint Jean paraissent, l'un et l'autre, plonges dans 
une profonde méditation; Marie, elle aussi, livre son esprit 
à quelque pensée qui l'occupe sérieusement. Appuyé' du bras 
droit sur le sein de sa mère, le fils de Dieu regarde devant 
lui, comme si ses yeux poursuivaient une image lointaine : 
peut-être envisage -t-il la laborieuse carrière qu'il est venu 
fournir ici bas. 

b. h. 1 p. 9 p. 8 1. - l. 1 p. 4 p. 



BONIFAZIO {attribué à). 

822 — 679. Sainte Famille avec sainte Ursule*. 

Saint Joseph, sainte Ursule et le petit saint Jean entourent 
la Vierge mère qui, assise à l'ombre d'un épais buisson, 
tient sur ses bras l'enfant Jésus. L'humble descendant de 
David, les mains jointes, adore le divin enfant} saint Jean 
élève vers lui sa banderole où se lit: « Ecce agnus Dei »; 
sainte Ursule, son labarum à la main, semble méditer; Ma- 
rie, les yeux modestement baisses, goûte dans son cœur les 
saintes jouissances que lui procurent les hommages dont son 
fils est l'objet. 

i. u. 1 p. 1 1 p. 3 1. - i. 2 p. 8 p. 



— 169 ■— 

PULIGO (attribué à Domenico). 

823 — 833. Jupiter et Léda *. )^* 

Ce sujet est trop connu pour que nous en donnions ici 
une nouvelle description. — Par le coloris, ce tableau rap- 
pelle l'école d'André del Sarte, par l'arrangement de sa 
composition, celle de Léonard. 

b. h. 1 p. 3 p. 10 1. - l. o p. 1 1 p. 9 1. 

PAR UN PEINTRE GREC. 

824 — 1 328. L'ange gardien de saint Jean- Baptiste 
et un patriarche grec *. 

Un ange, les ailes déployées et revêtu de tous les insignes 
qui caractérisent saint Jean, tient de sa main droite un calice 
dans lequel est placée la tête du Précurseur. A côté de lui, 
un patriarche grec, en grand costume, a le bras gauche 
chargé d'un livre doré. Au-dessus de ces personnages, Jésus- 
Christ, les deux mains étendues, apparaît au sein d'une gloire. 
b. ii. 1 p. 4 p. 2 1. - l. 1 p. o p. 6 1. 

825 — 1335. La Vierge et Venfant \ 

La Vierge Marie porte sur son bras droit l'enfant Jésus, 
qui bénit la terre représentée par un globe surmonté d'une 
croix, qu'il tient dans sa main gauche. 

La mère et l'enfant sont revêtus d'habits rehaussés de 
riches broderies d'or. 

b. h. 1 p. 5 p. 8 1. - h. 1 p. 1 p. 2 1. 

12 



— 170 — 

BIXTRON PEINTRE GREC. 

826 — 1326. Demrtriiis*. 

Assis sur un trône éclatant de dorures, la tête ceinte d'un 
simple bandeau, Démétrius tient une lance dans sa main 
droite et une épée dans l'autre; sa poitrine est recouverte 
d'une cuirasse damasquinée d'or, et ses pieds, poses sur un 
coussin rouge, sont chausses de cothurnes. 

b. ii. 1 p. o p. 9 1. - l. o p. 10 p. 

827 — 1337. Sainte Catherine*. 

Assise devant un prie-dieu décoré d'ornements en or, la 
sainte martyre, le front ceint d'une couronne, tient une 
palme et un crucifix sur une roue, auprès de laquelle sont 
déposés une sphère et plusieurs livres. Sur une robe d'une 
grande richesse, elle porte un manteau broché d'or et doublé 
d'hermine. 

B. II. 1 p. o p. 9 1. - l. o p. 1 p. 

828 — 1 309. La mort de la Vierge \ 

Etendue sur son tombeau, les mains croisées sur la poi- 
trine, la Vierge est entourée d'une multitude de saints et de 
saintes, parmi lesquels on distingue les douze apôtres: tous 
sont plongés dans l'affliction. Debout auprès du tombeau, 
Jésus-Christ, tout vêtu d'or, recueille l'aine de sa bienheu- 
reuse mère, qu'il porte précieusement dans ses mains sous 
la forme d'un petit enfant. Une espèce d'échelle mystérieuse 
se dresse comme un trophée derrière lui et sert aux anges 
et aux séraphins de communication entre le ciel et la terre. 



— 171 — 
Ce tableau, exécuté avec un soin tout particulier, est 
surtout remarquable par son caractère de haute mysticité. 
b. n. 1 p. 2 p. 3 1. - l. o p. 1 1 p. 1 1. 
Les cinq tableaux qui précèdent sont peints sur fond d'or. 

MAITRE INCONNU. 

829 — 1 341 . La Vierge, dite Notre-Dame de Lorette \ 

Comme enchâssée dans un vêtement blanc tout chargé 
d'or, de perles fines, de pierres précieuses et qui tombe en 
éventail sans former un seul pli, la Vierge est debout sur 
un croissant que soutiennent des anges. Elle tient dans sa 
main droite un sceptre et de la gauche porte l'enfant Jésus , 
vêtu comme elle et comme elle aussi la tête ceinte d'une 
couronne toute éclatante de diamants. Conformément à ces 
paroles du cantique des cantiques : Sum nigra sed pulchra, 
la Vierge et son fils ont tous deux le visage noir. Le Père 
éternel, le saint Esprit et deux anges se montrent dans le 
haut du tableau. 

b. h. 3 p. 10 p. - l. 2 p. 4 p. 6 1. 

830 — 1 389. La Vierge et V enfant *. 

La tête ceinte d'une couronne d'or, la Vierge est assise 
sur un trône avec l'enfant Jésus, qui tient un livre d'une 
maiu et donne la bénédiction de l'autre. 

c. h. 1 p. 1 p. 3 1. - l. o p. 9 p. 7 1. 



831 — 1294. Notre-Dame et V enfant Jésus. 



La Vierge, enveloppée d'un manteau bleu, bordé de rouge, 
qui recouvre sa tête, porte sur son bras gauche l'enfant Jésus. 
Le fils de Dieu, vêtu d'une robe verte sur laquelle se drape 



âo 






A 



— 172 — 
un manteau rouge, s'appuie d'une main sur celle de .sa mèrr 
et de l'autre donne la bénédiction. — Figures colossale» 
d'après un très ancien maître 

s. u. 5 p. 8 p. 3 1. - l. 4 p. 6 p. 3 1. 

PIETRE DE CORTONE (attribué à). 
832 —2959. Notre Seigneur apparaissant à la Madelaine. 

lue Christ, à demi-drapé dans un manteau bleu, est debout 
au pied d'un arbre ; il s'appuie d'une main sur un instru- 
ment de jardinage et, faisant un mouvement rétrograde, sem- 
ble dire à la Madelaine: ne me touchez pas, etc. Celle-ci, 
prosternée à deux genoux et les mains étendues, contemple 
avec admiration le divin Sauveur qu'elle avait pris pour un 
jardinier. 

Ce tableau passait pour une reproduction de celui gravé 
par A. Walker. 

t. h. 3 p. 10 p. 6 1. - l. 3 p. 5 p. 10 L 

ALBANE {école de V). 

833 — 1 370. Le Temps et la Vanité \ 

Dans une salle richement décorée, la Vanité est occupée, 
devant une glace, à ajuster sa parure: le temps, vieillard vi- 
goureux, lui présente d'une main une rose image du court 
éclat de la beauté, et de l'autre lui indique l'espace où bientôt 
il va disparaître: mais la grave leçon ne paraît faire aucune 
impression sur l'esprit léger de la jeune coquette. 
t. n. 1 p. 5 p. 10 1. - 1 p. 1 p. 11 1. 



— 173 — 

TINTORET (à l'imitation du). 

834—718. Saint Jérôme *. 

Le saint docteur, qui s'était agenouille' à l'entrée de sa 
grotte de Bethléem, se retourne tout -à-coup, frappé de 
l'apparition de la Vierge qui, portée par des Anges, vient du 
séjour de la gloire le favoriser de son ineffable présence. 
t. h. 1 p. 3 p. 9 1. - l. o p. 1 1 p. 6 1. 

GUIDE {attribué à Guido Rem). 

835 — 548. Saint Jérôme dans le désert *. 

A demi-enveloppe dans une ample draperie rouge, le 
saint vieillard, qui se frappe violemment la poitrine avec un 
caillou, s'excite à cet acte de pénitence par la présence du 
crucifix que sa main gauche, posée sur une tête de mort, 
maintient sous ses regards. 

t. h. 3 p. 8 p. - l. 3 p. o p. 3 1. 

CAGNACCI (GuiDO DE SANT'ARCANGELO ). 

836 — 660. Sainte Véronique. 

Enveloppée d'un manteau broché d'or et la tête couverte 
d'un voile dont les extrémités retombent sur sa poitrine, 
la sainte Juive tient déployé à deux mains le mouchoir sur 
lequel est empreinte la sainte face du Sauveur; ses regards 
sont levés au ciel avec un indéfinissable mélange d'amour 
et de douleur. 

t. k. 3 p. 2 p. 2 1. - l. 2 p. 5 p. 8 1. 



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— 174 — 

AKPINO (Cesari Giuseppe d'). 

837 — 2529. Extase de saint François d'Assise. 

Vu a mi- jambes, une de ses mains ouverte et abaissée, l'autre 
reployée sur son cœur, les yeux clos, les lèvres décolorées, 
le saint, sous l'influence de la grâce qui vient inonder son 
âme, est demeuré immobile: la vie semble, un moment, 
suspendue en lui. Deux anges assistent le solitaire pendant 
son extase. 

t. h. 3 p. 1 1 p. - l. 2 p. 9 p. 9 1. 

LEONARD DE VINCI (Leokardo da Vinci). 

838 — 750. Saint Jérôme. 

Un genou en terre au milieu de sa grotte, le bras vigou» 
reusement tendu et armé d'une pierre, le courageux ana- 
chorète écarte de la main gauche le manteau qui le couvre 
à demi, pour présenter sa poitrine nue aux coups dont il va 
la frapper. Sur ses traits enflammés par l'amour divin, perce 
néanmoins une profonde componction. On comprend tout 
le prix qu'il attache à la miséricorde de Dieu, et par quelles 
sortes de sacrifices il est prêt à la mériter. On voit vibrer 
chacun des muscles de son visage; on pénètre sa pensée 
dans le feu de son regard, et il semble que le peintre ait 
creusé cette tète pour y trouver la place des mille émotions 
qui remuent le cœur du solitaire. Le lion, couché à quelques 
pas de Jérôme, s'émeut lui-même a l'aspect d'un tel spectacle 
et, la gueule béante, dirige sur le saint ses regards effrayés. 
Eminemment peintre et possédé, au plus haut degré, de 
l'amour de son art, Léonard s'est montré, plus que tout autre, 



— 175 — 
exigeant pour ses propres ouvrages. Sans cesse tendant à la 
perfection, rarement satisfait de lui-môme, il a dû néces- 
sairement laisser beaucoup de travaux inachevés ; mais aussi 
les tableaux qu'il a finis l'ont-ils été avec des soins si extraor- 
dinaires, qu'on n'a pas de peine à les compter: la plupart 
d'entre eux ne sont jamais sortis des galeries des souve- 
rains pour lesquels il les exécuta. 

C'est donc une chose rare et précieuse à la fois que la 
rencontre d'un ouvrage de Léonard au milieu d'une vente 
publique, quand d'ailleurs il ne manque à cet ouvrage au- 
cune garantie de son authenticité, et lorsque nous savons 
pertinemment que maintes galeries se targuent de l'honneur 
de posséder un Léonard, qui ne possèdent en réalité qu'un 
tableau de son école. Toutefois, nous ne chercherons point 
à le nier : ce n'est ici qu'une ébauche dans laquelle la tête 
seule est un peu plus avancée., mais n'est-ce donc rien qu'une 
ébauche de Léonard, de ce peintre qui sut , le premier, as- 
sujétir son art à des principes certains? N'est-ce rien, sous 
le rapport de l'intérêt qui s'y attache et de l'instruction 
qui en ressort, qu'une œuvre qui, ainsi que nous l'avons dit 
à l'occasion d'André del Sarte, en mettant à nu la manière 
de préparer d'un grand peintre, révèle son exécution tout 
entière. Nous voyons, pour ainsi dire, se développer un à 
un sous nos yeux tous les procédés de son talent; nous dé- 
couvrons comment il arrivait par gradations à placer ses 
couleurs, comment il savait distribuer ses ombres, ménager 
ses lumières, et produire enfin ses beaux effets de clair 
obscur. Ici rien ne saurait nous échapper, ni la pureté de 
son dessin dont les premiers traits à l'encre ne sont pas en- 
core recouverts, ni son beau modelé qui se manifeste, dans 
la tête, le cou et l'épaule droite, avec toute [la délicatesse de 
son pinceau et la finesse de sa touche. Quant à l'expression, 
nous l'avons déjà fait comprendre, elle ne saurait être, dans 




y 



— 176 — 
le tableau le plus achevé do maître, ni plus vive ni plus 
forte, puisqu'elle a le secret d<> vous ('mouvoir jusqu'au fond 
de l'ame; et ce secret, après tout, n'est-il pas la partie la 
plus sublime de l'art? 

b. h. 3 p. 2 p. 3 1. - l. 2 p. 3 p. 9 1. 

LEONARD (école de). 

839 — 1 21 1. La Vierge et V enfant. 

L'enfant Jésus, assis sur la main droite de M mère qui 
soutient encore l'un de ses petits bras, n'a pour tout vê- 
tement qu'un léger plastron de gaze transparente qui s'at- 
tacbe à son cou et autour de ses reins. Le corps légère- 
ment penché, il tourne de côté des regards indécis, comme 
préoccupé d'un bouquet de violettes qu'il tient à la 
main. Debout devant une table, la Vierge mère, dont 
la tète ressort sur un rideau brun qui masque en partie 
un agréable fond de paysage, a les yeux baissés et le 
visage doucement incliné vers son fils} ses cheveux descen- 
dent en mèches bouclées de chaque côté de ses joues et 
sont cachés sur sa tète et sur son front par un voile 
disposé en turban. 

Par le soin et la finesse de l'exécution, ce tableau est un 
de ceux qui se rapprochent le plus de Léonard. 
b. h. 1 p. 8 p. 10 1. - l. 1 p. 3 p. 8 L 

840 — 1 360. La Vierge aux rochers *. 

En . ml d'un rocher dont la cime est couronnée par de 
grands arbres, la Vierge présente à la bénédiction de son 
fils le petit saint Jean, qu'elle approche en l'entourant de 



— 177 — 
sa main droite. Le jeune précurseur, qui tient dans ses 
mains jointes la banderole détachée d'une croix d'or ap- 
puyée sur son épaule, a mis un genou en terre parmi les 
fleurs dont le terrain est couvert. L'enfant Dieu, assis sur 
un rocher, est soutenu par un ange placé derrière lui; ses 
regards sont dirigés vers son cousin qu'il bénit, et sa phy- 
sionomie est empreinte de tout le sérieux qui convient à 
l'action sainte qu'il accomplit. 

Imitation du tableau du Louvre dans de très petites pro- 
portions. 

b. n. 1 p. 5 p. 9 1. - l. 1 p. o p, 9 1. 

841 — 1055. La Vierge et l'enfant*. 

Nu et assis dans les bras de Marie qui le soutient amou- 
reusement devant elle, l'enfant Jésus passe une main cares- 
sante sur le cou de sa mère et approche sa figure de la sienne. 
La Vierge de son côté se prête, en penchant doucement sa 
tête, à cette tendre caresse, dont la douceur épanouit son 
charmant visage. 

b. h. 1 p. 7 p. 8 I. - l. 1 p. 3 p. 4 1. 

842 — 793. Portrait de Monna Lisa. dite la Joconde .. 

Dans une galerie d'où la vue s'étend entre deux colon* 
nés sur une campagne semée de rochers arides, la jeune 
beauté est représentée nue et assise sur un siège de marbre, 
à ba lustres, derrière lequel retombe une draperie violette, 
dont l'un des pans recouvre ses genoux et entoure son bras 
droit. Comme si elle eut été jalouse qu'un objet étranger 
vint ajouter à sa beauté, c'est à l'art seul avec lequel ses 
cheveux sont tressés sur son front, qu'elle a confié l'agré- 
ment de sa coiffure. 

t. h. 2 p. 10 p. - l. 2 p. 4 p. 3 1. 

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843 — 7"> "5. A'//r sainte Martyre*. 

Tenant U palme de son martyre et un livre ouvert dans 
lequel elle lit, la jeune Vierge a la tète ceinte d'une cou- 
ronne de myrtes. Les longues mèches bouclées de sa che- 
velure, en tombant de chaque côté sur ses épaules, accom- 
pagnent gracieusement son charmant visage. 

b. h. 1 p. 2 p. 2 1. - l. o p. 10 p. 7 1. 

844 — ft35. Saint Jean enfant*. 

A demi-couvert d'une peau de mouton, le précurseur 
enfant a saisi par l'oreille un petit agneau, et, la tête penchée 
sur la sienne, le bras passé autour de son cou, il le serre 
étroitement contre lui. 

b. h. 1 p. 3 p. - l. 1 p. o p. 6 1. 

845 — 729. Un jeune enfant *. 



Le corps entièrement nu et la tôte parée de ses seuls che- 
veux bouclés, il tourne un visage riant vers le spectateur, 
en lui montrant les tablettes d'escamotage qu'il tient ouver- 
tes dans ses deux mains. 

Bien que rappelant le style de Léonard, l'exécution de 
ce tableau accuse une époque plus récente* 

t. h. 1 p. 2 p. 1 1. - l. 1 p. o p. 6 1. 

LUINI (école de Bernardino). 

846 — 686. La Vierge et l'enfant \ 

Assise an pied d'un (rêne, la Vierge tient dans ses bras 
l'enfant Jésus qui de ses déni mains saisit le sein de s* 



— 179 — 
mère. Celle-ci, dont les beaux cheveux flottants sont Tuni- 
que coiffure, penche sa tête dans un doux sentiment d'aban- 
don, où se peint Famour maternel le plus tendre. Sa robe 
rouge, e'cartée sur la poitrine, laisse voir les fronces de sa 
chemise entr'ouverte; un manteau bleu, doublé d'une étoffe 
orangée, l'entoure de ses larges plis. 

Ce tableau, dont l'exécution se rapproche beaucoup de 
celle de Luini, se fait remarquer par la beauté toute gra- 
cieuse, répandue sur le visage de la Vierge. 

b. h. 2 p. 2 p. 6 1. - l. 1 p. 8 p. 3 1. 

847 — 651. Sainte Rose*. 

Adossée a un vert buisson, la jeune sainte, debout, la 
tôte couronnée de roses, tient dans l'une de ses mains la 
palme du martyre et dans l'autre une couronne semblable 
à celle qui orne son front. Toutes les grâces, compagnes de 
l'innocence, sont répandues sur son charmant visage; une 
tunique bleue et un manteau rouge forment son vêtement. 
b. ii. 2 p. 9 p. 4 1. - l. 1 p. 6 p. 9 1. 

848 — 546. Agonie de Jésus \ 

A mi-côte du mont des oliviers, Jésus-Christ, agenouillé 
et les mains jointes, regarde avec une douleur déchirante 
l'ange qui, traversant la nue, lui apporte à deux mains le 
calice de sa passion. Au pied du rocher, d'où l'on découvre 
à droite quelques-uns des monumens de Jérusalem, dorment 
d'uu profond sommeil les trois disciples, Pierre, Jacques §t 
Jean. 

b. h. 1 p. 2 p. - l. 1 p. 5 p. 6 1. 



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— 180 — 

849 — ;S1. U Vierge et Vcnfant \ 

Marie, dont les beaux cheveux, à moitié recouverts par 
un manteau bleu doublé de rouge, retombent en boucles 
le long de son cou, presse sur son sein l'enfant Jésus qui 
saisit d'une main son corsage et la regarde comme pour 
provoquer ses caresses. 

b. h. 1 p. 4 p. 8 1. - l. 1 p. 1 p. 8 L 

850 — 51 6. Jésus au jardin des olives \ 

Agenouillé sur une des pentes de la montagne, Notre 
Seigneur regarde, les deux mains étendues, l'ange qui lui 
apporte le calice d'amertume qu'il doit épuiser et qu'il ac- 
cepte avec résignation. Les quelques fleurs qui croissent au 
pied du Christ semblent n'être là que pour contraster avec 
la grandeur de son sacrifice. 

b. h. 2 p. 9 p. - l. 2 p. o p. 

SALAINO (attribué à Andréa). 

851 — 728. La Vierge et V enfant*. 

Jésus est debout, un pied sur les genoux de sa mère et 
l'autre sur le banc de pierre où elle est assise. Marie sou- 
tient de ses deux mains son divin fils qui, se penchant en 
avant, a saisi son écharpe. Derrière ces figures se développe 
un paysage, traversé par un bras de mer et encaissé par des 
montagnes. — Exécution des plus soignées. 

s. u. 1 p. 6 p. 8 1. - l. 1 p. 2 p. 9 1. 



— 181 — 

CORRÈGE (attribué à Antomo Allegri, dit le). 

852 — 1091. Sainte Famille. 

Assise et ayant sur ses genoux l'enfant Jésus dont la main 
gauche repose dans la sienne, la Vierge applaudit par un 
sourire au geste que fait son fils pour donner sa bénédiction ; 
elle-même, en soutenant délicatement son bras droit, sem- 
ble en diriger le mouvement. A leurs pieds est une cor- 
beille de jonc, contenant des plantes et des ciseaux de jardi- 
nier} plus loin, saint Joseph, un rabot à la main, travaille 
sur son établi. 

Dans la déclaration de plusieurs autorités artistiques, ce 
tableau a été trop affirmativement attribué au Çorrège, pour 
qu'il nous soit maintenant possible d'émettre notre opinion 
à son sujet. Nous dirons seulement qu'il a figuré dans la 
collection de M. Thomas Celoni, et qu'il faut bien que 
ses qualités soient éminentes puisqu'il a mérité une si il- 
lustre attribution. — Cette composition a été gravée plu- 
sieurs fois, entr'autres, par Giuseppe Faccioli. 
t. h. 1 p. 1 p. 8 1. - l. o p. 9 p. 10 1. 

GATTI (Bernardo, dit le Sojaro). 

853 — 1077. Baptême de Jésus. 

En présence de plusieurs personnages qui prennent part 
à cette scène, Notre Seigneur s'est avancé dans les eaux du 
Jourdain. Il est debout, les mains jointes et la tête inclinée 
devant saint Jean, qui s'est agenouillé et tient un vase plein 
d'eau qu'il élève de ses deux mains. 

s. ii. 1 p. 8 p. 2 1. - l. 1 p. 4 p. 6 1. 



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— 182 — 

D0SS1 DOSSO (Giovanni Battista). 

854 — 695. Sainte Famille*. 

Assise sur une chaise devant son humble habitation, la 
Vierge se penche pour approcher son fils de saint Joseph 
agenouille à ses pieds ; l'enfant, qui est debout, caresse la 
barbe du vieillard. Un berger, adossé à un arbre et appuyé 
sur sou bâton, contemple cette scène touchante. 

La beauté du coloris et son harmonieux effet recomman- 
dent cette petite production. 

t. h. 1 p. 4 p. 5 1. - l. 1 p. o p. 5 1. 

GAUDENZIO DE FERRARE. 

855 — 1 338. La Vierge et V enfant *. 

Dans une chambre qui laisse une échappée de vue sur 
un petit paysage, la Vierge mère se voit debout et de profil 
auprès d'une table sur laquelle est assis l'enfant Jésus. Marie, 
dont la main droite s'appuie sur un livre relié en rouge, 
présente de la main gauche a son divin fils une branche de 
fleurs que celui-ci, qui tient déjà une pomme, s'apprête en- 
core à saisir. 

A la grande finesse de la touche et au soin de l'exécution, 
on reconnaît un ouvrage de la première manière de l'auteur, 
alors qu'il était encore tout imbu des principes de Léonard, 
qu'il avait puisés à l'école de Luini. Le beau profil de la 
Vierge est d'un dessin pur et correct; un coloris aimable 
et plein de fraîcheur ne fait qu'ajouter au charme de cette 
gracieuse figure. 

c. u. 1 p. 7 p. - l. 1 p. 2 p. 



— 183 — 

856 — 494. Jésus portant sa croix *. 

La tête ceinte de la couronne dYpines, les joues creusées 
par la souffrance et enflammées par la douleur, le divin Sau- 
veur des hommes tient k deux mains la croix dont le poids 
énorme charge ses épaules. 

b. h. 1 p. 6 p. - l. 1 p. 3 p. 

PAGANÏ ( VlNCENZO DE MoNTE-RuBBlANO ). 

857 — 2355. La Salutation angèlique. 

Sous le portique d'un grand édifiée, que soutiennent des co- 
lonnes de marbre blanc, la Vierge, assise devant un prie-dieu, 
se retourne tout-à-coup, surprise par l'apparition de l'ange 
qui, une branche de lys k la main, s'agenouille devant elle, 
en la saluant de ces glorieuses paroles : vous êtes bénie entre 
toutes les femmes. Au môme instant, le Saint Esprit, sous la 
forme d'une colombe blanche, s'approche de Marie et dirige 
sur elle ses rayons divins. Au haut du ciel, l'Eternel, entouré 
d'une myriade d'anges et de chérubins, sanctionne, par sa 
présence, la mystérieuse maternité de la Vierge. Sur la galerie 
extérieure d'un second édifice, qui s'élève parallèlement au 
premier et que soutiennent aussi des colonnes de marbre, 
on remarque une réunion de personnages, dont quelques- 
uns semblent s'apercevoir de la salutation angèlique. Au bas 
de la composition, le peintre a représenté une jeune femme, 
vue en buste, coiffée d'une toque en drap d'or, tenant son en- 
fant entre ses mains jointes, et élevant pieusement ses re- 
gards vers la Vierge: cette femme est sans aucun doute la 
donatrice du tableau. 

On trouverait déjà sujet à louanges dans la manière avec 
laquelle l'architecture est traitée} mais ce qui surtout les 






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— 184 — 
commande, c'est la douceur et la naïveté des expressions, c'est 
un coloris aimable et brillant à la fois. Il faut que l'auteur 
lui-môme ait été convaincu du succès de ses efforts, puisqu'il 
s'est empresse' de signer son œuvre en toutes lettres: Vin- 
cenlius Pag anus de monte- Robiano, 1532. 

e. forme ceintrée. h. 8 p. 10 p. 6 1. - l. 5 p. 7 p. 

GIOTTO (attribué à). 

858 — 1333. Condamnation de Jésus , 

Les mains lie'es devant lui et la tête inclinée sur son sein, 
le doux Sauveur des hommes est debout en présence de Pi- 
late qui siège sur son tribunal. Le faible préteur, s'étant fait 
apporter par un esclave un bassin plein d'eau, se lave les 
mains et dit: je suis innocent du sang de ce juste, c'est votre 
affaire. Les Juifs, présens à cette condamnation, étendent les 
mains et s'écrient: que son sang retombe sur nous et sur nos 
enfans. 

En songeant que cette petite composition remonte à cinq 
siècles environ, on n'est pas peu surpris de voir avec quelle 
habileté le peintre a su saisir le dramatique de la scène qu'il 
représente. 

b. ii. o p. 8 p. 9 1. - l. 1 p. 3 p. 2 1. 

GHiRLANDAJO (Domenico Corradi). 

859 — 1 342. La Vierge aux Anges *. 

Dans une charmante prairie, tout émaillée de fleurs, que 
baigne une rivière dont les eaux, traversées d'un pont, re- 
flètent la clarté du ciel, trois Anges agenouillés entourent 
de soins empressés le petit Jésus qu'ils soulèvent du gazon 



— 185 — 

sur lequel il est assis, pour le présenter à la Vierge : les 
esprits célestes sont vêtus de robes de diverses couleurs, or- 
nées au corsage d'une large broderie d'or. Le saint enfant 
tend avec amour ses petits bras vers sa mère qui, les mains 
jointes, l'adore dans un saint recueillement. Par dessus une 
robe rouge, Marie porte un manteau bleu borde tout autour 
d'un ruban d'or 5 un voile de gaze enveloppe sa belle tête 
un peu penche'e sur son sein. Derrière elle sont agenouil- 
lés deux Anges aux blonds cheveux boucle's : l'un d'eux 
a les regards tournés vers son compagnon, qui se penche de 
côté pour mieux voir le fils du Très-Haut. Derrière ce groupe 
charmant s'élèvent des lauriers et des rosiers dont les faibles 
rameaux courbent sous le poids des fleurs. 

Groupées avec le goût le plus recherché, ces charmantes 
figures portent dans leurs expressions toute la douceur et 
tout le charme qui appartiennent à leur divin caractère. 
Nous ferons remarquer l'heureuse disposition des draperies, 
la finesse des contours et le brillant d'un coloris qui vient 
jeter un dernier éclat sur l'ensemble de cette gracieuse 
composition. 

b. forme ronde, diamètre 4 p. p. 

BELLÏN (école de Giovanni Bellini). 
860 — 608. La Vierge et l'enfant *■ 

La tête enveloppée d'un voile blanc dont les extrémités, 
entrecroisées sur sa poitrine, disparaissent sous un manteau 
rouge, doublé de jaune, la Vierge Marie, assise devant une 
table, la main posée sur un livre, tient l'enfant Jésus sur ses 
genoux. 

b. h. p. 9 p. 10 1. - l. p. 8 p. 6 1. 

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— 186 — 

861 — 754. La Vierge, l'enfant, saint Pierre et saint Paul \ 

La Vierge, assise entre les apôtres Pierre et Paul , soutient 
de la main gauche la tete de l'enfant-Dieu, a demi-couche 
sur un coussin bleu, placé sur ses genoux; delà main droite 
elle dégage le corps de son fils d'une légère gaze qui l'en- 
veloppait. 

b. n. o p. 11 p. 10 1. - l. 1 p. 3 p. 2 1. 

862 — 1 378. Nicodème soutenant le corps de Jésus . 

A l'entrée du sépulcre taillé dans le roc, le pieux israé- 
lite, placé derrière le corps du Sauveur qu'il a assis sur un 
quartier de la roche, le soutient par dessous les épaules; sa 
figure est empreinte d'une profonde douleur. 

b. h. 2 p. o p. 3 1. - l. 1 p. 6 p. 3 1. 

MASACCIO. 

863 — 21 18. Les Hébreux recueillant la manne. 

Dans l'intérieur de leur camp, auquel la disposition des 
tentes donne l'aspect d'une place publique, les enfants 
d'Israël ramassent la manne qui couvre la terre. Chacun 
d'eux, diversement occupé à cette action, concourt, par sa 
position, à un effet d'ensemble, plein de mouvement et 
d'une admirable simplicité. Ici, un vieillard et un jeune 
homme sont agenouillés l'un devant l'autre? : le premier, vêtu 
d'une robe surmontée d'un capuce, entr'ouvre un petit sac 
que l'autre remplit avec une coupe; à côté d'eux, une Gem- 
me, les deux genoux à. terre, verse, à mesure qu'elle la re- 
cueille, sa provisiou dans le tablier d'une de ses compagnes, 



— 187 — 
qui est debout devant elle; un homme, en turban et en 
manteau, fait sa récolte, tout en parlant à une jeune fille, 
qui va s'éloigner avec le vase plein qu'elle tient à la main; 
un peu en arrière, un jeune homme regagne sa tente, les 
épaules chargées de son précieux fardeau, tandis qu'une 
vieille femme accroupie, pressée par la faim, se hâte de la 
satisfaire, en portant péniblement à ses lèvres l'urne qui 
renferme la céleste nourriture. D'autres israélites, épars çà 
et là, remplissent le camp: quelques-uns sont assis sur 
le seuil de leurs tentes. Des deux vieillards que l'on remar- 
que à gauche, l'un est sans doute Aaron : ils paraissent s'en- 
tretenir du miracle de bonté que Dieu opère en faveur de 
son peuple. Dans Féloignement et à l'entrée de sa tente, on 
reconnaît facilement Moïse au milieu des anciens qui l'en- 
tourent et l'écoutent parler. 

De tous les tableaux, antérieurs à la grande époque de 
la peinture, que nous avons eu occasion de voir dans les 
cabinets des amateurs, nous en avons peu trouvés qui mar- 
quassent, mieux que celui-ci, les progrès de l'art au XY T e 
siècle, et nous pensons en outre qu'il serait difficile d'en 
rencontrer un second, de la même époque et du même geni'e, 
qui brillât par de plus éminentes qualités. Le goût de l'an- 
tique s'y fait déjà sentir; le nu est indiqué par un dessin 
correct; les figures sont pleines de mouvement et de grâce; 
les têtes, d'un caractère admirable, et de plus, d'une si 
grande vérité d'expression, qu'on croit lire dans la pensée 
de chaque personnage. Une belle simplicité préside à l'ar- 
rangement des vetemens qui sont drapés d'une grande ma- 
nière; enfin, ce qui achève la beauté de cet ouvrage, c'est 
la délicatesse et le précieux de son exécution. 

Peint sur bois, comme tous les ©uvrages de cette époque, 
ce tableau a été transporté sur toile. 

h. o p. 1 1 p. 3 1. - l. 2 p. o p. 3 1. 



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— 188 — 

FABRIANO (Gnrtu ê 
864 — 131 5. 5a?/// Jérôme tt saint Jean 



Les deux saints sont debout l'un à côte de l'autre: le 
pr< curseur du Christ, nu-pieds et la tête découverte, a pour 
▼élément une tunique de poils et un manteau rouge; dans 
sa main droite il porte une croix d'or et la banderole de 
cette croix à demi-déroulée. Saint Jérôme, en grand costume 
de Cardinal, tient d'une main un livre ouvert, et dans 
l'autre la sainte maison de Nazareth: son lion se voit à ses 
pieds. 

b. h. 3 p. 6 p. 9 1. - l. 1 p. 8 p. 6 1. 



865. — 1 340. 'Saint Mathias et un saint Pape \ 

Ils sont également debout: l'un, revêtu d'une riche chape 
brune bordée d'or et la tiare en tête, relève de sa main 
gauche le bord de son vêtement et de la droite donne la 
bénédiction; l'autre, saint Mathias, entièrement couvert 
d'un large manteau brun, montre la hache qui servit à son 
supplice. 

r,. h. 3 p. 6 p. 9 1. - l. 1 p. 8 p. 6 1. 

866 — 1339. Saint Pierre et saint Paul*. 

Nu-tête et enveloppés dans de larges manteaux qui se 
drapent par-dessus leurs tuniques, les deux apùtres, outre 
le livre des saints évangiles qu'il ont à la main, portent en- 



— 189 — 
core, l'un, une épée, l'autre, des clefs, signes distinctifs de 
leur sacre caractère. 

b. h. 3 p. 6 p. 9 1. - l. 1 p. 8 p. 6 1. 

867 — 1317. Un saint Evangéliste et un saint Evêque *. 

Comme les précédents ils sont vus debout, et chacun d'eux 
tient le livre des saints e'vangiles: l'évéque, la mitre en 
tète et la crosse à la main, est vêtu par dessus son surplis 
d'une chape toute chamarrée d'or; l'apôtre, une plume à 
la main, est couvert d'un large manteau brun-clair, bordé 
d'or; sa tête est nue, son front chauve, sa barbe blanche. 

b. h. 3 p. 6 p. 9 I. - l. 1 p. 8 p. 6 1. 

Ces quatre tableaux, de même dimension et peints sur 
fond d'or, sont d'une puissance de coloris fort remarqua- 
ble } les figures frappent par la grandeur de leur caractère, 
et sous ce rapport elles ne laissent rien à désirer. On nous 
a assuré que quatre autres tableaux, faisant pendants à 
ceux-ci, existaient encore aujourd'hui dans une église de 
Perouse où ils sont considérés comme étant de Fiesole, maî- 
tre auquel plusieurs personnes ont même attribué les nô- 
tres. Qu'on y reconnaisse l'œuvre de l'un ou de l'autre de 
ces peintres, il est certain qu'aucun des deux ne voudrait les 
désavouer, 

FIESOLE (école de Beato Angelico de). 
868 — 1 329. Mort et un Cardinal *. 

Etendu sur son lit de mort et au moment de rendre le 
dernier soupir, il voit apparaître saint François qui plane 
au-dessus de lui. Des parents et de* amis du mourant assiè- 



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— 190 — 
gent la porte de sa demeure, inquiets de lYtat de sa santé. 
La réponse que leur fait le religieux auquel ils s'adressent 
leur donne peu d'espoir. 

i . h. 1 p. 5 p. - t. 1 p. 1 1 p. 3 1. 

869 — 1 334. Suite du sujet précédent \ 

Saint François, ayant rassemblé sa communauté dans 
l'église de son couvent, ordonne des prières pour le repos 
de l'âme du Cardinal. 

B. H. 1 p. 5 p. - L. 1 p. 1 1 p. 

PINTURICCHIO (style de Bernardino). 

870 — 998. Un Crucifiement \ 

Agenouillée au pied de la croix sur laquelle vient d'expirer 
le Sauveur, la Madelaine, les cheveux épars, entoure de ses 
deux bras le bois sacré. Auprès de deux saintes femmes en 
pleurs, saint Jean et une autre sainte femme soutiennent la 
Vierge Marie tombée évanouie entre leurs bras. Les soldats, 
les uns à pied, les autres à cheval, regagnent paisiblement la 
ville qui tue les Prophètes. 

b. h. 1 p. 6 p. 8 1. - l. 2 p. 8 p. 4 L 

LIPPI (filifpino). 

871 — 1 321 . Joseph se faisant reconnaître à ses frères *• 

Joseph, ayant reçu ses frères sous le portique de son pa- 
lais, vient d'ordonner aux officiers de sa maison de s'éloigner, 
afin de se trouver seul avec eux. Sur le point de se faire 
reconnaître, le généreux fils de Jacob est debout, la main 



— 191 — 
étendue vers Benjamin placé à sa gauche } ses autres frères, 
groupés autour de lui, expriment dans leurs regards et dans 
leurs attitudes le sentiment d'une profonde tristesse: quel- 
ques-uns même sont prosternés à ses pieds. 
b. h. 2 p. 1 p. - l. 5 p. 1 p. 

872 — 1 322. Joseph recevant son père et ses frères *. 

En dehors de son palais dont on aperçoit quelques colon- 
nes qui en décorent le portique, le sage ministre de Pharaon 
s'élance vers son vieux père dont les bras étendus vont le re- 
cevoir. Jacob est suivi de ses enfans dont deux sont déjà age- 
nouillés aux pieds de leur frère. Les autres, qui se hâtent 
d'arriver, causent ensemble et se montrent l'un à l'autre 
celui que sacrifia leur haine injuste : les troupeaux d'Israël 
descendent, sous la garde des pasteurs, le versant des mon- 
tagnes qui cachent en partie la ville de Memphis. 
b. h. 2 p. 1 p. - 1. 5 p. 1 p. 6 1. 

873 — 1 320. Oppression d'Israël en Egypte *. 

Agenouillés au pied du trône où siège Pharaon, deux des 
intendans préposés aux travaux des Hébreux se plaignent au 
roi de la violence avec laquelle ses exacteurs traitent leurs 
frères. Arrêtés non loin de là, Moïse et Aaron attendent avec 
inquiétude le résultat de cette conférence. Les enfans d'Israël 
sont occupés à faire des briques : les uns apportent la terre; 
les autres la mettent en moule } ceux-ci font sécher les bri- 
ques; ceux-là les cuisent dans un fourneau; un d'entre eux 
cependant sculpte un chapiteau de colonnes. 
b. n. 2 p. 1 p.- l. 5 p. 2 p. 

Ces trois belles et importantes compositions sont de na- 
ture à fixer l'attention des amateurs. 



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'60 



— 192 — 

GlORGlON ( GIORGIO BARRARELLl (Ht II' ). 

874 — 644. Adoration des bergers *. 

Deux pauvres bergers, dont les vétemens délabres sont en 
parfaite harmonie avec l'humilité de leur condition, se sont 
respectueusement avancés vers l'enfant Dieu couché nu sur 
un peu de paille déposée à terre et que recouvre un linge 
blanc. L'un d'eux, les mains jointes et la tête baissée, s'est jeté 
à deux genoux devant le fils du Très-Haut- l'autre, appuyé 
sur son bâton de voyage et son bonnet a la main, a fléchi les 
genoux: dans la componction qui se peint sur son front in- 
cliné, on reconnaît Pacte le plus complet d'adoration. En face 
des deux bergers, de l'autre côté de l'enfant, la Vierge et saint 
Joseph sont également prosternés, et demeurent, les mains 
jointes et les regards baissés, dans un pieux recueillement. 
Les deux saints époux sont placés à l'ouverture d'une étable 
taillée dans l'épaisseur d'un immense rocher, dont l'aride 
aspect est à peine adouci par les quelques bouquets de végé- 
tation qui en tapissent le front, autour duquel voltigent 
quatre chérubins. Au-delà de cette grotte, qui occupe la 
moitié de la composition, se déploie un riche paysage, bai- 
gné par une nappe d'eau, accidenté par des rochers et des 
montagnes boisées, embelli enfin par d'élégantes fabriques. 

Comme un artiste habile à qui la nature de son talent 
laisse le choix des moyens, le Giorgion est entré largement 
dans l'esprit de sa composition. Grand peintre d'histoire, il 
n'a cependant pas laissé de traiter le paysage, qui devenait ici 
une des parties importantes de son tableau, en grand pay- 
sagiste; et, dans l'un et dans l'autre genre, il a su demeurer 
dans la juste mesure des convenances. Aucun accessoire 
étranger ne venant distraire de l'action principale, tout 



— . 193 — 
y est vrai parce que tout y est simple, et cette belle sim- 
plicité brille encore de mille qualités pittoresques. 11 n'est 
point d'éloge capable d'amener à l'idée qu'il faut se faire 
de ce brûlant et vigoureux coloris ; il donne aux figures 
un tel relief, qu'on croirait pouvoir sans effort les déta- 
cher du pauneau, et cela, à cause de l'ii armcnieuse tran- 
sition des teintes, à cause de l'art et de la délicatesse avec 
lesquels les contours sont adoucis. Nous ne dirons rien du 
caractère noble des têtes, du moelleux de la touche, des 
beautés sans nombre qui s'offrent à nos yeux, pour n'ajouter 
que ce mot: l'entente du clair-obscur est telle, qu'il produit 
l'effet le plus vrai et le plus rempli d'illusion. 
b. h. 2 p. 10 p. — l, 3 p. 5 p. 6 1. 

BRAMA3NTINO ( Bartolommeo Suardi surnommé le ). 

875 — 1295. Adoration des Mages *. 

Arrivés non loin d'un site semé de coteaux boisés sur l'un 
desquels s'élève la ville de Bethléem, les rois mages y trou- 
vent le terme de leur voyage. Assise au pied d'un arceau à 
demi-ruiné, Marie tient sur ses genoux son saint enfant. A 
cette vue les monarques ont mis pied h terre et, ayant laissé 
leurs chevaux à la garde des serviteurs qui les accompagnent, 
se sont avancés avec respect. Le plus âgé, vieillard vénérable 
au front cbauve et à la barbe grise, se prosterne devant le fils 
de Dieu dont il baise humblement le petit pied. Les deux 
autres sont debout derrière lui, leurs vases d'or à la main ; 
le plus avancé présente le sien à saint Josepb qui l'accepte 
au nom du divin enfant. La beauté de leurs costumes ne 
saurait se décrire: leurs robes étincèlent d'or et de pierre- 
ries, et leurs riches couronnes sont encore rebaussées par 

15 









— 194 - 
lVclatdes diamants. Les gens de leur suite, dont quelques- 
uns descendent la montagne, sont vêtus avec une magnifi- 
cence digne des maîtres qu'ils servent. 

La somptuosité des costumes et des détails, le faste de la 
composition, font de ce tableau un morceau très remar- 
quable. 

s. h. 7 p. 5 p. 6 1. - l. G p. 6 p. 9 1. 

LMOLA ( InnocentiO <T) 

876— 1 104. Sainte Famille. 

En avant d'une draperie verte, la Vierge Marie assise à 
côté de saint Joseph debout auprès d'elle tient sur ses genoux 
l'enfant Jésus qui, s'appuyant d'une main sur celle de sa 
sainte narre, caresse de l'autre la blonde tête du petit saint 
Jean. Le jeune Précurseur, les regards tournés vers le fils de 
Dieu dont les yeux sont amoureusement fixés sur lui, étend 
la main gauche en signe de respect et d'attachement. — 
Marie et saint Joseph observent avec un sentiment de douce 
joie les marques de tendresse que se donnent les deux 
enfans. 

B. n. 1 p. 9 p. 10 1. - l. 1 p. 5 p. 4 1. 

DOLCI {école de Carlo). 

877 — 905. Le Christ en croix. 

Notre Seigneur est attaché à la croix : les yeux levés au 
ciel , il semble proférer les paroles que lui prête la sainte 
écriture.. ..déjà le ciel* est entièrement voilé par les ténèbres ; 
déjà la lumière, prête à disparaître, ne frappe plus qu'une 
partie de la montagne, où Ton aperçoit la Vierge, Madclaine 



— 195 — 
et saint Jean; encore ces trois personnages ne semblent- 
ils place's là que pour animer le paysage, qui montre avec 
la ville de Jérusalem les montagnes de la Judée. 

Les petites figures du fond et le paysage sont peints avec 
une délicatesse qui répond au précieux fini de la figure prin- 
cipale. 

t. n. o p. 10 p. - l. o p. 7 p. 8 1. 

BENEFIAL (attribué à Marco). 

878 — 1257. Le Printemps*. 

Cette douce saison est représentée sous la figure d'une 
jeune femme, vêtue d'une tunique jaune sur laquelle se drape 
un manteau bleu-clair; elle porte sous le bras une corbeille 
pleine de fleurs } quelques-unes ornent ses cheveux. Les yeux 
attachés sur un arbre couvert de feuilles et de boutons, elle 
semble observer les progrès de la végétation naissante. 
t. n. 2 p. 4 p. - l. 1 p. 1 1 p. 2 L 

879- 1258. UEié*. 

Une gerbe de blé sous son bras gauche et une faucille à 
la main, une jeune fille soulève de la main droite le voile 
jaune qui couvre sa tète, afin de permettre au souffle de l'air 
de rafraîchir un peu son visage enflammé. Son vêtement se 
compose d'une tunique blanche sur laquelle est jeté un man- 
teau rouge. 

t. h. 2 p. 4 p. - l. 1 p. 1 1 p. 

880 — 1256. L'Automne *. 



Un jeune homme, qui personnifie cette saison, faiblement 
couvert d'une peau de léopard jetée sur ses épaules, détache 



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— 19G — 
de la main droite une grappe de raisin des brandies d'une 
vigne. Il a la tcte couronnée de raisins, et de la main gauche 
tient quelques fruits. 

t. Il 2 p. 3 p. 7 1. - l. 1 p. 1 1 p. 2 I. 

881 —1255. U Hiver \ 

Vêtu d'une robe bleue que recouvre un e'pais manteau 
jaune qui enveloppe ses épaules, un vieillard, à la barbe 
grisonnante et le front déjà dépouillé, tient à la main un 
bâton qui sert à assurer sa marche chancelante, et s'appro- 
che, pour se réchauffer, d'un feu allumé sur une petite 
construction en maçonnerie. 

t. e. 2 p. 3 p. 10 1. - l. 1 p. 10 p. 10 1. 

DOMINIQUIN (école du). 

882 — 1514. Alexandre visitant la famille de Darius *. 

Le héros, accompagné d'Ephestion, est debout devant la 
tente du monarque défait : d'une main il relève le manteau 
de pourpre jeté par-dessus son armure, et de l'autre tient celle 
de Sisigambis. L'infortunée princesse, derrière laquelle se 
voient l'épouse, les filles de Darius et les femmes de leur 
suite, s'est prosternée aux pieds du guerrier généreux qui, 
par de douces paroles, cherche à consoler sa douleur. 
F. o. b. n. 3 p. 6 p. 2 1. - l. 4 p. 8 p. 8 1. 

883 — 1513. Derniers montent d 9 Alexandre *• 

Assis sur son séant, le héros macédonien présente d'uin* 
main une couronne a l'un de ses généraux, qui la reçoit avec 
un air de grande reconnaissance. A côte du monarque sont 









— 197 — 
deux esclaves dont l'un tient un plat chargé de trois cou- 
ronnes. Dans le fond de la chambre sont les autres géné- 
raux, dont quelques-uns ont déjà reçu leur récompense. 
f. o. b. h. 3 p. 6 p. 2 1. - l. 4 p. 8 p. 6 1. 

884 — 584, Adam et Eve *. 

Au milieu d'un paysage richemeut accidenté et embelli 
d'arbres, d'arbrisseaux et de plantes variées à l'infini, le 
peintre a placé Adam et Eve au pied de l'arbre de la science 
du bien et du mal, qui élève ses rameaux touffus, tout char- 
gés de fruits, en deçà d'une nappe d'eau dont le cours lim- 
pide rafraîchit la verdure éternelle de ce lieu de délices. Le 
Démon, sous la forme d'un serpent à tête humaine, se fait 
voir à travers le feuillage de l'arbre interdit, et ses regards 
s'attachent avec une satisfaction cruelle sur le couple qui 
se partage la pomme fatale. 

Ce paysage, ingénieusement disposé, est exécuté avec une 
fermeté et une confiance qui ne peuvent naître que de la 
plus grande facilité. 

t. h. 3 p. o p. 10 1. - l. 4 p. 2 p. 8 1. 

885 — 653. Sainte Cécile refusant de sacrifier aux idoles *. 



Tout est prêt pour le sacrifice : le feu brûle sur un tré- 
pied devant la statue de Jupiter; un jeune enfant tient dans 
sa main le coffret qui renferme l'encens; deux victimaires 
amènent, l'un un bœuf, l'autre un bélier; le grand sacrifica- 
teur est là pour donner Tordre de faire les immolations} le 
prêteur menace ... mais tout est vain : d'un geste expressif 
qui témoigne de son horreur, l'héroïne chrétienne repousse 
l'abominable proposition qui lui est faite. 



4<f 



— 198 — 
Bonne et ancienne copie d'après la belle fresque qui orne 
Tune des chapelles de l'église de Saint-Louis des Français. 
t. h. 2 p. 8 p. 8 1. - l. 4 p. 2 p. 6 1. 

HASSAN ( Bassano Jacopo da Ponte, dit le). 
886 — 558. La Parabole de l'enfant prodigue*. 

Le jeune dissipateur, sous les haillons de la misère, est 
humblement prosterne aux pieds de son père, vers lequel le 
ramène un vrai repentir. Le vieillard s'empresse de le re- 
lever dans l'effusion d'une joie qu'il ne peut maîtriser et que 
partagent tous les gens du logis ; un seul, le frère' du prodigue, 
debout h côté de lui, paraît attristé de son retour. Tout se res- 
sent déjà de la fête qui se prépare: un serviteur apporte le 
veau gras et des musiciens font retentir l'air de leurs accords. 

Ce tableau, comme tous ceux du Bassan, se recommande 
par l'excellence du coloris; il a de plus l'avantage d'être 
d'une demension qui lui ouvre l'entrée de tous les cabinets. 
t. n. 3. p. 2 p. 6 1. - 3 p. 1 p. 

FURINI (PRANCESCO). 

887 — 1445. Une Maddaine \ 



La sainte pénitente , assise sur un fauteuil richement 
sculpté et la tête soutenue par son bras gauche accoude 
sur une console, tient ses regards élevés vers le ciel; la 
douleur et le repentir ont brisé son aine. Le sein nu , les 
cheveux épars , les vetemens en désordre , elle débute dans 
la carrière de pénitence qu'elle va parcourir, par le dépouil- 
lement de ses riches atours qu'elle laisse tomber avec dédain. 

Morceau peint eu souvenir des gracieux tableaux de l'Ai' 
bane et du Guide. 

t. h. 3 p. 9 p. 8 1. - l. 2 p. 10 p. 7 1. 




_ 199 — 

VALERIO CASTELLI. 

888 — 722. Adoration des Mages *. 

Assise sur des débris d'architecture, au pied d'un magni- 
fique portique à colonnes, la Vierge Marie pre'sente son di- 
vin fils à l'adoration d'un des rois mages, agenouille devant 
lui. Le roi maure est debout à côte du troisième monarque 
monte' sur un cheval blanc. Une partie des gens de leur 
suite, auxquels des chameaux servent de montures, descen- 
dent le versant de la montagne. Trois anges planent dan s 
les airs, les ailes déployées. 

t. 3 p. 2 p. 6 1. - l. 2 p. 3 p. 6 1. 

R1BERA ( Joseph, dit TEspagnolet ). 
889-1482. Un géomètre*. 

Couvert d'habits tout rapiécetés, le front chauve et la barbe 
blanche , le vieux savant , dont les rides trahissent ses pé- 
nibles travaux, est debout devant une table chargée d'une 
sphère , d'un livre et de quelques papiers. Le corps penché 
en avant, il tient d'une main une feuille de papier sur la- 
quelle se voient des cônes et des angles droits, de l'autre 
le compas avec lequel il trace ses figures de géométrie. 
t. h. 3 p. 1 p. 3 1. - l. 2 p. 3 p. 6 1, 

PALMA, le jeune ( Jacopo). 

890 — 2470. La sainte Famille, saint François 
et deux autres saints. 

Assise devant un édifice à colonnes, la Vierge Marie tient 
sur ses genoux l'enfant Jésus, dont le corps est entièrement 
nu. Saint Joseph, debout à côté d'elle, montre du doigt le 



S° 



4o 




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— 200 — 
Gis de Dieu à saint François agenouille à ses pieds. L'enfant 
étend ses deux petites mains vers ^n séraphique serviteur, 
dont l'amour se trahit à la vivacité de ses gestes et à l'air de 
son visage. Derrière saint François se trouvent deux autres 
saints persopqagea debout: l'un est un de ses vieux compa- 
gnons d'austérités; l'autre montre du doigt à un enfant à 
cheval sur un chien blanc une large plaie qu'il a reçue à la 
cuisse. 

Cette œuvre est celle d'un peintre qui, par la facilite et 
la fermeté de son exécution autant que par la force de son 
coloris, fait honneur à l'école Vénitienne; l'effet prouve 
encore chez lui la plus savante entente du clair-obscur. 
t. u. 3 p. 2 p. 6 1. - l. 5 p. 2 p. 

GUIDE (école du). 

891 — 1210. Une Sibylle. 

Vue à mi-corps, la prophétesse, les regards fixes et éle- 
vés, semble interroger l'avenir pour en connaître les secrets, 
qu'elle est prête à consigner dans le livre qu'elle tient ouvert 
devant elle; son coude droit s'appuie sur trois gros volumes 
empilés sur une table, à côté d'elle. 

t. h. 2 p. 9 p. 4 1. - l. 2 p. 3 p. 3 1. 

POMARANCE (Cbistofano Rotcâlu, de). 

892 — 527. Saint Jean et saint Savin couronnés par un ange*, 
figures de grandeur naturelle. 

Les deux saints personnages sont debout au-dessous de 
l'esprit céleste qui, planant en l'air, tient de chaque main 
une couronne de -fleurs qu'il suspend sur leurs têtes. Le 



— 201 — 
saint évangéliste, le visage couvert d'une longue barbe blan- 
che, est vêtu d'un manteau rouge qui l'enveloppe entière- 
ment; ses regards sont leve's au ciel, d'où une sainte inspi- 
ration lui apporte ces paroles qu'il vient de transcrire dans 
le livre qu'il tient de la main gauche : In principio erat Ver- 
bum. La crosse à la main et les épaules couvertes d'une 
chape d'or, saint Savin, aux pieds duquel se voit sa mitre , 
contemple le saint apôtre avec un profond sentimeut d'ad- 
miration. Dans le lointain, se trouve retrace le supplice de 
saint Jean plongé dans la chaudière d'huile bouillante. 

Ce tableau, peint d'une manière large et avec une grande 
facilité, est d'une finesse de ton et d'une fraîcheur de co- 
loris qui semblent empruntées à l'école Vénitienne. 
t. h. 7 p. 6 p. - l. 5 p. o p. 

893 — 704. La Science. Figure allégorique *. 

Elle est représentée sous les traits d'une jeune femme 
modestement vêtue, accoudée sur une sphère, tenant un li- 
vre ouvert sur ses genoux et assise entre deux génies, dont 
l'un lève une torche enflammée et l'autre agenouillé lui 
présente une tablette d'ardoise. La science, attentive a 
l'action de celui-ci, lui indique du doigt l'usage qu'il doit 
faire de sa tablette. Au-dessus d'elle un troisième génie, une 
palme à la main, va poser sur son front une couronne de 
laurier. 

Les nus, qui sont très gracieux dans ce tableau, ac- 
quièrent un charme de plus de la délicatesse du coloris. 
Les draperies sont largement disposées. 

t. h. 3 p. 8 p. 8 1. - l. 3 p. 1 p. 8 1. 



16 







— 202 — 

ZUCCAR1 (Tapdeo). 

894 — 814. La patàhqk du riche d'Epuhme *. 

Dans l'intérieur d'un palais somptueux, aux sons har- 
monieux des instrumens et entoure de tout le faste de l'o- 
pulence , le mauvais riche, assis sous un dais splendide , 
préside à un festin auquel il a convié trois jeunes beautés et 
deux de ses amis. Tandis que sa table surabonde de mets 
délicats, que les serviteurs empressés renouvellent sans cesse, 
au pied d'une des colonnes qui masquent l'entrée de la salle, 
Lazare se tient assis sur un peu de paille, et là, demi-nu, 
amaigri par la souffrance et les privations , tend vers les 
luxueux convives son éeuelle de bois, pour solliciter un 
peu de nourriture. Loin d'être touchés de sa misère, tous, 
et le maître le premier, semblent péniblement affectés de 
sa présence^ une des femmes même jette sur lui un re- 
gard de dédain et de dégoût } il n'est pas jusqu'à l'un des 
valets qui ne le rudoie, en lui intimant l'ordre de partir. 
Deux chiens seuls semblent s'appitoyer sur les souffrances 
du malheureux dont ils lèchent les plaies. 

Morceau, d'un effet éclatant par la vivacité du coloris 
et le grand luxe de la composition, 

t. h. 4 p. 8 p. - l. 7 p. 2 p. 6 1. 

PERUZZ1 (style de Baldassam). 

895 — 1316. La SibiUe annonrant à Auguste 
la naissance du Messie*. 

Agenouillé sur le devant d'un forum décoré de somptueux 

édifices parmi lesquels on distingue des temples, des arcs de 



— 203 -^ 
triomphe, un obélisque, une fontaine et plusieurs statues, Au- 
guste lève, avec un sentiment de vive admiration, ses regards 
vers le ciel où apparaissent la Vierge et l'enfant, qu'une Si- 
bylle, debout devant lui, lui fait apercevoir. Les licteurs qui 
accompagnent l'empereur, des femmes placées derrière eux , 
une grande partie du peuple re'uni dans une enceinte close 
d'une balustrade, tous regardent d'un air étonné l'action si 
extraordinaire du monarque. Le reste du peuple est occupé, 
les uns à admirer les légers mouvemens de plusieurs cava- 
liers qui chevauchent avec adresse, les autres à écouter un 
orateur qui parle du haut de la tribune aux harangues. 
b. h. 4 p. 2 p. - l. 5 p. 5 p. 

T1NTORET (d*aprês\ 

896 — 528. Le crucifiement*. 

Le Christ vient d'être élevé en croix: ses regards mourants 
s'abaissent vers sa mère qui est tombée évanouie entre les 
bras des saintes femmes et de quelques Apôtres. Une multi- 
tude de peuple et de soldats occupent tout le plateau de la 
montagne, où des bourreaux en sont encore à exécuter les 
deux larrons, 

Copie exécutée avec soin d'après une des plus belles fres- 
ques du Tiutoret. 

b. a. 1 p. 7 p. 7 1. - l. 3 p. 9 p. 10 1. 

JULES ROMAIN [école de\ 
897 — 650. Nativité de Notre Seigneur *. y y 

A l'entrée d'une ancienne construction en ruine, la Vierge 
et sainte Elisabeth qui tient sur un de ses genoux levé le 
petit saint Jean, adorent le fils de 1' Eternel couché à terre 




-/43 



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V 



— 204 — 
.sur un peu de paille que recouvre un linge blanc. Des ber- 
gers, coudait* par Les Anges, viennent, eux aussi, reconnaître 

le roi des rois. Saint Joseph, cédant au sommeil, vient de 
s endormir la tète appuyée sur ses bras. 

Par un des peintres qui ont suivi L'école de J. Romain à 
Mantoue. 

i . u. 2 p. 6 p. 6 1. - l. 3 p. 2 p. 6 1. 

CARRACHE (attribué à Ludovico Carracci). 

898 — 634. La Vierge et l'enfant \ 

Agenouille sur une petite élévation de terrain et accoudé 
sur le sein de sa mère qui le presse dans ses deux mains, 
l'enfant Je'sus, la tôte légèrement inclinée, semble préoccupé 
du chardonneret qu'il tient dans sa main gauche. 

Ce qui recommande surtout cette gracieuse composition, 
c'est le relief des figures, le bel empâtement et la vigueur du 
coloris; la main de la Vierge est d'un dessin très remar- 
quable. 

t. Forme ronde. Diamètre 2 p. 9 p. 2 1. 

MANTEGNA {école d'Andréa). 
899 — 361. Un Crucifiement. 

Sainte Madelaine, les yeux noyés de pleurs et fixés sur 
Jésus, embrasse étroitement le pied de la croix, sur laquelle 
il est attaché. De chaque côté de la croix qui domine un 
paysage semé de coteaux sur l'un desquels se déploie la ville 
de Jérusalem, saint Dominique et un autre saint du même 
ordre sont debout: le grand fondateur des frères prêcheurs a 
le cœur traversé d'un poignard et le front , d'un couteau, 



— 205 — 
symboles des douleurs qu'il ressent à la vue et à la pensée 
des souffrances du Sauveur des hommes. 

C'est un morceau assez remarquable pour qu'on regrette 
de ne pouvoir indiquer le nom de son auteur. 
b. h. 6 p. 9 p. -l. 4 p. 10 p. 

GHIRLANDAJO (attribué à). 

900 — 1101. La Vierge, V enfant Jésus et saint Jean, 

Le petit saint Jean, sa croix sur l'e'paule et ses mains 
croisées sur la poitrine, s'offre aux caresses de Marie et à la 
bénédiction de Jésus qui est assis sur les genoux de sa mère. 
De l'intérieur du lieu où cette scène se passe, le regard pénè- 
tre, par une fenêtre en arcades, dans une campagne accidentée 
par des montagnes et traversée par un fleuve au bord duquel 
se déploie une grande ville. 

Forme ronde. Diamètre, b. 2 p. 6 p. 

MAZZOLIN1 (attribué à Lodovico). 

901 — 1385. Les apprêts de la sépulture *. 

Au pied du Calvaire, Joseph d'Arimathie et Nicodème sou- 
tiennent le corps de Jésus, assis sur le bord du tombeau où il 
va être déposé. Tandis que saint Jean debout contemple 
avec douleur, et en joignant les mains , les restes inanimés 
de son divin maître, la mère de Jésus, succombant sous le 
poids de ses angoisses, vient de s'évanouir entre les bras des 
trois Marie qui, elles-mêmes, sont plongées dans la plus pro- 
fonde affliction. 

Outre le grand fini de l'exécution et le bel effet du co- 
loris, cette petite production est encore intéressante par la 
variété et la vérité des expressions. 

b. h. 1 p. 8 p. 1 1. - l. 1 p. 5 p. 1 1. 



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— 206 — 
GAKOFOLO ( Benvenuto Tisio da). 
902 — 714. Adoration des Berger**. 

Sur une natte de paille, recouverte d'un linge blanc, l'en- 
fant Dieu repose au milieu d'une étable; un bœuf et un 
ane sont couchés à son côté. Agenouillée à ses pieds, la 
Vierge, la main droite sur son cœur, s'abandonne a la joie 
intérieure que lui cause la vue des trois bergers humblement 
prosternés devant son fils. Debout derrière elle, saint Joseph 
porte aussi ses regards sur les bergers, dont l'action le pénè- 
tre à son tour d'admiration. 

La belle simplicité du style, la fraîcheur du coloris et 
l'adresse du pinceau recommandent cette charmante petite 
composition, comme presque tous les ouvrages de Garofolo. 
b. ii. 1 p. 5 p. 1 1 1. - l. 1 p. 1 p. 3 1. 

VEROCCHIO (style <T Anduea). 

903 — 1323. La Yiergr, l'enfant Jésus, saint Jean et un Auge *. 

Assise au pied d'un épais buisson et en avant d'une rivière 
encaissée dans des montagnes rocheuses, Marie, qui tient des 
deux mains l'enfant Jésus placé sur s^s genoux, se retourne 
vers le petit saint Jean agenouillé à ses côtés et qui 1ère 
les yeux vers les siens. Le fils de Dieu, une prune dans 
sa main gauche et l'index de la main droite sur ses lèvres, 
semble livré à une vague méditation. A gauche de Marie, un 
ange, agenouillé aussi et portant des Ileurs plein son éeharpe. 
fixe do regard d'amour sur le fils du Très-Haut. 
b. Forme ronde. Diamètre 2 p. 8 p. 6 1. 



— 207 — 

GH1RLANDAJO (école de). 

904 — 1 324. Des Anges adorant V enfant Jésus *. 

Agenouillée devant son divin fils, couché sur un peu de 
paille, Marie tient à deux mains le lange qui le recouvrait et 
et le pre'sente à l'adoration de trois anges prosternés à côté 
de lui. A gauche, saint Joseph, assis et la tête appuyée dans 
sa main droite, dort d'un profond sommeil. 

Forme ronde, b. Diamètre 2 p. 1 p. 9 1. 

PANICALE {attribué à Masoltno de). 

905 — 1319. La Vierge et V enfant *. 

Auprès d'un hangar servant à abriter un bœuf et un âne, la 
Vierge Marie, agenouillée et les mains jointes, adore son fils 
nouveau-né étendu à terre sur un peu de paille. Le fond pré- 
sente un site couvert de hautes montagnes, au pied de 
Tune desquelles on aperçoit une ville. 

b. h. 2 p. 2 p. 2 1. - l. 1 p. 6 p. 6 1. 

GRANDI (Ercole). 
906 — 1 344. la Nativité *. 



Entouré de trois petits anges dont l'un soulève amoureu- 
sement sa tête, l'enfant Jésus, couché à terre sur un pan du 
manteau de sa mère qui est à genoux devant lui, tend vers 
elle ses bras avec une tendre impatience. A côté de la Vierge, 
saint Joseph, un bâton à la main, s'incline et découvre hum- 
blement sa tête vénérable. Derrière les saints personnages, 







— 208 — 
on aperçoit l'étable de Bethléem, creusée dans un rocher } 
plus loin, on voit encore, dans le paysage qui sert de fond 
au tableau, deux bergers charges chacun d'un agneau qu'ils 
viennent offrir au Rédempteur des hommes. 

Dans ce tableau , d'une exécution extrêmement soignée, 
d'un pinceau suave et d'une couleur harmonieuse, on recon- 
naît l'œuvre d'un peintre qui n'a négligé aucun moyen pour 
arriver à la perfection. 

r. h. 3 p. 6 p. 3 1. - l. 3 p. 8 p. 3 1. 

ORSI (attribué à Lelio de Novellaka). 

907 — 681. Adoration des Bergers*. 

Avertis par les Anges, quelques pâtres viennent adorer, 
sur la paille qui lui sert de lit, le fils de Dieu auquel Marie 
et Joseph, prosternés devant lui, offrent déjà leurs glorieux 
hommages. Place's sur les épais nuages qui obscurcissent le 
ciel, deux *\nges tiennent une longue banderole qui se dé- 
roule sur les nues jusqu'au-dessous du disque de la lune dont 
les brillans rayons, entr'ouvrant les ténèbres de la nuit, 
éclairent cette scène. 

Le ton du coloris et l'effet du clair-obscur semblent indi- 
quer que l'auteur de ce tableau a étudié les ouvrages du Cor- 
rège, tandis que, par le dessin et le caractère des tètes, on 
voit qu'il s'est inspiré de ceux de Michel-Ange. 
b. h. 2 p. 3 p. 6 p. - l. 1 p. 10 p. 4 1. 

SCARSELLINO {style ^'Ippolito, dit le). 

908 — 1199. La Vierge et V enfant ). 

Marie, tenant debout sur ses genoux l'enfant Jésus qui 
donne la bénédiction, apparaît sur des nuages portés par des 
Chérubins. 

b. h. 1 p. o p. 2 1. - l. o p. 8 p. 8 1. 






— 209 — 

FOPPA (VlNCBNZIo). 

909 — 1300. La Nativité f. 

La mère de Dieu, à genoux et les mains croisées sur sa poi- 
trine, adore son fils qui est couche nu devant elle. Un ange 
soutient la tête de Jésus en même temps qu'il attire à lui le 
mantean de la Vierge dont un des pans, passé sous le corps 
de l'enfant, le protège du contact de la terre. Cinq anges 
charment son repos par le double accord de leurs voix et 
de leurs instrumens. Un saint abbé est agenouillé derrière la 
Vierge, son livre d'heures et sa crosse à la main. 

Le tableau d'un peintre, considéré comme le fondateur 
de l'école milanaise, doit être un ouvrage bien digne d'intérêt 
pour une galerie. 

t. h. 4 p. 3 p. - l. 3 p. 4 p. 

PERUGIN {école de Pietro Vannucci, dit le). 

910 — -999 Saint Jean VEvangéliste. 

Il est représenté debout, tenant à la main un calice qu'il 
bénit et duquel s'élancent aussitôt trois vipères; une tuni- 
que chamarrée d'or et un manteau doublé de jaune compo- 
sent son costume. 

b. h. 4 p. 4 p. 1 1. - l. 1 p. 9 p. 4 1. 



911 — 1057. Saint Jérôme *. 

Vêtu d'une tunique blanche et agenouillé auprès de son 
lion, le saint pénitent, la main armée d'un caillou et les re- 
gards élevés au ciel, semble livré à une douce contempla- 

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— 210 — 
tion. A quelques pa. de la grotte qui sert d'asile à l'austère 
anachorète) l'enfant Jésus et le petit saint Jean s'entretien- 
nent ensemble, 

b. h. 1 p. 9 p. 6 1. - l. 1 p. 4 p. 5 1. 

FRA BARTOLOMEO ( attribué à). 

91 2 — 707. La Présentation au Temple \ 

Debout sur les marcbes de l'autel, Simcon reçoit des mains 
de Marie le saint Enfant qu'elle lui présente: derrière son 
épouse, saint Joseph regarde l'aetion du pieux Israélite avec 
une douce allégresse. Pendant ce temps, un prêtre s'entre- 
tient avec un lévite qui dépose sur un autel les instrumens 
de la circoncision. 

Petite composition, d'une grande simplicité, remarquable 
par la douceur des caractères, la légèreté de la touche et la 
délicatesse du coloris. 

b. h. 1 p. 2 p. 8 1. - l. 1 p. o p. 3 1. 

AMATRICE (Cola dell'). 

913 — 579. La Vierge et V enfant entourés de plusieurs saints. 

Sur un trône de marbre précieux incrusté d'ornemens 
en or, la sainte Vierge, vêtue d'une robe rouge et d'un 
manteau bleu qui lui couvre la tète, tient sur ses genoux le 
petit Jésus, assis sur un coussin à broderies et glands d'or. 
Deux Anges,placés sur le fronton, soutiennent derrière leur 
Reine un riche tapis, A droite, saint Pierre, revêtu d'une 
longue robe de lin et d'une magnifique chape rouge brochée 
d'or, tient d'une main le bâton pastoral surmonte d'une 
croix et, de l'autre, reçoit du Sauveur les clefs, emblème de 



— 211 — 
sa puissance. Une tiare à triple couronne qu'il porte sur sa 
tête achève le costume du premier prince de l'Eglise. A gau- 
che de la Vierge, un saint évoque, également chape et mi- 
tre, tient de la main gauche sa crosse, et de la droite un 
livre ouvert dans lequel il lit avec grande attention. A ge- 
noux au pied du trône, un religieux franciscain présente le 
signe de la rédemption au fils de Dieu, qui le saisit de la 
main gauche. Un beau baldaquin, orné d'arabesques et sou- 
tenu par deux colonnes carrées pareillement ornées, en- 
cadré le fond d'or sur lequel se détache gracieusement le 
sujet. 

Afin que la postérité n'attribuât point à un autre le fruit 
de son génie, le peintre a signé son tableau de la manière 
suivante: de phûectischis excellais Cola Magister pictor Àma- 
tricius nobile pinxit opus. On lit encore sur la première mar- 
che du trône: Anno Domini M, D, XI h 

b. h. 5 p. 6 p. 8 1. - l. 4 p. 10 p. 10 1. 

BOTT1CELLÏ (Sahdro FilÙfi). 

914 — 1318. La Vierge, V 'enfant Jésus, saint Jean 
et deux Auges *. 

Devant un charmant paysage, la Vierge, tenant sur ses 
genoux son divin fils, caresse de la main droite la belle 
petite tête de saint Jean qui, sa croix sur l'épaule et Les 
mains jointes sur sa poitrine, a les yeux fixés sur le Sauveur 
du monde. A droite, un Ange, à la blonde et longue cheve- 
lure, vôtu d'une riche tunique rose brodée d'or, offre une 
grenade entr'ouverte à Jésus, qui étend ses petites mains pour 
s'en emparer. La Vierge, dont la tète est doucement inclinée, 
observe avec amour et sollicitude le mouvement de l'enfant- 
Dieu. Un Ange, placé derrière Marie, achève de compléter 
ce groupe charmant. 



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— 212 — 
L'ingénuité' tics caractères, la douceur des expressions, qui 
distinguent oea charmantes figures, une délicate recherche 
dans l'arrangement des draperies et beaucoup de douceur 
dans le coloris, doivent appeller un intérêt particulier sur 
ce tableau. 
b. Forme cintrée sur les côtes, n.2 p. 1 p. 1 1.- l. 3 p. 6 p. 6 1. 

FRANCIA (style de Francesco). 

915 — 570. Mariage de sainte Catherine *. 

Prosternée devant la Vierge qui tient l'enfant Jésus dc- 
bout sur ses genoux, sainte Catherine présente sa main au 
divin enfant qu'elle a choisi pour époux et qui s'apprête à 
passer à son doigt un anneau nuptial. Saint Jean, saint Pierre, 
saint Sébastien et sainte Claire sont les témoins de ce mysté- 
rieux hy menée. 

Quelques personnes attribuent ce tableau à Giacomo: 
quoi qu'il en soit, c'est une belle oeuvre d'un des meilleurs 
élèves de Francesco. 

je. b. 3 p. 4 p. 6 1. - l. 3 p. 1 p. 4 1. 

CARPACCIO (Vittore). 

916 — 1314. La Vierge, V enfant et plusieurs saints *. 

La sainte Vierge, avec l'enfant Jésus sur ses genoux, est 
assise sur une espèce de mur, a hauteur d'appui, qui occupe 
tout le devant de la composition. De chaque côté d'elle, deux- 
saintes femmes sont en adoration ; et derrière celles-ci, se trou- 
vent deux saints personnages dont l'un s'occupe d'une pieuse 
lecture. Deux anges suspendent derrière Marie une draperie 
ronge bordée d'or; l'un d'eux tient une couronne au-dessus 






— 213 — 
de sa tète. Dans sa main gauche ouverte, la mère de Dieu 
montre des fleurs parmi lesquelles, sans doute, son fils 
a choisi celle qu'il s'apprête à faire tomber sur le petit 
saint Jean qui, assis à ses pieds, tend la main pour la 
recueillir. Deux autres anges, places derrière la muraille, 
jouent, l'un du violon, l'autre d'un tambour de basque. Au- 
delà de cette scène, une pelouse s'étend jusqu'au bord d'une 
rivière, sur la rive opposée de laquelle s'élève une grande 
ville appuyée à des rochers amoncelés les uns sur les autres 
et dont le sommet, en s' élançant à pic dans les nues, est 
couronné par de nouvelles constructions: toute cette partie 
se voit à travers un immense et frêle arceau dont la nature 
seule a fait les frais. 

Dire que ce tableau ne laisse aucun doute sur son authen- 
ticité, c'est en faire tout l'éloge. 

b. «u 3 p. o p. 8 1. - l. 3 p. 11 p. 5 1. 

MANTEGNA (style d' Andréa). 

91 7 — 789. Saint Jérôme *. 

En avant d'un site montagneux au milieu duquel s'élève 
une église, le vieil anachorète, agenouillé à l'entrée de sa 
grotte, a une main armée d'un caillou et l'autre posée sur 
une tête de mort qui se trouve placée sur un quartier de 
roche surmonté d'un crucifix. Jérôme, qu'enveloppe à 
demi une draperie rouge, fixe un regard plein d'amour sur 
ce signe de la rédemption. 

b. h. 2 p. 5 p. 8 1. - L. 1 p. 8 p. 1 1 1. 



— 214 — 

SÉBASTIEN DEL PIOMBO (Fb* Bastia*o Lt*um **}< 

£4 Visitation. 

Afin de mettre le3 amateurs à même de mieux juger de 
l'importance des trois fragments que nous posse'dons, nous 
allons donner ici, sous les n os 918 — 3075 *(1) la description 
d'une copie, exécutée d'après l'admirable composition de Sé- 
bastien del Piombo, telle qu'elle se trouvait dans son état 
primitif. 

La Vierge venait visiter sainte Elisabeth: celle-ci, prévenue 
de l'arrivée de sa cousine^ sort de sa demeure et vient à sa 
rencontre. Le premier mouvement d'Elisabeth est d'ouvrir 
ses bras à celle que le sang et l'amitié lui rendent double- 
ment chère; mais, tout-à-coup, comme retenue par un nou- 
veau sentiment de vénération, elle fléchit le genou, incline 
la tète et s'arrête devant celle dont les chastes entrailles re- 
cèlentle Sauveur d'Israël. C'est alors que, dans un mouvement 
d'enthousiasme, elle prononce ces paroles que l'écriture 
sainte met dans sa bouche: iToù me vient cet honneur que la 
mère de mon Dieu daigne me visiter. L'humble Vierge s'efforce 
vainement d'interrompre ce cantique de louanges; sa main 
droite se porte vers sa cousine et cherche à l'empêcher de se 
courber devant elle, en même temps qu'un sentiment de pu- 
deur lui fait rassembler de la main gauche les plis de sa robe. 
Tous les traits de la mère de Dieu expriment bien cette timide 
réserve d'une jeune femme qui va devenir mère et craint 
encore d'en révéler le secret; ceux d'Elisabeth sont -em- 
preints de respect; sa tête, couverte d'un long voile jaune, 
acquiert encore sous ce vêtement une expression plus pro- 

(1) t. m. 3 p. 2 p. 10 1. - l. 3 p. 11 p 6 1. 






— 215 — 
fonde d'humilité. La Vierge n'a pour orner sa tête que ses 
cheveux nattés et retenus par derrière au moyen d'un ru- 
ban blanc qui les entoure plusieurs fois. A la suite des deux 
cousines, s'avancent de part et d'autre plusieurs fem- 
mes qui, par leur attitude, rappellent réciproquement les 
sentimens qu'éprouvent leurs maîtresses. Du côté de la 
Vierge, les quatre suivantes, attentives aux paroles qui vien- 
nent d'être prononcées, paraissent saisies d'étonnement: l'une 
d'elles cherche à. comprimer son admiration, en portant pré- 
cipitamment son doigt sur ses lèvres; une autre, la tête char- 
gée d'une corbeille de jonc où se trouvent deux pigeons, 
tient encore dans ses mains une seconde corbeille pleine 
de crème. Les quatre suivantes d'Elisabeth ont pris l'attitude 
respectueuse de leur maîtresse; l'une s'est retournée vers le 
vieux Zacharie, demeuré sur le seuil de sa porte, et lui 
adresse la parole. Le vieillard incline sa tête chauve, et 5 le 
pouce sur ses lèvres, semble par ce geste, rappeler sa mutité 
miraculeuse. Tout auprès de la demeure de Zacharie, un 
jeune enfant assis sur une pierre, tient entre ses bras un 
chien qui cherche à lui lécher le visage. 

Tel était, disons-nous, l'ensemble de la composition de 
Sébastien del Piombo avant sa transposition sur toile et sa 
séparation en trois tableaux. Maintenant voici ces trois ta- 
bleaux : 

919 — 740. Premier groupe *. 

11 comprend, avec la figure de la Vierge, celle de sainte 
Elisabeth et de ses deux suivantes, toutes vues à mi-jambes. 
Ce groupe, sur lequel l'artiste a placé sa principale lumière, 
se compose si bien, qu'il pourrait se passer de son complé- 
ment: aussi le regard satisfait n'y recherche aucun des ac- 
cessoires qui devraient l'accompagner. La pose de la Vierge 
est simple et naturelle, sa coiffure d'un goût exquis, et quoi- 



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— 216 — 
que ses traits soient d'une grande noblesse, l'expression de 
son visage n'en est pas moins d'une candeur et d'une modes- 
tie admirables* L'âge, en donnant un caractère plus pro- 
noncé à la figure de sainte Elisabeth, ne lui a rien ôté de sa 
beauté qui le cède de peu à celle de sa jeune cousine. Sa 
pose est humble, mais de cette humilité qui élève et fait 
mieux ressortir la dignité de la personne. Ces deux figures 
enfin sont faites pour rappeller tout le grandiose des beautés 
antiques. Les mains sont admirables de dessin, et les drape- 
ries , qui accusent largement le nu, sont traitées dans le plus 

grand style. 

h. 4 p. 3 p. - l. 5 p. 9 p. 

920 — 739. Second groupe *. 

Celui-ci se compose des quatre suivantes de la Vierge, dont 
l'une porte les humbles présens qu'elle destine a sa cousine. 
Vues à mi-jambes comme les précédentes, ces figures for- 
ment un groupe presque aussi imposant que le prem ier, 
quoique moins indépendant et par conséquent d'un ensem- 
ble moins complet; mais c'est la même beauté dans les for- 
mes, le même grandiose dans le style. 

n. 4 p. 2 p. - l. 3 p. 7 p. 

921 — 741. Troisième groupe*. 

Zacharie, resté muet depuis que l'Ange lui apparut dans 
le temple, est représenté debout, portant sa main sur sa 
bouche, en signe de l'impossibilité où il est de répondre à 
la suivante qui lui adresse la parole. Cette figure occupait le 
second plan dans la grande composition } elle est d'un ca- 
ractère tout-à-fait Michel-Angélesque. 

h. 4 p. 3 p. - l. 2 p. 9 p. 

Ces figures ont une telle pureté de contours, le dessin en 
est si fier, qu'un grand nombre de connaisseurs ne craignent 
pas d'y reconnaître le crayon de Michel-Ange. Plusieurs 



— 217 — 
même vont plus loiu et croient que le grand maître a 
fourni à Séb. del Piombo le carton de son étonnante com- 
position. En cela, il faut l'avouer, rien de plus conforme 
à ce que nous savons de l'union des deux artistes et de 
leur constante collaboration. On ne saurait ignorer que 
Michel-Ange, voulant mettre Sebastien en concurrence 
avec Raphaël, se l'attacha plus intimement en l'aidant de 
ses conseils et en lui fournissant des dessins pour nue mul- 
titude de figures et de compositions que le peintre vénitien 
exécuta à Rome. Ce qui peut contribuer encore à fortifier 
l'opinion émise plus haut, c'est que notre brillante com- 
position fut exécutée pour l'ornement du maître autel de 
sainte Marie de la Paix a Rome, là même où Raphaël exé- 
cuta ses Sibylles. En parlant de cette belle œuvre et en 
annonçant qu'elle est faite à l'huile sur le mur, Vasari 
ajoute que l'auteur ne Fa point achevé. « Comincib una 
storia a olio sul muro e non la fini niai-. » il convient 
ensuite que cequ'il en termina est très beau: « pcrcioccJiè 
do\>c ha fatto la nostra Donna che visita sanla Elisa- 
belta, vi sono moite féminine ritiatte il al vivo, che sono 
molto belle e fatte con somma grazia. » (Vita di Sebast: 
di Venezia). Pour terminer, nous dirons que ces peintures 
sont d'un si grand style , qu'il en est peu qui , sous ce 
rapport, puissent se soutenir à coté d'elles. C'est qu'en ef- 
fet, «malgré que le temps ait agi sur les teintes en altérant 
un peu leur fraîcheur primitive, on y retrouve cependant 
toute cette vigueur de coloris que Sébastien tenait de Gior- 
gion son maître, cette touche large, cette manière c\pédi- 
tive et savante, ce grand caractère de dessin qu'on n'ad- 
mire que dans les chefs-d'œuvre de Michel-Ange. 



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— 2 11 — 
SÉBASTIEN DEL PIOMBO [école de) 

922 — 13 7. Une femme portant un flambeau. 

Couverte a" un large vêtement et coiffée à la manière 
des orientaux, une jeune femme porte de ses deux mains 
une torche allumée qui repose sur son épaule gauche; sa 
tête abaissée vers la terre, ses cheveux epars et la tristesse 
répandue sur ses traits, trahissent l'affliction de son aine: 
on dirait qu'elle assiste à quelque scène funèbre et dou- 
loureuse. 

t. u. 4 p. 3 p. - l. 3 p. 3 p. 

GAROFOLO v Benvenuto Tisio da). 

923 — 1353. Mariage de la Vierge. * 

Dans l'intérieur du temple, la grand-prêtre, revêtu de 
ses habits pontificaux , consacre l'union de Joseph et de 
Marie en présence d'une multitude de personnages des 
deux sexes. 

La manière expeditive avec laquelle est traite cet ouvra- 
ge, contrairement au fini si précieux que le peintre répan- 
dait d'ordiuaire dans ses autres productions, nous ferait 
croire que ce n'est probablement que la première pensée 
d'une plus importante composition du maître; car il n'eu 
est pas d'autre, que nous sachions, qui, comme celle-ci, réu- 
nisse plus de cinquante figures dans le même sujet. (Signé 
avec le millésime M.D.XX1Y). 

». h. 2 p. 3 p. 7 1. - l. 2 p. 10 p. 31. 



I 



— 219 — 

FETI (DoMEWICo). 

924 — 2956. La Maâelaine, * 

Retirée dans sa grotte de Sainte-Baume, la Madelaine, 
les mains jointes et les cheveux épars sur ses épaules, 
de'plore les égaremens de sa vie passée; ses yeux levés vers 
le ciel indiquent toute la douleur dont son âme est péné- 
tre'e. Sur la tunique blanche de la sainte pénitente se drape 
un manteau jaune orangé. 

Cette figure, éclairée à la lueur d'une lampe suspendue 
au-dessus d'une tête de mort, est d'un très bel effet. 
t. h. 4 p. 1 p. - l. 3 p. 9 p. 

MARQUEZ (Siephan). 

925 — 820. Saint Philippe baptisant l'eunuque de la 
reine de Candace, * 

Dans un lieu solitaire, au milieu de rochers escarpés, le 
saint diacre, dont la longue barbe et les cheveux blancs 
inspirent le respect, confère le baptême au jeune éthiopien 
agenouillé devant lui. Un enfant, vêtu d'une tunique rouge 
et la tête ornée de beaux cheveux blonds, présente au vieil- 
lard l'eau régénératrice. Derrière lui, on aperçoit quatre 
personnages dont l'un tient un parasol. 

Comme toutes les productions des peintres qui ont mar- 
qué dans l'école espagnole, ce tableau est d'une belle cou- 
leur et d'un grand effet. 

t. n. 4 p. 6 p. - l. 3 p. 6 p. 










J6 



— 220 — 

GUERCHCS (Gio: FnA>cFS(o BAiniBi,dï/ le) 

926 — 666. Madelaine pénitente* * 

Retirée dans un lieu désert, entrecoupe* de montagnes et 
meublé sur le devant de quelques grands arbres, Madelaine 
est assise au pied d 'un énorme quartier de roche sur le- 
quel se voit une tê*te de mort. I ne main sur son cœur, 
elle tient de L'aulve un crucifix qu'elle contemple avec une 
amoureuse componction. La sainte est à domi-eouverte par 
nue draperie rouge; ses beaux cheveux blonds retombent 
en désordre le long do ses épaules et sur son sein. 

Cette petite ligure, ou ne peut plus heureusement posée 
ot peinte avec esprit, est encore d'une couleur brillante et 
d'un effet des plus pîquans. 

OUI VUE h. p. % p. 2 1. - l. p. 1 1 p. 9 1. 

SÉBASTIEN DEL PIOMTK) (d'après) 
927 — 509. Résurrection dn Lazare. * 

Sorti du tombeau à la voi\ puissante de Jésus, le frère 
de Marthe tourne xrrs le Sauveur ihs regards pleins de 
reconnaissance. Des Juifs, présens à cette scène, e\ Marie, 
restée à genoux, semblent frappes de surprise et d'admi- 
ration. - Ancienne copie. 

t. h. 3 p. p. - l. 3 p. 1 1 p. 8 1. 

928 — • 440. La Visitation. * 

A la porte de sa demeure, sainte Elisabeth reçoit, dans 
les transports d'une vi\e allégresse, la jeune ^ ierge qui vient 
la visiter. Marie est accompagnée de deux femmes. Le \ieil- 
lard Zacbarie, entouré de quelques personnes et encore sur 
les degrés de son habitation, suit du regard le geste d un 




— 221 — 

serviteur qui lui indique sa jeune parente. - Copie d'une 

grande fraîcheur de coloris et d'une exécution très soignée. 

t. n. 5 p. 1 p. 5 1. - l. 4 p. 1 p. 2 1. 

MARATTE (d'après Carlo). 

929 — 669. Saint François de Sales. * 

Agenouillé devant un prie-dieu et les mains croisées sur 
sa poitrine, le saint éveque est visité par les Anges. 
b. h. 1 p. 2 p. 3 L - l. p. 11 p. 1 1. 

TIARINI (Alessandro). 

930 — 2523. Joseph victime de la jalousie 
de ses frères. * 

Les enfans de Jacob, ayant résolu de se défaire de Jo- 
seph leur frère, s'emparent de lui pour le descendre dans 
la citerne où ils veulent l'abandonner. Déjà l'un d'eux s'est 
saisi de l'enfant et s'apprête à exécuter ce dessein crimi- 
nel. Un autre, plus miséricordieux, leur montre avec épou- 
vante la profondeur du puits, que sonde de l'œil un troi- 
sième penché sur le bord. Dans le fond on aperçoit les 
marchands Ismaélites qui descendent le versant de la 
montagne. 

Composition, bien ordonnée, pleine de mouvement et d'un 
effet bien compris. 

b. n. 3 p. 3 p. 9 1. - l. 4 p. 5 p. 9 1. 

CARAVAGE (école du). 

931 — 501. Tobie rendant la vue à son père."' 

En présence de l'Ange et d'après ses conseils, le \cimc 
Tobie, debout devant son père, extrait de ses \n\x la taie 



', 






; 



'5 



— 222 — 
qui le* couvrait. T/épouse du villard, placée derrière lui , 
attend avec Inquiétude le résultat de cette opération. 

t. h. 5 p. 1 p. 9 1. - l. 3 p. 8 p. 

PASSIGNANO (d'après Domenico Cresti fia). 

932 — 2") 28. Jésus retrouve dans le temple, • 

Marie s'avnnco vers Jésus debout à la porte du temple 
et lui fait uu doux reproche au sujet de l'inquiétude qu'il 
leur avait causée. Jésus, une main sur son c rur et l'autre 
levée vrrs le ciel, lui répond: « Pourquoi me cherchiez 
vous? JSe savez-vous pas qu'il faut que je m'occupe du 
service de mon Père? » Debout derrèire la Vierge, saint 
Joseph et sainte Aune prêtent une grande attention aux 
paroles de l'enfant. 

t. n. 5 p. 1 p. 6 1. - l. 3 p. 5 p. 6 L 

ARP1NO (Gesari Giuseppe d'). 

933 — . 711. Trois Anges, * 

Trois Anges, les allés déployées, descendent des cieux, 
portés sur des nuages: leurs attitudes, les gestes de leurs 
mai us , l'expression de leurs figures, indiquent une pro- 
fonde adoration. 

s. îr. p. 1 1 p. 9 1. - l. p. 8 p. 2 1. 



934 — 708. Deux Anges. 



Deux Anges, également portés sur des nuages et vus eu 
regard des précédons: leurs attitudes annoncent une simi- 
litude d'action qui appartient au même sujet. 
b. h. Op. 11 p. 9 1. - l. p. 9 p. 






— 223 — 
Petites productions d'un style gracieux et d'un coloris 
ou ue peut plus flatteur. 

935 — 1130. Bataille d'Alexandre. 

Le héros macédonien charge à la tête de ses troupes 
l'année des Perses qui opposent vainement la plus vigou- 
reuse résistance au choc du grand capitaine. De part et 
d'autre, les étendards sont déployés, les trompettes sonnent 
la charge et de belliqueux coursiers repondent à l'ardeur 
des combattans. ... La terre est jonchée de morts. 

Cette petite composition est peinte avec un soin tout 
particulier, dans le goût du chevalier d'Arpino. 

cuivre h. p. 10 p. 7 1. - l. 1 p. 1 p. 

TITIEN (école du) 

936 — 1447. Portrait de Charles- Quint. 

Figure en piedj de grandeur naturelle. 

Ce monarque, âge' de 25 à 26 ans, est vu debout, armé 
de toutes pièces, la tcte nue et la figure encadrée dans 
une barbe roussâtre. 11 tient de la main droite Un bâton 
de commandement; sa main gauche est posée sur le pom- 
meau de son épée. Son armure se compose d'une cotte de 
mailles recouverte d'une cuirasse d'acier rehaussée de riches 
ornemens et sur laquelle retombe l'ordre de la toison d'or 
suspendu à un cordon rouge. A ses culottes courtes, bouf- 
fantes et richement garnies selon la mode espagnole du 
temps, viennent se rattacher des chausses blanches et des 
bottes de cuir jaune, tout éperonnées , qui lui remontent 
au-dessus du genou. 

ï. u. 5 p. 8 p. - jl. 3 p. 4 p. 6 1. 



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— 221 — 

D37 — 2029. Portrait d'une daine de distinction. 

Elle est debout auprès d'an meuble couvert d*uo tapis 
de velours rouge. De la main droite elle tient ses gants et 
de la gauche une ehaîne d'or qui retombe le long de sa 
rol>e de satin bleu, garnie de magnifiques broderies et sur- 
montée d'une collerette à tuyaux. Une espèce de diadème, 
orne de perles et de pierres précieuses , est fixe dans ses 
cheveux; un collier, non moins éclatant, entoure son cou. 
Ce portrait se détache sur une tapisserie verte. 
t. h. 5 p. 8 p. - l. 3 p. 1 p. 

938-1 167. La sainte Famille et deux saints personnages .* 

La Vierge, qu'accompagne saint Joseph, étend les bras 
pour recevoir l'enfant Jésus qu'elle avait confié à un saint 
éveque, derrière lequel se trouve un autre saint personnage. 
t. h. 2 p. p. 6 1. - l. 2 p. 11 p. 

939 — 1373. La Vierge et V Enfant. 

Assise à la pointe d'une foret, sur un tapis de verdure 
émaillé de fleurs, dans un paysage qui se déroule au loin 
derrière elle, la Vierge interrompt sa lecture pour consi- 
dérer son fils couché sur ses genoux. - Copie du temps. 
d. h. 1 p. 8 p. 3 1. - l. 2 p. 5 p. 2 1. 

LÉONARD DE VINCI (d'après). 

940 — 658. La Cène. * 

Ancienne copie du chef-d'œuvre que Léonard peignit 
dans le réfectoire des dominicains à Milan. 

B. h. 1 p. 1 1 p. 7 1. - l. 4 p. 3 p. 6 1. 



— 225 — 

SALVATOR ROSA ( école de ) 

941—537. Archimède* 

Sous l'empire d'une préoccupation d'esprit telle, qu'elle 
lui ôte jusqu'à la faculté de songer au désordre de ses vc- 
temens, il tient entre les mains un miroir ardent dont il 
calcule attentivement tous les effets. 

t. h. 4 p. 1 p. - l. 3 p. p. 3 1. 

942 — 532. Le pendant. * 

Tenant dans une main un compas, un philosophe à lon- 
gue barbe, qui n'a pour tout vêtement qu'un lambeau de 
chemise et une natte de jonc jetée sur son épaule, se re- 
tourne vers un enfant placé à ses pieds pour lui montrer 
la voûte du ciel. L'enfant suit du geste et du regard le 
mouvement de son savant instructeur. 

t. h. 4 p. 1 p. - l. 3 p. p. 3 1. 

943 — 601 Mithridate cherchant à s'empoisonner*. 

Couvert d'un manteau de pourpre et la tete ceinte d'une 
couronne d'or, le monarque ne pouvant assouvir sa haine 
contre les romains cherche dans le poison une mort qu'il 
ne peut y trouver. 

t. h. 4 p. p. 9 1. - l. 3 p. p. 

943 bis — 3325. Paysage. * 

Entre deux immenses amas de rochers, couronnés d'ar- 
bres et d'arbrisseaux, une rivière vient épancher ses eaux 
qui tombent en cascades sur un autre banc de rochers, où 

19 



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— 226 — 
des paysans viennent, les uns, puiser de l'eau, les autres, 
prendre du poisson. 

t. n. 4 p. 1 p. G 1. - l. 3 p. p. 

944 — 1486. Autre paysage* 

Sur le flanc d' énormes rochers accumulés les uns sur 
les autres et dont la cime va toucher les nues, les maisons 
d'un village s'élèvent parmi des ruines. Un torrent , qui 
s'élance impétueusement du sein de ces mêmes rochers , 
tombe de chute en chute jusqu'au fond d'un ravin, où des 
villageois s'occupent à pécher. 

t. îi. 4 p. 2 p. 6 1. - l. 3 p. 3 p. 4 1. 

945 — 1491. Jetas instruisant ses disciples. * 

An bord du lac de Tihériadc dont les eaux baignent , 
d'un côte', un terrain semé de grands arbres, de l'autre , 
le pied d' une haute montagne dont la cime s' élève jus- 
qu'aux nues, Notre Seigneur, assis et entouré de ses disci- 
ples, les instruit des vérités du ciel. 

t. h. 3 p. 8 p. - l. 5 p. 3 p. 3 1. 

ZUCGHERI ( style de Federico ). 

916 — 1358. Martyre de saint Sebastien. * 

Le jeune martyr, dépouillé de ses vétemens et fixé par 
des cordes au tmne d'un chêne, devient le point de mire 
vers lequel une foule d'archers dirigent leurs ilèehes meur- 
trières. Un ange, qui plane au-dessus de lui, vient lui ap- 
porter une palme et une couronne. Un proconsul à cheval, 
entouré d'aigles et d'étendards, préside à cette exécution. 
«iimii: ii. 1 p. 6 p. 6 1. - l. 1 p. p. 8 1. 






— 227 — 

BELLIN ( école de Giovanni Bellini ) 

947 — 640. Jésus au milieu des docteurs» * 

Dix docteurs , au milieu desquels le Sauveur est assis , 
prêtent, à l'interprétation qu'il leur donne des saintes écri- 
tures , la plus profonde attention. L' un d'entre eux tient 
le livre de la loi, dans lequel il semble faire des recherches. 
cuivre, h. i p. 9 p. 6 1. - l. 2 p. 9 p. 3 1. 

948—1371. La Vierge, V enfant, saint Etienne 
et saint Laurent*, 

Adosse'e à une draperie chamarrée d'or et assise entre 
saint Etienne et saint Laurent, la Vierge tient debout sur 
ses genoux l'enfant Jésus qui be'nit le premier. Les deux 
saints martyrs sont représentes avec les intrumens de leurs 
supplices. 

t. h. 2 p. p. 3 1. - l. 2 p. 7 p. 9 1. 

ANDRÉ DEL SARTE (Andréa Vannucci). 
949 — 724. Martyre de sainte Luce * 

A la vue de la jeune vierge qui, les mains jointes et les 
regards tendrement levés vers le ciel, reste immobile malgré 
les efforts de deux hommes pour faire avancer les bœufs 
qu'on a attaches après elle, Pascasicn, assis sur son tribu- 
nal, paraît saisi d'épouvante et de fureur. Alors un satellite 
du consul, déjà armé d'un glaive, s'élance pour en frapper 
la victime. 

Nous retrouvons dans cette composition la première ma- 
nière d'André del Sarte. 

t. h. 1 p. 9 p. 10 1. - l. 2 p. 6 p. 9 1. 



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— 228 — 

MURILLO (stjlc <l< ) 

950 — 619. Une femme et doux enfants. * 

Une femme, derrière laquelle se voit un jeune garçon, 
tient son enfant couche devant elle et cherche à l'amuser 
avec une rose qu'elle agite entre ses doigts. 

t. h. 1 p. 8 p. - l, 1 p. 3 p. 10 1. 

BONÏFAZIO ( école rie ) 

951 —434. La Vierge et V enfant * 

\3\\ Ange, aux ailes déployées, présente des fruits au saint 
enfant Jésus qui allonge sa main droite pour les recevoir. 
Le divin enfant est debout sur les genoux de sa mère , 
dont il entoure le cou de son bras gauche. 

b. h. 1 p. 4 p. 1 1. - l. 1 p. 10 p. 

PROCACCINI {attribué a GiuLio Clsare). 
952 — 633. Jésus et saint Jean * 

Les deux enfants se tiennent enlacés dans les bras l'un 
de l'autre: leurs physionomies expriment la joie que leur 
cause cette douce effusion d'amitié. 

Morceau peint à l'instar du Gorrège. 

b. h. 1 p. 4 p. - l. 1 p. 1 p. 1 1. 

FRANCIA BIGI ( attribué à ) 

953 — 1369. La Vierge, l'en fuit Jésus et saint Jean. * 

Assis sur les genoux de M mère qui l'entoure de son bras 
gauche , l'enfant Jésus abaisse ses regards vers saint Jean 






— 229 — 
qui, les bras croises sur sa poitrine, se tient à ses pieds pour 
recevoir sa bénédiction. 

Attribué à la jeunesse du maître. 

b. n. 2 p. p. 4 1. - l. 1 p. 5 p. 7 L 

PAUL VÉRONÈSE ( école de ) 

954 — 555. L Adoration des rois. * 

Assise sur les degrés d'un temple à colonnes, la Vierge 
présente son fils à l'adoration des trois mages dont deux , 
déjà prosternés à ses pieds, lui offrent des vases d'or. L'en- 
fant-Dieu tend amoureusement ses petits bras vers le plus 
âgé des rois. Saint Joseph , debout derrière Marie , con- 
temple cette scène avec ravissement. — Morceau d'un bril- 
lant coloris. 

t. h. 1 p. 2 p. - l. 1 p. 8 p. 4 1. 

955 — 599. Le repos en Egypte.* 

Pendant que la sainte Famille se repose des fatigues du 
voyage , des anges viennent offrir à l'enfant des fruits et 
des fleurs ; d'autres déploient une guirlande au-dessus des 
illustres fugitifs. Saint Jean, aux pieds de Jésus, porte une 
croix a la main. 

c. r. r. d. p. 10 p. 6 1. 

CANO (Alonzo). 

956 — 657. Saint Antoine de Padoue et l'enfant Jésus. * 

Au milieu d' une terrasse séparée de la campagne par 
une balustrade en pierre, saint Antoine de Padoue est age- 
nouillé devant un socle recouvert d'une étoffe ronce, et sur 
lequel il lient debout l'enfant Jésus qui caresse ainomeu- 



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— 230 — 
sèment le mrnton de son pioux sorvitcur. Plusieurs séra- 
phins, descendu du ciel tYec leur divin maître, voltigent 
autour de lui. Derrière saint Antoine, deux anges se hâtent 
de tendre un draperie rouge le long d'une colonne. 

Ce (pion admire surtout dans cette peinture, c'est la fierté 
du pinceau et la vérité du coloris. 

t. h. 3 p. 10 p. 8 1. - l. 4 p. 5 p. 9 1. 

PIETRE DE CORTONE [ccole de) 
957 — 738. Une Sainte martyre. 

Déjà agenouillée sur le bêcher , elle puise dans la vue 
des anges qui lui apparaissent au ciel, le courage d'achever 
son sacrifice et de résister aux séductions d'un prêtre païen. 
cuivre, h. p. 9 p. 4 1. - h. p. 7 p. G 1. 

BASSAN (par Vun des). 
958 — 1418. Le Paradis terrestre* 

Au milien des bosquets embaumés d'Eden et sous les 
regards de 1' Eternel, Adam, suivi d' Eve son épouse, re- 
garde les divers animaux de la création , réunis sous ses 
yeux , et leur donne , selon l'ordre du Très-Haut, le nom 
qui convient à chacun. 

t. h. 3 p. 6 p. 7 1. - l. 4 p. 2 p. 

959 — G 7 2. Les apprêts de la sépulture. * 

Accompagnée de Madelaine et de deux autres saints per- 
sonnages, la Sainte Vierge, Nicodème et Joseph d'Arimathie 
qui soulève le linceul sur lequel est déposé le corps du Sau- 
veur, contemplent encore une fois ses dépouilles sacrées. 
pierre, h. p. 11 p. 8 1. - L. p. 10 p. 9 1. 



-: 



— 231 — 

BONINI ( Girolamo ). 

960 — 518. Trait de courage de Clèlic. * 

Montée sur un cheval blanc sans frein , l'entre'pide ro- 
maine traverse courageusement les eaux du Tibre, entourée 
de ses compagnes qui partageaient sa captivité. Le Dieu du 
fleuve, appuyé' sur son urne renversée , regarde Y héroïne 
avec complaisance. Sur la rive opposée , qu'ombragent de 
grands arbres, se presse une multitude de soldats e'trusques 
qui voient avec de'sespoir s'échapper leurs prisonnières. 

On trouverait difficilement une composition qui se rap- 
prochât de plus près du graeieux pinceau de l'Albane. 
t. h. 2 p. 6 p. 9 1. - l. 3 p. 7 p. 5 1. 

CARRACHE ( école des ) 

961 — 2559. La Madelaine * 

La pécheresse de Magdalum, portée par des anges, s'élève 
vers le ciel; d'autres anges la précèdent, les uns, en dé- 
ployant au-dessus d'elle une draperie blanche, les autres, 
en chantant son glorieux triomphe. 

t. h. 2 p. 9 p. 8 1. - l. 3 p. 3 p. 4 1. 

ROSA DE TIVOLI. 



962 — 813. Paysage pastoral * 

f 

Tandis que son troupeau, composé de chètres, de mou- 
tons et d'une vache, est répandu à la base de coteaux boi- 
sés que baigneut les eaux d'une rivière, un berger, assis 



l'y 






7 



— 232 — 
à côté Je son chiens, s'occupe à verser de l'eau dans une 
écuelle de terre. 

t. h. 5 p. 3 p. - l. 7 p. 7 p. 

963 — 817. Pendant du précèdent.* 

A la garde du patre qui, assis à côté de son chien, re- 
pose accoudé sur d'énormes blocs de rocher, des vaches , 
un mouton et un cheval paissent parmi des coteaux, cou- 
ronnés cà et là de quelques bouquets d'arbres et d'habita- 
tions. 

T. H. 5 p. 3 p. - L. 7 p. 1 p. 

DOMINIQUIN ( école du ) 

964 — - G05. Paysage historique. * 

Entre de hautes montagnes et de grands arbres qui in- 
diquent l'entrée d'un bois, coule une rivière, au bord de 
laquelle se passe une scène que l'on croit appartenir à l'his- 
toire de Pyrrhus. 

t. h. 3 p. p. 7 1. - l. 4 p. 2 p. 4 L 

GIORGION {école du) 

965 — 778. Portraits de deux amans. * 

Aux pieds de sa belle, un jeune chevalier cherche, par 
de nouveaux sermens d'amour, à détourner son attention, 
pendant qu'il s'empare de sa bague, qui doit être pour lui 
le gage de sa conquête. 

t. n. 2 p. 10 p. — L. 2 p. 4 p. 






Tous sont debout et contemplent, avec un sentiment de 
muette adoration, l'enfant, Jésus assis au milieu d'eux. Ma- 
rie et l'hôte de Bethléem à demi-nu ont les mains jointes; 
un second vieillard , le donateur , dont on n'aperçoit que 
la tcte, est en deçà du Sauveur; derrière lui se trouvent 
deux jeunes gens: probablement ses enfants. 
t. h. 2 p. 1 p. - l. 2 p. 9 p. 

ZUCCHERELLI (Francesco). 

968 — 1664. Paysage". 

Des patres viennent désaltérer leurs troupeaux dans le 
lit d'un torrent dont les eaux tombent en cascades entre 

20 



33 



— 233 — 

CAGNACCI (Guido). 

966 — 567. La Madelaine * 

Debout devant un quartier de roche , sur laquelle se 
trouve une tcte de mort placée sur un livre fermé, la sainte 
pénitente lève au ciel des regards empreints d'une profonde 
douleur. Ses deux mains croisées sur son sein y retiennent 
le manteau bleu qui lui sert de vêtement. 

Cette figure, du plus grand relief et exécutée avec une 
fermeté et une adresse de pinceau tout-à-fait remarqua- 
bles, frappe surtout par la beauté et la force de l'expression. 
t. h. 3 p. p. 9 1. - l. 2 p. 4 p. 

FRANG1A (école de francesco). 

967 — 2110. La Vierge, V enfant et plusieurs 
pieux personnages *. 






6 1 







— 234 — 
des rochers, tapissés de verdure, et au-delà desquels s'élè- 
venl de hautes montagnes. 

T. FORME OVALE II. 1 p. 7 p. 9 1. - t. 1 p. 2 p. 9 1. 

969 — 1663. Le Pendant*. 

Sur une petite éminence couverte de gazon, deux patres 
gardent un troupeau en deçà de grands arbres, à travers 
lesquels s'offre un paysage montagneux que baigne une ri- 
vière dont les eaux sont traversées par un pont. 

T. forme ovale, h. 1 p. 7 p. 9 1. - l. 1 p. 2 p. 9 1. 

TITIEN (attribué au) 

970 — 756. Portrait cV homme \ 

C'est celui d'un sénateur ve'nitien , vu à mi-corps. Une 
toque noire couvre sa tête et le noble caractère de sa figure 
est relevé par l'épaisse barbe blanche qui l'entoure. Pour 
vêtement il porte une simarre de velours rouge , bordée 
sur le devant et aux manches d'une petite garniture d'her- 
mine. 

Ce tableau porte la signature de Titien, et il faut avouer 
que Ton ne saurait approcher de plus près de son mode 
d'exécution et de son brillant coloris. 

i. n. 2 p. 8 p. - l. 2 p. 4 p. 4 1. 

GUIDO RENI (d'après). 

971 — 552. L Ange gardien* 

Debout et appuyé d'une main sur un long bâton l'esprit 
céleste montre de l'autre à un enfant le ciel où il doit 
aspiré»; l'enfant, qui tient une Jleur, s'attache à la robe de 



— 235 — 
son puissant protecteur sur lequel il fixe des regayds pleins 
d'amour. 

t. h. 3 p. 6 p. 3 1. - l. 2 p. 1 1 p. 9 1. 

CIGNANI (Carlo). 

972 — 441. Madelaine*. 

L'ancienne pécheresse, dont les longues tresses de che- 
veux blonds voilent le sein à demi-nu, a les mains jointes 
appuyées sur un vase^ et semble être en contemplation; on 
lit dans ses yeux levés au ciel, dans sa bouche entr'ouverte, 
sur ses joues qui se colorent, la sainte joie qui remplit son âme. 

Les chairs sont dune grande morbidesse, le pinceau est 
moelleux et suave, et le coloris plein d'éclat. 

t. h. 2 p. 5 p. 6 1. -l. 2 p. p. 10 1. 

ORIZZONTE ( Jean-Fr. van Bloemen, dit ), 
973 — 1956-. Paysage \ 

A quelques pas d'une fontaine, ombragée par de grands 
arbres , deux hommes sont arrête's à l'entrée d'une route 
qui conduit à travers de hautes montagnes boisées. Non 
loin d'eux, un pâtre, chassant devant lui quelques bestiaux, 
traverse un pont de dessous lequel s' échappent les eaux 
d'un torrent. 

t. h. 1 p. 6 p. 3 1. - l. 2 p. p. 3 1. 

974 — 1784. Le pendant. 

Au premier plan, deux hommes cheminent sur une route 
qui parcourt les alentours d'un lac et semée d'une riche vé- 
gétation. Au second plan, une fabrique^ ombragée par de 



23 



</ 



/V 



— 236 — 
grande arbres, se dessine sur des rochers boises dont Le 
sommet est couronné par une \illc. 

t. m. 1 p. <> p. 3 1. - l. 2 p. p. 3 1. 

\.\DKK DEL SARTE (d'apro). 

975 — t»7 7. Ltf Vierge, Vettfant Jésus 
et saint Jean. * 

A la base d'un rocher dont le sommet se perd an-dcssns 
de la composition, la Vierge assise, tient l'enfant Jésus 
sur ses genoux. Aux* pieds de Marie le petit saint Jean 
presse sur sa poitrine une croix de roseau, 
r.. h. 3 p. 2 p. - l. 2 p. 4 p. (i 1. 

TORRES (Don Olimima de). 

97 f> — 1421. Portrait d'un saint èvêque. 

Debout en avant d'une balustrade de pierre, le pieux 
prélat, la mitre eu tête et la chape sur le dos, a dans sa 
main droite une forte discipline, symbole de sa vie austère 
et pénitente, et s'appuie de la gauche sur sa crosse, sym- 
bole aussi de son ministère et de ses travaux. Au bas du 
tableau se trouvent les armoiries du saint évéque et la si- 
gnature du peintre, tracée en lettres d'or. 

t. h. 7 p. 1 p. 6 1. - l. 4 p. 2 p. 2 1. 

PRIMATICE (Primaticcio Fra>cesco). 

j / 977 — 1350. Portrait de. femme sous les attribut* 

Y H de Diane* 

1 y 

Entourée de petits génies , dont les uns sont placés i 
califourchon sur les bois d'un cerf, tandis que deux autres 



— 237 — 
jouent avec l'un des trois chiens qui l'accompagnent, la 
Julie chasseresse, debout et vêtue d'une tunique bleue, tient 
d'une main une flèche et de l'autre un arc. La scène se 
passe au bord d'un paysage montagneux, tout auprès d'un 
magnifique palais. 

t. h. 4 p. 4 p. - l. 3 p. 1 p. 

VASARI (Giorgio). 

978 — 1349. Eliézer et Rèbecca.* 

Prosterne' à deux genoux, l'intendant d'Abraham, appuyé 
d'une main sur son bâton, saisit de l'autre la cruche que 
Rébecca incline vers lui afin qu'il s'y désaltère. Derrière 
la fille de Bathuel se voient quelques jeunes femmes , et 
auprès d'Eliézer des serviteurs qui gardent les chameaux. 
t. h. 4 p. 4 p. - l. 3 p. 3 p. 6 1. 

GIORDANO (Luca). 

979 — 1279. Départ pour le pâturage,* 

Plusieurs bergers, montés sur des chevaux, et un petit 
pâtre, vêtu de rouge, conduisent au pâturage leurs trou- 
peaux de gros et menu bétail, à travers des terrains agrestes 
et montagneux; au milieu d'eux s'avance un cheval blanc, 
le dos chargé de leurs bagages. 

t. h. 8 p. p. - l. 1 1 p. p. 

980 — 1276. Retour du pâturage. * 

Déjà le soleil a disparu derrière les hautes montagnes 
qui masquent l'horizon, \cs pâtres ramènent leurs troupeaux 
au bercail; deux d'entre eux se sont arrêtés au premier plan 




30 



— 23S — 

sur des rochers au pied desquels coule un ruisseau lim- 
pide où vont se désaltérer des vaches , des brebis et des 
chèvres. 

T. H. 8 p. p. - L. 1 1 p. p. 

Ces deux tableaux composés dans le goût de Benedettc 
de Castiglione prouvent avec quel talent le peintre savait 
traiter tous les genres. On y admire sa touche large et 
facile et son brillant coloris ; mais on est surtout frappé 
de la grande vérité qui éclate dans les animaux représen- 
tés de grandeur naturelle. 

981 — > 821. Martyre de sainte Luce. 

La jeune vierge vient d'être traversée d'un glaive, et son 
sang s'échappe à flots de sa large blessure. Malgré son état 
de faiblesse, la sainte martyre résiste encore aux efforts 
du peuple qui cherche à l'entraîner à l'aide des cordes 
dont elle est lie'e. 

t. h. 7 p. p. - t. 9 p. 6 p, 

PROCAGGINI (Giutio Cesare). 

982 — 1280. apothéose de saint Charles Borromêc. m 

Revêtu de ses habits pontificaux, le saint archevêque est 
porté au ciel par des anges; à ses pieds l'archange Michel, 
appuyé sur son épée, pèse dans une balance les actions du 
pontife, d'autres esprits célestes portent sa crosse d'évêque 
et son chapeau de Cardinal. 

Riche de sa belle composition, ce tableau séduit encore 
les regards par la beauté des anges qui sont si gracieux 
xju on les croirait sortis du pinceau du Corrège. 
t. ■. 12 p. p. - l. 7 p. 6 p. 









— 239 — 
VICENTlNp (Andbea). 



983 — 2092. Glorification de la Vierge. 



Au-dessous de l'Eternel , et de PEsprit-Saint qui plane 
sur sa tête, la Vierge, assise sur des nuages, tient dans ses 
bras son divin fils, auquel le petit saint Jean baise amou- 
reusement le pied. Des anges forment le glorieux entou- 
rage de la reine du ciel aux pieds de laquelle on remarque 
debout, d'un côté, saint François, de l'autre, saint Pierre, 
et, entr'eux, saint Marc, assis, écrivant son e'vangile. Tout- 
à-fait au bas du tableau, un doge de Venise, probablement 
le donateur, est représenté revêtu de son manteau d'her- 
mine. 

Production d'un grand aspect qui assigne a Vincentino 
un rang distingué parmi les coloristes de l'école vénitienne, 
t. h. 11 p. 9 p. - i. 6 p. 3 p. 

GIACOMO (Robusti signé). 

984 • — 1291. Institution du pardon d'Assise. 

Saint François, prosterné au pied de l'autel de l'église 
de Sainte-Marie-des- Anges, ose demander à Dieu le par- 
don général des péchés du peuple pour le jour de la dédi- 
cace. La Vierge apparaît aux pieds de son fils qui ratifie 
du geste la demande du saint. 

Plusieurs parties de ce tableau se font remarquer par la 
beauté du coloris. 

t. n. 1 1 p. 9 p. - l. 6 p. 5 p. 6 I. 







/<• 



— 240 — 

GUERCHIN (école du). 

985 — 1290. Hcrminic et les bergers.* 

Arrivée au milieu des bergers, dont le plus âgé s'occupe 
à tresser des paniers d'osier, la jeune guerrière se hâte de 
lever son casque et de se faire connaître à ses hôtes. 
t. h. 7 p. 4 p. 6 1. - l. 8 p. 8 p. G 1. 

985 — 1289. Ilcrminie ci Tancrèdc* 

Vafriu qui vient d'enlever le casque du guerrier blessé 
et renversé à terre sans mouvement, demeure ainsi qu'Her- 
minie frappé d'étonnement et de douleur en reconnaissant 
Tancrède. 

t. n. 7 p. 4 p. 6 1. - l. 8 p. 8 p. G 1. 

On ne saurait approcher de plus près des beaux ouvra- 
ges du Guerchin. 

TIEPOLO (Ciovanni Battista). 

987 — 1390. Triomphe d'Aurèlicn. 

L'empereur, monté sur son char, le sceptre à la main, 
entre dans Rome. Vêtue de ses plus beaux ornemens, 1 in- 
fortunée Zénobie , enchaînée , précède le triomphateur et 
ajoute , par la honte de sa défaite , à la gloire du héros 
vainqueur. 

À nue rare habilité de pinceau, se joint ici le charme 
d'an brillant coloris. 

t. n. 8 p. 3 p. - l. 12 p. 6 p. 






— 241 — 
TIBER10 (d'Assise). 

988 — 2193. La Vierge et l'enfant sur un trône ) 

entourés d'anges et de plusieurs saints. 

Assise sur un trône élevé' , dont la partie supérieure 
ressort sur un fond d'or , la Vierge Marie tient sur ses 
genoux son divin fils. Quatre anges , agenouillés sur des 
nuages, les mains jointes ou croisées sur leur poitrine, se 
partagent les deux côtés du trône , au pied duquel sont 
debout, à gauche, saint François et saint Jean l'évangéliste, 
a droite, saint Jean-Baptiste et saint Léon pape. 

A défaut d'un Pérugin , une galerie ne saurait mieux 
remplacer un ouvrage de ce maître que par un tableau de 
Tiberio d'Assise; et, en eut-elle déjà, elle devrait encore 
acquérir celui-ci pour faire connaître les rapports que le 
maître de Raphaël eut avec ses élèves et l'influence qu'il 
exerça sur eux. 

t. h. 5 p. 8 p. - l. 5 p. 8 p. 

MENDULA (signé a). 

989 — 2313. La Vierge, l'enfant, saint Pierre 

et saint Paul, 

Sur un trône magnifique siège Marie, vêtue d'habits tout 
rehaussés d'or et tenant sur ses genoux l'enfant Jésus assis 
sur un coussin. A droite et à gauche de la reine des an- 
ges sont debout saint Paul son glaive à la main et saint 
Pierre tenant les clefs avec lesquelles joue le fils de Dieu. 
Au-dessus de chacun des Apôtres se voit un ange debout 
sur un nuage, les mains jointes et en prières. 

21 




/ 



/to 



— . 2*2 — 

Cette production dénote do talent fait pour assurer la 
réputation d'un artiste, et cependant son auteur n a été 
cité dans aucun ouTrage de peinture, par même dans Lan/à; 

l'oubli dans le juel on l'a laissé est un motif de plus pour 
appeler l'attention des amateurs. 

r. h. 6 p. p. - l. 4 p. 8 p. 3 1. 

GADDO (Gaddi). 

990 — 2283. Plusieurs saints. 

Ils sont au nombre de huit; les uns debout, les autres 
assis, et comptent parmi eux saint Paul , saint Jean-Bap- 
tiste et saint Etienne. - Ce morceau, qui formait le volet 
droit d'un grand tableau, est remarquable, par le Style 
grandiose des figures et la beauté de l'exécution. 

Forme cintrée du haut. 

a. n. 6 p. 1 p. - l. 3 p. f>. p. 8. 1. 

CRIVELLI (Cablo). 

991 — 2603. Saint Bernard. 

Il est représenté debout, dans le costume de son ordre, 
et tenant dans la main gauche un livre fermé; son regard 
animé et le geste de sa main droite semblent indiquer qu'il 
adresse la parole à quelqu'un. 

On ne saurait animer davantage une figure , ni faire 
ressortir avec plus de vérité le jeu de sa physionomie. 
b. n. 6 p. 1 p. 4 1. - l. 1 p. 1 1 p. G. 1. 

SG1I1DONE (Bartolommeo). 

992 — 772. Sainte Famille. 

L'enfant Jésus est agenouillé sur sa mère qui soutient 
dans sa main l'un de ses pieds sur lequel saint Jean uue 



— 243 — 
écuclle à la main fait une ablution d'eau. - Morceau sa- 
vamment peint. 

t. h. 4 p. 9 p. - l. 3 p. 3 p. 

GUIDO (Reni). 

993—447. Cinq Saints. 

Saint Charles Borromée contemple saint André' étendu 
sans vie à côté de saint Barthélémy qui lève ses regards 
au ciel; au-dessus de ceux-ci, sainte Lucie et sainte Appo- 
line debout portent dans leurs mains , l'une la palme du 
martyre, l'autre l'instrument de son supplice. 

Très beau tableau de la première manière de Fauteur. 
t. h. 7 p. 3 p. - l. 5 p. 3 p. 

GUIDO [école du). 

994 — 444. Délivrance de saint Pierre. 

i 

L'Apôtre, assis dans son cachot sur un banc de pierre, 
s'étonne à la vue de lange qui le saisissant par le bras, 
le rend à la liberté. 

t. h. 6 p. Op. - l. 4 p. 6 p. 

995 — 1787. Saint jindré allant au supplice. 

Au pied de la montagne, où l'instrument de son supplice 
est dressé, saint André, livré, aux mains de ses bourreaux, 
et conduit par une troupe de soldats, tombe a genoux et 
joint les mains à la vue de la croix qui l'attend. - Bonne 
et ancienne copie. « 

t. h. 5 p. 2 p. - l. 7 p. 5 p. 



•/ 






to 



— 244 — 

BORDONE [attribué à Pans). 

. — 78. Couronnement de la Jlcrgc. 

Sous les regards d'une multitude de saints, la Vierge, 
ftgenoaillée au haut du ciel , est couronnée par la sninte 
Trinité. 

t. h. 8 p. 2 p. - l. 4 p. 10 p. 

PAUL (Véronèse). 

907 — 74. Déposition de croix. 

Le corps de Jésus, descendu de la croix, est assis sur les 
genoux de sa mère qui s'est évanouie entre les bras d'une 
des trois saintes femmes présentes à ce speetacle. Nicodème 
soutient le Sauveur par dessous les bras; saint Jean et Joseph 
d'Arimathie contemplent, avec douleur les restes précieux 
de leur maître. 

Une douleur profonde caractérise la physionomie des 
personnages qui composent ce groupe. Un beau coloris 
donne un nouveau prix à cette composition. 
t. h. 7 p. 6 p. - l. 6 p. p. 

PAUL VÉRONÈSE (école de). 

998 — 1398. La reine de Saba. 

Accompagnée de ses femmes et de ses pages , la reine 
de Saba se prosterne aux pieds du roi Salomon qui est assis 
sur son trône au milieu des grands officiers de son empire. 
t. h. 5 p. 6 p. - l. 9 p 6 p. 



BELL1NI (JPiiili/ppe). 

1002 — 446. Apparition de Jésus à la Madclainc. 

Madelaine , qui vient de reconnaître son divin maître 
dans le jardinier qui s' offrait à ses yeux , se prosterne à 



// 




— 245 — 

TREVISANI (Francesco). 

999 — 270. Le Couronnement d'épines. 

Notre Seigneur, nu et les mains lices, incline humble- 
ment la te te sous l'effort d'un bourreau qui entrelace la 
couronne d'épines sur son front, tandis que quatre autres 
l'outragent de la voix et du geste. 

t. h. 5 p. 3 p. - l. 7 p. o p. 

DOMINIQU1N (d'après le). 

1000 — 1761. Martyre de saint André, 

Cette belle composition est trop connue pour que nous 
en donnions la description. Notre copie rappelle exactement 
le tableau du maître. 

/ t. h. 5 p. 3 p. - l. 8 p. p. 

PADOVANINO (Alessandro Varotari, dit le). 

1001 — 829. Sujet allégorique. 

Les vrais biens de la terre sont représentes par le soleil 
qui la féconde, par la déesse de la Vérité qui éclaire les 
hommes, celle de l'Abondance qui les nourrit et enfin par 
la Science qui les instruit. 

i. h. 5 p. 6 1. - l. 7 p. p. 






<r 



— 246 — 

sr.s pieds et dans le premier transport de sa tendresse, al- 
lait porter sa main sur lui, quand JJsus reprime son rnovr 
veinent. 

Par son brillant coloris , l'auteur rivalise ici avec les 
peintres vénitien. 

t. h. 7 p. 9 p. — l. 5 p. 2 p. 

BASSAN (par l'un des). 

1003 — 1 222. Bergers et troupeaux. 

A quelques pas dune habitation, placée sous de grands 
arbres , des villageois et des villageoises sont occupes les 
uns à traire leurs troupeaux, les autres à cueillcr des Heurs, 
d'autres enfin à battre et à préparer le beurre. 
t. h. 3 p. 9 p. - l. 5 p. 3 p. 

VASARI (Giorgio). 

1004 — 2353. V Adoration des Bergers, 



Un peu de paille, recouverte d'un linge blanc et d'un 
coussin, a été déposée à terre dans une élable; c'est là que 
l'enfant Je'sus repose et tend, avec le plus charmant sourire, 
ses bras enfantins vers sa mère qui soulève un voile pour 
l'offrir aux regards des bergers et de saint Joseph, tous pros- 
ternes devant lui. Cette gracieuse scène est couronnée par 
l'apparition de trois Anges qui du haut du ciel déploient 
une banderole. 

Autant par l'élévation du style que par la science de l'éxe- 
cution et la beauté du coloris, ce tableau estime des ceinn l 
les plus capitales du maître. 

Forme cint. du haut. b. n. 10 p. 3 p. - t. 5 p. 3 p. 



— 247 — 
1005 —2474. Apparition de V Ange à Zacharie. 

Zacharie, un encensoir à la main et prosterné devant 
l'autel des parfums, voit apparaître tout-à-coup l'Ange du 
Seigneur qui lui annonce la naissance prochaine d'un fds. 
b. Forme ronde. Diam. 5 p. o p. 

TITIEN {école du). 

1006 — 1395. Danaë. 

La fille de Danaiis, à demi-couchée sur un lit de repos, 
reçoit la pluie d'or qu'un nuage entr'ouvert laisse tomber 
à grosses gouttes sur elle. 

b. h. 3 p. 2 p. - l. 4 p. 6 p. 

SCARCELLINO (ïppolito de Ferrare). 

1007 — 1391. La mort de la Vierge. 

Les Apôtres, et d'autres personnages qui ont un cierge 
à la main, entourent le lit où repose le corps de la mère 
de Jésus. Au haut de la composition, Marie, au devant de 
laquelle s'avance son divin fils, est transportée au ciel par 
des Anges qui jouent de divers instrumens. 

Composition d'une grande richesse et traitée en maître. 
t. h. 1 3 p. 2 p. - l. 8 p. 5 p. 6 1. 

PASSIGNANO (Domemco Creti de). 
1 008 — 1 448. Herminie secourant Tancrèdc, 
La belle princesse soutient sur ses genoux la te te du 






30 



<! 



— 248 — 
guerrier qu'elle aime et coupe avec une glaive une mù- 
clie de ses cheveux, seul bien qu'espère sa tendresse. De- 
bout aux pieds de Tancrède, Vafrin attend avec inquié- 
tude le résultat des soins de sa maîtresse. 
t. h. 4 p. 9 p. - l. 7 p. 3 p. 

CASTIGLIONE (Giovanni Benedetto da). 

1009 — 2733. Intérieur de cuisine. 

Parmi une multitude d'ustensiles de cuisine, tels que 
chaudrons, pots de terre et autres vases en cuivre, môles 
à du gibier, mort, des poissons et divers légumes, ressor- 
tent avec éclat un coq, un poule, un canard et un ma- 
gnifique paon. 

Dans son genre, ce tableau est une des compositions les 
plus capitales du maître. 

t. n. 7 p. o p. - l. 5 p. o p. 

CARAVAGE (style du). 

1010 — 1 444. Portrait d'un Ecclésiastique. 

Il porte une soutane verte sur laquelle descend un man- 
telet brun. La main droite appuyée sur une table recou- 
verte d'un tapis, il tient de la gauche un livre, entr'ou- 
vert, en môme temps qu'il ramène devant lui les pans 
de son manteau violet. Sa tête est couverte d'une barrette 
noire. 

Morceau touché avec fermeté, d'un beau relief et d'une 
grande vérité. 

t. u. 4 p. 1 p. 3 1. - l. 3 p. o p. 7 1. 



TINTORET {école de). 
1013 — 1225. Double attrait du plaisir et de la vertu. 



Une jeune femme assise porte la main sur son cœur , 
indécise si elle prêtera l'oreille aux sages conseils de trois 
vieillards , placés à sa gauche , ou a la musique que , de 

22 



//*- 



— 249 — 

1011 — 1416. Martyre de saint Sébastien. 

Sainte Irène et sa fidèle suivante détachent avec pré- 
caution du corps de saint Sébastien les flèches dont il était 
percé. 

t. h. 5 p. o p. - l. 3 p. 6 p. 

TINTORET ( Jacopo Robusti, dit le). 
1 1 2 — 228 1 . La Mise au tombeau. 



A côté du tombeau, dont deux hommes soulèvent pé- 
niblement le couvercle, le corps de Jésus a été déposé à. 
terre sur un linceul blanc. Devant lui, les trois saintes fem- 
mes, dont deux sont agenouillées, le contemplent doulou- 
reusement. 

On ne saurait trop admirer ici la puissance du coloris 
si justement célèbre de l'école vénitienne. 
t. h. 5 p. o p. - l. 6 p. 1 p. 



/ 




O 



— 250 — 
l'autre côte , deux jeunes gens font entendre pour l'inviter 
au plaisir. 

t. n. 4 p. 3 p. 9 1. - l. 7 p. 4 p. 7 1. 



1014 — 1 394 Portrait d'un guerrier. 
Vu. a mi -cuisses. 



11 est couvert de son armure : sa main droite est ap- 
puyée sur son casque, placé devant lui. 
t. h. 3 p. 8 p. - l. 3 p. o p. 



MARCHIS (Alexis de). 
1015 — 336. Paysage. 

Dans un site riant , semé de coteaux boisés coule une 
rivière sur laquelle un pont est jeté parmi quelques ha- 
bitations et dans les eaux de laquelle des bergers viennent 
désaltérer leurs troupeaux. 

t. n. 3 p. 4 p. - l. 5 p. 9 p. 

MOLA (Fbançois). 




1016 — 3977. Un Ange ordonne à saint Joseph 
*% de fuir en Egypte. 

Le vieillard, assis sur les débris d'un ancien édifice et 
sommeillant, la tête appuyée sur sa main gauclie, est dou- 
cement averti par un ange qui le tire par son manteau. 



— 251 — 
A ses côtés la Vierge est penchée sur son fils endormi. — 
Production capitale du maître. 

t. ii. 5 p. 10 p. - l. 4 p. 10 p. 

SPADINO ( ). 

1017 — 771, Fleurs et fruits. 

Deux élégans monceaux, l'un de fleurs, l'autre de fruits, 
remplissent cette composition. 

t. h. 6 p. o p. - l. 4 p. 6 p. 

CARRACHE (école des). 

1018 — 269. La Cène. 

Le peintre nous offre l'instant où Judas met la main dans 
le plat en même temps que le Saureur. La plus grande in- 
quiétude se peint sur la figure des Apôtres. 
t. h. 4 p. 6 p. - l. 5 p. 9 p. 

1019 — 2282. Jésus guérissant un ènergumhie. 

Sous les regards de quelques gens du peuple et en pré- 
sence des disciples qui le suivent, Notre Seigneur debout 
étend la main vers le possédé dont plusieurs hommes peu- 
vent à peine maîtriser la rage. 

t. h. 5 p. 10 p. - l. 7 p. 8 p. 



30 



— 252 — 
1020 — 602. Saint Charles Borroméc en prière. 

Bonne copie do tableau décrit sous le n° 

t. ii. 4 p. o p. 6 1. - l. 3 p. o p. 7 1. 

SàSSOFERRATO (école de). 
1 021 — 1 123. La Vierge et l'enfant. 



Agenouillée devant la crèche, où le petit Jésus repose tout 
éveillé sur un lange, Marie, la main droite levée et la tete 
doucement inclinée, adore son divin fils avec un air de pro- 
fonde vénération. 

t. ii. 4 p. 3 p. 9 1. * l. 3 p. o p. 8 1. 



SALVATOR ROSA (école de). 



1022 — 1490. U ombre de Samuel apparaissant à Saiïl. 

À la vue de Samuel dont la Pythonisse vient d'évoquer 
l'ombre, Saul, saisi de respect, tombe à genoux. — Tableau 
d'une belle couleur. 

t. n. 5 p. 7 p. - l. 4 p. 2 p. 4 1. 



— 253 — 

1023 — 1406. Paysage. 

La lisière d'une épaisse foret vient s'arrêter au bord d'une 
rivière qui serpente encaissée entre des roches vives. Au pre- 
mier plan, quelques personnages se reposent au bord de 
l'eau. 

T. H. 3 p. 1 1 p. - l. 5 p. 4 p. 

1024 — 831. Joseph dans la prison. 

Le fils de Jacob, debout devant les deux grands officiers 
de la maison de Pharaon prisionners comme lui, donne à 
chacun d'eux l'interprétation du songe qu'il a eu. 
t. n. 6 p. 3 p. — i. 3 p. 9 p. 



ECOLES DIVERSES, 



POUSSIN, (écohdu). 

1025 — 1909. Génies couronnant un buste. 

Ils tiennent une longue guirlande de fleurs dont ils entou- 
rent an buste antique, placé à côté d'un tombeau surmonté 
d'une urne et qu'ombragent de grands arbres. 

t. n. o p. 6 p. 10 1. - h. 2 p. 3 p. 10 1. 



? 



fo 



— 254 — 

1026— 1874. Paysage. 

Au bord d'un ruisseau qui vient épancher ses eaux au pre- 
mier plan parmi des rochers et sous l'ombrage de grands 
arbres, un berger et une bergère causent assis sur un tertre* 
r. h. 2 p. 10 p. - l. 4 p. o p. 

MECHUS (attribué âLivio). 
1027—826. Un sacrifice. 

De jeunes femmes, accompagnées de jolis enfans, jouant 
de divers instrumens, font un sacrifice à Priape: Tune d elles 
entoure la statue d'une guirlande de fleurs } une seconde 
agenouillée l'invoque, et la troisième fait les libations. 

Cette composition retrace tout-à-fait le style des ouvra- 
ges de Piètre de Cortone. 

t. h. 6 p. 8. p. - l. 10 p. 10 p. 

ALBERT DURER {imitation de), 
1028 — 2285. FlageUalum de Jésus. 

Notre divin Sauveur dépouillé de ses vêtemens, est attache 
à la colonne. Quatre bourreaux, armés de fouets, en frap- 
pent à coups redoublés la sainte victime. Pilate et les gens 
de sa maison assistent à celte scène douloureuse du haul 
d'une des galeries du palais. 

t. i. 10 p. 2 p. - l. 5 p. 6 p. 



— 255 — 

1029 — 2286. Ecce Homo. 

Au haut de l'escalier du prétoire, Pilate montre au peu- 
ple rassemblé au bas des degrés la douloureuse victime de 
leur fureur} mais tous, jusqu'aux enfans mêlés parmi eux, 
étendent les mains et demandent sa mort à grands cris. 

t. h. 10 p. 2 p. - l. 5 p. 6 p. 

1030 — 2288. Apprêts de la sépulture 

Joseph d'Arimathie, Nicodème et saint Jean sont debout 
auprès du corps livide du Sauveur que la Madelaine presse 
avec douleur dans ses bras. Succombant sous le poids des 
tortures qui accablent son âme, Marie vient de s'évanouir 
entre les bras des saintes femmes. 

t. h. 10 p. 2 p. - l. 5 p. 6 p. 

1031 — 2287. Résurrection du Sauveur. 

i 
/ 

Sortant triomphant du sépulcre, Notre Seigneur s'élève 

vers les cieux, tenant à la main un étendart, trophée de sa 

victoire sur la mort. Assis à terre, les gardes sont plongés 

dans un profond sommeil. 

t. ii. 1 p. 2 p. - l. 5 p. 6 p. 

Bien qu'exécutées d'après des compositions d'Albert Durer, 
ces quatre productions sont dues au pinceau d'un artiste 
italien 




// 



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/■f/t 



— 256 — 
HONTHORST (école de Gherardo delle itotti). 

1032 — 2784. Sainte Irène secourant saint Sébastien. 

Le saint martyr est encore attaché au poteau du supplice ; 
ses yeux sont fermes et sa tête renversée en arrière. Debout 
auprès de lui, la pieuse chrétienne, accompagnée de sa fi- 
dèle suivante, retire avec précaution les flèches qui transper- 
cèrent le corps du confesseur de Je'sus-Christ. — Effet de 
lumière. 

t. n. 3 p. 10 p. - l. 5 p. 3 p. 

1033 — 2350. Le Reniement de saint Pierre. 

Interpellé par la servante, qui les mains levées, lui de- 
mande s'il n'est pas des disciples de Jésus, saint Pierre, qui 
se voit déjà entouré de trois ou quatre soldats, saisi d'épou- 
vante, lève les mains et dit: Je ne connais pas cet homme» 

t. ii. 2 p. 1 1 p. - l. 4 p. 2 p. 

RADT (signé V. A. 1659). 
1034 — 368. Paysage. 

Des muletiers descendent une route sablonneuse qui 
passe au pied d'un rocher escarpé, couronné d'une fraîche 
végétation, au milieu de laquelle s'élève un temple en ruine. 
Une immense étendue de pays boisé se déroule à gauche de 
la composition. 






— 257 — 
La grande précision de l'éxecution indique un ouvrage 
de l'école allemande. 

t. u. 1 p. 9 p. - l. 2 p. 8 p. 

BOURGUIGNON (Jacques-Couhtois, dit le). 
1035 — 426. Vision de saint Jean VEvangéliste*. 

Le saint Apôtre écrit, un genou en terre, sur un de'bris 
de roche. La plume dans sa main droite étendue, il lève les 
yeux verse la Vierge qui lui apparaît, sur un croissant, au 
milieu d'une myriade d'Anges. 

C'est une jolie esquisse, en grisaille, d'une fresque peinte 
pour l'autel d'une chapelle de saint Jean de Latran. 

t. h. 2 p. o p. 1 1. - l. 1 p. 6 p. 

Pab un ancien Peintre Flamand. 
1036 — 1 302. Portrait déjeune homme \ 



11 est représenté en buste et de profil, une barbe nais- 
sante accompagne agréablement les contours de son vi- 
sage; sa tête est couverte d'une toque de soie noire; par 
dessus un justaucorps de môme étoffe, bordé d'une dentelle 
et qui laisse son cou à un, descend un collet de fourrure. — 
D'une étonnante vérité de carnation. 

s. h. o p. 9 p. 7 1. - l. o p. 8 p. 6 1. 

23 



■to 




— 258 — 
\ ERNET (école de Jostm I. 

1037 — 3315. Marine. 

Un nombre considérable de personnes couvrent une jetée 
qui s'avance dans la mer à rentrée d'un port. D'un côte s'élè- 
vent d'énormes roches couronnées de quelques fabriques, de 
l'autre un phare placé devant un fort. Des navires à voiles 
voguent ça et là sur la surface à peine ridée des eaux. 
t. n. 2 p. 3 p. 10 1. - l. 4 p. 2 p. 10 1. 

Par un Peintre Espagnol. 
1038— 2808. Le Satyre et le Villageois. 

Le Satyre considérait le villageois qui prenait son repas: 
ù tonné de voir celui-ci souffler alternativement sur ses doigts 
et sur son potage pour réchauffer les uns et refroidir l'au- 
tre, il lui demande naïvement l'explication de ce phénomène} 
le rustre le regarde stupéfait d'une telle question, et sa fem- 
me, debout à côté de lui, un enfant à son cou, sourit elle- 
même de la simplicité du satyre. Mais celui-ci, se levant 
aussitôt et saisissant son bâton, s'apprête à sortir d'une niai- 
son dont le maître souffle à la fois et le froid et le chaud. 

Quand un tableau est traité de main de maître comme ce- 
lui-ci, il «rst regrettable que nous ne puissions obvier à l'infi- 
délité' de notre mémoire par la recherche de quelques objets 
de comparaison, qui puissent nous permettre d'indiquer le 
nom de son auteur. 

i . h. 4 p. o p. 7 1. - l. 5 p. 2 p. 



1039—2801. Retour de chaste. 

Deux chasseurs, suivis de leurs chiens, débouchent d'une 
foret: l'un est à pied, l'autre à cheval. Le premier est suivi 
d'un piqucur, qui sonne de la trompe, derrière celui-ci, on 
autre piqucur surveille le gibier dont un mulet est chargé. 

t. n. 6 p. 6 p. 10 1. - l. 5 p. 4 p. 

LE NAIN (attribué à Louis). 



1040 — 1178. Les Disciples cVEmmaàs *. 
Figure a mi jambes. 

Assis k une table couverte d'une nappe blanche et frugale- 
ment servie, Notre Seigneur bénit un pain qu'il tient de sa 
main gauche. Les disciples sont frappés à cette vue: le jeu de 
leurs physionomie, les gestes de leurs mains, indiquent 
tout l'effet que produit sur eux cette action du Sauveur. — 
Expression vraie et belle entente de clair-obscur. 

t. h. 3 p. 1 p. 10 1. - l. 4 p. 3 p. 7 1. 



PESCHIER {signé N. L. 1659). 
1041 — 389. Sujet symbolique. 



9 




Y 3„ I l 



Des livres que surmontent des parchemins nobiliaires, 
des gravures, uu cahier de musique, quelques pièces de mon- 
naie, une bourse renversée, un sablier, une torche à demi- 




— 260 — 
éteinte et une tête de mort sont réunis sur une table de 
pierre. — Rendu avec une grande vérité. 

t. u. 2 p. o p. 1 1 1. - l. 2 p. 9 p. 



GRANET (à l'imitation de). 
1049 — 1 125 *". Intérieur de Couvent. 

La vue en est prise d'une chapelle inférieure où se trouve 
un escalier a rampes qui conduit au cloître. 

s. n. 1 p. 5 p. 4 1. - l. 1 p. 1 p. 2 1. 
MICHEL COXIE (attribué à). 



1043 — 13ti5. La Sibylle de Cumes annonçant 
la naissance du Messie *. 



Auprès d'un portique de la plus riche architecture, la Si- 
bylle de Cumes montre à l'empereur Auguste la Vierge et 
l'enfant Jésus qui apparaissent sur des nuages. Le monarque 
Romain s'est aussitôt agenouillé, pénétré d'un profond senti- 
ment de vénération: trois gardes l'accompagnent et une fem- 
me suit la Sibylle. 

Cet ouvrage indique certainement des études faites en 
Italie. 

b. n. 2 p. 4 p. 9 1. - L. 1 p. 6 p. 2 1. 



— 261 — 
Par un Peintre Flamand en Italie. 

1044 — 1898. Paysage \ 

Un coteau, presque entièrement boise, «e présente au- 
delà (Tune rivière sur les bords de laquelle se trouvent, 
d'un côté, deux hommes occupés à pécher et, de l'autre, un 
pâtre assis qui cause avec une femme vêtue à l'antique. 
t. h. 2 p. 6 p. 2 1. - l. 2 p. o p. 2 1. 

1045 — 706. Saint Philippe de Néri assistant un moribond*. 

Dans un sombre cachot, le saint est accoudé sur le grabat 
d'un moribond qu'il vient consoler en présence de plusieurs 
prisonniers. — A l'imitation du Tintoret. 

t. h. 1 p. 6 p. 6 1. - l. o p. 1 1 p. 6 1. 

ORIZZONTE (Jean Fb. Van Bloemen dit)- 

1046 — 3236. Paysage. 



Le site est pris en dehors d'une ville, assise sur les bords 
de la mer que l'on aperçoit à l'horison au pied de hautes 
montagnes. Au premier plan, et sur un terrain semé de l 
gazon et de buissons fleuris d'où s'élancent un chêne et 
deux pins d'Italie, deux pâtres gardent un troupeau de 
chèvres. 

t. h. 4 p. 3 p. 2 1. - l. 3 p. 1 p. 








uti 



— *262 — 
1049 — 3237. Pendant. 



Auprès d'une rivière ombragée par des massifs de verdure 
s'élève une fontaine dont les abords sont meubles de grands 
arbres qui masquent une montagne, au pied de Laquelle 
est construite une ville qui se déroule à l'arrière plan. Au 
bord do la rivière se trouvent plusieurs personnages parmi 
lesquels deux femmes prêtes à se baigner. 

t. h. 4 p. 3 p. 2 1. - l. 3 p. 1 p. 

Leur beau ton de couleur, l'agrément de leur composition, 
Tbabilelé avec laquelle ils sont peints, désignent assez ces 
deux tableaux comme propres à figurer avec avantage dans 
la décoration d' un palais. 



CALVART (Dois). 

1048 — 72. UAntwncialion *. 

Agenouillée devant un prie-dieu recouvert d'un riche 
tapis et sur lequel est un livre ouvert, la Vierge interrompt 
sa méditation et reste surprise à la vue de l'envoyé céleste 
qui la salue par ces mots écrits sur la banderole qui (lotte 
autour du sceptre qu'il porte à la main: Ave gralid pUnn. 
Au-dessus de cette scène, l'Eternel, précédé par l'Esprit- 
Saint, apparaît au milieu d'un ebeeur d'Anges qui jouent de 
divers instrumens. 

t. u. 8 p. 4 p. - l. 5 p. o p. 



— 263 — 
SUBLEYRAS (Pierre). 



1049 — 1201. La Vierge en prière. 
Figure a mi-jambes. 

Les mains appliquées sur sa poitrine, la te* te couverte 
d'un voile blanc retombant vsur ses épaules, la Vierge lit dans 
un livre ouvert devant elle. Un grand sentiment de pitié 
anime les traits de sa douce figure. 

Ouvrage traite savamment et d'une belle entente de clair- 
obscur. 

t. h. 2 p. 2 p. - l. 1 p. 9 p. 



■&0 



DU CARDINAL FESCH 



SUPPLEMENT 



AUX 



ÉCOLES ITALIENNES. 



^C^Oi^ 



.1 



SUPPLEMENT 



AUX 



ÉCOLES ITALIENNES 



*»©=» 



Cette partie du Catalogue^ à quelques légers changcmens près, 
est extraite de la traduction du Catalogue italien rédigé par quel- 
ques-uns de MM* les Académiciens de Saint-Luc. 

1050 — 1352. * Saint Sébastien renversant les Idoles. 
B. h. 2 p. 6 p. 2 1. - l. 1 p. 8 p. 3 1. 

1051 — 1375. ** Premier martyre de saint Sébastien. 
B. h. 2 p. 6 p. 4 1. - l. 1 p. 8 p. 

1052 — 1374. * Sainte Irène secourant saint Sébastien. 
b. h. 2 p. 6 p. 2 L- l. 1 p. 8 p. 5 I. 

1053 — 1351. * Mort de saint Sébastien. 
B. H. 2 p. 6 p. 2 1. - l. 1 p. 8 p. 5 1. 

Ces quatre tableaux nous paraissent être l'ouvrage d'un an- 
cien peintre Allemand en Italie. 

1054 — 1459. Portrait d'une noble dame avec sa petite 
fille. - Peinture d'un bel aspect et d'une exécution très soignée. 

t. h. 3 p. 10 p. - l. 3 p. p. 

1055 — 1782. La Cène. 

t. H. 4 p. 6 p. - l. 6 p. p. 

1056 — 1 7 89. Apollon garrottant Marsyas. - Figures gran- 
des comme nature et savamment traitées. 

t. h. 6 p. p. - l. 4 p. 5 p. 



— 4 — 

1057 — 1597. Paysage. Sur le bord d'une rivière, qui 
baigne la base d'une montagne couronnée par d'élégantes fa- 
briques, un patre garde quelques moutons. 
t. h. 2 p. 9 p. -l. 5 p. 3 p. 

1 ■"» 8 — 1535. Paysage, d'un bel aspect : on y voit six fi- 
gures arrêtées non loin d'une fontaine. 
t. H. 3 p. 9 p. - l. 5 p. 4 p. 

1059 — 1539. Paysage où est représentée Diane chasse- 
resse avec plusieurs de ses nymphes. 

t. h. 3 p. 9 p. - l. 5 p. 3 p. 

1 060 — 1 604. Un Cardinal entre deux autres personnages. 
- Figures à mi-corps. 

t. h. 3 p. 6 p. -l. 4 p. 7 p. 

1061 — 1466. Portrait d'un Pape. 
t. h. 5 p. 1 p. - l. 3 p. 4 p. 

1062 — 1480. La Charité romaine. 
t. h. 5 p. 3 p. - l. 4 p. 3 p. 

1063 — 1528. Gircé l'enchanteresse, opérant ses méta- 
morphoses. 

t. h. 3 p. 9 p. - l. 5 p. 3 p. 

1064 — 1 934. Paysage, où se trouve représenté un sujet de 
la fable. - Ecole du Poussin. 

t. h. 3 p. 8 p. - l. 6 p. p. 

1065 — 1591. Deux vieillards s'embrassant. 

T. II. j p. p. - l. 5 p. p. 

1066 — 1 596. Paysage, avec baigneurs sur le premier plan. 
t. h. 2 p. 9 p. - L. 5 p. 3 p. 

1067 — 1 451. Portrait d'un Cardinal. 
T. H. 3 p. 11 p. - L. 2 p. 11 p. 

1068 — 1614. Une Sainte famille 

j . h. 4 p. 1 p. - L. 3 p. p. 



1069 — 1609. Saint Jérôme. 

T. h. 3 p. 1 p. -l. 3 p. p. 

1070 — 1530. Le Couronnement de la Vierge. 

t. h. 2 p. 10 p. - l. 4 p. 2 p. 

1071 — 1608. Un Ecce homo. 

t. h. 3 p. 9 p. -l. 2 p. 10 p. 

1072 — 1461. Portrait d'un Cardinal. 
t. H. 4 p. 1 p. - l. 3 p. 2 p. 

1073 — 1612. Une Sainte famille. 

t. H. 4 p. 1 p. - l. 3 p. p. 

1074 — 1590 Vieillard pinçant de la guitare. 
t. h. 3 p. p. - l. 5 p. p. 

1075 — 1432. Jésus confondant la malice des pharisiens. 
T. H. 2 p. 9 p. - l. 4 p. 2 p. 

1076 — 1607. Saint François en prière. 
T. H. 3 p. 3 p. - l. 2 p. 8 p. 

1077 — 1526. La Fuite en Egypte. 
t. h. 3 p. 1 p. - l. 4 p. 1 p. 

1078 — 1 424. Jésus-Christ à table avec les pèlerins d'Emmaus. 

T. H. 2 p. 5 p. - l. 3 p. 9 p. 

1079 — 1519. Marche triomphante de Jésus. 
t. h. 3 p. 6 p. - l. 3 p. 10 p. 

1080 — 1561. Paysage où le peintre a représenté la création 
d'Eté. 

T. H. 2 p. 9 p. - L. 4 p. 1 p. 

1081 — 1567. La Vierge avec son fils est assise sur un 
trône entre un saint et une sainte agenouillés à ses côtés. 

t. h. 4 p. 2 p. - l. 2 p. 10 p. 

1082 — 1920. Paysage avec le sujet de la Fuite en Egypte. 
t. h. 3 p. p. - l. 4 p. 1 p. 



— (i — 

iosî — 1568. Une Sainte fanullc. 

i. il 3 ]>. s p. - i.. 3 p. o p. 

1084 — r>74. Portr.iits en pied de druv jeunes lillcs de 
distinction. 

t. h. 4 p. 3 p. - j.. 3 p. p. 

1085 — 1493. Diogène jette sa coupe en voyant un jeune 
garçon boire dans le creux de sa main. 

T. h. 4 p. p. - l. 2 p. 10 p. 

1086 — 1502. Portrait en pied d'un philosophe. 
t. H. 4 p. 10 p. - l. 3 p. 3 p. 

1087 — 1489. Le repentir de saint Pierre. 
T. H. 4 {). () p. - l. 3 p. 5 p. 

1088 - 1603. Paysnge où se trouve Diane avec quelques 
unes de ses nymphes. 

T. H. 2 p. 9 p. - l. 6 p. 10 p. 

1089 — 1576. La Modestie et la Vanité. 
t. h. 3 p. p. - l. 3 p. 9 p. 

1090 — 1615. Judith. - Copie d' après le Titien. 
T. H. 3 p. 10 p. - l. 3 p. 7 p. 

1091 — 1536. Paysage: sur le premier plan, un homme con- 
duit un cheval sur lequel est montée une femme avec son 
enfant. 

t. h. 3 p. 3 p. - L. 4 p. 1 p. 

1092 — 1537. Paysage baigné par la mer. - Très large- 
ment peint. 

T. h. 2 p. 10 p. - i.. 4 p. 1 p. 

1093 ~ 1572. Paysage. Deux chevaliers , l'un à pied l'au- 
tre à cheval sont arrêtés non loin de grands arbres. - Beaucoup 
d' etlet et de vérité. 

T. h. 2 p. 11 p. - L. ) p. p. 



1094 — 1611. Portrait <T Alvarus Semedo , du collège 
chinois. 

t. h. 3 p. 5 p. - i>. 2 p. 9 p. 

1095 — 1790. Jéhu entrant dans Samaric. 
T. h. 3 p. 7 p. - lu 4 p. 4 p. 

1096 — 1558. Paysage : d' immenses rochers, qui tien- 
nent toute la composition, forment sur le premier plan une 
arcade à travers laquelle se déroule un pays montagneux. 

t. h. 3 p. p. - l. 4 p. p. 

1097 — 450. Martyre d'un saint. 
t. h. 4 p. 6 p. - l. 3 p. 6 p. 

1098 — 1569. Paysage. Des pécheurs à la ligne sont 
arrêtés sur le bord d'une cascade. 

t. h. 3 p. p. - l. 4 p. 2 p. 

1099 — 1652. La Vierge et V enfant Jésus. 
t. h. 2 p. p - l. 1 p. 8 p. 

1 100 — 1 434. Un saint Franciscain. 
t. h. 2 p. p. - l. 1 p. 6 p. 

1 101 — 1474. Portrait en buste de jeune homme. 
t. h. 1 p. 9 p. - l. 1 p. 4 p. 

1 102 — 1865. Paysage. Un homme et une femme avec son 
enfant chassent devant eux leur troupeau. 

t. h. 3 p. p. - l. 4 p. 3 p. 

1103 — 1 435. Jésus portant sa croix. 
b. h. 1 p. 10 p. - l. 1 p. 8 p. 

1104 — 1487. Paysage. Les eaux d'un torrent viennent , 
après avoir traversé un village, se répandre en nappe d'eau 
sur le devant de la composition où des femmes lavent leur 
linge. 

t. h. 3 p. p. - l. 3 p. 1 1 p. 

1 105 — 1555. Tête de vieillard. 

Forme cintrée du haut. Pierre, h. 1 p. 1 p. - t. p. 10 p. 



— 8 — 

1106 — 1944. Petit paysage. 

t. n. 1 p. 1 p. - l. 1 p. 4 p. 

1107 — 1560. Petit paysage spirituellement touché. 
t. h. 1 p. 2 p. - l. 1 p. p. 

1108 — 1 550. Tôtc de capucin. 
b. h. 1 p. 4 p. - l. 1 p. 2 p. 

1 109 — 2827. Portrait en buste de femme. 
b. n. 1 p. 4 p. - l. 1 p. 1 p. 

1110 — 1 547. Une apparition céleste se manifeste à un domi- 
nicain. 

t. a. 1 p. 4 p. - l. 1 p. p. 

1111 — 1556. Portrait d'homme vu en buste et en prière. 

b. n. 1 p. 4 p. - l. 1 p. 1 p. 

1 1 1 2 — 1 580. Paysage : dans le fond on aperçoit une grande 
ville. 

t. n. 1 p. p. - l. 1 p. 5 p. 

1113 — 1 577. Résurrection du Christ. 
b. h. 1 p. 3 p. - l. 1 p. 2 p. 

1114 - 1 483. Paysage. Vue prise au bord d'un lac. - Ecole 
de Salvator Rosa. 

t. ii. 2 p. 9 p. - l. 4 p. p. 

1115 — 1573. Paysage. Vue prise non loin d' une ville 
construite à la base d' une énorme montagne. 

t. h. 3 p. p. - l. 4 p. p. 

1116 — 1557. Un saint François. 

b. h. 1 p. 2 p. - l. 1 p. p. 

1117 — 1 552. Tête de vieillard à barbe blanche. 
t. h. 1 p. 5 p. - l. 1 p. 1 p. 

1118 — 1 582. Paysage, où se voit un pécheur à la ligne. 
t. n. 1 p. 1 p. - L. 1 p. 5 p. 



1119 — 1 581. Paysage avec une tour en ruine. 
t. h. 1 p. 1 p. - l. 1 p. 4 p. 

1120 — 1431. Une femme tenant un vase. 
b. h. 1 p. 6 p. - l. 1 p. 9 p. 

1121 — 1548. Une vierge. 

B. H. 1 p. 6 p. - L. 1 p. p. 

1 122 — 1554. Tête de vieillard. 

t. h. 1 p. 6 p. - l. 1 p. 2 p. 

1123 — 1640. Un Magicien. 

b. h. 1 p. 7 p. - l. 1 p. 4 p. 

1124 — 1546. Jésus couronné â? épines. 

B. H. 1 p. 8 p. - L. 1 p. 5. 

1125 — 1785. Scène du massacre des innocents» - Demi-figures 
de grandeur naturelle. 

t. h. 3 p. 10 p. - l\ 4 p. 8 p. 

1 126 — 1476. Jeune enfant allaité par une chienne. - Ecole 
vénitienne. 

t. h. 4 p. 6 p. - l. 3 p. 6 p. 

1127 -- 1529. Continence de Scipion. 
T. H. 3 p. 3 p. - l. 4 p. p. 

1 1 28 — 1 495. Jésus tenté dans le désert. 
t. h. 4 p. 1 p. - l. 2 p. 1 1 p. 

1129 — 1656. La Vierge et V enfant Jésus endormi. 
t. h. 3 p. 5 p. - l. 2 p. 10 p. 

1130 — 1505. Groupe de cinq enfants portés sur des nua- 
ges et chantant en chœur. 

t. h. 2 p. 9 p. - l. 3 p. 6 p. 

1131 — 1629. Sainte Catherine à genoux et en prière est 
couronnée par deux anges. 

t. h. 2 p. 8 p. - L . 2 p. p. 

1132 - 1946. La Sainte famille. 

T. H. 2 p. 10 p. - l. 2 p. 2 p. 

b 



— 10 — 

1133 — 1917. llchecca donnant à boire à FJiezer. 
T. H. 2 p. 3 p. - l. 3 p. p. 

1 134 -- 19 72. Réunion de dix-huit jeunes enfants qui dor- 
ment , jouent ou mangent des fruits. 

T. H. 2 p. 3 p. - l. 3 p. p. 

1135 — 1666. Moïse présentant au peuple les tables de 
la loi. 

t. h. 2 p. 3 p. - l. 2 p. 10 p. 

1 136 — 1718. Poëte aveugle qui chante en s'accompagnant 
du violon: peut-être Homère. 

t. h. 2 p. 2 p. - l. 2 p. 10 p. 

1137 — 1438. Jésus sur la croix. 

b. n. 1 p. G p. - l. 1 p. 2 p. * 

1138 — 1470. La Vierge et l'enfant entourés de divers saints 
personnages. 

t. h. 1 p. 1 1 p. - l. 2 p. 2 p. 

1139 — 1592. Portrait d'homme. 
t. h. 2 p. 6 p. - l. 2 p. p. 

1140 — 1589. Portrait de femme. 
t. h. 2 p. 6 p. - l. 1 p. 9 p. 

1141 — 1426. Présentation de Jésus au temple. 
t. n. 2 p. 4 p. - l. 1 p. 10 p. 

1142 — 1542. Une bacchanale. 

15. H. p. 9 p. - L. 1 p. 1 1 p. 

1143 — 1559. Petit paysage faisant pendant au N. 1 107. 
t. n. 1 p. 3 p. - l. 1 p. p. 

1144 — 1579. Martyre de sainte Agnes. - Grisaille. 
t. h. 1 p. 3 p. - l. p. 10 p. 

1145 — 1203. Tète de vieillard. - Très bien peinlc- 
t. n. 1 p. 1 1 p. - l. 1 p. 7 p. 



— 11 — 

1146 — 1 054. Portrait d'homme écrivant. 
t. h. 2 p. 3 p. -l. 1 p. 10 p. 

1147 — 1496. Un pauvre en guenilles , vu à mi-corps. 
t. h. 2 p. 4 p. - l. 1 p. 10 p. 

1 1 48 — 1 630. Le mariage de sainte Catherine. - Morceau 
d'un brillant effet. 

t. h. 3 p. 1 p. - l. 2 p. 5 p. 

11 49 — 1641. V Archange Gabriel et Tobic. 
t. h. 2 p. 9 p. — l. 2 p. 2 p. 

1150 — 1657. Un Ecce homo. 
t. h. 3 p. p. - l. 2 p. 3 p. 

1151 — 1637. La Vierge avec l'enfant Jésus: dite la Ma- 
donnc de Monserrato. 

t. h. 3 p. Op. - l. 2 p. 2p. 

1152 — 1638 La Sainte famille* 
B. H. 2 p. 2 p. - l. 1 p. 9 p. 

1153 — 1634. Jésus dans h jardin des Olives. 

B. H. 2 p. 5 p. - L. 1 p. 11 p. 

1 154 — 1647. La Vierge, P enfant Jésus et saint Jean. 
b. h. 2 p. 3 p. -l. 1 p. 10 p. 

1155 — 2796. Portrait de femme, vue en buste. 
t. n. 2 p. p. - l. 1 p. 6 p. 

1156 — 1650. La Sainte famille et sainte Anne. 
b. h. 2 p. 2 p. - l. 1 p. 9 p. 

1157 — 1107. Une Madelaine. 

t. h. 2 p. 4. p. - l. 1 p. 1 0. p. 

1158 — 1 464. La résurrection de Lazare. 
t. h. 1 p. 8 p. - l. 3 p. p. 

1159 — 1616. Portrait d'homme vu à rni-corps. 
t. h. 2 p. 10 p.- l. 2 p. 1 p. 



— 12 — 

1160 — 1627. Portrait d'homme en buste. 
t. h. 2 p. 3 p. - l. 2 p. 3. p. 

1 161 — 1504. Tète de femme, plus forte que nature. 
t. ii. 2 p. 3 J). - L. 1 p. 1 p. 

I I f>2 — 1 645, Le repos pendant la fuite en Egypte* 

t. h. 1 p. 10 p. - l. 2 p. 3 p. 

1163 — 1626 Portrait de femme. 
t. h. 2 p. 3 p. - l. 1 p. 10 p. 

1164 — 1544. Paysage : vue prise à rentrée d' une forêt 
baignée par une petite rivière. 

t. h. 1 p. 10 p. - l. 2 p. 3 p. 

II 6j — 1453. Une Sainte famille. 

t. h. 2 p. 3 p. - l. 1 p. 10 p. 

1166 — 1510. Saint François en prière. 
t. h. 2 p. 4 p. - l. 1 p. 10 p. 

1167 — 1449. Portraits d'un homme et d'une femme, vus 
à mi-corps. 

t. h. 1 p. 9 p. - l. 2 p. 3 p. 

1168 — 1583. Sainte Marie-Madelainc recevant le sacre- 
ment de V Eucharistie de la main d'un ange. 

t. h. 3 p. 1 p. - l. 1 p. 1 1 p. 

1 1 69 — 1512. Une femme assise ayant son fils debout à ses 
(ùlés. 

t. h. 3 p. p. - l. 2 p. 6 p. 

1170 — 1636. La Madclainc portée au ciel par des anges. 
t. h. 1 p. 1 1 p. - l. 3 p. p. 

1171 -- 1642. Saint Onofrc dans le désert. 
t. h. 1 p. 1 1 p. - l. 3 p. p. 

1172 — 1517. Portrait de femme. 

T. H. 2 p. 4 p. - L. 1 p. I 1 p. 

1173 — 1619. Apôtre lisant 

t. h. 3 p. p. - l. 3 p. p. 



— 13 — 

1174 — 1508. Saint Pierre et saint Paul: figures à mi- 
corps. 

t. h. 2 p. 4 p. - l. 3 p. p. 

1175 — 1465. Portrait de femme on ne peut plus riche- 
ment parée. 

t. h. 3 p. 4 p. - l. 2 p. 1 1. p. 

1176 — 1566. La Vierge portée sur des nuages et entou- 
rée d' une multitude d' anges et de saints personnages. — 
Ebauche. 

t. h. 2 p. 9 p. - l. 2 p. 6 p. 

1177 — 1653. Portrait du Cardinal Roberto de Nobili. 
t. h. 2 p. 7 p. - l. 2 p. 2 p. 

1178 — 1585» Saint François en extase, 
t. h. 3 p. 3 p. - l. 3 p. p. 

1179 — 1 633. Mariage de sainte Catherine. 
T. H. 1 p. 8 p. - l. 1 p. 2 p. 

1180 — 1643. Portrait de jeune homme. 
t. h. 2 p. 1 p. - l. 1 p. 6 p. 

1181 — 1793. Portrait de Hieronimus Alexander. 
t. h. 2 p. p. - l. 1 p. 6 p. 

1182 — 1940. Sujet inconnu. 

T. H. 1 p. 1 1 p. - L. 1 p. 6 p. 

1183 — 1932. Le repas du pharisien. 
t. h. 2 p. p. - l. 1 p. 6 p. 

1184 — 1938. Sainte Anne, la Vierge enfant et saint Joa- 
chin. 

t. h. 1 p. 1 1 p. - l. 1 p. 6 p. 

1 185 — 1 501. Paysage dans lequel on voit Tobic et l'ange. 
13. h. 1 p. 8 p. - l. 1 p. 3 p. 

1186 — 1955. Paysage accidenté et meublé de belles fa- 



— u — 

briques ; (rois hommes sont arrêtés au premier plan et s' en- 
tretiennent ensemble. 

t. il. 1 p. 2 p. - t. 3 p. 6 p. 

1187 — 1639. Sainte Catherine tenant entre ses mains l'ins- 
trument de son martyre. 

t. h. 2 p. G p. - l. 2 p. 1 p. 

1 188 — 1933. Paysage au milieu duquel tombent les eaux 
d' une caseade. 

t. H. 1 p. p. - l. 1 p. 10 p. 

1189 — 1923. Jupiter peignant en présence de Mer cure. -Es- 
quisse allégorique. 

t. h. 1 p. 5 p. - l. 1 p. 10 p. 

1190 ~ 398. Paysage où se trouvent un temple en ruine 
et une tour carrée. 

t. h. 1 p. 6 p. - l. 1 p. 11 p. 

1191 — 2819. Oiseaux et champignons placés sur une 
table à côté d' un vase en cuivre. 

t. h. 1 p. 6 p. - l. 1 p. 10 p. 

1 192 — 618. Portrait en buste de jeune homme. 
t. h. 2 p. 3 p. - l. 1 p. 9 p. 

1193 — 1114. Portrait d'une dame de distinction. - De- 
mi-figure. 

t. h. 2 p. p. - l. 1 p. 9 p. 

1 194 — 2795. Portrait en buste d 7 un vieux chevalier re- 
vêtu de son armure. 

t. h. 2 p. p. - l. 1 p. 6 p. 

1 195 __ 1889. Paysage. Dans un site d' un aspect aride où 
roulent les eaux d' un torrent , saint français d' Assise est 
à genoux et en extase. 

T. H. 1 p. 6 p. - l. 2 p. p. 

1196 — 1651. Descente du Saint-Esprit sur les apôtres au 
milieu desq uels est la Vierge. 

T. H. 1 ]). 1 1 p. - L. 1 p. 5 p. 



— 15 — 

1 197 — 1659. Le Baptême de Jésus - Christ. - Morceau d'une 
grande fraîcheur et d' un effet brillant. 

t. h. 1 p. 10 p. -l. 2 p. 1 p. 

1 198 — 2822. Portrait d 1 un jeune prince couvert de son 
armure et d'un manteau doublé d 'hermine.-Figure à mi-corps. 

t. h. 2 p. 5 p. - l. 1 p. 1 1 p. 

1199 - 1646. Une jeune nymphe , assise au bord d'un 
ruisseau , est surprise par un satyre. 

t. h. 1 p. 9 p.- l. 2 p. 1 p. 

1200 — 1494. Le repentir de saint Pierre, 
t. h. 4 p. 7 p.- l. 3 p. 5 p. 

1201 — 1953. Saint Paul et saint Barnabe refusent de sa- 
crifier aux idoles. 

t. h. 3 p. 9 p. - l. 4 p. 3 p. 

1202 — 1867. Paysage baigné par la mer, avec chasse au 
cerf sur le premier plan. 

t. h. 3 p. 9 p. -l. 5 p. 3 p. 

1203 — 1786. Moïse, frappant le rocher de sa baguette 
miraculeuse, en fait jaillir une source à laquelle les hébreux 
viennent se désaltérer. 

t. h. 3 p. p. - l. 4 p. 2 p. 

1204 — 1648. Portrait en pied d'un noble chevalier. 
t. h. 4 p. 1 p. - l. 3 p. p. 

1 205 — 1788. Paysage. Sur le bord d'un torrent qui se pré- 
cipite au pied d'une masse énorme de rochers, saint Bruno est 
en prière. 

t. h. 2 p. 11 p. -l. 4 p. 2 p. 

1206 — 1 698. Paysage. A l'entrée de l'étable construite au- 
près d'anciennes ruines, l'enfant Jésus, couché dans sa crèche 
et entouré de la Vierge et de saint Joseph , reçoit les adora- 
tions des anges et des bergers. 

t. h. 3 p. 10 p. - l. 5 p. 3 p. 



— 1() — 

1207 — 1856. La vocation de Afotte.-Représentèe dons un 
paysage largement peint et d'une grande harmonie de couleur. 
i . h. 2 p. 1 1 p. - l. 4 p. 2 p. 

1 208 — 191 ">. Sujet ineonnu : composition de treize figures. 
t. h. 3 p. 4 p. - l. 4 p. 6 p. 

1209 — 1910. Sujet inconnu: trois jeunes femmes dans un 
paysage. 

t. b. 3 p. p. - L. 4 p. 2 p. 

1210 — 1649. Sainte Agnès. 

r. ii. 3 p. p. — l. 2 p. 2 p. 

1211 — 687. Sujet de dévotion. 
t. H. 3 p. p. - l. 2 p. 3 p. 

1212 — 2843. Constructions pittoresques dans un paysage. 
t. h. 2 p. 8 p. - l. 2 p. 8 p. 

1213 — 1189. Paysage, d'un bel effet d'une grande vérité 
et d'une savante exécution, où l'on voit Agar consolée par 
Tango. 

Forme ovale, t. h. 2 p. p. - l. 2 p. 6 p. 

1214 — 1000. Paysage : site pris au bord de la mer. 
t. h. 3 p. 9 p. - l. 7 p. 6 p. 

1215 — 1594. Paysage savamment composé ettouché d'une 
manière large. 

t. h. 4 p. 4 p. - l. 6 p. 9 p. 

1216. — 1523. Saint Jean-Baptiste dans le déscrt.-Figure 
de grandeur naturelle. 

t. h. 5 p. p. - l. 3 p. 8 p. 

1217 — 1525. La Transfigurât ion. 

t. h. 3 p. 7 p. - l. 2 p. 8 p. 

1218 — 2637. La Vierge et sainte Elisabeth. -Peinture mit 
fond d' or. 

r,. h. 3 p. 6 p. - l. 2 p. 9 p. 



— 17 — 

1219 — 2356. Sujet tiré de la fable de Psyché.-TaMeau de 
I' ancienne école florentine. 

b. h. 1 p. 10 p. - l. 5 p. 6 p. 

1220 — 2357. Autre composition faisant suite au sujet 
précédent. 

B. h. 1 p. 10 p. - L. 5 p. 6 p. 

1221 — 2292. Un panneau peint des deux côtés: 1' un re- 
présente la tentation de saint Antoine abbé, F autre la guéri- 
son d'un possédé. - Ces deux ouvrages sont d'une grande vi- 
gueur de coloris. 

b. h. 3 p. p. - l. 3 p. 10 p. 

1222 — 2323. Les Martyrs delà légion thèbaine. 
b. h. 2 p. p. - l. 4 p. 1 p. 

1223 — 2408 Le Jugement de Salomon* 
b. h. 1 p. 8 p. l. 4 p. 8 p. 

1224 — 2243. Apollon et Daphné. 

b. h. 1 p. 9 p. - l. 4 p. 9 p. 

1225 — 2377. Episode tiré de la guerre de Troic.-Tabicau 
très curieux par P originalité de sa composition. 

b. h. 1 p. 4 p. - l. 5 p. p. 

1226 — 2376. Tableau faisant pendant au précédent. 
b. h. 1 p. 4 p. - l 5 p. p. 

1227. — 2372. V Adoration des mages. - Riche composition. 
b. h. 1 p. 9. p. - l. 4 p. 9. p. 

1228 — 2242. L' entrevue de deux fiancés. - Style du qua- 
torzième siècle. 

b. h. 1 p. 4 p. - l. 5 p. 2 p. 

1229 — 2401. Festin des Dieux. 

b. h. 1 p. 9 p. - l. 4 p. 3 p. 

1230 — 2389. Une famille de souverains entrant en triom- 
phe dans une ville. 

b. h. 1 p. 7 p. - L . 5 p. p. 

c 



— 18 _ 

12 ; 1 — 2581. Saint Sébastien debout et al lâché à une colon- 
ne. - Epoque du Pérngin. 

r. n. 1 p. 6 p. - l. 2 p. p. î 

1232 — 217 k La Vierge, assise sur un trône de chaque <"ôlé 
duquel sont debout saint Joseph et sainte Lucie, tient sur elle 

reniant Jésus qui joue avec un chardonneret. -L'aspect de ce 
tableau est imposant; les figures sont pleines de noblesse. 
For. eint. du haut. b. h. 6 p. p. - t. 4 p. 3 p. 

1233 — 2192. Saint Paul et saint François sont placés debout 
dans une double ogive, au-dessous de la sainte Vierge qui occupe 
le haut du tableau. 

r. for. ogiv. h. 5 p. 8 p. l. 2 p. 9 p. 

123 4 — 2214. Au pied du tribunal de son juge, saint Eras- 
me, étendu sur un chevalet, est livré à la fureur des bourreaux 
qui lui enlèvent les entrailles à l'aide d'une manivelle. -Com- 
position de huit figures. 

b. h. 5 p. 9 p. - l. 4 p. 9 p. 

1235 — 2176. V Annonciation. 

b. n. 5 p. 3 p. - l. 4 p. 10 p. 

1236 — 2284. La Vierge, assise et tenant son enfant sur ses 
genoux, est entourée de saint Jean-Baptiste, de saint François 
et de six Anges. 

b. n. 6 p. p. - l. 5 p. 3 p. 

1237 ~ 2317. Quatre saints personnages se tiennent debout 
de chaque côté du trône où la Vierge est assise portant l'enfant 
Jésus. - Ecole Florentine. 

b. h. 5 p. 2 p. - l. 4 p. 8 p. 

1 238— 2359 Accompagnés des gens de leur suite qui se sont 
prosternés comme eux aux pieds du Sauveur, les Rois Mages 
offrent leurs dons au fils de Dieu. 

b. h. 2 p. 9 p. - l. 5 p. 6 p. 

1239 — 2358. Les Rois Mages, conduisant après eux une 



— 19- 
suite nombreuse et brillante, rendent hommage à genoux au 
Rédempteur que sa mère, assise sous le portique d'un ancien 
monument, tient sur elle. 

i. h. 2 p. 9 p. - l. 5 p. 3 p. 

1240 — 2289. La Vierge déposée au tombeau. -Composition 
de vingt-deux figures. 

b. h. 1 p. p. - l. 5 p. 9 p. 

1241 — 2347. Massacre des Innocens. - Cette composition est 
remarquable par l'heureuse disposition et la variété des grou- 
pes: les figures sont pleines d'expression. -Ancienne école Flo-% 
rentine. 

r. h. 2 p. 3 p. - l. 5 p. 3 p. 

1242 — 2234. La Vierge, sur son trône et tenant son divin 
fils sur ses genoux, est entourée de saint Pierre, de saint Paul, 
de saint Jean, de saint Dominique et d'une jeune sainte. - Le, 
tableau porte le millésime MCCCCLXXVÏII. 

b. h. 4 p. p. - l. 4 p. 10 p. 

1243 — 2244. Saint Pierre, saint Jean-Baptiste, saint Jac- 
ques et un autre saint sont debout à droite et à gauche du 
trône où siège la Vierge avec son enfant qui tient un chardon- 
neret. 

b. h. 4 p. 9 p. - l. 4 p. 9 p. 

1244 — 2813. Agar renvoyée par Abraham. 

t. h. 5 p. 3 p. - l. 6 p. 9 p. 

1245 — 2815. Abraham se préparant à sacrifier Isaac. 
t. h. 5 p. 3 p. - l. 6 p. 9 p. 

On remarque dans ces deux productions un coloris brillant 
et d'un ton agréable. 

1246 — 359. La Décollation de saint Jean-Baptiste. 
t. h. 5 p. p. - l. 6 p. 2 p. 

1247 ~ 1605. Portrait d'une femme de distinction. 

t. u. 3 p. 5 p. - l. 2 p. 5 p. 



- 20 — 

1248 — 383. Un paysage: sur le premier plan nn voitnrin con- 
duit «les voyageurs. 

t. n. 2 p. 9 p. -L.2p.3p. 

1249 — 1410. Apùtre un poinçon à la main. 
t. h. 3 p. 6 p. - l. 3 p. p. 

1250 — 1408. Saint Paul lisant dans un Jivre;-figure à mi- 
corps. 

t. h. 3 p. 6 p. - l. 3 p. p. 

1251 — 1411. Apùtre la croix à la main;-figure à mi-corps. 
r. u. 3 p. 6 p. - l. 3 p. p. 

1252 — 140 l >. Saint Malhias la hache à la main. 

t. n. 3 p. G p. - l. 3 p. p. 

1253 — 1 172. Dos Anges sonnant de la trompette et annon- 
çant la lin du monde aux mortels effrayés* 

t. h. 1 p. 1 1 p. - l. 3 p. 8 p. 

1254 — 1443. Jésus chez Caïphe, en présence d'une nombreuse 
multitude. 

t. il. 1 p. 7. l. p. - 3 p. 6 p. 

1255 - 1462. Alexandre remettant à son médecin la lettre où 
Ton accusait celui-ci de vouloir l'empoisonner. 

t.'h. 2 p. 2 p. - l. 2 p. 11 p. 

1256 - 1425. Jésus descendu de la croix mire les bras des 
saintes femmes. 

t. H. 2 p. p. - l. 3 p. p. 

1257 — 1450. Portrait d'une femme de qualité. 
t. h. 2 p. 10 p. - l. 2 p. 7 p. 

1258 — 1436. Portrait d'un homme de distinction portant 
un vêtement noir sur lequel se rabat un large collet brodé tout 
autour. - F igure à mi-corps. 

t. n. 1 p. 10 p. - l. 1 p. 8 p. 






— 21 — 

1259 — 1584. Portrait d' une femme de distinction; figure 
à mi-corps. 

t. h. 2 p. 1 p. - l. 1 p. 6 p. 

1260 ~ 1562. La Vierge et l'enfant Jésus dans une gloire. 

t. H. 2 p. 3 p. - l. 1 p. 9 p. 

1261 - 1500. Une bamboehade. 
t. h. 1 p. 10 - l. 1 p. 4 p. 

1262 -- 1766. Silc occupe presque en partie par un énorme 
rocher que couronne un bouquet d'arbres. 

t. H. 1 p. 6 - l. 2 p. p. 

1263 — 1457. Portrait de femme;-figure à mi-corps. 
t. h. 2 p. p. -l. 1 p. 5 p. 

1264 — 1769. Site montagneux coupé par une rivière qui 
vient s'épandre au premier plan. Une femme y mène désaltérer 
un petit troupeau composé de quelques chèvres. 

t. h. 1 p. 6 p. - l. 2 p. p. 

1265 — 2810. Une femme, coiffée en cheveux, est vètuc 
d'une robe de soie noire sur le corsage de laquelle se rabat un 
large collet brodé tout autour. 

t. h. 1 p. 5 p. - l. 1 p. 1 p. 

1266 — 1 578. Saint Pierre crucifié la tête en bas. 
t. h. 1 p. 4 p. - l. 1 p. p. 

1267 — 1475. Femme, vue en buste. 
t. n. 1 p. 9 p. - l. 1 p. 5 p. 

1268 — 1498. Saint Jean-Baptiste dans le désert auprès de 
son agneau. 

t. H. 2 p. p. - l. / p. 5 p. 

1269 — 219. Vêtue de gaze et couverte de pierreries, la 
Madelainc pleure à côté d' un crucifix. 

t. h. 1 p. 9 p. -l. 1 p. 6 p. 



— 22 — 

1270 — 1440. Jésus dans une gloire, entouré do plusieurs 
saints. 

t. h. 2 p. 3 p. - l. 1 p. 6 p. 

1271 — 1545. Paysage presque entièrement occupé par 
une épaisse foret sur la lisière de laquelle on voit un chasseur 
son fusil à la main. 

t. h. 1 p. 6 p. - l. 1 p. 1 1 p. 

1272 — 1 768. Portrait d'homme vu à mi-corps et vêtu d'un 
justaucorps noir. 

t. h. 2 p. p. -l. 1 p. 6 p. 

1273 — 1821. Site montagneux où se voient (Y un côté de 
fort belles ruines. Sur le premier plan quelques villageois. 

t. h. 1 p. 6 p. - l. 2 p. 2 p. 

1274 — 1926. Alexandre visitant Diogéne. 
T. H. 1 p. 6 p. - l. 2 p. 1 1 p. 

1 275 — 1644. Saint Jean-Baptiste dans le déscrl. 

T. H. 1. p. I l p. - L. 1 p. 6 p. 

1276 — 1937. Une bacchanale. 

T. h. 1 p. 7 p. - l. I p. 4 p. 

1277 - 1506. Tète de vieillard. 

T. H. 1 p. 1 1 p. - L. 1 p. 4 p. 

1278 — 1783. Portrait en buste d' un homme vêtu d' un 
surtout de soie noir sur lequel tranche un large col de chemise. 

t. H. 2 p. p. - l. 1 p. 6 p. 

1 279 — 1 81 9. Site occupé à gauche par un énorme rocher, 
de l'autre côté duquel et au premier plan deux hommes causent 
ensemble appuyés sur leurs bâtons. 

t. h. 1 p. 6 p. -L. 2 p. p. 

1 280 - 1 702. Site entrecoupé de coteaux, d' arbres et de fa- 
briques. Sur le premier plan deux militaire causent ensemble. 

t. h. 1 p. 6 p. - L. 2 p. 3 p. 



— 23 — 

1281 — 1488. Une bataille- - Esquisse. 
t. H. 1 p. 3 p. - l. 1 p. 7 p. 

1282 — 1509. Tête d' un vieillard à la barbe et aux che- 
veux blancs. 

t. h. 2 p. p. - l. 1 p. 5 p. 

1283 — 1939. Le Dernier repas de Notre Seigneur. 
T. H. 2 p. p. - L. 1 p. 5 p. 

1284 — 1 499. Un homme assis au pied d'un rocher est dé- 
livré des chaînes qui l'y tenaient attaché par un autre homme 
debout à ses côtés. Deux enfans lui présentent l'un la couron- 
ne et le sceptre , 1' autre le manteau de pourpre. 

t. H. 2 p. p. - l. 1 p. 6 p. 

1 285 — 1796. Site couvert de coteaux boisés entre lesquels 
disparaissent les eaux d' une rivière. Au premier plan, plu- 
sieurs figures. 

t. H. 1 p. 4 p.- l. 1 p. 10 p. 

1286 — 1551. Buste d'un vieillard vêtu d'un justaucorps 
noir sur lequel tranche un collet plissé. 

T. h. 1 p. 1 p. - l. 1 p. 5 p. 

1287 — 1931. Bacchanale. 

t. h. 1 p. 7 p. - l. 1 p. 4 p. 

1288 — 1441. Le sainte Vierge visitant sa parente Elisa- 
beth. 

t. h. 2 p. 1 p. -l. 1 p. 7 p. 

1289 — 1507. Tête de vieillard, plus grande que natu- 
re.-Le coloris en est bon et l'aspect singulièrement remarquable. 

t. h. 2 p- 3 p.- l. 1 p. 10 p. 

1290 — 1660. Buste d' une femme portant un petit corsa- 
ge de mousseline sur une robe de soie noire, et un énorme col- 
let plissé qui encadre sa figure. 

b. h. 2 p. 10 p. - l. 2 p. 2 p. 



129! — 2308. Noire Seigneur Jésus - Christ tient devant 
lui M croix an sommet de laquelle est passée la couronne i|V 
jiines. 

t. n. i p. 3 p. - l. 1 j). S p. 

1292 ~ 2201. Saint Jean-liaptistc et un saint fcvèque. 
b. n. 2 p. 3 p.- l. 2 p. 2p. 

1203 — 2306. Martyre Ûe saint Sébastien. 
b. n. 2 p. 8 p. - l. 2 p. p. 

1294 -- 2 1 20. Sainte Catherine assise auprès de sa roue; 
ligure a mi-corps - Ecole Florentine.. 

B. H. 2 p. 6 p. - L. 2 p. p. 

1295 — 2231. Notre Seigneur Jésus-Christ vient dans une 
gloire assister aux derniers momens <T un Franciscain étendu 
sur la terre et qui, entourent ses compagnons, agenouillés et 
en pleurs. 

b. n. p. 6 p. - l. 1 p. 6 p. 

1296 — 2326. Notre Seigneur Jésus-Christ assis à coté de 
sa sainte mère dépose une couronne d'or sur sa tète, en pré- 
sence de son père du sein duquel s'élance l'Esprit saint sous le 
forme d'une colombe. 

b. h. 2 p. 8 p. - l. 1 p. 8 p. 

1297 — 221 9 - Saint Pierre. - figure en pied. 
b. h. 3 p. 4 p. - l. 1 p. p. 

1298 — 2232. Saint Jérôme, soutenu par deux Francis- 
cains, reçoit la sainte communion des mains d'un saint prêtre 
du même ordre. 

b. h. p. 6 p. - l. 1 p. 6 p. 

1299 ~ 2\ 78. Un saint Franciscain levant la main comme 
pour bénir. - Ecole de Carlo Crivelli. 

b. h. 3 p. 3 p. - l. 1 p. 6 p. 

1300 — 7 3. Un Cardinal, à chevalet suivi d'un nombreux 



.-A 



— 25 — 

cortège, se rend à une imposante cérémonie. - Cette riche com- 
position brille du-plus éclatant coloris. 
t. h. 7 p. 3 p. - l. 10 p. 9 p. 

1301 — 1 538. Vue prise sur des terrains sablonneux à l'en- 
trée d'une foret. - Paysage traité largement et d'une grande 
vérité de ton. 

t. h. 4 p. 7 p. - l. 9 p. 2 p. 

1302 — 1392 bis. La Madclaine, assise à l'entrée de sa 
grotte, voit apparaître trois Chérubins. - Morceau d'une belle 
couleur et d'un grand effet. 

t. h. 6 p. 1 p. - l. 8 p. 1 p. 
1 303 — 1617. Une bataille. 

t. H. 5 p. 6 p. - l. 8 p. 3 p. 

1304 — 1430. Apollon écor chant Marsyas. 
t. H. 4 p. 5 p. - U 6 p. p. 

1305 — 14Î9. Le martyre de saint Laurent. - Morceau d'un 
brillant aspect. 

t. h. 5 p. 9 p. - l. 5 p. p. 

1 306 — 1565. La Vierge et l'enfant Jésus apparaissent dans 
une gloire à saint François et à saint Dominique. - Tableau 
d'un bel effet. 

t. h. 6 p. 1 p. - l. 5 p. 10 p. 

1307 — 1422. La Vierge, entourée d'une gloire d'Anges, 
apparaît à plusieurs saints. - Très bon tableau de 1' école du 
Tintoret. 

t. h. 7 p. p. - t.. 3 p. 9 p. 

1308 — 1598. Paysage où l'artiste a représenté lalutteentre 
Jacob et l'Ange. 

t. h. 5 p. p. - l. 6 p. 6 p. 

1309 — 1534. La mort de la Vierge. - Composition de qua- 
torze figures, style du quinzième siècle. 

b. H. 5 p. 4 p. - l. 4 p. 9 p. 

d 



— 20 — 

1 1 lo — 2300. ta naissant </■■ Jésus. - Tableau remarquable 
par la richesse <le sa composition et le caractère lout mystique 
<lu sujet. 

T. H. 6 p. .; p. - i . «S p. 3 p. 

1 311 — 1618. La Vierge visitant sainte Elisabeth.- Tableau 
(l'un effet plein de vérité. 

t. h. 7 p. p. - l. 5 p. 6 p. 

1312 — 1575. Une jeune femme et une vieille grand' mère 
entourées de sept enfans de tous âges. 

t. h. 4 p. 6 p. - l. 5 p. 3 p. 

1 31 3 — 1 532. la crèche de Notre Seigneur. -Ecole du Baroche. 
t. H. 6 p. 4 p. - l. 6 p. p. 

I ; | 1 — 1428. La Vierge, l'Enfant et saint Jean - Baptiste 
an milieu d'un paysage. 

t. h. 3 p. 10 p. - l. 5 p. 4 p. 

1315 — 1564. Jésus, dans une gloire, apparaît à saint 
Charles, saint Jérôme, saint François et à une religieuse qui 
<-st suivie d'un Ange.-Les tétes ne manquent pas de vérité, 
lùole du Baroche. 

t. h. 7 p. 9 p. - l. 4 p. 9 p. 

') 3 | o — 1437. Mars et Vénus. 

t. H. 5 p. 10 p. - l. 5 p. 4 p. 

1 31 7 — 2369. V Annonciation. - Ce tahleau se distingue par 
une grande puissance de coloris. 

F. C. B. H. 10 p. 3 p. - L. 6 p. p. 

4 318 — 1420. Les fils de Zébédée présentés par leur mère 
à Notre Seigneur Jésus-Christ. - Ces figures, vues à mi-corps, 
sont peintes avec beaucoup d'intelligence et d'un grand effet. 
t. h. 3 p. p. - l. 4 p. 2 p. 

1319 — 1527. Eliéser et Rebecca se rencontrant au puits. 
t. H. 3 p. 3 p. - L. 5 p. 1 p. 



— 27 — 

1320 — 1518. Timocléc prisonnière est amenée avec sa 
famille devant Alexandre. 

t. h. 3 p. 10 p. - l. 5 p. 1 p. 

1321 — 1 520. Un jeune guerrier, suivi d'une jeune femme, 
est sur le point de s'embarquer, peut-être est-ce le départ d'Hé- 
lène fuyant avec Paris. 

t. H. 3 p. 9 p. - l. 5 p. 2 p. 

1322 — 1571. Une Sainte famille dans un paysage. 
t. H. 4 p. 6 p. - l. 3 p. 7 p. 

1323—1 492. Echelle de Jacob. 

t. H. 5 p. 7 p. - l. 4 p. 4 p. 

1 324 — 1 606. La femme de Jahel tuant Sisara. 
t. h. 6 p. p. - l. 4 p. 7 p. 

1 325 — 1 43. Loth et sa famille fuyant 1' embrasement de 
Sodome. - Tableau d'un coloris vigoureux et d'un ciïet bien 
entendu. 

t. h. 3 p. p. - l. 4 p. 3 p. 

1326 — 1469. Portrait d'un Philosophe. 
t. h. 4 p. 3 p. - l. 3 p. p. 

1327 — 1463. Portrait d'un Cardinal.-Lc coloris en est beau, 
les étoffes d'une rare vérité d'exécution. 
t. h. 4 p. 2 p. - l. 3 p. p. 

1 328 — 1 699. Scène du déluge. 

t. H. 3 p. 2 p. - l. 4 p. 2 p. 

1329 - 1455. Portrait d'une femme richement costumée. 
t. h. 4 p. 3 p. - l 3 p. p. 

1330 — 1433. Sémiramis apprenant la révolte d'une tribu. 
t. h. 3 p. p. - l. 4 p. p. 

1331 — 1610. Hercule à la bivoie. 
t. h. 3 p. 6 p. - l. 4 p. 3 p. 

1332 — 390. Paysage - marine; effet d'hiver 
t. h. 2 p. 11 p. - L. 4 p. 2 p. 



.. 



— 28 — 

1333 — 28l I. Sculpteur travaillant au bostc d'une femme 
qui pose dc\ant lui. 

t. u. 3 p. 9 p. - l. 5 p. 3 p. 

1334 — 387. - Paysage couvert de rochers, où coule un 
torrent. - Ecole de Salvalor. 

j. n. 3 p. p. - l. 3 p. 4 p. 

133 5 — 3S I . - Vue d'un village. 

t. u. 2 p. 3 p. - l. 3 p. p. 

1 330 — 2844. - La sainte Cène* 

t. u. 2 p. 2 p. - l. 3 p. p. 

1337 — 2791. - Vue prise dans la campagne de Rome. 
t. h. 1 p. 9 p. - l. 2 p. 10 p. 

1338 — 2848. Constructions en ruines sur le bord de l'eau; 
effet de clair de lune. 

T. u. 2 p. G p. - l. 6 p. 3 p. 

1339 — 2975. Portraits de famille; un homme, sa femme 
leurs cinq enfants. - Exécuté avec finesse et naïveté. 

t. h. 2 p. 7 p. - l. 2 p. 3 p. 

1340 — 1471. V adoration des mages. - Morceau largement 
exécuté. 

t. n. 1 p. 10 p. - l. 2 p. 11 p. 

1341 — 407. Portrait d'homme vêtu d'un justaucorps 
noir de soie brochée. 

l. n. 2 p. 5 p. - l. 4 p. 6 p. 

1342 — 1635. Saint Etienne. 

t. h. 4 p. p. - L. 3 p. p. 

1343 — 371. - Un festin ; réunion de vingt-trois ligures. 
l. n. 4 p. 1 p. - l. 2 p. 9. p. 

1344 — 372. Le pendant. Scène de bal : composition de 

(rentes figures. 

T. H. 2 p. 6 p. - l. G p. 3 p: 



— 20 — 

L' exécution de ces deux tableaux est d'une grande finesse, 
et les vètemens rendus avec beaucoup de vérité. 

1345 — 1935. Paysage qui unit à une belle composition 
une grande vigueur de ton. 

t. h. 4 p. 7 p.- l. 6 p. 1 1 p. 

1346 — 1 795. - Site montagneux traversé par une rivière. 
t. h. 3 p. 7 p. - l. 7 p. 6 p. 

1347 — 1414. Paysage où coule une rivière qui tombe en 
cascade sur le premier plan. 

t. H. 4 p. 3 p. - l. 6 p. 9 p. 

1348 — 1954. Paysage entrecoupé de ruines et d'habita- 
tions. - Largement peint. 

t. h. 4 p. 2 p. - l. 6 p. 6 p. 

1349 — 1792 Paysage d'une exécution de main de maître. 
t. h. 3 p. 11 p. - l. 7 p. 7 p. 

1350 — 1595. Paysage où coule une rivière qui forme cas- 
cade sur le premier plan. - Morceau largement peint et d'un 
grand effet. 

t. h. 4 p. 4 p. - l. 6 p. 9 p. 

1351 — 1503. Paysage: au second plan on remarque une 
grande ville à la base de hautes montagnes. 

t. h. 4 p. 4 p. - l. 5 p. 11 p. 

1352. — 773. La sainte Cène représentée dans un édifice 
des plus somptueux. 

b. h. 7 p. 6 p. -l. 4 p. 8 p. 

1353 — 1602. Paysage très bien peint. 
t. H. 3 p. 9 p. -l. 6 p. 9 p. 

1 354 — 1 601 . Paysage dont la vue est prise au bord de la 
mer. - D' une large exécution. 

t. h. 3 p. 9 p. - l. 7 p. 6 p. 

1355 — 1 399. Le repas de Jésus - Christ pendant son voyage 






— 30 — 

à EmmaîU. - Ce tableau, de V école de Ferrure , est d' un bel 
effet de couleur. 

t. h. 5 p. 9 p. - i.. 8 p. 3 p. 

1356 — 1513. Un port de mer. 

t. EL 4 p. 5 p. - l. 9 p. p. 

1357 — 77. Attaque d'une importante forteresse - Ecole 
du Bourguignon. 

t. h. 6 p. 8 p. - l. 8 p. p. 

1358 — 75. Paysage. Sur le premier plan, dans un chemin 
creux, quelques cavaliers d'avant-garde en viennent auxmains.- 
Savamment exécuté. 

t. h. 6 p. 2 p. - l. 9 p. p. 

1359 — 1599. Paysage traversé par une rivière dont les 
eaux forment double cascade. 

t. h. 3 p. 9 p.- l. 9 p. p. 

1360 — 1398. Un corps de cavalerie s' avançant au pied 
d' une forteresse. 

t. H. 4 p. 8 p. - l. 6 p. 2 p. 

1361 — 1515. Dans un paysage d' une vaste étendue , la 
Madelaine est assise à l'entrée de sa grotte et visitée par trois 
Chérubins. -Exéution pleine de hardiesse. 

t. h. 4 p. 2 p. -l. 6 p. 6 p. 

1362 — 1522. Dans un paysage d'une composition gran- 
diose , saint Jérôme , à genoux devant un crucifix , voit ap- 
paraître deux Anges portés sur des nuages.-Encore d'une exé- 
cution énergique. 

T. H. 4 p. 2 p. - L. 6 p. 6 p. 

1363 — 1415. Au pied de rochers d' où s' échappe une 
chute d'eau, on voit indiqué le sujet de Juda et de Thamar. - 
Paysage d' un beau ton de couleur. 

t. h. 4 p. 3 p. - l. 6 p. 3 p. 



— 31 — 

1364 •— 1413 Forges de Vulcain. 
t. H. 3 p. 10 p. - l. 5 p. 4 p. 

1 365 — 1412 Jésus au milieu des Docteurs. 
T. H. 3 p. 10 p. - L. 5 p. 4 p. 

1366 — 451 Sujet tiré de l'histoire de David. -Morceau 
d'un faire large et d'un grand aspect. 

T. H. 5 p. 3 p. - l. 6 p. 9 p. 

1367 — 1979 Sujet qu'on croit emprunté à l'histoire de 
Jacob. - Morceau artistement traité. 

t. H. 4 p. 6 p. - l. 7 p. p. 

1368 — 448 Une multitude de Génies, de grandeur pres- 
que naturelle, supportent un écusson et une couronne ducale. 
- Ecole de Bologne. 

t. h. 7 p. 6 p. - l. 5 p. p. 

1 369 — 822. Portrait en pied d'un homme de robe tenant 
une tabatière à la main, et assis dans un grand fauteuil garni 
de cuir. - Ecole d'André Sacchi. 

t. h. 6 p. 3 p.- l. 4 p. 3 p. 

1370 — 168. Loth et ses filles. - Figures de grandeur natu- 
relle, d'après Gherardo délie notti. 

t. h. 4 p. 8 p. - l. 5 p. 6 p. 

1371 — 407. Combat de cavalerie. - D'une grande vigueur 
de couleur. 

t. h. 3 p. 6 p. - l. 5 p. 9 p. 

1372 — 146. Sujet allégorique sur les sciences et les arts. 
t. h. 3 p. 9 p. - l. 5 p. 3 p. 

1373 — 159. Le Parnasse. 

T. H. 4 p. p. - l. 5 p. 6 p. 

1374 — 2808. Des muletiers, des pâtres -et d'autres per- 
sonnages, arrêtés au pied d'un énorme rocher. 

t. H. 3 p. 9 p. - l. 5 p. 4 p. 



— 33 — 

1 375 — 1-427. JiSHS confondant fa malice des Pharisiens . 

qui km préiÊMêmé la monmnjé dm tribut. - Ecole du Gmrage. 

r. h. 3 p. 8 p. - l. 5 p. 4 p. 

1376 — 7 74. Saint Jérôme , une pierre à la main el en 
contemplation devant un crucifix. - Style du Cannage. 

t. h. 3 p. 2 p. - l. 2 p. 4 p. 

137 7 — 3G3. Jésus, montant au Calcaire, succombe sous lé 
poids delà Croix. - Un coloris chaud et brillant recommande 
cette composition qui appartient à l'école Vénitienne. 
T. H. 2 p. 1 4 p. - l. 3 p. 6 p. 

1378 — 362. Paysage arrosé par une rivière sur les bords 
de laquelle s'élèvent d'énormes masses de rochers ombragées 
par de grands arbres. 

T. H. 2 p. 3 p. - l. 3 p. p. 

1379 — 1396. Portrait d' homme élégamment costumé à 
la modedu siècle de Louis XIII. -Cette ligure est pleine de vie. 

t. H. 3 p. 8 p. - l. 3 p. p. 

1380 — 830. Saint Sébastien percé de /lèches - Celte figure 
est dessinée très correctement, et terminée avec beaucoup de 
légèreté dans le pinceau, surtout dans la dégradation des om- 
bres. 

t. marouflée h. 4 p. 6 p. - L. 2 p. 6 p. 

1381 — 452. Au pied de la glorieuse Vierge Marie qui 
porte son enfant dans ses bras , huit Anges tiennent deplojée 
une banderole sur laquelle est écrite l'antienne: Kegina cocli 
fanfare affeluia. - Peinture du XIV. siècle. 

b. h. 5 p. 6 p. - l. 2 p. 9 p. 

1382 — 770. Le Sacrifice d" Abraham. - Demi-figures de 
grandeur naturelle. 

t. il. 3 p. p. - l. 4 p. p. 

1 383 — 1235. Saint Jérôme en habit de cardinal, occupé à 
écrire. 

B. il. 3 p. 8 p. - l. 2 p. 9 p. 



— 33 — 

1384 — 445. Tableau à trois compartimcns. Au milieu la 
Vierge assise sur sou trône avee l'enfant, à sa droite saint 
Jean-Baptiste et à sa gauehe Parchange saint Michel. - An- 
cienne école Florentine. 

b. h. 3 p. p. - l. 4 p. p. 

1385 — 401. Portrait d' homme vu à mi-jambes, tenant 
son bonnet dans sa main droite, et accoudé du bras gaurfyç sur 
une table couverte d'un riche tapis. - Ecole Vénitienne. 

t. h. 1 p. 4 p. - l. 1 p. p. 

1386 — 1978. Sainte Famille* - La Vierge est occupée à 
habiller l'enfant Jésus que soutient sainte Elisabeth. - Com- 
position gracieuse et d'un beau ton de couleur, qui appartient 
à l'école Florentine. 

t. H. 5 p. p. - l. 3 p. 6 p. 

1387 — 2386. Les saints Archanges, Michel, et Gabriel; 
représentés debout et de grandeur naturelle. 

r,. h. 6 p. 9 p. - l. 4 p. 8 p. 

1388 — 2387. Pendant du précédent , où sont représen- 
tés saint Joseph , saint Jean 1' évangéliste et saint Jean le 
Précurseur. 

b. h. 5 p. 9 p. - l. 4 p. 8 p. 

1389 — 2390. La Vierge , assise sur son trône avec l'en- 
fant Jésus, est entourée de quatre saints personnages. Le lils 
de Dieu donne la bénédiction à une multitude de pieux per- 
sonnages représentés en petites proportions. 

b. h. 6 p. 5 p. -l. 4 p. 8 p. 

1390 — 2215. Saint Jean-Baptiste et saint François sont 
agenouillés à droite et à gauche de Marie qui tient debout sur 
ses genoux 1' enfant Jésus. Au-dessus de la composition appa- 
raît l'Eternel dans une nue environnée d'Anges. -Ce tableau, 
dans lequel on admire une grande expression de douceur et 



— 34 — 

de piété ainsi qu' un coloris plein d'éclat , date de l'époque 
du Pérugin, 

b. h. 7 p. p. - L. 4 p. 3 p. 

1 391 — S 79 - Adoration des Anges, de Mages et des Berger s. - 
Tableau d 1 une grande originalité. 

t. h. 3 p. 9 p. - l. 5 p. 3 p. 

1392 — 104") - Sainte famille. -Ecole florentine. 
B. H. 3 p. 6 p. - l. 3 p. p. 

1393 — 1182 - Une femme coiffée d'un turban et appuyée 
d'une main sur un jeune nègre. - Tableau d'une belle couleur 
et exécuté avec soin. 

T. H. 3 p. 9 p. - l. 3 p. p. 

1394 — 1044 - Le Christ mort, porté par des .4 w/ es-Morceau 
d' un bel effet. 

t. H. 4 p. p. - L. 3 p. p. 

1395 — 969 - Paysage boisé et traversé par une rivière - 
Ecole du Claude. 

t. h. 2 p. 9 p. - l. 4 p. p. 

1396 — 959 - Adoration des Mages. 
b. h. 3 p. 3 p. - l. 4 p. 3 p. 

1 397 — 989 - Paysage où Ton remarque une chasse au cerf. 
t. il. 2 p. 2 p. - l. 3 p. p. 

1398 — 1062. -La sainte Vierge , P enfant Jésus , deux 
saints et quatre Anges. 

t. h. 1 p. 9 p. - l. 1 p. 3 p. 

1399 — 903 - La crèche de V enfant Jésus. 
A. h. 1 p. 6 p. - L. 1 p. 3 p. 

1400 — 977 - Incendie d' un village. 
A. H. 1 p. 6 p. - L. 1 p. 6 p. 

4 40 1 — 880 - Le repos pendant la fuite en Egypte. 
t. h. 1 p. 4 p. - l. 1 p. 1 p. 



— 35 — 

1402 — 1015 - Paysage: sur le premier plan un pâtre con- 
duit deux vaches. 

t. h. 2 p. 9 p. - l. 2 p. 2 p. 

1403 — 073 - Combat de Cavalerie. 
t. h. 2 p. 4 p. - l. 4 p. p. 

.1404 -- 993 - Maréchal - ferrant opérant un cheval. 
t. h. 1 p. 6 p. - l. 1 p. 11 p. 

1405 — 1075 - La sainte Famille, se reposant pendant sa 
fuite en Egypte, est visitée par les Anges. - Morceau d'un très 
beau coloris ; par un peintre de 1' École de Ferrare. 

b. h. 2 p. 3 p - l. 3 p. p. 

1406 — 971. Site pris au bord de la mer. 
b. h. 2 p. p. - l. 2 p. 11 p. 

1407 — 1052 - La Sainte famille visité e par un Ange qui 
apporte une croix à l'enfant Jésus. 

b. h. 1 p. p. - l. p. 9 p. 

1408 — 1094. Copie , en petites proportions, du N. 1 182. 
b. h. 1 p. p. - l. p. 9 p. 

1409 — 1089 - Caïn attèré du meurtre <T Abel. 
b. h. p. 1 1 p. - l. p. 8 p. 

1410 — 992 - Vue prise dans Y intérieur d'une galerie. 
b. h. 1 p. 2 p. - l. 1 p. p. 

1411 — 1083. Paysage traité en pochade. 
b. h. p. 7 p. - l. 1 p. ^ p. 

1412 — 991. Paysage, d' une riche composition , exécuté 
avec beaucoup de soin. 

t. h. 2 p. 3 p. - l. 3 p. p. 

1413 — 978. Paysage faisant pendant au précédent. 
t. h. 2 p. 3 p. - l. 3 p. 1 p. 

1414 — 1071. Notre Dame, dans une gloire, présente l'en- 
fant Jésus à un saint Franciscain. - Très beau coloris. 

t. h. 4 p. p. - l. 3 p. 8 p. 






— 96 — 

1415 — 893. Portrait d* an jeune homme richement cos- 
tumé. 

T. h. 2 p. 3 p. - L. 1 p. 6 p. 

1416 — 892. Portrait d' un guerrier portant une êenarpe 

par-dessus sa cuirasse. 

p. h. 2 p. 3 p. - l. 1 p. p. 

1417 — 982. Portrait d' une jeune fille revêtue d 1 un cos- 
tume très élégant. 

t. h. 4 p. 1 1 p. - l. 1 p. 6 p. 

1418 — 985; Pendant du précédent. -D'un égal mérite. 
t. h. 2 p. p. - l. 1 p. 6 p. 

Ces quatre portraits sont très bien peints et d' une grande 
vérité. 

1 119 — 1065. Saint Louis, roi de France, recevant le via- 
tique. 

t. h. 4 p. 8 p. - l. 6 p. 3 p. 

1420 — 1072. Repos de la Sainte famille dans sa fuite en 
Egypte. 

t. u. 3 p. 2 p. - l. 5 p. p. 

1421 — 1049. La sainte Vierge , entourée d Anges , pré- 
sente P enfant Jésus à saint François d' Assise. 

t. h. 3 p. p. - l. 4 p. 9 p. 

1422 — 1048. Pendant que saint Joseph travaille à son é- 
tahli avec un ouvrier , que sainte Anne tile sa quenouille et 
que sainte Elisabeth tourne son dévidoir, la Vierge Marie re- 
garde P enfant Jésus qui saisit la croix, du petit saint Jean. - 
Ecole Florentine. 

T. H. 3 p. 6 p. - l. 2 p. 10 p. 

1423 — 1 064. Notre dame et sainte Elisabeth avec l'en- 
fant Jésus qui parait vouloir quitter le sein de sa mère pour 
caresser V agneau que saint Jean -Baptiste, assis à ses pieds, 



— 37 — 

serre doucement dans ses bras.-Composition gracieuse et pein- 
te d' une manière agréable. 

t. h. 4 p. 6 p. - L. 3 p. 6 p. 

1 124 — 1079. La femme adultère. - Morceau d'une bonne 
couleur et d'un bon effet. 

t. h. 1 p. 6 p. - l. 2 p. p. 

1425 — 1965. Au-delà d'une rivière un ehemin gravit à 
travers des rochers boises vers une habitation située à mi- 
côte. 

t. h. 1 p. p. 3 I. - l. 1 p. 4 p. 4 I. 

1426 — 1070. Une Sainte Famille. - Ecole florentine. 
b. h. 4 p. 6 p. - l. 3 p. 3 p. 

1427 — 990 Combat de Cavalerie. 

t. H. 2 p. 2 p. - l. 4 p. Op. 

1428 — 976. Orphée charmant les animaux par les accords 
de sa hjre. 

b. h. 1 p. 6 p. - l. 2 p. p. 

1429 — 951. Jeunes enfans dansant en rond. 
t. h. 1 p. 10 p. - l. 3 p. p. 

1430 — 974. Marche d'un corps d'armée. 
t. h. 2 p. 3 p. - l. 4 p. p. 

14**1 — 1080. Un Christ en croix. 

a. h. p. 1 p. - l. p. 8 p. 

1432 — 912. Portrait de Louis XIV, représenté au milieu 
d'une couronne de fleurs. 

t. h. 1 p. 2 p. - l. 1 p. p. 

1433 — 1087. Une femme assise en compagnie de deux 
enfants. 

b. h. p. 11 p. - l. p. 8 p. 

1434 — 965. Point de vue d'un site montagneux qui se 
déroule au bord de la mer. 

Forme ronde, b. h. 1 p. p. - l. 1 p. p. 



— B8 — 

143 > — 067. Pajsagc faisant pendant au précédent» 
Parme ronde, b. s. i p, p, - u 1 p. p. 

1436 — B94. Portrait d'un Cardinal. 

T. H. 3 |). | |). - !.. 2 p. 9 p. 

1437 ~ 1005. A l'entrée d'un bois, qui s'étend au bord 
de la mer, des chasseurs, accompagnés de valets, partent pour 
la chasse* 

t. H. 2 p. 6 p. - t.. 7 p. p. 

1 138 — 10 ( .)k Sainte [amiVe.Tout en tenant reniant Jésus en- 
dormi dans ses bras , la Vierge se retourne pour adresser la 
parole à saint Joseph. - Morceau d'une couleur chaude et vi- 
goureuse. 

t. n. 3 p. 2 p. - l. 1 p. 1 p. 

1439 — 1076. Repas de notre Seigneur après son jeûne dans 
le désert: il est assisté par les Anges. - Petit ouvrage d'un 
brillant coloris et touché avec infiniment d'esprit. 

t. n. 2 p. 6 p. - l. 1 p. 6 p. 

1440 — 1097. L'enfant Jésus, sur le sein de la Vierge, lui 
tend les bras, tandis qu'elle incline avec respect sa tête sur lui. 
-Morceau noblement composé et d'une charmante exécution. 

t. h. 3 p. 6 p. - l. 4 p. 4 p. 

1441 —1061. Sainte Cécile, assise à son clavecin, voit appa- 
raître, au sein d'une gloire qu'entourent des esprits célestes, 
la vierge Marie tenant son enfant à son cou. - Ouvrage de l'é- 
cole de Ferrare. 

t. n. 2 p. 2 p. - l. 2 p. p. 

1442 — 980. Salomon, entouré d'une multitude de femmes, 
sacrifie aux idoles. 

t. h. 2 p. 3 p. - l. 3 p. p. 

1443 — 972. Salomon, entouré de ses gardes, reçoit la reine 
de Baba derrière laquelle s'avancent les gens de sa suite char- 
gés des présens qu'elle destine au monarque. 

t. h. 2 p. 1 p. - i . 3 p. p. 






— 30 — 

1444 -- 983. Enéo, Didon et Ascagne, partent pour la chasse, 
suivis de jeunes gens et de jeunes iiilcs, tous armés de piques 
et de flèches. 

t. h. 2 p. 3 p. - l. 3 p. p. 

1445 — 988. Didon, sur le bûcher, entourée des siens en 
pleurs. 

t. h. 2 p. 3 p. - l. 3 p. p. 

1446 — 1004. Paysage arrosé par un fleuve sur le bord du- 
quel se fait la vente d'un esclave. 

t. h. 4 p. 6 p. - l. 6 p. 3 p. 

1447 — 1011. Paysage, richement composé dans lequel est 
représentée la prédication de saint Jean-Baptiste. 

t. h. 4 p. 6 p. - l. 6 p. 6 p. 

1448 — 873. V Adoration des Mages. 
t. h. 6 p. p. - l. 4 p. 3 p. 

1449 — 1040. Anciens monumens en ruines , auprès des- 
quels un saint prêchant à plusieurs personnes réunies autour 
de lui. - Ouvrage de Pannini. 

t. h. 3 p. p. - l. 2 p. 3 p. 

1450 — 1030. Autres monumens en ruines, auprès desquels 
a lieu l'arrestation du saint. 

t. h. 3 p. p. - l. 2 p. 3 p. 

1451 — 934. Portrait d'un guerrier revêtu d'une armure 
damasquinée en or, sur laquelle se rabat un large collet brodé. 

t. h. 2 p. 2 p. - l. 1 p. 6 p. 

1452 — 935. Portrait d'un guerrier couvert d'une cuirasse 
dorée, sur laquelle se rabat également un large collet brodé. 

t. h. 2 p. 2 p. - l. 1 p. 6 p. 

1 453 — 936. Portrait à mi-jambes, du pape Bcnoist XIV. - 
Exécution savante et d'une grande finesse. 
t. h. 4 p. 3 p. - l. 3 p. p. 



— 4fl — 

1454 — 942. Paysage traversé par une rh iére dont les rires 
sont semées de quartiers de roche* 

t. h. 2 p. fi p. - l. 3 p. p. 

1455 — 919. Uo artiste, le crayon à la main, est occupé à 
dessiner plusieurs figures prises dans la basse classe <lu peuple. 
Deux autres jeunes gens sont debout à côté de lui. - Tableau 
d'un bel aspect; traité avec soin et d'une grande vérité. 

t. h. 2 p. 6 p. - l. 2 p. p. 

1456 — 937. Loth et ses deux fd les. -Y 'igures à mi-jambes, de 
grandeur naturelle. 

t. h. 3 p. p. - l. 4 p. 6 p. 

1457 — 943. Portrait, en buste, d'un jeune bomme vêtu 
d'un justaucorps de soie brun-clair, avec des manebes noires 
de même étoffe. 

t. h. 2 p. p. - l. 1 p. 6 p. 

1458 — 945. Etude de paysage, prise aux environs de Rome. 
t. h. 1 p. 3 p. - l. 2 p. 3 p. 

1459 — 866. Portrait d'homme décoré de Torde de la toi- 
son d'or. 

T. H. 1 p. 10 p. - L. 1 p. 6 p. 

1460 — 946. Etude de paysage avec ruines. 
t. h. 1 p. 2 p. - l. 1 p. 6 p. 

1461 — 891. Paysage où Ton remarque un petit temple sur 
le bord d'un lac qui baigne la lisière d'une forêt. 

t. h. 1 p. 4 p. - l. 1 p. 9 p. 

1462 — 869. Paysage faisant pendant au précédent. 
t. h. 1 p. 4 p. - l. 1 p. 9 p. 

1463 —871. Portrait d'homme revêtu d'une riche cuirasse 
sur laquelle est suspendu l'ordre du Saint-Esprit. - Morceau 
Lien coloré et d'une grande vérité. 

t. h. 2 p. 10 p. -l. 2 p. p. 



— h\ — 

1464 — S70. Jésus arrêté par les sohl<Us.-V^\ de lumière très 
bien rendu. 

t. h. 3 p. p. - l. 4 p. 6 p. 

1465 — 874. Portrait d'homme ayant devant lui un instru- 
ment de physique. 

b. h. 2 p. 6 p. - l. 1 p. 10 p. 

1466 — 875. Portrait en buste d'un homme portant un vê- 
tement de soie noir, sur lequel se rabat le eollet de sa chemise. 

t. h. 1 p. 9 p. - l. 1 p. 4 p. 

1467 — 876. Portrait d'un jeune homme vêtu d'un surtout 
de soie noir, surmonté d'une collerette bordée de dentelle. 

F. ov. b. h. 2 p. p. - l. 1 p. 6 p. 

1468 — 877. Tête d'un guerrier couvert de son casque. - 
Morceau, d'un bel empâtement de couleur. 

t. h. 2 p. p. - l. 1 p. 6 p. 

1469 — 901. Vue d 'un site, prise à quelque distance d'une 
ville fortifiôe.-Par un Flamand en Italie. 

t. h. 3 p. p. - l. 4 p. p. 

1470 — 895. Portrait d'homme vêtu d'un surtout de soie 
noir et d'un manteau de même étoffe. 

t. H. 2 p. p. - l. 1 p. 8 p. 

1471 — 896. Portrait d'un vieillard portant moustaches, uni; 
mèche de barbe au menton et des cheveux blancs.-D'unc exé- 
cution aussi facile que spirituelle. 

b. H. 1 p. 9 p. - l. 1 p. 6 p. 

1472 — 897. Portrait d' un duc d' Amalphis, tenant à la 
main le bâton de commandement. 

b. h. 2 p. 4 p. -l. 1 p. 9 p. 

1473 — 902. Paysage traversé par une rivière sur laquelle 
est jeté un pont de frêle construction. 

t. H. 3 p. p. - l. 4 p. p. 

/' 



— 42 — 

1474 — 898. Tète <T élude représentant un saint guerrier. 
t. H. 2 p. 2 p. - l. 1 p. 9 p. 

1475 — 909. Portrait d'homme tenant un papier à la main. 
F. OV. B. H. 1 p. 9 p. - u 1 p. 6 p. 

147f> — 903. Portrait de l'épouse du précédent, richement 
vêtue et un livre à la main. 

F. ov. b. h. 1 p. 9 p. - l. 1 p. 6 p. 

147 7 — 926. Vue d' un site couvert de neige. 
t. u. 3 p. 2 p. - l. 4 p. 9 p. 

1478 — 910. David tenant la tete du géant Goliath - Ou - 
vrage d' une grande force de coloris. 

t. h. 2 p. 8 p. - l. 2 p. 4 p. 

1479 — 913. Portrait d'homme représenté à mi-corps; la 
té te couverte d' une belle chevelure blonde qui retombe en 
ni (tes sur ses épaules. 

t. h. 3 p. 2 p. - l. 2 p. G p. 

1480 — 914. Portrait en buste du cardinal Mazarin. 
t. u. 2 p. 3 p. - l. 1 p. 6 p. 

1481 — 915. Portrait d' homme vêtu d'un justaucorps de 
soie noir , sur lequel se détache un large rabat blanc. - Mor- 
ceau, bien peint et d' une grande vérité de couleur. 

t. h. 2 p. 3 p. - l. 1 p. 8 p. 

1482 — 737. * La Vierge , saint Joseph, saint Jérôme , 
saint François et deux anges, en adoration devant l'enfant Jé- 
sus. Petites figures exécutées avec précision dans le goût de 
Fécole de Ferrare. 

b. h. p. 7 p. 9 L- l. p. 6 p. 7 I. 

1483 — 1325. * Saint Ambroise, armé d'un fouetet mon- 
té sur un cheval fougueux, foule à ses pieds des hérésiarques 
abattus sur le terrain. - Composition faisant allusion à la vic- 
toire que le saint remporta sur F hérésie. 

B. H. 1 p. 3 p. 9 1. - L. 1 p. 4 p. 10 I. 



— 43 — 

1484 — 1343. * Saint Pierre, ayant quitté la barque dans 
laquelle se trouvent encore André, Jacques et Jean, s' avance 
sur les eaux à la rencontre de son divin maître debout sur le 
rivage. - Morceau, d'un beau caractère et très-bien exécuté. 

b. h. 3 p. 9 p. — l. 2 p. 6 p. 

1485 — 504. * Saint Laurent distribuant aux pauvres les 
trésors de 1' Eglise. - Morceau plein de vigueur. 

t. h. 3 p. 1 p. 6 1. - l. 4 p. 2 p. 4 I. 

1486 — 676 * La Sainte famille en compagnie de sainte 
Marguerite , de sainte Catherine et de saint François.-Ces fi- 
gures s'enlacent les unes aux autres avec un goût parfait et 
forment un groupe admirablement disposé. - La couleur de 
cette composition est flatteuse et d'un bel éclat. 

b. h. 3 p. 2 p. 21. - l. 2 p. 8 p. 8 I. 

1487 — 1254 * Paysage où l'artiste a représenté Agar 
dans le désert. - Morceau bien rendu. 

t. H. 2 p. p. - l. 2 p. 3 p. 

1488 — 1248. * Paysage baigné par une rivière, au delà de 
laquelle se présentent des montagnes rocheuses, meublées d'ha- 
bitations. 

t. h. 2 p. 5 p. - l. 2 p. 9 p. 

1489 — 1249. * Paysage où l'on remarque deux chasseurs 
ajustant des canards qui barbottent dans un étang. - Ecole de 
Tassi. 

T. h. 2 p. p. 10 I. - l. 2 p. 9 p. 3 1. 

1490 — 1262. * Paysage traversé par une rivière et en- 
trecoupé de montagnes, sur l'une desquelles on aperçoit une 
ville avec un temple antique. 

t. n. 2 p. p. - l. 3 p. p. 

1491 — 1263. * Le pendant du précédent: offrant un site 
montagneux et boisé, traversé par une rivière. 

t. h. 2 p. p. -l. 3 p. p. 



— M — 

1492 -- 6*7. * La Samt r Chic. 

Y.. 11. 1 }). p. - L. 1 p. f) p. 

1493 — 117~> * Portrait <T homme bizarrement accoutré. 
t. h. 3 p. p. 3 I. - l. 2 p. 2 p. 10 I. 

1 19 1 — 1949. Polyphême à l'entrée de son antre surveille 
ses troupeau*. 

t. h. 2 p. 1 p. 7 I. - l. 1 p. 6 p. 6 I. 

1 195 — 1 890. Polvphémc jouant de la flûte à la vue de Ga- 
la (re portée en triomphe sur les eaux. 

t. h. 2 p. 3 p. 2 I.-l. 3 p. p. G 1. 

1496 — 14j3. Jésus assis sur le bord de son sépulcre entre 
deux anges, 

13. H. p. 10 p. - L. 1 p. p. 

1 197 — 1 456. La tète inclinée et les yeux baissés, la Vierge 
semble fléchir sous le poids de sa douIeur.-Morccau d' une 
belle exécution. 

ii. h. 2 p. p. 7 I. -l. 1 p. G p. G 1. 

1 198 ~ 196S. Un vieux satyre ivre porte à ses lèvres une 
coupe où un jeune enfant presse des raisins. 
t. h. 2 p. 3 p. -l. 1 p. 10 p. 

1499 -- 1.7.65, La mort saisissant avec violence la beauté 
entre ses bras. 

t. h. 2 p. 3 p. - l. 2 p. 9 p. 

1500 — 189*). Paysage. Au pied d'une colline , Couverte 
d'un bois toulîu, deux hommes sont arrêtés sur le bord d' un 
chemin qui aboutit à une plaine terminée par des montagnes. 

T. h. 2 p. 3 p. G 1. -l. 3 p. p. G 1. 

1501 — 1169. Marie-Madelaioe, vue à mi-cor pi dans l'at- 
titude de la méditation, emjbrasse Û£ y s deux mains un \. 
posé sur une table devant rlle. 

t. h. 1 p. 5 p. 9 1. - l. 1 p. 2 p. 



— 45 — 

1502 — 582. Saint Antoine de Padoue tenant l'enfant Jésus 
dans ses bras. 

b. h. 1 p. 3 p. 8 1. - l. p. 1 1 p. 6 I. 

1503 — 1 1 1 1 . Portrait en buste d'un homme vêtu d'un 
habit noir et portant sur le tête une toque de même couleur : 
tous ses traits, quoique calmes, semblent indiquer la préoccupa- 
tion. - D' un beau modelé et d' un grand caractère. 

b. h. 1 p. 6 p. 3 1. - l. 1 p. 1 p. 

1504 — 1 1 09. La Vierge, assise à côté d'un piédestal orné 
de sculptures, soulève dans ses bras l'enfant Jésus qui sourit 
à saint Jérôme; saint Jean-Baptiste enfant vient se mêler à ce 
groupe. - Composition fort gracieuse. 

b. h. 1 p. 6 p. 3 1. -l. 1 p. 3 p. 

1 505 — 1467. Hérode reçoit les Mages - Sept figures. 

b. h. 2 p. 6 p. 2 1. - l. 2 p. 1 p. 7 1. 

1506 — 1468. La Sainte famille fuyant en Egypte. -Pendant 
du précédent. 

b. h. 2 p. 6 p. 3 I. - l. 2 p. 2 p. 

1507 — 1553. Le Jugement de Paris. 
t. h. 1 p. 10 p. 10 1. - l. 2 p. 4 p. 

1508 — 1922. Paysage. Site boisé baigné par une rivière. 
t. h. 1 p. 10 p. 10 I. - l. 2 p. 3 p. S 1. 

1509 — 1 106. Tête de vieillard. Le front chauve et le vi- 
sage orné d'une barbe épaisse, il lève au ciel des yeux pleins 
d'une sainte ardeur. - D'une grande fraîcheur de coloris. 

t. h. 1 p. 8 p. - l. 1 p. 3 p. 

1519 — 1613. La Vierge tient debout sur ses genoux l'en- 
fant Jésus qui joue avec la main de saint Joseph. Figures de 
grandeur naturelle. - Attribué à Geminiani. 
t. h. 4 p. 1 p. - l. 3 p. p. 



— 46 — 

151 1 — 5G4. Un enfant, qui a un pied posé sur une tôle de 
mort, tient dans Ja main un miroir. 

t. H. 2 p. 9 p. - l. 2 p. 3 p. 

1 512 — 2806. Combat de Cavalerie. 

T. H. 1 p. 1 p. - i. 1 p. 6 p. 

1513 — 1429. Bacchus, descendu de son char attelé de ti- 
gres, s'avance pour consoler Ariane assise à l'ombre de grands 
arbres. 

t. h. 1 p. 6 p. 10 1. - 1. 3 p. p. 6 1. 

1514 — 1 184. Une descente de croix. - Très bien composé. 
t. h. 1 p. 8 p. 8 1. - l. 1 p. 1 p. 7 1. 

1515 — 636. Adoration des bergers. 

B. h. 1 p. 2 p. 6 I. - l. p. 1 1 p. 3 1. 

1516 — 1951. Vénus pleurant Adonis. 

t. h. 2 p. 3 p. 8 1. — l. 1 p. 10 p. 8. I. 

1517 — 1540. Agabo prédisant V arrestation de saint Paul.- 
Neuf figures. 

b. h. 2 p. 11 p. - l. 1 p. 11 p. 

1518 — 1541. Saint Paul délivrant une énergumene. - Autre 
composition de neuf figures, pendant du précédent. 

b. h. 2 p. 11 p. 4L -l. 2 p. Op. 

1519 — 2807. Paysage.-Site couvert d'un bois au-delà du- 
quel on aperçoit des fabriques au pied de hautes montagnes : 
sur le premier plan, quatre personnages. 

t. h. 1 p. 2 p. - l. 1 p. 8 p. 9 1. 

1520 — 1713. Paysage.-Site bordé de montagnes entre les- 
quelles coule une rivière que l'on passe sur un pont de pierre. 

*. h. 1 p. 5 p. - l. 2 p. p. 6 1. 



— 47 — 

1521 — 2846. Marie-Madelaine pénitente. 
t. h. 4 p. 2 p. - l. 3 p. p. 6 I. 

1522 — 1973. Site pris en dehors d'une ville. 

t. h. 1 p. 2 p. - l. 1 p. 6 p. 

1 523 — 1 81 4. Paysage arrosé par un rivière qui baigne uue 
tour en ruine. 

t. h. 1 p. p. - l. 1 p. 3 p. 

1524 — 1942. Paysage : un chemin montueux conduit à un 
village ombragé d'arbres. 

t. h. 1 p. 2 p. - l. 1 p. 5 p. 

1525 — 1964. Paysage. Au premier plan, un petit enfant ac- 
croupi aux pieds d'une nymphe. 

t. h. 1 p. p. - l. 1 p. 3 p. 

1526 — 1 760. Paysage. A gauche; un énorme rocher boisé, 
à droite, un joli coteau parsemé de fabriques. 

t. h. 1 p. 2 p. -l. 1 p. 3 p. 

1527 — 1945. Des pécheurs au bord d'une rivière qui coule 
entre de hautes montagnes boisées. 

T. h. 1 p. 6 p. - l. 2 p. p. 

1528 — 1966. Paysage boisé arrosé par une rivière au 
bord de laquelle un tronçon de colonne debout sur sou pié- 
destal. 

t. H. 1 p. 2 p. - l. 2 p. p. 

1 529 — 1941. Paysage: au premier plan s'élèvent de grands 
arbres à travers lesquels on aperçoit un pays montagneux. 
t. H. 1 p. 11 p. - l. 2 p. 3 p. 

1530 — 1977. Une longue ligne de constructions à la base 
des montagnes qui bornent l'horizon : sur le premier plan, 
trois pâtres qui s'entretiennent ensemble. 
t. h. 1 p. 9 p. - t. 3 p. p. 



— 41 — 

1531 — 1893. Paysage: d'un c<Mé un .'norme rocher à la 
im duquel se voit une fabrique; de l'autre une tour el quel- 
ques ruines. 

t. h. 2 p. p. - l. 2 p. 11p. 
1532 — 1885. Vénus entourée d'amours, s'avance sur les 
ondes aux npplaudissemens des peuples. 
t. h. 2 p. 3 p. - l. 4 p. 1 p. 

1533 — 2799. Site montagneux parsemé d'arbres et de fa- 
briques: au premier plan, une villageoise avec son troupeau. 

t. h. 3 p. p. - l. 4 p. 2 p. 

1534 — 366. Sous l'arceau d'un arc de triomphe antique, 
une villageoise est arrêtée auprès d'un reste de colonne debout 
sur son piédestal. 

t. H. 2 p. 11 p. -l. 2 p. p. 

1535— 1866. Paysage: un chemin montueux conduit à un 
village que couronne le sommet d'un coteau. 
t. h. 3 p. p. - l. 4 p. 3 p. 

1536 — 1232. Mater dolorosa. 

t. h. 2 p. 8 p. 7 1. - l. 2 p. 7 1. 

1537 — 1809. Un homme à cheval suit un chemin qui con- 
duit à un village construit sur le sommet d'un rocher. 

t. h. 1 p. 6 p. - l. 2 p. p. 

1 538 — 1 959. Sur le premier plan et en avant d'une lon- 
gue chaîne de rochers, deux jeunes femmes, vêtues à l'antique, 
cheminent en s'entretenant ensemble. - Composition bien con- 
çue et exécutée avec une grande finesse de pinceau. 

t. h. 1 p. 6 p. - 1. 2 p. 2 p. 



— 4fl — 

1539 — 1974. Une femme, la tète chargée d'un paquet de 
linge, monte un chemin qui conduit à des fabriques sises 
sur le sommet d'un rocher à mi-côte duquel d'autres femmes 
lavent dans une fontaine. 

t. h. 1 p. 10 p. - l. 2 p. 3 p. 

1540 — 1524. Le Vieux Nérée, accompagné de deux Tri- 
tons dont l'un sonne de la conque tandis que l'autre verse de 
l'eau sur la tête du Dieu, s' avance sur le sein des mers suivi 
de sa fille Galathée. 

t. h. 2 p. 6 p. - l. 3 p. 11 p. 

1541 — 1473. Assise sur une draperie bleue qui recou- 
vre son siège et appuyée sur l'épaule de l'Amour, Vénus est 
entourée des Grâces qui lui rendent des soins pleins d'attache- 
ment et de déférence. 

t. h. 1 p. 1 1 p. - l. 3 p. 5 p. 

1542 — 1894. Site couvert de montagnes: sur le premier 
plan, un homme , suivi de deux chiens , cause avec un autre 
homme étendu au pied d'un arbre. 

t. h. 1 p. 6 p. - l. 1 p. 1 p. 11 L 

1 543 — 1936. Des hommes se baignent dans les eaux d'une 
rivière qui coule en avant de montagnes boisées. 

t. h. 1 p. 5 p. - l. 3 p. p. 

1544 — 2828. Dans l'intérieur de sa chaumière, une vil- 
lageoise se chauffe à un petit brasier. 

t. h. 1 p. 6 p. - l. 1 p. 2 p. 

1 545 — 1 967. Site entrecoupé d'eau, de fabriques et de ro- 
chers du haut de l'un desquels tombe une cascade. 

t. h. 1 p. 2 p. - l. 1 p. 5 p. 

1546 — 3312. Paysage boisé: on y voit des bergers avec 
leurs troupeaux. 

t. H, 4 p, 6 p, - l, 6 p, 9 p, 

S 



— 50 — 

1 547 — 1 346. Triptique. - Au milieu, la Vierge, assise sur 
un trône, tient sur ses genoux L'estant Jésus qui donne la bé- 
nédiction. Sur le volet «le droite, saint Jean; sur celui de 
gauche, est représenté saint Paul. Tableau d'un beau fini. 
b. h. 2 p. 9 p. - l. 3 p. 3 p. 

1548 — 497. La Vierge Marie, de chaque côté de laquelle 
se trouvent, à droite saint Joseph, et à gauche , le petit saint 
Jean tient sur ses genoux V enfant Jésus qui parait réfléchir. 
- Ecole Florentine. 

t. h. 2 p. p. - l. 1 p. 9 p. 

1549 — 131 3. La Vierge Marie tient debout sur une table 
l'enfant Jésus qui, les mains jointes, regarde devant lui comme 
ayant l'esprit préoccupé. 

b. h. 2 p. 4 p. - l. 1 p. 3 p. 

1550 — 2804. La Vierge Marie, sur son trône et ayant de- 
bout devant elle l'enfant Jésus qui tient dans sa main gauche 
une couronne de fleurs, est entourée de quatre saints person- 
nages, dont deux Vierges couronnées et deux vieillards, l'un 
desquels est un Evéque. 

t. h. 7 p. p. - L. 4 p. 8 p. 

1551 — 2803. Paysage : quelques paysans, qui conduisent 
un une, montent un chemin pratiqué a travers des montagnes. 

t. n. 4 p. f> p. - i,. 6 p. 2 p. 

1552 — 1213. Marine. Vue d'un port resserré d'un côté 
par un fort, de l'autre par un rocher couronné de fabriques. 

b. h. 1 p. 2 p. - l. 1 p. 6 p. 

1553 — 1212. Marine: autre vue d'un port de mer, indi- 
qué par une tour servant de phare. 

b. h. 1 p. 2 p. - l. 1 p. 6 p. 



— 51 — 

1 554 — 1214. Marine. - Militaires arrêtés au bord do la mer 
et s'entretenant ensemble. 

b. h. 1 p. 2 p. - l. 1 p. 6 p. 

1555 — 1215. Marine: plusieurs bâtimens voguent cà et 
là sur la surface des flots. 

b. h. 1 p. 2 p. - l. 1 p. 6 p. 

1 556 — 1823. Marine: tour en ruines au bord de la mer. 
t. h. 1 p. 2 p. - l. 1 p. 6 p. 

1557 — 1673. Paysage: à droite s'élève un rocher cou- 
ronné d'une fabrique, à la base duquel se déroule une plaine 
avec des ruines. 

t. H. 1 p. 8 p. - l. 1 p. 1 1 p» 

1558 — 3313. Vue du charmant village de la Riccia. 
t. h. 1 p. 4 p. - l. 2 p. 6 p. 

15^9 — 1897. Paysage: quelques fabriques s'étendent à 
droite sur le penchant d'une colline. 
t. H. 1 p* 6 p. - l. 2 p. p. 

1560 — 1871. Paysage. - Deux hommes suivent un chemin 
qui longe une épaisse forôt. 

t. H. 1 p. 9 p. - l. 2 p. p. 

1561 — 400. Intérieur d'un bois. 

t. h. 1 p. 6 p. - l. 2 p. p. 

1562 — 2771. Jésus maltraité par ses bourreaux sous un 
des portiques du palais de Caïphe. 

t. H. 1 p. 4 p. - L. 1 p. 6 p. 

1 563 — 2773. Jésus couronné d'épines. - Pendant du pré- 
cédent. 

t. H. 1 p. 3 p. - l. 1 p. 6 p. 

1 564 — 368. Combat de cavalerie. 

T. H. 1 p. 2 p. - l. 2 p. p. 



1 $69 — 1808. Paysage: une femme et H homme sont arrê- 
tés à Tentrée d'un < hemin qui longe un coteau couvert d'arbres 
touffus et au sommet duquel on aperçoit la tour d'un château. 
t. H. 1 p. 6 p. - l. 2 p. p. 

1566 — 1625. Portrait d'une jeune femme. 
T. h. 2 p. 3 p. - l. 1 p. 10 p. 

1567 — 1 622. Autre portrait d'une jeune femme tenant une 
rose à la main. 

t. h. 2 p. 3 p. - l. 1 p. 10 p. 

1 568 ~ 162!. Portrait d'homme coiffé d' une ample perru- 
que blonde. 

t. h. 2 p. 3 p. - l. 1 p. 10 p. 

1569 -- 1 132. Paysage orné d'anciens monumens. 

t. h. 1 p. 7 p. -l. 2 p. p. 

1570 — 1549. Té te de femme,- Très bien peinte. 
t. h. 1 p. 6 p. - l. 1 p. 1 p. 

1571 — 1587. Très beau portrait d'homme. 
b. h. 2 p. p. - l. I p. 8 p. 

1 572 -- 1404. Paysage: un homme remplit une corbeille de 
poissons sur le bord d'un fleuve que traverse une barque de 
pécheur. 

t. H. 1 p. 4 p. - l. 3 p. 1 p. 

1573 — 1405. A quelque dislance d'un fleuve qui baigne 
un rocher couronné de fabriques, un vieillard cherche à con- 
soler une femme en pleurs et lui montre le ciel. 
t. h. 1. p. 4 p. - l. 3 p. 1 p. 

1574. — 1631. Une sainte, entourée d'Anges, dépose une 
couronne de fleurs sur la tête de sainte Faustine agenouillée 
à ses pieds. - Composition fort gracieuse. 
T. h. 2 p. 6 p. - L. 2 p. 2 p. 



— 53 — 

1575 — 2304. La Vierge et saint Joseph, placé derrière 
elle, sont humblement prosternés aux pieds de l'enfant Jésus 
couché à terre. 

F. r. b. diamètre 2 p. 6 p. 

1576 — 2295. Saint Pierre administrant le baptême à des 
catéchumènes. 

b. h. 1 p. 8 p. - l. 2 p. p. 

1577 — 2247. La Vierge et l'enfant Jésus. 
b. H. 2 p. 2 p.- l. 1 p. 6 p. 

1578 — 2183. Six apôtres vus à mi - corps. - Peinture du 
quatorzième siècle. 

b. h. 6 p. 3 p. -l. 6 p. 3 p. 

1579 — 2184. Six autres apôtres, faisant pendant aux pré- 
cédents. 

b. h. 6 p. 3 p. - l. 6 p. 3 p. 

1580 — 2311. La Vierge, à genoux et les mains jointes, 
adore l'enfant Jésus soutenu par des anges. 

Forme ceintrée du haut b. h. 2 p. 1 p. - l. 1 p. 9 p. 

1581 — 2394. Saint Jérôme et une sainte. 
b. h. 1 p. 2 p. - l. p. 10 p. 

1582 — 2199. La Vierge et l'enfant. 
b. h. 1 p. 8 p. - l. 1 p. 6 p. 

1583 — 2222. Les trois Parques. 
f. r. b. diamètre 2 p. 3 p. 

1584 — 2202. La Vierge et saint Jean debout de chaque 
côté de la croix sur laquelle est exposé le Sauveur. 

Forme ceintrée du haut b. h. 2 p. 3 p. - l. 1 p. 6 p. 

1585 — 2322. L'adoration des mages. 
b. h. 1 p. 2 p. - i. 2 p. p. 



— M — 

1586 — 2321. L'adoration des bergers. 

b. h. 1 p. 2 p. - l. 2 p. p. 

1587 — 2195 Sainte Catherine* figure à mi-corps. 
Forme ogivale b. h. 2 p. G p. l. 1 p. 3 p. 

1 588 — 2205. La Vierge et saint Jean tiennent étroitement 
embrassées les mains du Sauveur qui est debout dans son tom- 
beau: d'autres personnages, placés derrière, assistent à cette 
scène. 

b. h. 2 p. 3 p. - l. 1 p. 8 p. 

1589 — 2332. Une sainte famille.-Coloris très brillant. 
r. h. 2 p. p. - l. 1 p. 7 p. 

1590 — 231 0. Sujet relatif à la vie de la Madelaine. - Très 
bien peint et d'un excellent coloris. 

b. h. 2 p. 4 p. - l 2 p. 3 p. 

1591 — 2241. Saint Georges terrassant le dragon.-Compo- 
sition où Ton compte une quinzaine de figures et plusieurs 
chevaux. 

b. h. 1 p. 8. p. - l. 2 p. 3 p. 

1592 — 2366. La Vierge, entourée de sainte Catherine et de 
deux autres saintes, tient sur ses genoux l'enfant Jésus qui 
bénit le petit saint Jean, prosterné devant lui. 

F. r. b. diamètre 2 p. 4 p. 

1593 — 2212. Saint Joseph et la Vierge adorent l'enfant 
Jésus, couché à terre à côté du petit saint Jean. 

F. R. b. diamètre 2 p. 4 p. 

1594 — 2132. La Vierge et l'enfant Jésus. 
b. h. 3 p. 1 p. - l. 2 p. 8 p. 

1595 — 2673. T*Mc de saint. 

b. h. 1 p. p. - l. p. 9 p. 

1596 — 2341. La fuite en Egypte. 

b. h. 1 p. p. - l. 1 p. p. 



— 55 — 

1597 — 2396. Le Christ mort, étendu sur son tombeau re- 
couvert d'un linceul, est adoré par un ange. 

A. h. p. 7 p. - l. p. 1 1 p. 

1598 — 2138. Jésus porté au tombeau. 
b. n. 1 p. 4 p. -l. 1 p. 11 p. 

1599 _ 2413. Sujet inconnu. 

b. h. 2 p. 2 p. -l. 1 p. 6 p. 

1600 — 2206. Mariage de sainte Catherine en présence de 
plusieurs saints. 

b. h. 1 p. 10 p. - l. 1 p. 10 p. 

1601 — 2434. Sainte famille. 

f. r. b. diamètre 1 p. 10 p. 

1602 — 2204. La Vierge adorant l'enfant Jésus. 
For. cint. du haut. b. h. 2 p. 6 p. - l. 1 p. 6 p. 

1603 — 2108. Hérodiade recevant la tète de saint Jean- 
Baptiste. 

b. h. 2 p. 9 p. - l. 2 p. 6 p. 

1604 — 2351. La Vierge, l'enfant Jésus, sainte Catherine 
de Sienne et saint Jean. 

b. h. 2 p. 6 p. - l. 1 p. 10 p. 

1605 — 2350. Un Ecce homo. 

b. h. 2 p. 6 p. - l. 1 p. io p. 

1606 — 2182. Saint Antoine debout tient d'une main un 
livre et de l'autre une branche de lys. 

b. h. 3 p. 4 p. - l. 1 p. 4 p. 

1607 — 2385. L'Ange Gabriel. 
b. h. p. 9 p. - l. p. 7 p. 

1608 — 2233. L'Eternel sort Jésus de son tombeau, de 
chaque côté duquel sont agenouillés saint Jean et la sainte 
Vierge. 

b. h. p. 6 p. - l. 1 p. 6 p. 



— 56 — 

1f>09 — 2382. Une jeune sainte. 
I. h. p. 7 p. - L. p. 4 p. 

1610 — 2273. Une mère de douleur. 
For. ogiv. ii. 2 p. 9 p. l. 2 p. p. 

1611 — 2291. Saint François et saint Antoine. 

b. h. 2 p. 3 p.- l. 1 p. 3 p. 

1612 — 2248. La Vierge au tombeau est entourée par les 
Apôtres. 

b. h. 1 p. 5 p - l. 1 p. 5 p. 

1613 — 2365. Les Hébreux ramassant la manne dans le 
désert 

b. h. 1 p. 10 p. - l. 3 p. p. 

1614 — 2410. Tète de vieillard. 

B. H. 1 p. 6 p. - L. 1 p. 2 p. 

1615 — 2346. Le couronnement d'une Reine. 

B. h. 1 p. 4 p. - l. 1 p. 3 p. 

1616 — 2264. Le baptême de Jésus-Christ. 
b. h. 2 p. p.- l. 1 p. 2 p. 

1617 — 2256. La Vierge, l'enfant Jésus et saint Jean. 
b. h. 2 p. 3 p. -l. 1 p. 4 p. 

1618 — 2400. La sainte Vierge, dans une gloire, apparaît à 
saint Jean-Baptiste et à saint François. 

b. h. 1 p. 2 p. - l. p. 9 p. 

161 9 — 2297. Un saint Evoque, derrière lequel se trou- 
ve un clerc , adore N. S. Jésus-Christ debout dans son tom- 
beau. 

b. h. p. 10 p. - l. 1 p. 3 p. 

1620 — Vi 23 70. La Sainte Véronique. 
b. h. 1 p. 10 p. - l. Op. 7 p. 



— 57 — 

1621 — 2371. La religion. 

b. h. 1 p. 10 p. - l. p. 7 p. 

1622 — 2301. Figure allégorique représentant la fertili- 
té de la terre. 

b. h. 4 p. 4 p. - l. 3 p. 6 p. 

1623 — 2670. Tôte de saint. 

b. h. Op. 11 p. - L. Op. 8 p. 

1624 — 2336. Jésus montant au Calvaire. 
Marbre h. p. 1 1 p. - l. 1 p. 2 p. 

1625 — 2414. La Vierge et saint Joseph adorant 1' en- 
fant Jésus. 

b. h. 2 p. 9 p. -l. 2 p. 2 p. 

1626 — - 2127. Saint Jean-Baptiste. - Petite figure en 
grisaille, très bien rendue. 

t. h. 1 p. 4 - l. p. 8 p. 

1627 — 2128. Saint Jean 1' évangéliste. - Pendant du 
précédent. 

t. h. 1 p. 4 - l. p. 8 p. 

1628 — 2228. La Vierge entourée d' une multitude de 
chérubins qui jouent de divers instrumens. 

b. h. 2 p. 6 p. -l. 2 p. 6 p. 

1629 — 2250. Un apôtre, un livre entre les mains. 
b. h. 2 p. 2 p. - l. 1 p. 4 p. 

1630 — 2208. Sujet inconnu, représentant peut - être le 
triomphe de l'Amour. 

b. H. 1 p. 3 p. - l. 4 p. 9 p. 

1631 - 2209. Sujet inconnu. 

b. H. 1 p. 3 p. - l. 4 p. 9 p. 

h 



— 58 — 

1 632 — 2207. Un mariage entre des personnages de distinc- 
tion. 

b. h. 1 p. 3 p. - l. 4 p. 9 p. 

1633 — 2210. Sujet inconnu, représentant un triomphe. 
b. h. 1 p. 3 p. - l. 4 p. 9 p. 

1634 — 2364. Autre sujet inconnu. 
b. h. 1 p. 8 p. -l. 4 p. 8 p. 

1635 — 2223. Un Cardinal, une jeune martyre et une sainte 
religieuse. 

t. h. p. 11 p. - l. 2 p. 3 p. 

1636 — 2224. Un saint religieux qui tient un cerf, sainte 
Catherine et une jeune abesse. 

b. h. Op. 11 p. - l. 2 p. 3 p. 
Ces deux tableaux sont exécutés avec soin et précision. 

1637 — 1661. Saint Thomas d'Acquin. 
t. h. 2 p. 3 p. - l. 1 p. 10 p. 

1638 — 1497. Portrait en buste d'un homme portant une 
longue barbe. 

t. h. 1 p. 1 1 p. - l. 1 p. 5 p. 

1639 — 617. Portrait d'homme vêtu à la mode du siècle de 
Louis XIII. 

T. H. 2 p. 3 p. - L. 1 p. 9 p. 

1640 — 1511. Pendant que Galatéc s'avance sur les eaux 
dans un char traîné par des dauphins, Polyphonie, assis sur 
un rocher, exhale ses plaintes en étendant une main vers la 
fille de Nérée. 

F. o. b. h. 3 p. 4 p. 4 I. - l. 2 p. 6 p. 8 I. 

1641 — 916. Portrait d'homme: il porte un habit de soie 
noir sur lequel se rabat un large collet blanc. - Attribué à Ra- 
phaël Mengs. 

t. H. 2 p. p. - L . I p. 6 p. 8 1. 



— 50 — 

1 642 — 2800. Le Christ et Marie, au sein d'une gloire res- 
plendissante de lumière, apparaissent à un religieux étendu 
sur son lit de mort. - C'est encore un morceau d'une grande 
beauté de coloris. 

t. H. 6 p. 9 p.- l. 5 p. 6 p. 

1643 — 1479. * Paysage. A droite, de grands arbres, dont 
les troncs sont dépouillés de leur écorce et creusés par la vé- 
tusté, s'élèvent à l'entrée d'un bois touffu. 

t. h. 3 p. p. 9 1. -l. 4 p. 2 p. 

1644 — 360. Abraham visité par les anges. -Morceau 
d'une couleur vigoureuse et d'une grande puissance d'effet. 

t. h. 4 p. 6 p. - l. 6 p. 6 p. 

1645 — 1223. Portrait d' homme vêtu de noir et la tète 
couverte d'une toque, de môme couleur, surmontée d'un pana- 
che blanc. 

A. h. 2 p. 1 p. 6 1. -l. 1 p. 8 p. 3 1. 

1646 — 1218 Danaé, mollement étendue sur un lit de re- 
pos, reçoit, sous la forme d'une pluie d'or, la visite du maître 
des Dieux. 

F. o. c. h. p. 10 p. - l. 1 p. 1 p. 9 1. 

1647 — 2818. Un homme, portant un masque sur la figu- 
re, vient d'enlever celui d'une jeune femme. 

b. h. 2 p. 3 p. - l. 1 p. 10 p. 

1648 -- 1888. Paysage. Au bord d'un lac , encaissé entre 
des coteaux boisés sur l'un desquels s'élève une fabrique, trois 
hommes s'apprêtent à se baigner. 

t. h. 2 p. 3 p. 6 1. - l. 3 p. p. 9 I. 

1649 -- 2033. Portrait d'un architecte qui, un compas à 
la main, mesure un plan tracé sur une feuille de papier.- Très 
bien peint et d'un beau coloris. 

b. h. 2 p. 5 p. 3 1. - l. 1 p. 9 p. 6 1. 



— GO — 

1650 — 1112. Saint famille. L'enfant Jésus, assis sur les 
genoux de sa mère, bénit le petit saint Jean prosterné à ses 
pieds. 

b. t. h. 1 p. 4 p. - l. 1 p. 1 p. 

1651 — 562. Apothéose du Pape Saint Sixte et du diacre 
Saint Laurent. - Esquisse pour un plafond. 

t. h. 1 p. p. - l. 1 p. 2 p. 

1 652 — 1 763. Paysage - marine. Sur le bord de la mer, des 
mariniers sont arrêtés au pied d'immenses rochers qui for- 
ment arcade. 

t. h. 1 p. 6 p. - l. 2 p. p. 

1653 — 1632. Jésus adolescent caresse saint Jean-Baptiste 
agenouillé devant lui, et l'institue son précurseur. 
F. o. B. h. 1 p. 8 p. 8 1. - l. 1 p. 3 p. 4 1. 

2654 — 1 125. Sainte famille dans un paysage. 
t. h. 1 p. 5 p. - l. 1 p. 1 p. 

1 655 — 1 948. Syrinx, qui fuyait sur les rives du lac Ladon, 
est changée en roseaux au moment où Pan était sur le point 
de l'atteindre. 

t. h. I p. 9 p. - l. 2 p. 1 p. 

1656 — 3 1 97. Dalila coupant les cheveux à Samson. 
b. h. 3 p. 4 p. - l. 2 p. 8 p. 

1657 — 1202. Le Christ présenté au peuple par deux bour- 
reaux qui l'insultent. -Morceau habilement coloré. 

t. h. 3 p. 3 p. - l. 2 p. 9 p. 

1658 — 364. Beau vase de Heurs. 
t. h. 3 p. 2 p. - l. 2 p. 4 p. 

1 659 — 661. Mariage de sainte Catherine. -Charmante com- 
position d'une exécution remarquable. 

b. h. 2 p. 8 p. - l. 2 p. p. 






— 61 — 

1 660 — 1 749. Passage - marine. 

t. h. 1 p. 4 p. - l. 1 p. 9 p. 

1661 — 1 748. Pendant du précédent. 
t. h. 1 p. 4 p. - l. 1 p. 9 p. 

1 662 — 2786. Au moment où le bourreau, qui a déjà saisi 
l'enfant, s'apprête à exécuter la terrible sentence que vient de 
prononcer Salomon, la véritable mère se désiste de ses droits. 
t. h. 2 p. 1 1 p. 4 L - l. 4 p. 1 p. 9 1. 

1663 — 1452. Saint Jérôme dans le désert, couché à côté 
de son lion. - Figure vue en raccourci. 
b. h. 1 p. 11 p. -l. 1 p. 11 p. 

1664-373. Marine: effet d'orage. 
t. h. 4 p. p. - l. 5 p. 8 p. 

1665 — 374. Port de mer: temps calme. 
t. h. 4 p. p. - l. 5 p. 6 p. 

1666 — 721. La naissance de la Vierge: composition de 
vingt-cinq figures. 

t. h. 3 p. 2 p. 5 1. - l. 2 p. 4 p. 5 1. 

1667 — 2947. Des myriades d'anges et un grand nombre 
de saints se pressent autour de la sainte Eucharistie.-Esquisse 
pleine d'esprit et de sentiment religieux. 

t. h. 4 p. 1 p. -* l. 3 p. p. 

1 668 — 2950. Même sujet que le précédons. 
t. h. 4 p. p. - l. 2 p. 1 1 p. 

1 669 — 1 902. Paysage couvert de collines et au milieu du- 
quel se présente une ville fortifiée et bâtie sur leborddelamer. 

t. h. 2 p. 3 p. - l. 4 p. 2 p. 

1670 — 689. Saint Joseph, saint François, sainte Catheri- 



- G2 — 

ne et le petit saint Jean entourent l'enfant Jésus qui est de- 
bout entre les genoux de sa mère. 

t. h. 2 p. ( Jp. 11 1. -l. 2 p. 2 p. 2 1. 

1671 —377. Paysage. Sur le bord d'une rivière dont les 
eaux baignent un terrain meublé de belles fabriques, un ber- 
ger ehasse devant lui son troupeau qui défile derrière de grands 
arbres. 

t. h. 2 p. 3 p. 10 1. - L . 2 p. 1 p. 2 1. 

1672— 19 12. Paysage. Le point de vue d'une villa que 
Ton aperçoit sur une éminence à travers de grands arbres. 
t. h. 2 p. 3 p. - l. 4 p. 1 p. 10 1. 

1673 — 588. Portrait d'homme. 11 est debout et vêtu d'un 
babil noir sur lequel se rabat le col de sa chemise, sa main 
droite est étendue sur une table, de la gauche il tient un pa- 
pier. - Morceau très remarquable. 

T. H. 3 p. p. 8 1. - l. 2 p. 10 p. 

1 674 — 1 442. Deux anges sont à genoux sur des nuages de 
chaque côté du Christ en croix et recueillent le sang qui jaillit 
de ses blessures. 

c. h. 1 p. p. - l. p. 9 p. 

1675 -- 1303. Entre la Vierge et saint Joseph qui sont à 
genoux, le petit Jésus est assis sur un des pans du manteau de 
sa mère. 

b. h. p. 11 p. - l. p. 8 p. 

1676 — 1 307. Chasseurs, montés sur de petites barques, fai- 
sant la guerre à coups de flèches à des oiseaux aquatiques. 

b. h. 2 p. 4 p. - l. 2 p. p. 

167 7 — 578. Quatre saints personnages, dont deux femmes 
richement vêtues à l'orientale. -Figures à mi-corps. -Ancienne 
école Vénitienne. 

B. h. 2 p. p.- l. 0p. 9 p. . 



— 63 — 

1 678 — 1 791. Pleine de courroux à l'apparition duchasseur 
Actéon dont les regards osent fixer ses charmes, Diane le mé- 
tamorphose en cerf. 

t. h. 3 p. p. - l. 4 p. 1 p. 

1679 — 1873. Paysage. Site complètement montagneux, 
semé de rochers entrecoupés de bois, de buissons et de quel- 
ques fabriques dont l'une s'élève à côté d'un temple ancien, 
non loin duquel se précipite une cascade qui, dans sa chute, 
se partage en deux nappes d'eau. 

t. h. 3 p. p. - l. 4 p. 2 p. 

1680 — 2790. Des voyageurs qui se reposent et des villa- 
geois qui gardent des bestiaux sont arrêtés auprès d'un ancien 
temple en ruine. 

c. h. 1 p. 4 p. - l. 1 p. 8 p. 8 1- 

1681 — 281 6. Une femme, dans un costume théâtral, paraît 
déclamer une scène pathétique. 

t. H. 1 p. 3 p. - l. 1 p. 2 p. 

1 682 — 1900. Paysage. Une pelouse émaillée de fleurs, sur 
laquelle cinq jeunes filles sont surprises par un berger qui ac- 
court vers elles, s'étend jusqu'au bord d'une rivière qui, dans 
ses contours sinueux, arrose des coteaux verdoyants et embel- 
lis de fabriques. 

t. h. 3 p. 1 p. - l. 4 p. 10 p. 

1 683 — 748. Sainte famille. La Vierge et saint Joseph assis 
accueillent du regard et du geste l'offre d'un chardonneret que 
le petit saint Jean fait à l'enfant Jésus. 

b. h. 4 p. 3 p. - l. 3 p. 3 p. 

1684 — 662. L'Adoration des anges et des bergers. 
b. h. 1 p. 9 p. - l., 2 p. 9 p. 

1685 — 808. La Vierge, accompagnée de deux saintes fem- 
mes, est prosternée, les mains jointes, devant le corps de son 



— 64 — 

fils, qui a été déposé sur un rocher recouvert d 1 un linceul. 
- Ecole des Carrachc. 

t. h. 3 p. 8 p. i 1. - l. 2 p. 11 p. 

1686—1833. Paysage. Trois pécheurs, deux hommes et 
un cheval sont arrêtés sur le bord d'une petite rivière au-delà 
de laquelle se déroule une vaste étendue de pays meublé de 
fabriques. 

t. h. 2 p. 4 p. 3 I. - l. 3 p. 1 p. 2 1. 

1687 — 560. Le jeune Tobie, tenant dans ses mains le pois- 
son qu'il a pris dans les eaux du Tigre, semble interroger du 
regard l'ange Raphaël, qui est assis à ses cotés, sur l'emploi 
qu'il doit faire de sa capture. 

t. h. 6 p. 2 p. - l. 5 p. 1 p. 

1688 — 1368. Marie, au-dessus de laquelle deux anges sus- 
pendent une couronne, est debout au mileu d'une foule de re- 
ligieux de tous les ordres prosternés à ses pieds, et a les bras 
étendus sur leurs têtes pour les couvrir de sa divine protection. 

L. h. 6 p. 6 p. - l. 4 p. 6 p. 

1689 — 2838. Deux chasseurs et une dame font une halte 
à l'ombre d'un rocher, pendant qu'un valet garde leurs chevaux. 

t. h. 2 p. p. 8 1. -l. 1 p. 6 p. 7 1. 

1 690 — 746. L'enfant Jésus, soutenu par un ange, est cou- 
ché à terre sur le pan du manteau de sa mère qui est agenouil- 
lée auprès de lui, ainsi que sainte Elisabeth, saint François, 
saint Jérôme et le petit saint Jean. Sept anges qui planent 
au-dessus d'eux font retentir lescieux de leurs divins concerts. 
b. h. 2 p. 9 p. - l. 2 p. 3 p. 

1691 — 1306. Sous le portique d'un édifice en ruine, la 
Vierge est prosternée devant son fils autour duquel quantité 
d'anges se pressent à l'envi. 

B. h. 3 p. I p. - l. 2 p. |». 






— U — 

4692 — 557. La Justice et la Paix s'embrassent dans une 
douce étreinte. 

t. h. 3 p. 6 p. - l. 3 p. 3 p. 

1 693 — 678. Saint Joseph et la Vierge^ prosternés de cha- 
que côté de la crèche où repose l'enfant Jésus, son! en con- 
templation devant lui. Derrière eux, s'avancent des bergers 
et des bergères qui viennent unir leurs adorations à celles de 
deux groupes d'anges agenouillés sur des nuages. 
b. h. 3 p. 3 p. - l. 2 p. 9 p. 

1 694 — 2825. Quelques cavaliers, détachés de leurs corps, 
se livrent un combat à outrance. 

t. H. 1 p. 6 p. 6 I. - l. 2 p. p. 8 l. 

1 695 — 2842. Autre combat entre cavaliers. 
t. h. 1 p. 6 p. 3 l. - l. 2 p. Op. 8 I. 

1696 — 2245. Un saint, vu à mi-jambes, tenant un livre 
et une palme. 

b. u. 2 p. 6 p. - l. 1 p. 5 p. 

1697 — 2186. Saint Jacques assis, avec son bourdon a la 
main.-Figure bien sentie. 

b. h. 2 p. 4 p. - l. 1 p. 3 p. 

1 698 — 2296. SaintPierre ressuscitant un enfant-Quatorze 
figures. 

b. h. 1 p. 8 p. - l. 2 p. p. 

1699 — 1423. Saint Jérôme dans le désert.-Petit tableau 
d'un bel effet et d'une grande finesse d'exécution. 

b. h. 1 p. 6 p. - l. 1 p. 3 p. 

1700 ~ 2384. Diane au bain, découvrant la grossesse de 
Calisto. 

Marbre h. 1 p. 3 p. - l. 2 p, p, 

i 



— M — 

1 701 — 21 20. Pondant que saint Joseph sommeille, la Vier- 
v r »\ le petit saint Jean et deux anges sont en adoration devant 
l'enfant Jésus couché sur un peu de paille. 
F. R. b. Diamètre 2 p. 9 p. 

1702 - 2422. La Vierge, l'Enfant et le petit saint Jcan.- 
Morceau d'un grand relief et d'un beau coloris. 
F. r. B. Diamètre 2 p. 6 p. 

1 703 — 2421. La Vierge, l'Enfant, le petit saint Jean et 
deux anges. 

F. r. B. Diamètre 2 p. 9 p. 

1 704 — 1098. La Vierge et son fils. 
c. h. 1 p. 1 p. - l. p. 10 p. 

1705 — 1892. Deux amours amènent aux pieds d'une nym- 
phe un satyre, dont un d'en lr 'eux serre les liens qui retiennent 
ses mains captives. 

t. h. 2 p. 4 p. - L- 3 p. p. 

1706 — 1901. Deux femmes tarent du linge au bord d'une 
rivière, dont les eaux baignent des coteaux boisés et semés 
de quelques fabriques: un pâtre \ vient faire désaltérer son 
troupeau. 

T. ». 2 p. 3 p. 10 1. - i>. 3 p. 1 p. 

1707 — 1896. Quelques patres gardent un troupeau sur les 
bords d'une rivière, meublés de grands arbres et de belles 
plantes. 

t. h. 2 p. 3 p. 10 I. - l. 3 p. 1 p. 

1708 — 1886. Un paysan monte avec son troupeau un sen- 
tier sinueux qui conduit à un village, non loin duquel se trouve 
un ancien monument en ruine. 

t. ■. 2 p. 3 p. 10 1. - l. 3 p. p. 7 1. 

1709 — 1870. Site couverl d'énormes masses de rochers, 
parsemés d'arbres et dont l'un est percé en forme de voûte. 

t. h. 2 p. 3 p. 5 I. - l. A p. 1 p. 10 I. 



— 67 — 

1710 — 375. Pays d'une grande étendue, arrosé par une 
petite rivière qui forme cascade sur le premier plan. 

t. h. 1 p. 8 p. - l, 2 p. p. 

1711 — 1887. Paysage: à droite, l'entrée d'une foret; au se- 
cond, plan un lac au-delà duquel s'élèvent des montagnes. 

t. h. 2 p. 3 p. - l. 3 p. p. 
1 712 — 384. Quelques personnages, vêtus à l'orientale, sont 
arrêtés sur le premier plan à l'entrée d'un site couvert à droite 
et à gauche de coteaux sur l'un desquels est bâtie une chau- 
mière. 

t. h. 2 p. Op. - l. 2 p. 9 p. 
1713 — 1857. Site montagneux meublé çà et là de fabri- 
ques. Sur le devant de la composition est représenté le sujet 
de la fuite en Egypte. 

t. h. 1 p. 6 p. - l. 2 p. p. 
1 714 — 1899. Site montagneux, traversé par un torrent sur 
lequel est jeté un pont de pierre. 

t. h. 1 p. 6 p. - l. 2 p. p. 

1 7 l5 — 399. Des paysans dansent aux sons que trois musi- 
ciens tirent de leurs inst rumens. 

t. h. I p. 6 p. - l. 1 p. 1 1 p. 
1716 — 1825. Paysage - marine. - Pendant du N. 1556. 

T. H. p. I 1 p. - L. p. 8 p. 

17 I 7 - 732. Profil d'une jeune fille. 

t. h. p. 4 p. - l. p. 3 p. 
1718 — 1208. Chargé d'un gros livre qu'il tient sous son 
bras droit, un savant, à barbe grise, semble plongé dans la 
méditation. 

t. h. 4 p. p. - l. 3 p. p. 
1719 — 2798. Portrait à mi- jambes d' un chevalier du 
temps des croisades. 

t. h. 4 p. p. - l. 3 p. p. 



— 68 — 

1720 — 1200. La Vierge Marie, i faite et à gauche do la- 
quelle se trouvent saint Joseph et sainte Elisabeth, tient contre 
ses genouv l'enfant Jésus qui saisit des fleurs que lui présente 
le petit saint Jean. 

13. h. 1 p. p. - l. 3 p. 3 p. 

1721 — 1 160. Vénus et Adonis. -Esquisse pour un plafond, 
t. h. 1 p. 8 p. - l. 3 p. p. 

1722 — 1826, Site montagneux semé d'un grand nombre 
d'habitations entourées d'arbres. 

t. h. 1 p. 3 p. - l. 1 p. 9 p. 

1723 — 1 822. Site entrecoupé de montagnes sur Tune des- 
quelles on remarque une villa et ses dépendanecs.-Pcndant du 
précédent. 

t, h. 1 p. 3 p. - l. 1 p. 9 p. 

1 724 — 1376. * Adoration des Rois Mages. - Figures à mi- 
corps. 

b. h. 2 p. 2 p. - l. 1 p. 9 p. 

1725 — 530. * La Vierge, en compagnie de saint Joseph, 
fait lire l'enfant Jésus. 

b. h. 2 p. p. - l. 1 p. 3 p. 

1726 — 1359. * La sainte famille, avec le petit saint Jean- 
Baptiste et une sainte religieuse qui tient un crucifix et une 
branche de Ivs. 

b. h. 1 p. 6 p. - l. 1 p. 3 p. 

1727 —3310. Vue d'un immense palais tout décoré de 
marbre blanc et de la plus riche architecture: nombre de figu- 
res se promène ni sur les terrasses extérieures, le long d'une 
magnifique piôc d'eau. 

t. h. 5 p. 3 p. - i. 5 p. 3 p. 



— 09 — 

1 728 — l 570. Portrait en pied d'un jeune et noble cheva- 
lier portant un costume espagnol tout brodé d'or. 
t. h. 7 p. p. - l. 4 p. 7 p. 

1 729 — 1655. Sur les bords de la piscine que décore d'un 
côté un monument de belle architecture, N. S. Jésus-Christ 
guérit un lépreux. Le fond offre la ville de Jérusalem. 
t. h. 1 p. 3 p. - l. 1 p. 8 p. 

1730 — 2812. Deux détachemens de cavalerie sont aux pri- 
ses sur l'un et l'autre bord d'une petite rivière qui s'enfonce 
derrière des coteaux boisés. 

t. h. 2 p. 5 p. - l. 3 p. 8 p. 

1731 — 1952. Sujet tiré de la Mythologie. 
T. H. 3 p. p. - L. 4 p. p. 

1732 — 388. Des chasseurs, accompagnés de leurs dames, 
font une halte auprès d'un épais fourré. 

t. h. 4 p. 8 p. - l. 6 p. 3 p. 

1733 — 752. Avertis par un ange, les bergers viennent 
adorer l'enfant Jésus couché sur un peu de paille. 

B. H. 3 p. 2 p. - l. 2 p. 3 p. 

1 734 — I 356. * La Vierge, l'Enfant et le petit saint Jean- 
Baptiste. 

F. R. b. Diamètre 2 p. p. 

(.735 -• 731. * Abraham renvoyant Agar. 
b. h. 1 p. 3 p. - h. 1 p. 2 p. 

1736 — 1367. * Saint Jérôme, dans le désert, agenouillé 
au pied d'un crucifix. 

b. h. 1 p. 9 p. - l. 1 p. 6 p. 

1737 — 1384. * La Vierge, à droite de laquelle se voit 
saint François, tient sur elle l'enfant Jésus qui s'attache à 
son cou. 

b. h. 1 p. 9 p. -l. 1 p. 6 p. 



— 



1 73S -- 1092. Il tri ig • .1" itinte Catherine. 

p. s p. - j . i) p. | i p. 

1739— 538. La Vierge e( saint Joseph, prosternés devant 
l'enfant lésus, l'adoreni dans nn pieux recueillement. 

. b. 2 p. 6 p. - l. 3 p. 3 p. 

1740 — 12D6. Assise dans une niche en forme de trône, la 
Vierge Marie tient debout sur ses genoux l'enfant Jésus. 
b. h. 3 p. p. - l. 2 p. p. 

17 11 — 1 330. X.S. Jésus-Christ, un instrument de jardinage 
sur l'épaule, étend la m lia et semble défendre à la Madelaine, 

prosternée à ses pieds, de le toucher: a droite et a gauche se 
voient plusieurs saints personnages.- Petit tableau traite avec- 
une grande délicatesse. 

b. h. p. S p. - l. 2 p. 9 p. 

1742 — 765. * Deux têtes d'enfans.-Dessin à la plume et 
lavé; à l'imitation de Léonard. 

h. p. 3 p. - l. p. 6 p. 

1743 — 733. * Portrait de femme richement costumée. 
H. p. 4 p. - l. p. 3 p. 

1741 — 766. Petit sujet allégorique. 

c. h. p. 3 p. - l. p. 5 p. 

1745 — 73 1. * Une mère de douleur. -Miniature. 
h. p. 4 p. - l. p. 3 p. 

1746 — 1400. La Vierge Marie, auprès de laquelle se trouve 
le petit saint Jean, a mis un genou eu terre et, dans cette po- 
sition, soutient de la main droite la tète de son fils qui s'est 
endormi devant elle, couché sur un pan de son manteau. -Ta- 
bleau d'un aspect Les séduisant. 

t. H. 3 p. 10 p. - l. 3 p. p. 



— 71 — 

1747 — 1336. # Saint Joseph, entouré de plusieurs person- 
nages et agenouillé aux pieds du grand-prêtre qui le béait, 
tient dans sa main droite une branche de lys. 

b. h. 1 p. 5 p. 2 !. - l. 1 p. p. 11 I. 

1748 — 1327. * En présence de quelques témoins, le grand- 
pré tre avance la main de Marie vers Joseph qui !ui met au 
doigt l'anneau nuptial. - Pendant du précédent. 

d. h. 1 p. 5 p. 2 l. - l. 1 p. 1 p. 
1 749 — 2424. Tahleau divisé en quatre compartimens, dans 
chacun desquels est représenté un sujet tiré de l'histoire de 
Marie: sa naissance: sa présentation au temple; la salutation 
angélique el la naissance du Sauveur. 

Mesure de chaque compartiment, b.h.1 p. r >p.-c. 1 p.4p. 

1 750 — 583. L' Eternel, précédé par un ange portant une 
couronne, vient recevoir l'âme de saint Joseph qui se meurt 
en présence de Marie, de Jésus et de deux anges. 

F. c. du haut Ardoise, h. 1 p. 7 p. - i . p. 9 p. 6 1. 

1 751 — 1 10. La Vierge assise, audessus de laquelle volti- 
gent deux chérubins, tient sur elle l'enfant Jésus qui saisit à 
deux mains une grenade ouverte qu'elle lui présente ; de cha- 
que côté , deux anges portent les inslrumens de la passion. 
f. r. b. Diamètre. 2 p. 9 p. 

1752 — 2840. Combat de cavalerie, livré sur un terrai 
resserré entre des coteaux, dont les plus avancés sent meublés 
d'arbres. 

t. h. 2 p. 3 p. 6 l. -l. 4 p. p. 2 I. 



Parmi les tableaux des Écoles primitives que nous allons 
consigner dans cette partie de notre Catalogue, nous en avons re- 
connu de fort intéressants pour V histoire de Vart: aussi regrettons- 



— 72 — 

nous a avoir été obligé tTen donner une description aussi reniée , 
rtoui de n avoir \m leur consacrer quelques lignes cVaneHysi 
qui sussent fait convenablement ressortir leur mérite. 

PALMEGIANJ | kaaco, ot porli). 

17">3 - 2094. Mariage de sainte Catherin** - Dsmm un 
temple d'une magnifique architecture, la Vierge, attisa sur un 

trône recoin erl d'un dais, avance la main gauche de sainte 
Catherine vers l'enfant Jésus qui met à son doigt Tanneau nup- 
tial. Une palme à la main et agenouillée devant son céleste 
fiancé, la jeune vierge baisse ses regards avec une touchante 
modestie. Un saint èvêqne et un saint religieux sont debout 
sur les degrés du trône: devant celui-ci, un ange s'avance en 
donnant la main à un jeune enfant qui lient un poisson. Aux 
pieds de la Vierge, trois petits enfant jouent de divers instru- 
mens.- Signé Marchus Pa/mczuuus* pictOT Forotivicnsis fatiebat 
MO XXX VIL 

B. H. 8 p. p. 6 l. - r,. 5 p. 7 p. 6 I. 

1 7~>4 — 2307. Saint Jérôme assis à l'entrée de sa grotte. - 
Daté de 1539. 

b. H. 2 p. p. - l. 1 p. 10 p. 

1755 — 1292. En avant d'un arceau de riche architecture 
s'élève un trône sur lequel Marie est assise avec son enfant 
debout sur ses genoux; à ses pieds, un ange chante ses louan- 
ges en s'accompagnant du luth. Adroite et à gauche, saint Jcan- 
liaptisteet sainte Lucie se tiennent debout. 

b. h. 6 p. 9 p. - l. 5 p. 9 p. 

1756 — 2601. La Vierge et fenfant, entourés de chérubins 
et portés sur des nuages, apparaissent à saint Philippe Benizzi 
qui tient un livre ouvert dans la main droite et une brandie 
de lys dans la main gauche. -Deux anges, à qui des livres saints 
servent comme de marchepied, élèvent l'un la tiare, l'autre la 
croix pastorale. 

B. h. 3 p. 9 p. f> I.- l. 2 p. 9 p. 3 I. 



— 73 — 

POLLAJUOLO ( Antonio del). 

1757 — 2101. Le petit Saint Jean-Baptiste et un Ange sont 
prosternés devant l'enfant Jésus qui est assis sur les genoux 
de sa mère et tient une grenade à la main. 

F. r. b. Diamètre. 2 p. 8 p. 

PERUZZ1 ( baldassare). 

1758 — 2107. A côté de saint Joseph qui est assis, la tête 
appuyée dans sa main gauche, la Vierge, à genoux et les mains 
jointes, adore P enfant Jésus couché à terre sur un morceau 
de draperie qui recouvre un oreiller. 

f. r. b. Diamètre. 3 p. o p. 3 1. 

GIAGOMO FRANCO. 

1759 — 1293. Sur un trône élevé entre deux colonnes de 
marbre, la Vierge assise tient son fils dans ses bras et le pré- 
sente à l'adoration de saint Georges, de saintSébastien, de saint 
François et de saint Jean-Baptiste, qui sont debout et forment 
deux groupes de chaque côté du trône, au pied duquel un ange 
assis fait de la musique. 

b. h. 6 p. 6 p. - l. 5 p. p. 

GRAMMORSEO (pietro). 
1 760 — 223 7. Notre Seigneur, entré dans les eaux du Jour- 
dain, reçoit, les mains jointes, l'eau baptismale que saint Jean- 
Baptiste, à genoux sur les bords du fleuve, verse sur sa tète sa- 
crée. Derrière saint Jean, troisangesassistent à cette cérémonie,- 
et, à quelque distance du Sauveur, une foule de personnes s'en- 
tretiennent entr'elles. - Signé et daté de MDXXIII. 
b. h. 5 p. 3 p. - l. 2 p. 6 p. 

GIOTTO ( école du ) 
1761 — 2348. Les disciples, les saintes femmes et des anges 
se pressent autour du lit funèbre où la Vierge vient de rendre 
le dernier soupir. Dieu le père, penché sur elle, la serre dans 

k 



— H _ 

tes bras, et Jésus-ChrisI reçoit son âme dans Bes mains filiales. 

n. ii. 3 p. p. - i.. 7 p. o p. 

1 762 —2171. Une épén oue dans la main droite et ses dire* 
ses épitres dans l'autre, saint Pau! c>\ représenté debout dans 
un cadre de forme ogivale, orné de deux figures d'anges et de 

si\ tètes de saints. 

b. h. 5 p. p. - i.. 1 p. 6 p. 

1763 — 2172. Tenant d'une main sa plume mystique, de 
l'autre son évangile, V apôtre saint Jean est, comme le 
précédent, représenté debout dans un cadre de forme ogivale, 
enrichi des mêmes accessoires. 

b. h. 5 p. p. - L. 1 p. 6 p. 

1 764 — 2315. Vêtu d'une peau de chameau que recouvre 
sa chlamyde,le saint Précurseur debout tient d'une main sa ban- 
derole déroulée. 

b. h. 4 p. 6 p. - l. 1 p. 4 p. 

1 765 — 2290. Saint Jean l'évangélistc debout, son évangile 
entre les mains. - Pendant du précédent. 
b. h. 4 p. 6 p. - l. 1 p. 4 p. 

1766 — 2360. Ce tableau présente trois faits qui se ratta- 
chent à la vie de saint Pierre: son arrestation, son incarcé- 
ration et sa délivrance. 

t. h. 1 p. 2 p. - l. 3 p. 3 p. 

17 67 — 233 3. La Vierge et l'enfant Jésus entourés de di- 
verses figures de saints et d'anges. 

b. H. 2 p. p. - L, 1 p. 4 p. 

1768 — 21 S0. Sainte Catherine et saint Jean-Baptiste, vus 
debout el à mi- jambes. 

b. h. 3 p. 2 p. - t.. 2 p, 8 p. 



i û 



1769 — 2331. Saint Jean-Baptiste debout, sa croix à la main. 
j. H. 2 p. 11 p. - l. 1 p. p. 

1 770 — 2330. Saint Jean l'évangéliste, un livre et une pal- 
me à la main. - Pendant du précédent. 
b. h. 2 p. 1 1 p. - l. 1 p. p. 

1771 —2201. La Vierge, les mains croisées sur son sein, 
est agenouillée et s'incline devant son divin fils qui lui place 
une couronne sur la tète. Des anges assistent à cette glorifica- 
tion de leur Reine. 

b. h. 2 p. 4 p. - l. 1 p. 6 p. 

1 772 — 2316. Saint Jean-Baptiste et saint Pierre 
b. h. 2 p. 3 p. - l. 1 p. 3 p. 

1773 — 2294. Pendant que le successeur d'Aaron, assisté 
d'un prêtre qu'il semble consulter, prend acte dans un livre 
de la présentation du descendant de David, le vieillard Si- 
méon tient le saint enfant dans ses bras. A droite de ce groupe 
sacré se voit sainte Anne qui entonne un cantique de joie, 
et à gauche, saint Joseph dont les mains sont chargées de deux 
colombes. 

b. h. 5 p. 6 p. - l. 3 p. 9 p. 

1774 - 231 2. Tableau divisé en quatre comparlimens, dans 
chacun desquels sont représentées trois ligures de saints, 
traitées avec beaucoup de soin et une grande finesse d'exé- 
cution. 

b. h. 4 p. 4 p. - L. 3 p. 8 p. 

1775 — 2293. En présence de quatre anges qui -ont placés 
à droite et à gauche, Notre Seigneur Jésus-Christ dépose une 
couronne sur la tête de sa sainte mère assise devant lui. Au 
haut du cadre et séparé de cette composition, apparaît, vu à 
mi-corps, le Verbe éternel, l'A et Vil. 

forme ogivale b. h. 4 p. 10 p. - l. 4 p. 3 p: 



— 76 — 

CASTAGNO (style (Fandhea M ). 
1 7 7 T» — 2309. Christ vu à mi-eorp^. ayant un < lou à la main 
et le calice devant lui. 

f. h. 2 p. 3 p. - l. 1 p. 8 p. 

GRIYELLI ( carlo). 
1 7 77 -- 2303. Couverted'un vêtement de drap d'or, la Vierge 
est assise sur un trône et tient debout sur ses genoux l'enfant 
Jésus qui étend ses deux petits bras comme pour donner la bé- 
nédiction. - Daté de 1472. 

b. h. 3 p. p. - l. 1p. 4 p. 

CAIVËLL1 ( ECOLE DE CARLO ). 

1776 — 2257. Saint François d'Assise debout tenant un li- 
vre d'une main et une croix de l'autre. 

b. h. 2 p. p. - l. p. 10 p. 

1 7 79 — 2235. Saint George, couvert d'une brillante armure, 
sa lance brisée à la main. 

b. h. 3 p. 2 p. - l. 1 p. p. 

4 780 — 2236. Saint Nicolas, revêtu de ses habits pontificaux, 
un livre dans une main et sa crosse dans l'autre. - Pendant du 
précédent. 

b. h. 3 p. 2 p. - l. 1 p. p. 

1781 — 221 7. Saint Jacques en costume de pèlerin, vu de- 
bout, son livre de prières et son bourdon à la main. 

t. h. 3 p. 6 p. - l. 1 p. p. 

1782 — 2216. Saint Dominique portant uue branche de lys 
dans une main et son livre d'offices dans l'autre. 

b. h. 3 p. 6 p. - l. 1 p. p. 

1783 — 2177. Saint Augustin, la crosse en main et la tiare 
en tête, foule à ses pieds les vices figurés par deux êtres hideux. 

b. h. 3 p. 6 p. - l. 1 p. 3 p. 



— 77 — 

1 784 — 2225. Saint Jean, la Madclainc, un religieux et une 
jeune religieuse entourent la croix sur laquelle est attaché le 
divin Sauveur. 

b. h. 2 p. p. - L. 1 p. 10 p. 

1785 — 2238. Saint Dominique debout, un livre et une 
branche de lys dans la main gauche, a la droite levée, comme 
dans l'attitude de la prédication. 

b. h. 2 p. 10 p.- l. 1 p. p. 

1786 — 2239. Debout et vêtu d'un costume de Cardinal, 
saint Jérôme, aux pieds duquel est prosterné un jeune enfant , 
tient d'une main un livre doré et de l'autre la sainte maison de 
Nazareth. - Pendant du précédent. 

b. h. 2 p. 10 p. - L. 1 p. p. 

ALAMANNI ( pietro ). 

1787 — 21 79. Deux anges, les mains jointes, sont en ado- 
ration derrière le siège qu'occupe la Vierge ayant l'enfant Jé- 
sus sur ses genoux. - Ce tableau porte le nom de son auteur et 
la date 1488. 

b. H. 3 p. 3 p. - l. 1 p. 8 p. 

CRIVELLI (vittorio). 
1788- — 2181. Assise sur un trône, Marie a debout sur se i 
genoux l'enfant Jésus qui tient dans sa main gauche le glob*. 
du monde. Deux Anges sont à ses côtés et font de la musique. 
- Signé et daté de 1497. 

b. h. 3 p. 6 p. - l 2 p. 3 p. 

1789 — 2298. Parée d'habits tout couverts d'orneraens en 
or, la Vierge, ayant sur ses genoux l'enfant Jésus qu'elle en- 
toure de ses deux bras, siège sur un trône de chaque côté du- 
quel sont deux anges en adoration. - Daté de 1501. 
«. h. 4 p. 6 p. - l. 2 p. 4 p. 



— n — 

fMOLA ( IlfNOCKNZIO D 1 ). 

1790 — 82'i. Deux saints docteurs, placés sur un banc fa 

marbre au-dessous d'une gloire où la Vierge apparaît resplen- 
dissante, statuent sur un point de doctrine qui a rapport à la 
reine des cieux. 

t. h. 6 p. p. - l. 5 p. p. 

BOTTICELLI ( style de sandro ). 
1 791 — 2320. Une femme, assise sur le bord d'un pré fleuri, 
est entourée de trois enfants dont les mains sont pleines de 
fruits et de fleurs.-Figure allégorique. 
b. H. 3 p. p. - l. 5 p. 3 p. 

1792 — 2024. Au-dessus de la croix à laquelle est attaché 
le Sauveur des hommes, apparaît, accompagné d'anges, l'Eter- 
nel qui la soutient de ses deux bras étendus. La Madelaine et 
saint Jean sont debout aux côtés de Jésus. 

e. h. 6 p. 8 p. - l. 6 p. p. 

NICCOLO (de fougno) . 

1793 — 21 94. La Vierge, tenant son enfant sur ses genoux, 
est assise sur un trône entouré d'une multitude d'anges qui 
prient ou font de la musique. 

b. h. 5 p. 3 p. - l. 2 p. 3 p. 

Par un autre peintre de Foligno 

1794 — 21 88. Ce tableau, comme les trois suivants, est divisé 
en deux compartimens superposés l'un au-dessus de l'autre. 
Dans celui du bas se trouve saint Pierre, dans celui du haut* 
une jeune martyre. 

b. H. 6 p. 10 p. 6 1. - l. 1 p. 3 p. 3 I. 

1 795 — 21 89. Saint Jean-Baptiste occupe la partie supérieu 
re du tableau; un saint évoque, la partie inférieure. 

b. h. 6 p. 10 p. 6 1. -x. 1 I». 3 p. 3 L 



— 79 — 

1796 — 2190. Saint Antoine est placé dans la partie supé- 
rieure du tableau ; un saint abbé, qui occupe l'autre partie , 
tient sa crosse et un papier déroulé. 

b. h. 6 p. 10 p. 6 1. -l. 1 p. 3 p. 3 l. 

1797 — 2191. Saint Paul est représenté dans la partie infé- 
rieure du tableau tenant un livre et une épée; dans le haut on 
voit saint Sébastien, percé de flèches. 

b. H. 6 p. 10 p. 6 I. - l. I p. 3 p. 3 1. 

(Inconnu). 
1 798 -- 2318. La Vierge est assise sur un trône d'une grande 
magnificence entre deux anges qui portent des corbeilles de 
fleurs; elle tient sur ses genoux l'enfant Jésus qui donne la bé- 
nédiction. A sa droite, saint Jean-Bnptiste et saint André sont 
debout ; à sa gauche , saint Bartholouiée et saint Xénobie se 
voient également debout. 

b. h. 6 p. p. - l. 5 p. 6 p. 

SODOMA (manière dt). 

1799 -— 2345. Joseph d'Arimathie, Nicodéme et saint Jean 
déposent au tombeau les restes mortels de 1' homme - Die?! : à 
cette_vue, Marie s'est évanouie entre les bras des saintes fem- 
mes. 

b. h. 1 p. 1 p. - l. 1 p. 4 p. 

FAENZA (giacomo bertucci). 

1800 -- 2095. Assise sur un trône, la Vierge tient dans ses 
bras l'enfant Jésus qui bénit saint François. A la gauche de 
Marie se tiennent debout saint Jérôme qui lit dans un livre, et 
saint Jean-Baptiste, sa croix de roseau entre les mains. Dans le 
bas de la composition est représenté, à mi-corps et les mains 
jointes, le donatenr du tableau. 

b. H. 8 p. p. - l, 6 p. p. 



— 80 — 

VEROCCHIO [attribué à andrea). 
1801 — 2I73. Auprès «l'un reste de construction et en de- 
vant d'un paysage, la Vierge .Marie, deux anges et le petit 
saint Jean adorent agenouillés l'enfant Jésus couché à terre sur 
une draperie rouge. 

p. n. b. Diamètre: 3 p. 6 p. 

PERUGIN [école de pierre). 
1802 — 2197. V Adoration des mages» -La Vierge assise 
présente son fils, qu'elle tient sur ses genoux, à l'adoration des 
rois qu'une suite nombreuse accompagne. 
b. il. 1 p. 6 p. - L. 2 p. 9 p. 

1803 — 2196. Baptême de Jésus-Christ. - Notre Seigneur , 
descendu dans les eaux du Jourdain, reçoit, en présence du 
peuple et des anges groupés sur la rive, le baptême des mains 
de saint Jean-Baptiste. 

b. h. 1 p. 6 p. - l. 2 p. 9 p. 

1 804 — 2198. V Assomption de la Vierge, - Les apôtres regar- 
dent avec surprise le tombeau que la Vierge vient d'abandonner 
pour monter au ciel. 

b. h. 1 p. 6 p. - l. 2 p. 9 p. 
Une grande naïveté d'expression se joint dans ces trois ta- 
bleaux à un coloris brillant et plein de vivacité. 

1805 — 2420. Marie, les yeux abaissés sur son fils qu'elle 
tient sur ses genoux, est assise sur un banc de pierre entre 
saint Jean-Baptiste et un autre saint. 

F. r. b. Diamètre: 2 p. 6 p. 

1806 — 2319. Quatre saints, dont deux sont à genoux, occu- 
pent les côtés du trône où la Vierge est assise avec l'enfant 
Jésus qui donne la bénédiction. 

b. h. 5 p. 8 p. - l. 4 p. 8 p- 



— 81 — 

RAPHAËL (d'après). 

1807 — 1767. Délivrance de saint Pierre. -Copie de la belle 
fresque du Vatican. 

t. h. 5 p. p. - l. 6 p. 2 p. 

1 808 — 1770. Copie d'une partie de l'admirable fresque, 
connue sous le nom de la Dispute du Saint Sacrement. 

t. H. 4 p. 6 p. - l. 6 p. p. 

1809 — 1-485. La Pêche miraculeuse. - Excellente copie de la 
fresque peinte dans un des escaliers du Vatican. 

t. h. 4 p. 6 p. - l. 6 p. p. 

4 810—1919. Dieu apparaît à Abraham.-Copie d'après la 
fresque qui se voit dans les loges du Vatican. 
t. h. 2 p. 3 p. - l. 3 p. p. 

1811 — 1891. Petite copie d'une partie de la fresque, connue 
sous le nom de F École d'Athènes. 

t. H. 2 p. 4 p. - l. 3 p. p. 

SASSOFERRATO (manière de). 

1812 — 1628. L'enfant Jésus, debout sur les genoux de sa 
mère, tient une branche de lys dans la main gauche et donne la 
bénédiction de l'autre. 

t. H. 2 p. 9 p. - l. 2 p. 2 p. 
GIORDANO (luca). 

1813 — 1586. Portrait en buste d'un philosophe qui tient 
d'une main un cahier écrit, et de l'autre une tête de mort. 

t. h. 3 p. p. - l. 2 p. 3 p. 

1814 — 1593. Un mathématicien.-Pcndant du précédent. 

t. h. 3 p. p. - t.. 2 p. 3 p. 

POUSSIN (école du). 
181 5 — 1 1 I 7. Deux paysans assis au bord d'un chemin qui 
gravit un roc escarpé couronné d'arbres. 
t. h. 1 p. 6 p. - t.. 2 p. p. 

/. 



— 82 — 

1S16 — 1872. Un pâtre garde tes moutons à quelques pas 
d'un village entouré d'arbres. 

T. H. 2 p. 4 p. - l. 3 p. p. 

MOL A ( FKA.NCESCO ). 

1S1 7 — 1 190, Portrait en buste cT un vieillard en lecture. 
- Morceau Largement peint 

t. h. 2 p. 3 p. - i,. 1 p. 9 p. 
SALVATOB ROSA (école de). 
1818 — 148 1. Pavsage. Deux, bergers gardent des chèvres 
au pied d'un immense rocher dont la cime se perd au-dessus de 
la composition. 

t. H. 2 p. 1 1 p. - l. 2 p. 2 p. 

1819 — 1481. Au bord d'un chemin qui tourne derrière un 
roc escarpé, deux bergers sont arrêtés avec un petit troupeau 
de brebis et de chèvres. 

t. h. 3 p. 2 p. - l. 2 p. 4 p. 

ANDRÉ DEL SARTE (style de). 

1820 — 1620. Très beau portrait d'un ecclésiastique vu en 
buste et la main appuvéc sur une tète de mort. 

b. h. 2 p. 3 p. - l. 1 p. 8 p. 

GUERCHIN (école du). 

1821 — 1624. Sainte Marguerite, accoudée du bras droit 
sur un morceau de sculpture, a la main gauche posée sur la 
tète d'un dragon. 

r. h. 3 p. 3 p. - L. 2 p. 4 p. 

BENEFIAL. 

1822 — 1588. Portrait d'une religieuse, son livre d'heures 
à la main. 

T. h. 2 p. 3 p. - L. 1 p. 9 p. 

BOURGUIGNON (école du). 
1S23 — 367. Combat de Cavalerie. 

p. 2 p. - l. 2 p. p. 



— 83 — 

1824 — 369. Autre combat de cavalcrie.-Pendant du précé- 
dent. 

t. h. 1 p. 2 p. - l. 2 p. p. 
Ces deux tableaux sont touchés avec esprit. 

BAROCHE (école du). 

1 825 — 1 563. Debout sur le globe et un pied sur un dragon, 
la Vierge, entourée d'anges et de chérubins, tient dans ses bras 
reniant Jésus. 

t. H. 1 p. 3 p. - L. 3 p. 9 p. 

POLIDOR DE CARAVAGE. 

1826 — 860. * Un triomphc.-Dessin au bistre, rehaussé de 
blanc. 

t. h. p. 9 p. - l. 3 p. 6 p. 

COSIMATUS. 

1 827 — 573. Une Descente de croù\-Mosaïque. 
T. h. 1 p. 9 p. - l. 1 p. 9 p. 

1828 — 2375. La F&rtafton.-Composition de douze figures. 
Morceau d'un beau coloris et d'un brillant effet, appartenant à 
l'école florentine. 

b. h. 5 p. 4 p. - l. 4 p. 3 p. 

1829 — 2218. A côté de l'étable de Bethléem, saint Joseph 
entoure de ses bras l'enfant Jésus et le petit saint Jean qui se 
tiennent étroitement embrassés; Marie, les mains jointes, est 
agenouillée auprès de son époux .-Ecole florentine. 

F. r. b. Diamètre: 4 p. p. 

1830 — 236 1. Deux sujets dans la même composition: la 
bataille qu'Alexandre le Grand livra à Darius, et la visite qu'il 
rendit à la famille de son ennemi vaincu. 

b. h. 1 p. 3 p. - l. 4 p. 3 p. 
J831 — 2314. Diverses épisodes de la vie de la chaste Su- 



— 84 — 

canne: son arrestation, le jugement et la condamnation des deux 
vieillards. 

B. H. 1 |). 6 p. - L. 5 [). p. 

1832 — 2299. La sainte famille en compagnie «le sainte Eli- 
sabeth, do petit saint Jean et de déni autres saints personnages. 

|. h. 1 p. i p. - L. 3 p. 6 p. 

1833 — 2362. Sujet tragique. 

b. B. 1 p. 3 p. - l. 3 p. 10 p. 

1834 — 1392. On campement militaire. - Composition qui 
dénote une grande richesse d'imagination. 

T. h. S p. 6 p. - L. 9 p. 9 p. 

183 5 — 2663 La MadeJaine.-Demi-figure. 

r. ti. 2 p. 1 p. - /.. 1 p. 8 p. 



FIfli DE LA QUATRIÈME ET DERNIÈRE PARTIS. 






T A B L E 

DES fEINTRES DONT IL EST FAIT MENTION DA>'S LE PRÉSENT CATALOGUI 



«mm&^tmx»- 



QUATRIEME PARTIE 



A % Pages. 

Pages. Bronzino (Angiolo) et son école ^S 
Agabitto Vilto 15 77 i35 141 . 

Albane etsonécole57 57 7I 122172 Bugiardini (attribué à Giuliano) i5o 
Albertinelli 62 

Aliense 85 

Allori (Style d'Alessandro) 101 G 

Am a tri ce (Cola dell') 210 

André del Sarte et son école 63 Cagnacci (Guido) 170 2û5 

io4 no 129 i48 227 256 Calahrese 88 

Arpino (Giuseppe d') 20 174 222 Canalelto (attribué à) g5 

Cano (Alonzo) ii\) 

B Caravage et son école i4 64 123 

22i 248 

Baroche et son école 96 122 Carie varis (Lucas) 29 

Bassan (Jacopo) et son école 28 66 Carpaccio (Vittore) 212 

198 200 246 Carpi (Girolamo) i4o 

Bellin (école de Jean) i85 227 Carrache (attribué à Ludovico) 11 

87 204 
Carrache (Annibal) et S3n école 02 
56 70 76 io3 i52 i54 i56 25i 

25l 

Castello (Valerio) 86 

Castigliooe et son école 4 2 ! 4 2 2 4^ 

Cerquozzi (école de) 45 

Cigoani (Carlo) 75 955 

Cigoli et son école i56 

211 Claude Lorrain (école de) 56 

Corrige (école du) \o 62 \ \ r ) 158 
181 



Bellin (Philippe) 
Bénéfial (attribué a 


Marco) 


2 45 
195 


Bixtron 
Bolognèse 
Bonit'azio (école de 


io5 


170 

9 55 
168' 228 


Boni ni 




a3.i 


Bordone (Paris) et 

244. 
Bosselli 
Botticelli 


son école 117 

l 
21 I 


Bramanthio 




190 


Brandi (Giacinlo) 




5o 



Pages. 
Cortone (école de Piètre) ,\ i 106 

Costa (Andréa) i58 168 

Créera (Santo) (> 

Crespi (I)aniele) 
CrWelli (Cnrlo) 



122 
33 

2 \-2 



I) 



Dolci (Cnrlo) et son école 65 78 

■2o i[)\ 

DoinioKjiini (école du) 55 6l ~/\ 

]()(> a3a 2 [5 
Dosso Dossi 108 ^82 

Dughet, Voir Gaspre 



Pages. 
Gi icomo-Robosti (Signe*] a5a 

Gimignani (Giacinto) 47 65 Bp 

Giordano (Lue.i) 25 257 

Giorgion et son école io2 10a 252 

Giotto (attribué à) 184 

Giovanni de san-Giovanni il 

Grandi (Ercolé) 2o7 

Guerchio et soo c'cole i5 55 06 89 
100 121 i3i i55 h» 

Guido Rcni et son école 5g 7g gi 
100 12J 127 175 200 2~> [ 2$3 



Imola (Innoccnzio d') 



'94 



Fabriano (Gentile de) 188 

Falcone (Aniello) et son école 5i 

Feti (Doinenico) 2 ig 
Fiesole (Beato Angelico de) et son 

école 79 l89 

Foppa 209 

Fra Barlolomeo et son école 52 121 

a 10 

Francia (Giacoino) 

Francia (école de Franccsco) 

255 
Francia Bigi 
Furini (Francesco) 



99 
212 



228 
198 



G 



Gaetano (imitation deScipione) il\i 

Gaddo Gaddi i!\l 

Garofolo et son école 106 i55 i47 

206 918 

Gaspre (Gasparo Dughet) et son 

école 24 

Gatti (Bernardo) 181 

Gaudenzio (de Ferrare) I82 

Gennari (Junior) 89 

Geotileschi 108 

Ghirlandajo ( Domenico ) et son 

école 184 2o5 207 



Jules Romain et son école 120 i5o 
i5i 2o5 



Lanfranc et son école 48 i59 

Laurî (Filippo) 52 85 

Léonard de Vinci et son école 68 

174 224 

Lippi (Fra Filippo) 19 

Lippi (Filippiuo) 190 

Luini et son école 18 112 1 15 178 



M 



Manfredi 63 

Mantegua et son école 70 97 99 

204 2t5 

Maratte (Carlo) et son école 147 

221 
Marcliis (Alexis de) 
Marquez (Slephan) 
M a sa ce 10 
Maturino 

Mazzolini (Lodoviool 
Memmi (imitation de Simone) i65 
Mendula (signé A.) 24 1 

Messine (Satvo dit Antonio) 70 



44 2 5o 

2l9 

186 

69 

l5l 205 






Pages. 



Michel-Ange (école de) 25 



Miel (école de Jean) 
Mola (Pier Francesco) 

25o 
Morazzone 
Mnrillo et son école 
Mutian (Girolamo) 

N 

Napolitain (Philippe) 

o 



67 



39 
45 

.23 



23 

14 228 



65 



Orsi (attribué à Lelio de Novella- 

ra) 2o3 

Ortolano (G. B.) 164 



Padovanino 

Pagani 

Palma le vieux (école de) 

Palma le jeune. 53 

Panicale (attribué à) 

Pannini (Paolo) 

Parmesan et son école 76 

119 i45 
Passignano et son école. 



32 ;4 245 

i83 

55 61 

110 199 

207 

7 
01 mi 

222 247 



Paul Veronèse et son école 77 114 

229 244 
Perino del Vaga 162 

Perugin (école de) 4/ 209 

Peruzzi (Baldassarc) 167 202 

Pesarese (Simone Cantarini] 84 
Pinturicchio (style de) 
Poccetti (Bernardine) 
Polidore (de Venise) 
Pomarance 

Pontorme 61 i33 i4o 

Pordenone et son école i35 
Prima tice 5p 236 

Procaccini 22 69 22^ 2DS 



190 
12 

52 

200 

i65 

59 



R 

Pages . 
Raphaël et son école de 1 à 6 64 1 oj 

109 i58 
Ricci (Marco) 7 

Ribera dit l'Espagnolet et son éco- 
le 87 i46 i65 199 
Rodcrigo de Messine 6 

Romain, voir Jules Romain 
Romanelli (style de) l44 

Rosa de Tivoli 201 



Sacchi (André) 7 

Salaino (Andréa) 20 142 180 

Salvator Rosa et son école 29 y5 92 

225 252 

Salviati (Francesco de) io5 

Sassoferrato et son école 118 2J2 

Scarsellino et son école. 112 208 

247 

Schiavone 6S 

Schidone et son école 12 m 1 1 3 

242 
Sébastien del Piombo et son école 

65 1 10 121 214 2 18 220 

Sesto (manière Je Cesari da) 128 

Sirani (Elisabetla) 67 

Solari (école d'Andréa) 129 i3i 157 

Spadiuo 25i 

Swanevelt (école d'herman) 47 



Puligo (attribué à 



169 



Tnssi et son école 


(0 


Tempesta et son école 


53 


Tempesti (de Florence) 


h 


Testa (Pietro) 


1 ;>:> 


Tiarini 


221 


Tiepolo (Giovanni-Batlista 


2 (0 


Tiberio (d'Assise) 


a4j 


Tintoret et son école 66 (j5 


n6 17J 


2o3 249 




Titien et ion école 60 1 J5 


22Ô 2J \ 


247 





Pages. Pages- 

Torres [Don Olimpia de) a36 Verocchio (style d'Andréa) 206 

ai Francesco 10 9 [5 Vcronèae (Carletto) 5{ 

il [Alessaodro) 19 Vicenlino (Andréa) 239 



Valerio Castelli 199 Zuccharo (Fcdcrigo) et son école ~i 
Vanni (Francesco) 166 226 

Vasari (Giorgio) a37 2 jG Zaccari (Taddeo) 209 

Velasquez (école de) B8 i35 Zucchcrelli (Francesco) a53 
^ 1 Dasti (genre de Marcello) 55 

ÉCOLES DIVERSES 

Bourguignon (J. Courtois, dit le) Mechus (Livio) ?5i 

idj Michel Coxie a6o 

Calvart (Denis) 2G2 Orizzonti 235 261 

Durer (imitation d'Albert) a54 Peichier a5o 

Gran et (imitation de) 260 Poussin (école du) 25. > 

Honthorst (école de Gherardo délie Radt a56 

Notti 256. Subleyras (Pierre) a63 

Lenain (Louis) 259 Vernet (école de Joseph) a58 

TABLE 

DU S U P P L É M E El T 

Àlamanni (Pietro) 77 Jmola (Innoccnzio d') 7S 

André Sacchi (école d') Si Jaconio Franco 7 "> 

André del Sarte (style d') 82 Mola (Francesco) 82 

Baroche (école du) 26 85 Nicolo de Foligno 78 

Benefial 82 Palinegiani (Marco) 7 a 

Bourguignon (école du) 3o 82 Pannini ^9 

Bûtlicelli (style de) 78 Pcrugin (école de) 80 

Caravage (école de) 52 Peruzzi (Baldassarc) 7 j 

Castaguo (style de) n§ Polidor de Caravage 85 

Claude (école du) o4 Pollajuolo 75 

Cosimatus 83 Poussin (école du) 4 8l 

Crivelli (Carlo) et son école 24 76 Raphaël (d'après) 81 

Crivelli (Vitioiio) 77 Salvator Rosa (école de) 882 

Faenza (G. Bertucci) 79 Sassoferrato (manière de) s i 

Geminiani (attribué a) (fi Sodoma (manière de) 79 

Gherardo délie notti (d'après) 3i Tassi (école de) | i 

Oiordano (Luca) 81 Titien (d'après le) 6 

Giotto (école du) 7.3 Verocchio (attribué à Andréa) 80 
Grammorseo (Pietro) y3 
Guerchin (école du) 8a